07/01/2018

La rage d’une certaine Amérique à l’égard de Donald Trump…

La rage d’une certaine Amérique à l’égard de Donald Trump…

Voilà une frange de cette Amérique de la côte est qui ne renonce pas ni ne renoncera jamais, à en croire l’engouement, le succès de librairie de ce livre (Fire and Fury) qui reprend pour titre une expression lancée par le président lui-même contre son homologue de Corée du nord.

Avant d’aller plus avant, signalons les rétropédalages de la presse qui souligne depuis hier soir les limites rédactionnelles d’un journaliste (que je ne connaissais pas) qui n’en est pas à son coup d’essai. Certains reconnaissent qu’il aurait (je dis bien aurait) tendance à un peu enjoliver les choses et à les tirer dans le sens qu’il souhaite. Je l’ai entendu dire à la télévision hier soir, en substance : il est clair qu’après la parution de ce livre (le sien) Donald Trump sera obligé d’interrompre son mandat… Je ne sais pas s’il le pensait vraiment mais voilà un excellent argument pour la promotion des ventes. Ce qui n’a pas manqué d’arriver. Mais cela durera t il ? L’avenir, très proche, nous le dira. Mais je suis pour la liberté de la presse et chacun a le droit d’écrire, tant qu’il ne tombe pas dans la calomnie.

Mais penchons nous une nouvelle fois sur cette haine, ce rejet passionnel par une certaine Amérique de son nouveau président, qui vient tout juste de passer sa première année à la Maison Blanche…


La rage d’une certaine Amérique à l’égard de Donald Trump…

 

L’homme dont le caractère est assez particulier, s’est mis à dos toute une classe politico-médiatique, habituée, des décennies durant, à la cogestion des affaires avec le pouvoir en place, notamment démocrate. Et cette forme de répartition du pouvoir a atteint son paroxysme avec la présidence d’Obama dont la politique, notamment extérieure, fut un désastre. Si le président afro-américain était intervenu plus tôt en Irak et en Syrie, il aurait étouffé dans l’œuf toute action de l’Etat Islamique, épargnant à ces deux pays tant de destructions et de pertes… Il a commencé par refuser de s’en mêler, ensuite devant le chaos et la ruine, il envoya des forces spéciales à doses homéopathiques, tout en bombardant à heure fixe les positions des insurgés. Lesquels avaient creusé des souterrains et ne redoutaient donc rien des USA.

Arrivé au pouvoir, Donald Trump a tout bousculé. Même durant la campagne il avait clairement désigné ses adversaires : tous ceux, américains ou étrangers, qui avaient, selon lui, nui à la grandeur de son pays. D’où le slogan que l’on sait et qui a fait florès depuis : make America great again…

Pourtant, dans quelques domaines, la méthode Trump a fini par porter ses fruits :

  1. la réforme fiscale a fini par être adoptée, allégeant les impôts et renforçant la bonne santé de la Bourse.
  2. Sa loi tendant à réduire l’entrée des citoyens de certains pays a, certes, été retoquée mais fut acceptée après avoir subi les changements par la Cour suprême.
  3. Vis-à-vis de la Corée du nord, il a eu raison de hausser le ton puisque le dictateur de ce pays a fini par accepter de reprendre des pourparlers en panne depuis plus de deux ans. Un dirigeant qui n’hésite pas à affamer son pays pour s’arroger une bombe atomique, considérée comme une véritable assurance-vie pour lui-même et pour son régime.
  4. Vis-à-vis des Palestiniens il a fini par faire bouger les choses en proclamant Jérusalem, capitale indivisible de l’Etat d’Israël. Si l’on sait discerner les réalités derrière l’écran de fumée des protestations factices et formelles, on relève que le camp arabe est lézardé : des pays comme l’Arabie et l’Egypte, véritables poids lourds de la Ligue Arabe, hésitent en privé tout en protestant en public. Solidarité arabe exige. Ces pays savent qu’Israël n’est pas leur ennemi, c’est l’Iran, déjà dans la collimateur de Trump. Mais tout ceci ne serait pas arrivé si Donald Trump n’avait pas donné un réel coup de pied dans la fourmilière. On peut dire qu’il en est de même pour l’aide US aux réfugiés : Trump et son ambassadrice à l’ONU ne veulent plus payer tant que les Palestiniens ne se rendent pas à la table des négociations. C’est la première fois dans l’histoire qu’un président US touche à ce que certains considèrent comme une vache sacrée, l’intouchable…
  5. Vis-à-vis de l’ONU, c’est encore plus clair, même si ce fut encore plus radical pour l’UNESCO : le départ immédiat, suivant les délais prescrits par le règlement. Les USA ne veulent plus être maltraités, injuriés, insultés par une organisation qu’ils alimentent généreusement. A preuve : le vote pour le statut de Jérusalem à l’ONU. Le raz de marée tant redouté ne s’est pas produit, Trump ayant menacé de s’en prendre à ses adversaires.

On pourrait allonger cette liste, sans toutefois nier que le style Trump tranche par rapport à tout ce qui existait précédemment. Et c’est la racine de tout le mal : Trump a changé les règles du jeu, plus de cogestion des affaires, les médias sont un contre-pouvoir pas un pouvoir. Un vieux proverbe judéo-arabe stipule que si vous habituez quelqu’un à quelque chose et qu’un jour, soudainement, vous la lui retirez, il s’ensuite inéluctablement un conflit. C’est exactement ce qui se passe.

On a voulu faire passer Trump pour un septuagénaire paresseux, plus présent sur le green que dans le bureau ovale… Pourtant, les affaires avancent. Certes, les journalistes de la côte est se sentaient nettement mieux avec Obama, comme en France avec François Hollande, jusqu’à l’arrivée de Emmanuel Macron qui a pris de plus sages dispositions.

Les ennemis de Trump ont sûrement raison sur certains points mais pas avec cette chasse à courre qui tente de délégitimer un président régulièrement élu. Les intellectuels dits de gauche devraient s’interroger sur les profondes motivations de ce vote en faveur d’un homme qui a terrassé tout le monde et a gagné la présidence du premier coup.

Attendons les élections de mi mandat pour recueillir vraiment ce que pensent les électeurs US. Même la diffusion de vidéos très nocives pour Trump ne lui a pas fait perdre l’élection présidentielle. Peut-être n’est il pas si mauvais que cela.

Qui sait si même les manifestations anti-régime en Iran auraient vraiment existé si TRump n’était pas à la Maison Blanche ? Le président les a publiquement encouragées et soutenues. Obama l’aurait il fait ?

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Commentaires

Vous avez eu bien raison d'écrire ce billet. On peut toutefois objecter sur deux points :
1. Dans l'affaire de la Corée du N, ce sont les Américains qui, année après année, mènent des manoeuvres guerrières à la frontière de cet État. Cette provocation américaine devrait cesser avant de parler d'un quelconque problème chez les Coréens du Nord. Les peuples ont les dirigeants qu'ils veulent...
2. Idem pour l'Iran. Une immense majorité d'Iraniens est en faveur de ce régime...
Et derrière tout cela, il y a l'affrontement chiites - sunnites, dans lequel les chiites subissent énormément de pertes dues aux attentats et au fanatisme sunnite.
Fanatisme sunnite soutenu depuis toujours par les Américains. Y compris contre nous, les Européens. Kosovo, Bosnie...

Écrit par : Géo | 07/01/2018

Les USA avait le choix entre H. Clinton (clone d'Obama) et Trump. Heureusement c'est Trump qui a gagné. En homme de décision, Trump sait que "le pouvoir se délègue mais ne se partage pas". Il agit en conséquence, avec des objectifs clairs et affirmés. Le style manque de polissage. Mais, en politique comme en affaire, c'est le résultat qui compte. Même s'il doit prendre ne compte un minimum d'éthique. Trump sait ce qu'il veut et fait ce qu'il faut pour l'obtenir, avec pragmatisme, énergie et surtout courage face à ses adversaires, et aussi ses "amis".
Je reste convaincu que Trump peut sortir l'Occident de ses ornières (contenir l'islam, voire le vaincre; mettre l'Europe face à ses responsabilités tant économiques que politiques et militaires; redonner aux USA leur leadership). En toute "complicité" avec le Tsar de toutes les Russies qui est de la même... trempe que lui.

Écrit par : Alain | 07/01/2018

Pour les comploteurs de la mondialisation Trump est l'homme a abattre. C'est bon signe. J'espère qu'il tiendra au moins le temps que leur système s'effondre.

Écrit par : Maendly Norbert | 07/01/2018

Que la rage d’une certaine Amérique ? Vous oubliez la communauté internationale,les médias français, suisses et les nouveaux pro-« palestiniens » par antisémitisme surtout en Suisse, principalement à Genève! Ces derniers ignorent qu’ils sont lus par Trump!

J’etails contre l’élection de Macron et pour Trump!

Écrit par : Patoucha | 07/01/2018

Géo on parle de Trump!

De plus, vous prenez la défense de dictateur, pays d’arrieres Par qui arriverait une guerre s’il y en aura une....En 2022... si on en croit Nostradamus: Un troisième dingue est né en 2000......

Écrit par : Patoucha | 07/01/2018

Patoucha@ Désolé, mais pour moi la mer de Chine est plus l'affaire des Chinois que des Américains. Et ce qui se passe en Iran ne concerne pas non plus ces gens qui se prennent pour les gendarmes du monde, pour le malheur de tous...

Écrit par : Géo | 07/01/2018

La vous m`épatates, Géo. Votre commentaire est un modele de bon sens.

Écrit par : JJ | 07/01/2018

La géopolitique est entrain de changer avec Trump au détriment des USA.
Il a réussi à faire perdre confiance aux alliés sauf en Asie, où le Japon et la CdS n'ont pas le choix.
Cela va faire mal pour le business américain dans un monde qui tend à se polariser : Chine - Russie - Europe (?) - Inde - Amerique du Sud

Trump amorce le déclin américain que les prochains présidents auront du mal à redresser. Déclin parce que la perte d'influences se répercute directe dans l'économie. Et comme la Nature n'aime pas le vide, les USA seront remplacés.

A ce niveau d'incompétence, je comprend que certain se posent des questions sur Trump.
L'échec des élections du dernier Etat où les republicain ne pouvaient pas perdre est probablement l'image de ce qui va se passer à mi-mandat.
Les republicain pro-Trump auront du mal à passer même face aux démocrates. Les républicains qui prennent leurs distances avec Trump seront les gagnants.

Le patriotisme américain ne supportera pas le déclin américain initié par Trump, cela se verra probablement dans les urnes.

Écrit par : motus | 07/01/2018

La Chine et la Russie remercient chaleureusement l`électorat républicain des USA. Elles pourront bétonner a souhait leur influence géopolitique dans le monde pendant que les Américains seront occupés a rigoler sur les tweets de Trump. Pour tout le monde, les ennuis commenceront lorsque les Démocrates reprendront la Maison Blanche. Ils n`auront qu`une idée en tete: regagner a tout prix la puissance américaine perdue par Trump au profit de la Chine et de la Russie. A tout prix...

Écrit par : JJ | 07/01/2018

@motus : Changez vos sources!

Avec la clôture de la bourse à son plus haut niveau de l’histoire, des « effets Trump » en cascade
Publié par Jean-Patrick Grumberg le 5 janvier 2018

Pour la première fois de l’histoire, le Dow Jones termine à 25 000 points.

Quand je pense qu’en France, vous payez une redevance médiatique obligatoire pour être désinformé, cela me laisse bien songeur.

Il n’a fallu que 11 mois de présidence Trump pour que la bourse passe de 20 000 à 25 000 points, ce que les savants experts expliquaient qu’il n’arriverait jamais pendant la présidence de Trump. Ils ne disent pas, les experts, qu’il a fallu 14 ans pour que la bourse passe de 10 000 à 15 000 points. Certains experts parmi ceux qui annoncent que les élections de mi-mandat verront un rebond Démocrate, prédisaient que la bourse s’écroulerait si Donald Trump est élu.

» Ce que cela veut dire, c’est que chaque fois que vous voyez ce chiffre monter à Wall Street, cela veut dire des emplois, cela veut dire des réussites, cela veut dire que le montant des retraites (401 k) progresse » a déclaré le président Trump pour commenter cet exceptionnel résultat, atteint grâce aux déréglementations massives (16 réglementations supprimées pour 1 nouvelle depuis qu’il est élu) et à l’optimisme économique ambiant, jamais atteint durant la présidence Obama.

https://www.dreuz.info/2018/01/05/avec-la-cloture-de-la-bourse-a-son-plus-haut-niveau-de-lhistoire-des-effets-trump-en-cascade/

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Écrit par : Patoucha | 07/01/2018

@Géo

Effet Trump: Pressurisé par des sanctions, la Corée du Nord ouvre une ligne de communication directe avec la Corée du Sud, qu'Obama n'a pas réussi à accomplir en 8 ans

Le peuple iranien se rebelle parce que les 150 milliards de dollars payés par Obama sont allés au terrorisme et pas dans leur poche

Effet Trump: après avoir dénoncé le double jeu du Pakistan aux terroristes afghans, Trump suspend l'aide de 255 millions

Voici une réponse très claire qui devrait servir de leçon aux dirigeants occidentaux - l'ONU - y compris la Suisse pour la Tunisie - dont on se demande où se trouve le trésor trouvé dans les villas de Ben Ali ... - qui offrent de ne pas mentionner l'argent des contribuables pour ces pays:

"Le ministre pakistanais de l'Intérieur, Chaudry Nisar Kahn, a réagi fermement à l'annonce du gel de l'aide américaine **: et ajoutant que

"le montant de l'aide en cause ne représente que des arachides" LOL

** "Nous ne sommes pas une colonie américaine"

D'ACCORD! Mais alors dans ce cas, REMBOURSER CE QUE VOUS AVEZ PRIS AUX AMERICAINS!

Écrit par : Patoucha | 07/01/2018

"Ce que cela veut dire, c’est que chaque fois que vous voyez ce chiffre monter à Wall Street, cela veut dire des emplois,"

Ha, ha, ha...

Écrit par : ha, ha, ha | 08/01/2018

Soyez compréhensif hahaha, vous parlez a quelqu`un qui vit dans son petit monde doré sur tranche, depuis toujours déconnecté de la réalité.

Écrit par : J | 08/01/2018

Mais oui Jean Jarogh alias J/ha,ha,ha... c’est vrai que vous, vous êtes bien connecté de la Hongrie dès l’ aube et jusqu’ au soir sur cette blogosphère!

On ne fait pas boire un âne EM......anti-américain jaloux qui n’a pas soif!

Écrit par : Patoucha | 08/01/2018

@Géo

Vous épatez une patate.....

Une petite vue sur l'"Iran"

Les pendaisons publiques sont une des spécificités de l’Iran.
Ils pendant les homosexuels, les opposants politiques, les kurdes, et même des enfants qui ont été “méchants”.
Attroupements a chaque pendaison, un peu comme si c’était un événement culturel.
Emmanuel Macron a promis qu’il ne se rendrait pas en Iran tant que les libertés n’étaient pas respectées. Pensait-il aux gays ou fermera-t-il les yeux pour tenter de ramener quelques contrats pour les entreprises françaises ?

https://www.youtube.com/watch?time_continue=7&v=JNF_rh73a5o

https://www.youtube.com/watch?time_continue=7&v=JNF_rh73a5o

Écrit par : Patoucha | 08/01/2018

Patoucha@ "De plus, vous prenez la défense de dictateur, pays d’arrieres Par qui arriverait une guerre s’il y en aura une..."
Entre le torero chinois, fin, habile et intelligent et le toro américain, pure force brutale sans une once d'intelligence, la Corée du N, c'est juste la muleta.

Écrit par : Géo | 10/01/2018

Je vous ai répondu Géo mais ne vois pas mon commentaire!?

Concernant l'Iran:

Écœurant : cet iranien s’acharne sur ce chien jusqu’à le tuer (mais c’est un chien)

L’idée même de respecter une vie animale n’effleure pas les esprits dans les pays islamiques.
Et un chien, qui est considéré comme “impure”, n’a pas beaucoup de chance d’avoir une vie de chien comme on la conçoit en Occident.
D’ailleurs, en Iran, la possession d’un chien est purement interdite. Beaucoup de “rebelles” en possèdent un et le promènent en cachette une fois la nuit tombée.

Published: January 11, 2018

https://fr.israelvideonetwork.com/ecoeurant-cet-iranien-sacharne-sur-ce-chien-jusqua-le-tuer-mais-cest-un-chien/

Une vidéo que j'ai préféré ne pas visionner!

Écrit par : Patoucha | 11/01/2018

Bon, Patoucha. Je fais presque tous les jours deux heures de promenade avec le cairn d'une voisine, très sympa. Le rapport Hommes-chiens n'est pas celui que j'utiliserais pour juger des rapports entre civilisations. Le fait que l'Islam déteste les chiens et les porcs ne me gêne pas, tant que les gens d'Islam vivent en terre d'Islam. Chez moi, en terre de non-Islam, c'est la guerre.

Écrit par : Géo | 11/01/2018

La presse présentait le jeune roi d'Espagne comme un nul; il a rétabli la démocratie après la mort de Franco.
La presse présentait le jeune Adolf Hitler comme un sauveur de l'Allemagne; on sait ce qu'il a fait
La presse présentait Reagan comme un cow-boy inculte; il a fait chuter l'empire soviétique sans tirer un coup de feu.
La presse présentait Obama comme une bénédiction; son discours du Caire a enflammé le monde arabe et provoqué des centaines de milliers de morts.

La presse a présenté Trump comme un idiot incapable; ce qui, au travers des exemples qui précèdent, me donne une immense confiance en lui

Écrit par : archi-bald | 11/01/2018

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