20/10/2017

Après plus de deux millénaires de civilisation judéo-chrétienne, les femmes sont toujours une minorité au sein de la société

Après plus de deux millénaires de civilisation judéo-chrétienne, les femmes sont toujours une minorité au sein de la société

Nous ne savons pas où cela s’arrêtera, mais cette libération, si elle se garde de tout dérapage, est plutôt bienvenue. Certes, il faut calculer le coefficient d’erreur ou d’invention pure et simple ; mais dans leur écrasante majorité, à notre grande honte, à nous, les hommes, les femmes qui se plaignent, disent vrai. Tout à l’heure, en faisant ma séance de sport quotidienne, j’ai suivi un débat sur LCI entre une journaliste de média part et un avocat du barreau de Paris. La journaliste signalait qu’elle enquêtait sur un député, pourtant honorablement connu jusqu’ici mais que des collaboratrices ou assistantes accusaient des pires méfaits. Elle revenait même sur un élu écologiste de Paris, acquitté grâce à la prescription des faits mais sur lequel pesaient de graves accusations…

Que nous inspirent de telles accusations, bien au-delà de quelques faits ? Du chagrin, de la honte et de la pitié.

C’est outre-Atlantique que tout a commencé. Je ne rappellerai pas les faits car ils tous connus désormais et font couler autant d’encre que de salive. Un cinéaste connu et dont de grands films ont été produits par le fameux producteur H.W. s’en veut aujourd’hui fortement : sa propre fiancée de l’époque, une très belle actrice US a subi de tels agissements. Donc, ce cinéaste savait depuis plus de vingt ans mais n’a rien osé dire. C’est que H .W. avait pour lui l’affection d’un père. Il s’est tu et il se le reproche amèrement aujourd’hui. Il ajoute même que H.W. a organisé, donné une fête pour ses nouvelles fiançailles.

Dans ce cas précis, et après en avoir parlé avec un vieux médecin parisien en qui j’ai toute confiance, je pourrais dire ceci : il y a des gens qui sont malades, ce n’est pas dit pour atténuer la gravité de leur comportement, mais c’est la pathologie qui explique, sans jamais justifier, leurs méfaits.

Il y a aussi désormais les faits rapportés par les réseaux sociaux. Et je pense, hélas, que nous ne sommes qu’au début d’un processus qui va éclabousser tout le monde. Devons nous alors refonder les relations entre les sexes, les hommes et les femmes ? Où est l’amour dans tout cela ? C’est justement ce qui a fait défaut. Avoir envie d’une belle femme est encore une situation qui ressortit à l’humain. Vouloir abuser d’une femme qui vous est soumise, intellectuellement, physiquement ou économiquement, est un acte digne d’un prédateur et doit être interprété comme tel.

Ce matin tôt, on a entendu sur une radio périphérique parler d’une jeune femme qui accuse un ancien ministre socialiste, lequel se serait permis un geste très déplacé à l’Opéra… J’ai une très haute opinion de cet homme, fils lui-même d’un ancien ministre du Général de Gaulle et portant très haut ses origines judéo-protestantes… J’ai du mal à y croire. D’autant que cet homme est devenu avocat qui gère bénévolement des dossiers de mineurs étrangers impliqués dans des affaires pénales. On a dit qu’il appelait même à ses frais les parents de ces mineurs résidant hors de France pour les rassurer.

Que faire et qui croire ?

Aimer normalement une femme en respectant sa dignité et sa volonté est quelque chose de normal et de permis, mais sans violence, sans coercition. Alors, que faire ? Comment obvier à tout cela ? Est ce dans la nature de l’homme d’agir de la sorte ?

Le philosophe ne saurait se substituer au psychologue. Et pourtant, une réaction est demandée, voire exigée. Dans la Bible aussi on condamne le viol. Et il est même dit qu’en cas de relations sexuelles forcée, le criminel sera condamné et en plus il devra épouser sa victime sans pouvoir jamais en divorcer. Mais c’est la double peine : condamner une femme violée à vivre avec son bourreau durant toute son existence n’est pas la solution.

Il faut refonder autour d’autres valeurs les relations entre les hommes et les femmes. Ces dernières ont le droit d’user de moyens de séduction, sans qu’on puisse le leur reprocher. Quai aimerait vivre dans une société terme, sans couleurs, sans passions ? Ce serait d’un morne ! Mais on ne résout pas le problème. Résoudre le problème, c’est dire à chacun qu’il est né d’une femme qu’il doit son existence sur cette terre à une étreinte amoureuse, volontaire, légitime.

S’il ne veut pas le comprendre, la loi le lui inculquera avec ses propres méthodes.

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