30/12/2016

De la vieillesse par Jacques ABIHSSIRA, en réponse à mon prédent éditorial

De la vieillesse par Jacques ABIHSSIRA, citoyen helvétique, qui a lu mon article sur la vieillesse et a réagi. Je souhaite faire partager ses réflexions avec tous mes lecteurs.
Bonne et heureuse année 2017

 

MRH

 

 

Cher Maurice,

 

Le commentaire que tu nous a fait parvenir sur la vieillesse est d’une justesse absolue sur la réalité des faits, hélas! hélas! pour l’humanité.

 

Tu ne peux pas imaginer à quel point ton écrit est arrivé à point nommé, pour me permettre de communiquer avec un esprit en éveil permanent comme le tien et faire quelques échanges de valeur.

 

Le constat fait des conséquences de la vieillesse est d’une acuité incontestable et douloureuse, mais seulement si on se place pour le regarder sous le prisme de la déliquescence et de la perte des valeurs morales engendrées par la soi-disant société moderne qui fait peser sur l’humanité entière d’un poids énorme les conséquences désastreuses de la disparition de toute notion morale ou philosophique comme repère ou refuge nécessaires pourtant à la vie des hommes et à leur équilibre.

 

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2016: de quoi ferons nous mémoire?

Que nous restera t il de 2016? Que conserverons nous? Certes, chaque année la même question revient sur nos lèvres ou sous nos plumes. Pourtant, les choses qui surviennent finissent toujours par nous étonner.

Pour les Français, ce qui restera et pour longtemps, ce sont les attaques terroristes en plein Paris et à Nice, sans oublier des agressions tout aussi graves car ayant entraîné mort d'homme, mais qui ne furent pas de grande ampleur. Cela n'enlève rien à leur cruauté.

Tout de suite après le terrorisme, c'est la décision de François Hollande de ne pas se représenter à la présidence qui restera car elle a totalement modifié le paysage politique.

A l'extérieur, c'est la victoire de Dinald Trump et l'humiliante défaite de Hillary Clinton et du clan Obama.

Enfin, c'est l'activisme, le forcing diplomatique d'Obama lors des tout derniers jours de sa présidence, comme s'il répugnait à partir ou comme s'il oublmiait comme le disait Bossuet, l'évêque de Meaux, que son ardeur s'éteint. Mais son refus d'opposer un veto au vote du Conseil de sécurité de l'ONU à moins d'un mois avant son départ le poursuivra longtemps. Et restera dans les mémoires.

Un peu comme il envoyait une grenade dégoupillée sous les pieds non seulement de Netanyahou mais aussi de Trump lequel trouvera forcément un moyen de lui rendre la pareille.

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29/12/2016

François Hollande, la loi et la grâce…

 

François Hollande, la loi et la grâce…

 

Disons le d’emblée : la mesure, courageuse et franche, enfin prise par le président de la République française, François Hollande, est bienvenue, même si l’on doit prêter l’oreille à certaines réactions, pas toujours bien fondées des juges, lesquels n’en méritent pas moins notre respect et notre considération. Ce n’est plus un débat de nature exclusivement judiciaire, c’est devenu un point juridique, une question de droit, au sens kantien du terme ; cela relèverait même de la philosophie du droit selon Hegel. Il faut repousser les limites conceptuelles de la justice pour s’élever aux cimes du droit.

 

Si l’on transcende, comme il se doit, les catégories élémentaires du fonctionnement de l’institution judiciaire et non plus de la justice, au sens abstrait du terme, c’est-à-dire dépassant le cadre de la loi (du genre application des peines, autorité de la chose jugée, etc…), on a l’impression d’ouvrir sous ses pieds une sorte de gouffre dans lequel nul n’ose s’engouffrer. Et pourtant, il faut tenter d’y voir clair.

 

D’emblée, on doit éviter les similitudes et donc les réflexes acquis. Par exemple, la justice n’est pas le droit et le droit n’est pas toujours juste. C’est pour cela que l’on parle parfois de tribunaux d’équité par opposition à ceux qui ne le sont pas. Tout le monde connaît la célèbre réplique : je réclame justice et on me dit : voici quels sont vos droits ! Ce qui montre le hiatus, le fossé qui sépare ces deux notions que sont le doit, d’une part, et la justice, d’autre part.

 

Kant, pour le citer à nouveau, parle des racines métaphysiques du droit, il n’en dit pas autant de la justice. A ses yeux, le droit existerait, même si le monde n’existait pas. Cela rappelle un apologue latin que tous les juristes connaissent : fiat justitia , et pereat mundus. En bon français : que la justice soit, le monde dût-il en périr. Même la tradition talmudique a connaissance d’un apologue équivalant : yikkov ha-din et ha-har (S’il le faut, la justice transpercera la monatgne.

 

Mais Hegel qui ne faisait pas de pointillisme juridique mais approfondissait philosophiquement de telles questions, rappelle un principe qu’on a tendance à oublier : le but majeur, à ne jamais perdre de vue, est d’assurer le bonheur des êtres humains. Et il donne des exemples où la loi appliquée aveuglément fait preuve de cruauté… Ce n’est pas le but recherché. L’homme veut vivre dans une société juste mais qui reste humaine.

 

Dans le cas qui nous occupe, je suis sensible au fait qu’il y a eu mort d’homme, que deux cours d’assises se sont prononcées, qu’un cour d’appel a été sollicitée et que toutes ces instances ont confirmé le jugement. Mais je vois aussi le calvaire d’une femme et de ses enfants durant près d’un demi siècle, au cours duquel des êtres humains ont subi, sans mot dire, les pires outrages. Est-ce suffisant pour se faire justice soi-même ? Non point. Toutefois, si cela vaut au niveau des principes, une femme battue, violée, opprimée, ce n’est pas un principe abstrait, c’est un être humain, vivant et qui souffre en silence. Je pense aussi qu’il faudra bien expliquer que la grâce présidentielle n’est pas un permis de tuer… C’est, je l’avoue, le seul point qui me met le plus mal à l’aise. Mais on ne saurait imputer un quelconque abus à venir à la mesure du président.

 

Mais, au fond de moi, je suis heureux que le président Hollande, grâce lui soit rendue, ait gracié cette femme et ordonné qu’il soit mis fin à sa détention immédiatement. Il a fait preuve d’humanité, de compassion et de Grâce, au sen évangélique du terme.

 

La compassion, voilà ce qui manque le plus dans les décisions de justice. Un très haut magistrat avait dit il y a quelques années de belles phrases, véritable hymne à ce que je nomme l’humanisme juridique : nous rendons la justice les mains tremblantes… Et il ajoutait que lorsqu’ un magistrat est assis face à un être humain, il doit se dire que c’est un autre moi-même . Je ne crois pas faire injure à la magistrature en m’interrogeant sur la mise en application de principes si élevés et qui font l’honneur de la justice…

 

Je pense aussi à l’opposition entre la loi et la grâce. On connaît les déclarations évangéliques opposant la Grâce dispensatrice de bienfaits à l’implacable rigueur de la loi, on connaît moins les recommandations talmudiques insistant sur le héséd (c’est le terme hébreu que l’on traduit par gratia) : chaque fois que c’est possible, la Grâce prend le pas sur la loi. D’où par pure grâce, ex mera gratia

 

Sauf erreur de ma part, et comme disent les juristes allemands, à moins que tout ne trompe, le président Hollande a été très bien inspiré d’agir ainsi. Il a mis un terme à un calvaire insupportable. Il a pris cette noble décision en son âme et conscience et notre Constitution lui en donne le droit.

 

Je suis pour le droit d e grâce car la justice n’est pas infaillible, sinon les erreurs judiciaires ne seraient pas aussi nombreuses. Avant d’être un principe, la justice est une institution et les institutions sont des œuvres humaines.

 

Ici-bas il n’existe pas de dogme d’infaillibilité. Seule la justice divine est intangible. La justice humaine est, certes, nécessaire, indispensable mais elle n’est pas irréprochable.

 

Cette grâce de François Hollande illumine la fin de son quinquennat.

 

Maurice-Ruben HAYOUN in La Tribune de Genève du 29 décembre 2016

 

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27/12/2016

Obama et Israël

 

  B. Obama au Proche Orient : un combat d’arrière-garde ?

 

Le gouvernement israélien et son chef Benajmain Netanyahou, ont été visiblement surpris par la double offensive diplomatique du président américain. Ils s’y attendaient mais n’en soupçonnaient pas du tout l’ampleur ni les retombées qu’ils découvrent chaque jour qui passe. D’où la fureur explicite du Premier Ministre israélien qui a même appelé l’histoire héroïque des Maccabées à la rescousse en cette semaine de célébration du miracle de hanukka : une fiole d’huile qui n’avait pas été souillée dans le temple de Jérusalem dura huit jours au lieu d’un seul, comme on pouvait s’y attendre.

 

On peut penser ce qu’on veut de la politique de l’actuel gouvernement d’Israël, une chose n’en demeure pas moins problématique, voire mystérieuse : que cherche vraiment Barack Obama ? Comment pense-t -il pouvoir régler un conflit sanglant qui dure depuis près d’un siècle, si on remonte au massacre des étudiants talmudiques de la yeshiva d’Hébron en 1929 ? Et surtout comment penser mettre un terme à ce conflit qui empoisonne les relations internationales depuis tant de décennies, au cours des trois dernières semaines du mandat de l’actuel président US ? C’est du jamais vu : d’habitude, en cette période de transition d’une administration à une autre –et Dieu sait combien les buts et les méthodes de Donald Trump diffèrent de celles de B. Obama- le partant est assimilé à un canard boiteux (lame duck) ce qui signifie qu’il ne peut prendre aucune initiative d’envergure. Tout le contraire de ce que fait Barack Obama…

 

Maintes explications ont été avancées pour expliquer, ou du moins essayer de comprendre, les raisons profondes de cet activisme diplomatique d’Obama où de plus en plus d’Israéliens veulent voir l’expression d’une irrémissible antipathie envers B. Netanyahou. C’est plausible mais ce n’est pas suffisant. Certes, on a vu récemment, lors du dernier passage de B. Netanyahou dans le bureau ovale, que le courant ne passait pas vraiment entre les deux hommes. Lorsque le chef du gouvernement israélien fait un effort visiblement laborieux pour gagner à sa cause son hôte et lui propose de venir jouer au golf à Césarée, le président US répond en parlant de Shimon Pérés… On ne peut pas citer pire dialogue de sourds !

 

Mais le vote américain à l’ONU semble n’être aujourd’hui que la partie visible de l’iceberg puisque, selon les Israéliens, Obama s’est entendu discrètement avec le gouvernement français afin de l’exploiter au maximum à la conférence internationale de Paris sur le Proche Orient. Partant, les Israéliens ont l’impression d’être victime d’un complot et parlent d’un traquenard tendu par leurs faux amis. D’où les philippiques anti-françaises du ministre israélien de la défense.

 

Alors Obama ennemi d’Israël, ôtant enfin le masque pour révéler sa vraie nature, à moins de trois semaines de son départ de la Maison Blanche ? Ce serait visiblement exagéré, même si l’on ne peut pas occulter qu’il s’agit d’un douteux combat d’arrière-garde. Un facteur mérite d’être mis en avant : la volonté d’Obama de créer des faits accomplis dans l’espoir que son successeur Donald Trump qui semble bien s’entendre avec Israël, aura les mains liées et ne pourra pas détricoter l’œuvre accomplie… Le dernier exemple en date concerne l’interdiction de pratiquer des forages dans certaines régions du gobe, alors qu’on connaît les réserves du président élu sur ces points.

 

Mais est-ce que tout est négatif ? Non point, car même si le procédé manque d’élégance –après tout, Israël et les USA sont liés comme les doigts d’une même main- le secrétaire d’Etat John Kerry s’apprête, à moins que tout ne trompe, à soumettre un véritable plan de paix en bonne et due forme pour résoudre le conflit israélo-palestinien dans le cadre de la conférence qui doit se tenir à Paris. Mais pourquoi s’y prendre moins d’un mois avant la disparition d’Obama de la scène diplomatique mondiale ? Mystère ! Comment croire qu’on pourra mettre e,fin de l’ordre dans cet inextricable écheveau en deux semaines ?

 

Le plan de paix prêté par la presse au département d’Etat Us prévoirait un retour aux frontières de 1967 avec une annexion d’une large part des implantations israéliennes en Judée-Samarie, une partie de Jérusalem est comme capitale de l’Etat palestinien, mais exclurait le retour des réfugiés qui recevraient une compensation financière. Enfin, un échange de certains territoires entre Israël et ses voisins couronnerait le tout…

 

En apparence, le plan n’est pas trop défavorable à Israël dont le gouvernement actuel est à des années-lumière d’une telle approche. Mais après tout, le rôle des diplomates est justement de rapprocher les points de vues. Cela porte un nom : la négociation. Mais ce qui risque de condamner toutes ces belles prévisions, c’est la méthode, cette approche que les Israéliens qualifient de forcing : comment penser résoudre un si grave problème en si peu de temps alors qu’Israël veut des négociations directes et en tête-à-tête ?

 

D’après certaines sources, le gouvernement israélien détiendrait les preuves de la duplicité de l’administration US actuelle qu’elle se propose de remettre après le 20 janvier à Donald Trump.

 

Décidemment, cette date du 20 janvier 2017 est ardemment attendue.

 

Maurice-Ruben HAYOUN, professeur à( l’Uni de Genève. Dernier ouvrage paru : Franz Rosenzweig, une introduction (Agora, 2015)

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26/12/2016

Angela Merkel et les migrants : calcul assumé ou conduite inconsciente ?


 

Angela Merkel et les migrants : calcul assumé ou conduite inconsciente ?

 

L’attentat de Berlin commis par un Tunisien qui aurait dû être expulsé du pays depuis belle lurette, a profondément miné la position de la chancelière allemande qui caracolait pourtant en tête de tous les sondages. La fille de pasteur avait été réélue avec un bon score par son parti et envisageait de concourir pour un nouveau mandat, le quatrième. Mais mieux encore que tous ces bons chiffres, ce qui confortait le plus la position de l’ancienne protégée de Helmut Kohl, c’est l’absence de tout rival d’envergure, susceptible de constituer un recours, une alternative à la chancelière.

 

Sa politique inconsidérée (unbesonnen) concernant les migrants risque de lui coûter très cher. Je ne reprends pas les critiques féroces de l’opposition qui crie au scandale, je ne m’arrête pas, non plus, sur les angoisses des citoyens allemands qui ont peur de cette insécurité nouvelle, en leur propre pays, je citerai seulement les critiques issues des propres rangs du parti de la chancelière… Un haut responsable a eu cette phrase terrible : ce n’est pas ainsi que nous allons assurer la sécurité de ce pays. A t il tort ? Non point.

 

Avoir laissé rentrer en Allemagne des centaines de milliers de personnes sans contrôle aucun, avoir imaginé qu’on pouvait intégrer autant de gens d’une autre culture, des gens qui sont ce qu’ils sont, c’est-à-dire avec un tout autre Fühlen und Denken, c’était de l’inconscience. Au fond, quand quelqu’un reste trop longtemps au pouvoir, il se croit infaillible, un peu comme l’infaillibilité pontificale (Unfehlbarkeitsdogma). Les motifs qui ont guidé la décision de la chancelière sont double : d’une part, le désir sincère d’aider les êtres humains dans la détresse, surtout dans l’âme d’une protestante, fille de pasteur de surcroît, et dernier mais non moindre, le souci foncier d’aider, de soutenir par des béquilles la natalité dans le pays. Les projections sont claires : dans quelques années il manquera des millions de bras à l’industrie allemande. Et moins de travailleurs signifie, à terme, moins de revenus, moins d’état-providence, et c’est l’adieu au modèle social allemand. La chancelière a décidé seule. C’est son erreur qui risque de lui être fatale.

 

Mais, de plus, en prenant des mesures unilatérales (voir son visite au Turc R.T. Erdogan) elle a mis en danger l’ensemble de l’Europe. Et l’équipée sauvage du terroriste islamiste le prouve : il a pu quitter Berlin sans être inquiété, arriver à Chambéry, prendre le train pour Turin, poursuivre jusqu’à Milan où fortuitement, grâce à la sagacité de deux policiers italiens, sa trajectoire s’est arrêtée pour toujours.

 

En accueillant chez elle tous ces gens, la chancelière a feint d’oublier qu’elle leur ouvrait l’Europe entière. Cela fait penser à une anecdote aussi vieille que le monde : quelqu’un prend place dans une embarcation pour une traversée. Il y a avec lui d’autres passagers qui sont du voyage. Ce passager atypique a soudain envie de forer un trou sous son siège, mais uniquement sous lui-même, pense-t-il naïvement. Les autres passagers hurlent et lui disent de cesser car il met en danger l’ensemble du navire. Et lui répond : Mais c’est ma place, j’ai payé mon billet comme il se doit. Je fais ce qui me plaît… Mais voilà il met en péril tous les autres !

 

Mais voilà la morale de l’histoire : il ne risque pas que sa seule vie, mais bien celle de tous les autres. Appliqué au cas qui nous concerne, cela signifie que les terroristes, basés en Allemagne, peuvent se déplacer à leur guise dans tout l’espace du continent européen. En soi, c’est acceptable, mais en l’espèce, c’est pour semer la mort et la désolation. Donc, cela devient inacceptable.

 

En agissant comme elle l’a fait, la chancelière a elle-même compromis ses chances de succès aux élections de septembre. Ses concitoyens qui ne badinent pas avec la loi et l’ordre, le respect des droits d’autrui, n’avaliseront pas ses choix. Il n’est pas sûr que ses concitoyens lui apportent leurs suffrages.

 

Donald Trump a déjà réagi et dans le sens que nous connaissons, c’est-à-dire pour dénoncer la politique de la chancelière. Vu le retournement total de la politique US à partir du 20 janvier, il n’est pas exclu que d’autres candidats de la CDU se déclarent contre leur candidate naturelle.

 

Pour finir, il y a pire : toutes la presse, allemande mais aussi européenne dénonce les manquements de l’appareil sécuritaire allemand ; les grands journaux ont parlé de fiasco. C’est la première fois que l’efficacité allemande est prise en défaut. Certains se sont gaussés de la déclaration du ministre fédéral de l’intérieur ; après le neutralisation de l’assassin, il a dit avoir poussé un soupir de soulagement.

 

Un ministre de l’intérieur ne devrait pas parler ainsi. Il a fait preuve d’un grand laxisme, il ne savait même pas que le terroriste avait quitté le sol allemand. Et quand on pense que c’est par hasard que les Italiens l’ont intercepté, on se demande à quoi tient la sécurité dans ce continent : Une main providentielle, en cette période de fêtes, a étendu sa protection sur nos pays.

 

Mais pour combien de temps ?

 

Maurice-Ruben HAYOUN in Tribune de Genève du 26 décembre 2016

 

 

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24/12/2016

Obama a finalement mis sa menace à exécution...

 Barack Obama a finalement mis sa menace à exécution...

 

Obama a probablement commis le geste de trop. Il a certainement sous estimé la capacité de nuisance de Netanyahou et des Juifs des USA en n'opposant pas son veto lors du vote du Conseil de sécurité de l'ONU condamnant les actes d'Israël en Cisjordanie. Même le président Donald Trump ne cache plus son dissentiment .

Mais pourquoi donc, à la veille de son départ, Obama a t il commis pareille action? Certains veulent déceler dans ce chant du cygne un dernier acte de vengeance. Il ne s'entendait pas très bien avec Netanyahou et il l'a fait savoir. Mais ce qui frappe le plus, c'est qu'il a poursuivi cet homme de sa haine et de sa vindicte. Il aurait pu partir tranquillement; alors que là il laisse derrière lui des faits accomplis que certains seraient tentés de lui faire payer très cher.

Déjà le gouvernement israélien va tout faire pour réduire l'impact de cette résolution dont les Palestiniens vont se prévaloir pour citer l'Etat d'Israël devant des juridictions internationales. Pour Netanyahou cela sera pire: il redoute que cela fortifie les boycotts et le terrorisme.

Que faut il en penser? On peut comprendre que l'ONU vote dans ce sens mais on ne comprend pas que les USA n'aient pas utilisé leur veto. Est ce la fin des relations privilégiées entre Israël et les USA? Non point, car le nouveau président assure que les choses vont changer, en d'autres termes que Obama ne sera plus qu'un souvenir désagréable dans le cadre des relations entre les deux pays.

Certains avancent qu'Obama a voulu se ménager une petite auprès des états arabes, notamment les riches pétromonarchies du Golfe. En fait, il est encore relativement jeune et il lui faudra trouver de riches employeurs pour maintenir son niveau de vie.

Au fond, je n'en sais rien. Mais je regrette vraiment que Obama ait pu commettre un tel acte quinuit gravement ux bonnes relations entre deux alliés stratégiques au Proche Orient.

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15/12/2016

Alep: la pax romana selon la variante russe...

 

Alep: la pax romana selon la variante russe...

 

A l’évidence, plus rien ne sera jamais comme avant. La culture occidentale, les valeurs judéo-chrétiennes de l’Occident, ont perdu toute valeur aux yeux de la population martyrisée d’une ville du Moyen Orient qui eut la faiblesse de croire que l’on volerait à son secours, sans tenir compte de la froide raison d’Etat. Je ne sous entends pas que l’Occident, l’ONU et toutes les organisations internationales ont une responsabilité directe dans cette affaire mais tout de même il existe dans nos législations l’obligation, plus que simplement morale, de se porter au secours d’une personne ou d’un peuple en danger de mort. Non-assistance à personne en danger, cela signifie quelque chose.

 

Mais puisque les choses sont ce qu’elles sont, et que les déplorations, les lamentations ne servent pas à grand chose, il faut se livrer à une analyse froide et objective, sans être influencé par quelque émotivité que ce soit.

 

La première leçon porte sur la nature du conflit. Au fond, ce sont les Russes qui en eurent la meilleure lecture, eux qui, contrairement à nous, ne distinguent pas entre un islamiste pur et dur et un islamiste modéré… Après tout, on s’en souvient, c’est une ancienne ministre soviétique de la culture qui avait produit l’immortelle perle suivante : une femme n’est pas UN PEU enceinte, elle est enceinte ou ne l’est pas.

 

Au fond, c’est un peu ce principe qui a guidé l’action, plus que la réaction, de la Russie en Syrie : là où les Occidentaux clamaient que seul Bachar était coupable, qu’il n’était pas digne de jouir sur cette terre de la lumière du soleil (sic. Laurent Fabius qui nous avait pourtant à bien mieux), l’aviation russe a pris les mesures qu’elle jugeait bonnes pour faire place nette : tapis de bombes, destruction d’institutions protégées par les lois internationales, viols de trêves (mais les rebelles l’ont fait, eux aussi), bref, alors que le ministre des affaires étrangères faisait mine de négocier à Genève ou à Paris, les troupes sur place s’en prenaient aux rebelles et ont fini par en avoir raison.

 

Rendez vous compte : le secrétaire d’Etat John Kerry en appelant à la compassion, lui, le ministre de la super puissance dont les forces armées sont présentes partout. Madame l’ambassadeur US à l’ONU en appelant à la honte que devrait susciter l’attitude des Russes et son homologue qui lui répond : Mais elle se prend pour mère Theresa !! Voilà où nous en sommes.

 

Mais j’avoue que les Russes ont mieux analysé la situation, bien même que les ministres français et US des affaires étrangères ; pour eux, pas de rebelles fréquentables, les islamistes en tant que tels ne sont pas fiables. On ne peut pas nier que nul ne pouvait être assuré de faire confiance à la bonne personne. On se souvient des millions de dollars engloutis dans la formation de certaines troupes à la solde des USA et qui ont, la frontière franchie, aussi rejoint, avec armes et bagages,  les rebelles… Une telle déconvenue ne serait jamais arrivée aux Russes.

 

Que va-t-il se produire aujourd’hui, ou plutôt demain ? Il y a fort à parier que Bachar ne s’arrêtera pas en si bon chemin. Il se sent pousser des ailes  et il a la conviction désormais que l’Occident, USA en tête, est un tigre en papier. Depuis que les Russes et les Iraniens encadrent son armée, plus un officier supérieur n’a osé déserté ni rejoindre l’autre camp. Mais il y a eu pire :  Nul n’oubliera le faux bond de Barack Obama qui laisse Bachar utiliser impunément  des armes chimiques. François Hollande, lui, était prêt à y aller, les cibles gouvernementales étaient déjà désignées, mais pouvait-il y aller sans l’allié US ? Impossible ! Une comparaison : les Français avaient  in situ au maximum 36 aéronefs, les Américains disposent de 400 avions sur place et d’environ 1000 pilotes. Et le porte-avions était retourné à Toulon pour réparations…

 

Avec de tels chiffres, tout est dit. Cela me rappelle le jugement sans appel de Michel Jobert au sujet de la France quand il dénonçait le condominium des Russes et des USA : nous pesons peu.

 

Cela n’a pas changé depuis, mais Bachar va sûrement étoffer sa conquête. Il n’ a rien à craindre, personne ne bougera et Vladimir Poutine sait que son ami D. Trump lui dira qu’il a les mains libres.

 

Maurice-Ruben HAYOUN in Tribune de Genève du 15 12 16

 

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08/12/2016

La femme et le monothéisme par MRHAYOUN

La femme et les monothéismes... Quelques  réflexions à partir des sources

 

Le sujet est très vaste et les contributions qui tentent de le traiter son innombrables, mais surtout, elles n’avancent pas d’un même pas. On peut pardonner à des féministes d’en parler parfois de manière excessive et véhémente, tant les disparités sont grandes entre les législations civiles et religieuses concernant le statut de la femme dans la société, dans la vie en général et surtout dans le couple. Dans les lignes qui vont suivre, on va tenter de faire la part des choses et de présenter la généalogie des préjugés et des dogmes, généralement exposés dans les documents religieux dits révélés. Il faut donc s’en retourner aux sources bibliques dont dérivent, après le judaïsme, les deux autres grands monothéismes, le christianisme et l’islam. Maintes positions dérivent directement des vues bibliques sur le sujet, qu’on le veuille ou non.

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05/12/2016

Augeschoben ist nicht aufgehoven: Quelques réflecions sur les réalutats des élections en Aurichze

 

Aufgeschoben ist nicht aufgehoben... Quelques réflexions sur les élections présidentielles en Autriche

En bon français, ce n’est que partie remise ! C’est du moins ce que Marine le Pen vient de dire en commentant les résultats qui ont donné la victoire au candidat écologiste, qui, en dépit de son âge et de son peu de charisme, a remporté haut la main les élections. Mais est ce à dire que la question a été réglée une fois pour toutes, c’est peu probable Faisons une brève rétrospective.

Qu’est ce qu’un Autrichien et qu’est ce que l’Autriche ? Ce sont deux questions qui se posent depuis la fin de la seconde Guerre mondiale. J’aime bien ce petit pays qui a eu une grande histoire et qui a réussi à maintenir son indépendance par sa neutralité active jusqu’à la disparition de l’URSS, laquelle aurait vu d’un très bon œil la possibilité de satelliser ce pays comme elle le fit sur les autres pays d’Europe et orientale. J’ai souvent séjourné à Vienne pour mes recherches sur les manuscrits hébraïques, conservés dans la très belle bibliothèque d’Etat.

Les pays du monde entier sont déterminés par une loi d’airain, à savoir leur emplacement géographique et donc leur arrière-pays, en allemand, leur Hinterland. Or, l’Autriche, depuis la disparition de la double monarchie, se cherche et a fini par adhérer à l’Union Européenne. Mais cette adhésion, certes, hautement bénéfique, n’était pas sans problème. Car les Autrichiens ont vu leur étendue territoriale et leur poids en Europe, diminuer fortement depuis l’après-guerre. Et voici que depuis la crise des migrants, ils se sont sentis envahis par des gens issus d’une autre culture et d’une autre religion, avec lesquelles la monarchie austro-hongroise eut maille à partir pendant des décennies par le passé.

A ce pays se pose le problème du maintien ou de la disparition de sa culture et de sa civilisation. Situé sur une voie de passage des migrants, l’Autriche n’a pas pu faire face comme son géant voisin, l’Allemagne de Madame Merkel qui a ouvert toute grande la frontière de son pays, voulant ainsi enrayer la crise démographique et fournir à l’industrie allemande les millions de bras et de mains qui vont lui manquer dans quelques années. On a l’impression que ce pays est l’otage, le prisonnier de sa situation géographique. Du temps où il favorisait le dialogue entre l’ouest et l’est, ses chanceliers étaient connus du monde entier. Je pense notamment au célèbre Bruno Kreisky, l’inamovible chancelier, qui sut naviguer avec adresse entre les différents écueils.

Mais aujourd’hui, la situation est entièrement différente et une proportion sans cesse croissance de la population penche vers un parti qui lui semble mieux porter ses espoirs et défendre son avenir. Peut-on le leur reprocher ? Certes, le candidat écologiste, partisan du maintien en Europe, l’a emporté en raison de la peur de ce saut dans l’inconnu. Toutefois le score remporté par Norbert Hofer est loin d’être déshonorant. Et si les élections législatives avaient lieu demain ou même après demain, rien ne laisse présager que le parti d’extrême droite subirait une défaite.

L’Europe est l’avenir mais un avenir qui, comme tout espoir, tarde à se concrétiser. Il faut régler les problèmes à la racine et non s’occuper des conséquences. Certes, on peut s’étonner de la mansuétude que je témoigne aux thèmes de ce parti qui a tout de même réunis près de 48% des électeurs.

Quand je compare cette situation à ce qui se passe en France, je réalise que la culture européenne, faite à la fois des idéaux des Lumières mais aussi de la Shoah, ne sait pas se défendre. Et un beau jour, les citoyens ont fini par dire non et se révolter contre le laxisme et le laisser-aller. J’ai la nette impression que les Autrichiens ont senti que leur base territoriale, culture, religieuse et spirituelle, allait en se rétrécissant. Que l’on me comprenne bien : il ne s’agit pas de défendre la xénophobie ni l’antisémitisme, mais qu’allons nous répondre à des gens qui se sentent laissés pour compte, face à des étrangers auxquels on porte secours ?

Il y a aussi, de façon plus lointaine, l’effet Trump. Cet homme que personne ne prenait au sérieux, étranger au microcosme politique, qui a subi les pires avanies lors de la campagne électorale, a fini par l’emporter dans la plus grande puissance mondiale. Rien n’y fit, pas même les pires accusations personnelles… Et pourtant, il a gagné et constitue son équipe en renforçant ses idées jugées extrémistes.

Pourquoi ? Parce que des millions d’électeurs en ont eu assez qu’on leur impose leur façon de penser et leur mode de vie. Après tout, du moment que vous respectez les lois internationales, vous êtes libres de faire chez vous ce que vous voulez. Or, qu’a fait cette Europe autiste de Bruxelles ? Elle a osé imposer aux pays un quota de migrants à recevoir ! Est ce le retour de la théorie brejnévienne de la souveraineté limitée ?

Il faut cesser de diaboliser certains partis de droite ou d’extrême droite. Je me pose la question : en France, tous les sondages placent Marine Le Pen en tête du premier tour et présente au second. Elle oscille entre 25 et 28%. Allons nous dire qu’un gros tiers des électeurs de France se sont radicalisés ? Non point, ils constatent simplement que les partis dits traditionnels ne respectent pas leurs promesses.

Et si la situation ne change pas en Europe, celle-ci connaîtra une période d’effilochage (Zerfaserungsprozess) et il faudra du temps pour remonter la pente. L’Europe doit se renforcer. Comme le dit l’adage : Quand on a des convictions, on se mobilise pour les défendre.

Jusqu’ici ce n’est pas le cas. Alors, pourquoi s’étonner !

Maurice-Ruben HAYOUN in Tribune de Genève

 

 

 

 

 

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02/12/2016

Hegel et le cas Hollande

Hegel et le cas Hollande...

Quelques mots d’introduction pour situer la prise de connaissance de la nouvelle qui a surclassé toutes les autres : à l’exception de quelques très rares fidèles, le président de la République n’avait mis personne dans la confidence… Mais dès que nous sommes descendus d’avion hier soir tard et que le chauffeur nous avait accueillis dans le véhicule, la nouvelle nous fut annoncée. Arrivés à la maison, la première chose à faire fut d’allumer la télévision… Et là, ce n’était plus le même homme, un être vêtu de noir, créant un contraste avec la blancheur immaculée de sa chemise, les traits tirés, la voix blanche, le regard d’un homme qui se libère, ne veut plus souffrir, se débarrasse d’un poids qui l’oppresse… Moins de dix minutes pour sceller une carrière de près de quatre décennies !

En écoutant les commentateurs qui disent tout et son contraire, je pense aussitôt à Hegel, mort en 1832 à Berlin et auquel je me suis de nouveau intéressé en travaillant sur Fr Rosenzweig, lequel avait justement soutenu sa thèse sur Hegel et l’Etat, c’est-à-dire sur sa philosophie politique. Beaucoup de gens pensent que Hegel n’a écrit que la phénoménologie de l’esprit, Les principes de la philosophie du droit, ou une biographie succincte de Jésus… Il a aussi écrit La philosophie de l’Histoire où il s’intéresse de très près à la politique et aux Etats.

Hegel, pour esprit génial qu’il fût, n’était pas un pacifiste bêlant ni un naïf ; il dit partout que l’Histoire est tragique, que les nations partent en guerre pour peu de choses et que face à des forces colossales s’agitant au sein de l’Histoire, les hommes, même les hommes d’Etat, sont emportés par le vent de l’Histoire comme de simples fétus de paille. C’est l’impression que j’ai ressentie en regardant cet homme, notre président, articuler difficilement le discours probablement le plus imprononçable de toute sa carrière.

Mais Hegel va encore plus loin ; il a écrit certaines phrases qui ont gravement choqué les jeunes étudiants que nous étions à vingt ans. Seule la pierre est innocente, ou encore toute conscience poursuit le meurtre d’une autre conscience (et surtout en politique où l’on fait flèche de tout bois)…

Dans cet effacement volontaire, d’autres diront contraint et forcé, je distingue, sans donner de noms, trois phases : a) le suicide politique (le fameux livre) b) l’assassinat politique (impossible de les nommer tous, tant ils sont nombreux c) le guet-apens politique (orchestré par deux hauts personnages de l’Etat… Mais que l’on se rassure, nul n’est vraiment coupable car la presse a donné ici un sérieux coup de main !

Que l’on nous comprenne bien ; nul n’est aveugle, tout le monde est au fait des erreurs, des atermoiements, des calculs, des revirements, des tergiversations etc… de François Hollande, mais cela ne justifie nullement cette pression qui a fini par l’empêcher de se représenter. Après tout, la défait annoncée n’eut pas été plus humiliante que celle de son ancien rival Nicolas Sarkozy.

Mais dans le cas précis de François Hollande, ceux qui se sont juré sa perte et qui ont réussi à le dissuader de se représenter, venaient tous de son camp, portent une part de  responsabilité dansr une politique rejetée par une impressionnante majorité de Français. Ah, j’oubliais les sondages : comment cet homme a-t-il fait pour ne pas avoir des aigreurs d’estomac ou même un ulcère en lisant chaque matin que Dieu fait, les résultats des sondages dont aucun, absolument aucun ne lui accordait la moindre chance.

Que l’on ne prenne pas ces réflexions pour un plaidoyer en faveur d’un président dont le mandat ne durera pas plus de six mois ! Je voudrais que l’on n’instille pas seulement un dose de proportionnelle mais d’éthique, de morale, dans le comportement des élites qui gouvernent. Les couronnes (mortuaires) que certains s’empressent de tresser à cet homme en l’assurant de leurs meilleurs sentiments ont quelque chose de choquant.

A-t-on simplement idée des nuits blanches, des moments douloureux traversés par cet homme qui n’en reste pas moins un être humain comme nous tous ? Je l’imagine rédigeant tout seul ou sous les conseils de quelques rares fidèles ces quelques lignes, véritable testament politique…

Hegel a raison, l’Histoire est tragique. Ce philosophe avait de la politique une conception bien à lui. Vivant à l’époque où il n’ y avait pas une mais des Allemagnes, il a littéralement divinisé l’Etat car il fallait lutter contre l’émiettement en petites baronnies et autres principautés (die Kleinstaaterei). Bismarck a retenu la leçon, lui qui placarder dans toutes les salles de classes du Reich l’inscription suivante : l’homme n’est pas sur terre pour être heureux mais pour accomplir son devoir. Absolument exaltant pour des enfants ou des adolescents !

Encore un petit fleuron de Hegel : les années de bonheur de l’humanité sont les pages blanches de l’Histoire..

François Hollande que l’on disait émule de François Mitterrand n’a pas lu ni relu Hegel. Mais s’il avait été le monstre froid et insensible, tel que certains le décrivent, il n’aurait pas cédé et se serait représenté contre vents et marées. Depuis quelques semaines, cet homme ne souriait plus, certains disent même qu’il avait perdu l’appétit…

Que faire, comment d’y prendre pour moraliser la politique, gouverner les hommes sans sacrifier tant de vertus humaines dans le seul but d’accéder au pouvoir ? Peut-être aurais-je dû m’en référer non pas à Hegel mais au livre de l’Ecclésiaste qui ouvre son immortel discours par une triple mention du même vocable : vanité.

Maurice-Ruben HAYOUN in Tribune de Genève

 

 

 

 

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