29/07/2017

Mais que se passe t il vraiment à Jérusalem?

Mais que se passe t il réellement à la mosquée de Jérusalem ?

Ici, en Israël, on ne parle que de cela et cela se comprend aisément. Des milliers de policiers et de garde-frontières mobilisés, des membres de la police militaire, ne manquent plus que les unités anti émeutes de Tsahal pour parachever le dispositif. En fait, c’est du jamais vu. Et le monde médiatique s’gite bien évidemment, inondant le public en attente, de nouvelles et d’informations qui n’en sont pas vraiment. J’ai passé des heures devant mon téléviseur à Natanya à écouter I24News ou France24 et parfois j’ai constaté que l’on faisait circuler des informations qui n’étaient plus d’actualité. De même, l’émotivité incontrôlée de certains reporters envoyés sur place leur faisait dire tout et n’importe quoi. Je reconnais que ce n’est pas facile mais l’Etat a brillamment remporté des guerres contre de puissantes armées massées à ses frontières. Ce qui se passe ou s’est passé aux abords du Mont du Temple n’est pas si dangereux que cela. En revanche, c’est la gestion de la crise qui fait désormais couler tant d’encre et ne restera sûrement sans conséquences politiques.

 

Tout a commencé en ce jour fatidique de la mi juillet lorsque trois Arabes israéliens ont assassiné deux policiers israéliens en faction près du mont du temple et de la mosquée El Aksa. Les terroristes, tous Arabes israéliens (ce qui constitue un réel motif d’inquiétude) furent abattus par les garde -frontières. L’état d’Israël qui exerce sa souveraineté sur l’ensemble de l’agglomération de la cité du roi David a pris des mesures visant à assurer la sécurité des personnes et des biens. La suite est connue : l’installation de portiques détecteurs de métaux, suivie de caméras hautement sophistiquées, ont provoqué l’ire des Arabes qui y virent une rupture du statu quo ante.

 

Et comme un désagrément n’arrive jamais seul, le regrettable incident d’Amman où un grade de l’ambassade israélienne s’est défendu en tuant deux Jordaniens, est venu compliquer encore plus une situation déjà délicate : c’est que la Jordanie est aussi la garante de l’intégrité des lieux saints musulmans et son attitude est déterminante dans le problème et dans la recherche d’une solution afin de ramener le calme : si elle jette de l’huile sur le feu, on va vers l’embrasement généralisé, si, au contraire, elle se montre conciliante, on sauve la situation.

 

Le petit roi Abdallah II est, certes, acquis à la coopération avec son voisin israélien mais il doit aussi gérer une rue jordanienne dont 75% des citoyens sont d’origine palestinienne. C’est un véritable baril de poudre. Benjamin Netanyahou qui a commis quelques erreurs ne pouvait pas prévoir cette complication qui a considérablement restreint sa marge de manœuvre. Il lui fallait à tout prix extirper des griffes de la rue palestinienne son ambassadeur à Amman ainsi que le personnel diplomatique sur place. Le Premier Ministre voyait sa marge de maoeuvre très restreinte par cette nouvelle configuration : Amman a volé au secours des manifestants du Mont du Temple. Personne ne pouvait prévoir qu’Israël serait contraint de renoncer à toutes les mesures de sécurité pour simplement rapatrier ses diplomates. Le Moyen Orient et ses habitants, c’est bien connu, ne respectent pas toujours les conventions internationales, notamment l’immunité diplomatique…

 

Les critiques contre Netanyahou sont nombreuses : certains, l’aile dure du gouvernement, qualifient les services de sécurité de peureux et de timorés. Ils vont jusqu’à dire qu’il fallait instaurer la loi martiale, décréter un couvre feu général dans les villages et secteurs arabes autour de Jérusalem. En quelques jours, le mouvement se serait essoufflé et tout serait rentré dans l’ordre.

 

D’autres rétorquent que la situation a changé et que les pressions internationales étaient trop fortes ; ils ajoutent que le nouvel axe sunnite qui compte aussi Israël aurait été mis à mal alors que les grandes puissances musulmanes n’ont pas réagi, sachant que derrière le mouvement se cachait la main du Hamas, du Qatar et de la Turquie. Même Mahmoud Abbas s’est limité au minimum syndical ; il a protesté mais quand les Arabes alliés lui ont expliqué quel était son intérêt bien compris, il a fait profil bas et s’est distancié des extrémistes.

 

L’avenir proche nous dira qui avait raison et qui a fait la meilleure analyse de la situation.

 

Mais un élément absolument nouveau a fait son inquiétante apparition : les Arabes israéliens. En agissant comme ils ont agi ils ont attiré l’attention sur eux et sur leur statut. Leur situation risque de devenir intenable : peuvent ils continuer à être les citoyens d’un pays dont ils souhaitent la disparition ? Font ils partie des forces vives de la nation d’Israël ? Ce n’est pas la réponse positive qu’ils ont donné par leur conduite.

 

Des voix se font déjà entendre pour des échanges de territoires où les zones densément peuplés par les Arabes iraient chez les Palestiniens…

 

Cette crise que je qualifie de religieuse va avoir des impacts politiques considérables. Les citoyens arabes d’Israël ont mis le doigt dans un engrenage dangereux.

 

Dangereux pour eux et pour Israël.

 

Maurice Ruben HAYOUN

 

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25/07/2017

Prière et violence : à propos des événements récents à Jérusalem

En principe, la notion même de prière ou d’oraison tant dans le judaïsme que dans le christianisme qui en est issu, est synonyme de paix, d’apaisement et de réconciliation. Le fidèle qui vient d’accomplir ses devoirs religieux quotidiens sort de son lieu de culte en paix avec lui-même et avec son environnement. Il vient de communier, en quelque sorte, avec son créateur qu’il conçoit comme un Dieu d’amour, de bonté et de miséricorde et dont il espère une grande bienveillance.

Le contenu même de l’oraison souligne cette dépendance du croyant qui s’engage ainsi à respecter la vie, à ne pas commettre d’actes répréhensibles et à voir en son prochain un congénère doté des mêmes droits et jouissant de la même dignité : une créature à l’image de Dieu, cette métaphore n’étant qu’une façon de souligner le rôle central de l’être humain dans l’économie de la création. Aussi bien les religions monothéistes en Occident que les spiritualités de l’extrême Orient partagent ce même postulat : la prière ne peut pas se concilier avec la violence ni avec les appels au meurtre.

Aucune religion digne de ce nom ne saurait sacraliser la violence, ce sont des notions antinomiques, même si, hélas, l’histoire de l’humanité fourmille d’exemples où le sabre et le goupillon ont avancé main dans la main. L’exemple de Jérusalem, ville trois fois sainte et dont chacune des trois religions monothéistes se dispute la possession, montre combien l’exploitation politique et l’instrumentalisation éhontée du culte nous font perdre de vue l’essentiel : unifier l’humanité, croyante ou incroyante, autour de quelques valeurs humanistes des religions.

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24/07/2017

Les desssous de la déflgration actuelle à Jérusalem....

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23/07/2017

Le récit merveilleux des aventures de Joseph dans la Bible

L'histoire de Joseph dans le livre de la Genèse, un récit merveilleux

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22/07/2017

La lutte autour des lieux saints à Jérusalem

La lutte autour des lieux saints à Jérusalem

Quand on voit les tristes développements de  toute cette affaire on a du mal à discerner par quel cheminement on en est arrivé là où nous sommes.

Il y a quelques jours, deux policiers israéliens ont été lâchement assassinés par des terroristes arabes d’Israël ; les deux hommes étaient en faction près d’une porte de la vieille ville. Ls terroristes ont bénéficié de complicités comme le montre, sans la moindre discussion possible, les films de la vidéosurveillance. Le gouvernement israélien qui exerce sa souveraineté sur tout le territoire de la cité du roi David, sans toutefois avoir la haute main sur la mosquée en tant que telle (gérée directement par les Jordaniens) a dû prendre des mesures, et ce pour plusieurs raisons : d’abord, au plan intérieur et extérieur, il est responsable de la sécurité des personnes et des biens ; ensuite il ne peut pas permettre que les terroristes transforment un lieu saint en arsenal, et enfin il se devait de prendre des mesures pour empêcher que de telles attaques ne se reproduisent.

Les autorités militaires et policières ont fait valoir le fait suivant : en raison de la topographie des lieux saints, les cours de la mosquée Al aksa surplombent quelque peu le mur dit des Lamentations où des milliers de Juifs viennent prier tous les jours. Si des terroristes jetaient d’en haut des grenades ou des explosifs sur les fidèles en oraison, ce ne serait pas deux mais plusieurs dizaines de victimes qu’il faudrait alors déplorer. Et, en règle générale, un lieu où l’on vient prier ne saurait se transformer en zone de guerre. C’est fort de ces considérations que l’Etat d’Israël a installé les portiques de sécurité autour desquels se cristallise tout le problème.

Voyons aussi le problème du côté des Arabes. Selon eux, cette installation des portiques de sécurité ne sert la sécurité qu’en apparence, les Israéliens pratiqueraient une tactique de grignotage visant à priver, en fin de compte, les Arabes de leur lieu de prière.

Cette version des faits peut se comprendre mais elle ne résiste ni à la critique ni même à l’examen impartial. Que dirait on d’un Etat souverain qui laisse les armes circuler en toute liberté, qui permet qu’on tue ses policiers en toute impunité ? Une telle situation serait intenable et injustifiable.

Alors, pourquoi tant de graves incidents autour d’un tel malentendu ? C’est qu’aucune confiance n’est disponible, chacun prêtant à l’autre des noires arrière-pensées qu’il n’a pas toujours. Comment sortir de la crise dont tout le monde se mêle, jusques et y compris le président turc qui fait preuve de modération et d’activisme à la fois ? Ce qui est étonnant, venant de sa part. On note, cependant, que l’Egypte et l’Arabie saoudite font preuve d’une grande retenue, malgré les protestations d’usage, mais c’est vraiment le service minimum.

Il faut donc souhaiter que les choses rentrent dans l’ordre, même si ce problème entre Israéliens et Palestiniens, et au-delà entre Juifs et Arabes, ne disparaitra pas de sitôt.

Une dernière remarque : j’ai toujours pensé que ce conflit israélo-palestinien avait des racines religieuses profondes. Ce n’est sûrement pas le fruit du hasard si la scène s’embrase autour d’un problème religieux. J’ai toujours pensé qu’on aiderait puissamment à la résolution de ce conflit en déblayant le terrain au plan théologique. Il y a trop de haines recuites, notamment du côté arabe qui ne peut pas vivre avec l’idée que le drapeau des Juifs flotte fièrement au=dessus de leurs têtes et de leurs mosquées. Et pourtant, du point de vue du principe de réalité, il faudra bien s y faire.

Et puis, il existe d’autres moyens de s’entendre et même de cohabiter y compris avec des ennemis. Si les choses ne se calment pas rapidement, de grands changements sont à craindre au sein de la société israélienne qui doute de plus en plus de la possibilité de s’entendre avec ses voisins. Et le statut,  la question de l’avenir des Arabes israéliens va se poser en des termes encore inconnus à ce jour.

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21/07/2017

Honneur au général de Villier, ancien chef d'état major des armées

Honneur au général, chef d'état major des armées si injustement traité par des autorités politiques immatures et arrogantes.

Le général a d'abord fait preuve de courage en disant ce qu'il pense et en refusant de se laisser conduire par le bout du nez. Ensuite, il a fait preuve de dignité, d'une grande dignité en se retirant.

Il est déconcertant d'entendre des nouveaux venus prétendre que l'homme qui a acquis ses galons sur les champs de bataille a mis en scène sa sortie.

De l'avis unanime, on a provoqué une césure, une fracture dont la nation n'avait pas besoin. Comment le chef de l'état a t il vexer le chef d'état major devant ses subordonnés et en public? Comment ses conseillers ne lui ont ils pas siganlé le danger?

Il faut faire attention. L'actuel président qui se voulait jupitérien fait du sarkozysme sans Sarkozy. C'est bien dommage car il a commencé à galvauder à toute vitesse un considérable capital de symmpathie.

Cette affaire laissera des traces. L'opposition va tenter de l'exploiter en proposant au général évincé une tribune, voire bien plus.

Le président devrait désormais y réfléchir à deux fois avant de parler. Il faut savoir garder la tête froide, même quand on se voit comme un monarque républicain.

A bon entendeur salut! L'ancin chef d'état major es un homme bien.

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11/07/2017

L'historien Marc Bloch et Simone Veil face au kaddish: deux façons d'assulmer l'héritage juif

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10/07/2017

L'historien Marc Bloch et Simone Veil sur le Kaddish; deux façons d'assumer l'héritatge juif

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06/07/2017

Multiple judaïsme? Le cas de Simone Veil…

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02/07/2017

De la corruption des édiles en Israël...

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