29/08/2016

Bacahr a la baraka

Bachar el Assad a vraiment la baraka

Il faut  le reconnaître car bien que Bachar se soit très mal conduit envers son propre peuple, bien que tous aient prédit sa chute imminente, il est toujours là, plus aucune défection de généraux n’est signalé et grâce à l’appui aérien et terrestre russe, ses troupes reconquièrent le territoire. Même l’Etat Islamique voit ses places fortes transformées en réduits assiégés qu’il est contraint d’évacuer, comme tout récemment Deraya.

On se souvient encore des exclamations ineptes de Laurent Fabius qui confondait diplomatie et incantations. Il pronostiquait un effondrement du régime, sans même envisager l’alliance militaire de Bachar avec la Russie. Bachar n’est pas i idiot que cela, il a choisi les bons alliés et la bonne stratégie. Aujourd’hui, par le jeu des alliances, même les USA le défendent sans le reconnaître vraiment mais dans les faits, ils sont devenus ses alliés objectifs.

L’Etat Islamique est en sursis. Même la Turquie qui était obnubilée par l’avancée de ses ennemis héréditaires kurdes attaque l’EI, ce qui allège considérablement la tâche de Bachar lui permettant ainsi qu’à ses alliés chiites libanais et iraniens de réduire à néant les djihadistes.

Pour cet ophtalmologue de formation, c’est une résurrection, car plus personne ne fait de son départ un préalable. Fabius parti, la France elle-même n’en parle plus. Les Turcs ont eu d’autres préoccupations avec ce coup d’état avorté. Les USA leur ont donné un os à ronger en stoppant les Kurdes à une distance respectueuse de ses frontières et permettant aux Turcs de mener une petite incursion en Syrie pour refouler les islamistes.

Pour me résumer correctement, le vent de l’histoire va dans le sens de Bachar. Il a vraiment la baraka : l’homme qui est partiellement responsable de la mort de près de 300. 000 personnes est toujours au pouvoir à Damas, son régime n’est plus menacé d’effondrement et les Russes et les Iraniens le soutiennent  efficacement.

 

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27/08/2016

Burkini, l'arrêté du Conseil d'Etat en France

Le burkini, la position du Conseil d'Etat

Il ne faut pas commettre de malentendu au sujet de la décision rendue par la haute juridiction administrative française au sujet de cette tenue musulmane ou islmaique radicale. Le conseil est là pour dire le droit pas pour arbitrer un duel que se livrent les partis olitiques opposés à l'islamisation du pays et les tenants d'une ligne politico-religieuse radicale.

Qu'on soit pour ou contre, on relève que les opposants à l'imigration massive et les partisans d'un arrachement sans faille à la tradition chrétienne du pays sont tombés dans un piège qui leur a été tendu.

Derrière l'affichage de sesconvictions philosophiques ou religieuses, il y a la volonté d'imposer sa propre tradition à un pays considéré comme la fille aînée de l'église. Certains se servent d'une laïcité qu'il rejette pour la défense de leurs droits. Mais en réalité, il tant de non dits dans cette affaire.

Le vrai débat est le suivant: avons nous affaire à une communauté nationale de la part des musulmans de ce pays ou à une simple communauté religieuse parmi tant d'autres, sans visée hégémonique ni volonté de domination et donc d'islmaisation du pays? C'est là tout le débat et c'est un point de friction qui risque de creuse un long et profond sillon dans la société française.

Seul le FN a nettement affiché ses préférences et annoncé la couleur. Et il commence à être massivement suivi. Certes, les attentats ont changé la donne et le regard que les Français de souche jettent sur cette nouvelle religion dans le pays n'est plus amical non même indiférent. Ils y voient une menace. Et là on doit ouvrir les yeux pour maintenirles règles de l'Etat de droit. Le problème est qu'on attend toujours une condamnation ferme des actes de violence contre la société française, contre les attentats. Et cela tarde à venir.

Plus qu'une loi, il faut un référendum sur la place de cette religion dans le pays. Il faut ouvrir un vrai débat et non pas se concentrer sur des émotions, certes légitimes, mais ne reposant pas sur des bases claires, rationnelles.

La France paie des décennies de laisser aller et de désintérêt. Il faut réagir sainement. Quand on a des convictions judéo_chrétiennes on se mobilise pour les défendre

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24/08/2016

Dans les environs de Sdéeot sous les bombardements du Hamas

Près de Sdérot sous le feu du Hamas

Rien ne peut remplacer l’expérience directe, vécue et ressentie sans intermédiaire. Dimanche soir nous revenions du Néguev, ayant passé le chabbat chez ma sœur à Talmé Eliyahou, à environ 9 km à vol d’oiseau de la bande de Gaza.

Dimanche matin, nous décidons de faire une excursion à Béer Shéva pour visiter ce qui se donne comme le Béer Abraham, c’est-à-dire comme le célèbre puits creusé par les serviteurs du vénéré patriarche mais que, suivant le récit de la Genèse, les serviteurs du roi Avimélékh avaient usurpé, à l’insu du monarque. Etant l’auteur d’un livre Abraham, un patriarche dans l’Histoire (Ellipses, 2009) j’étais impatient d’en savoir plus. Un jeune américano-israélien, vêtu d’une belle redingote d’une blancheur immaculée nous fit un intéressant compte-rendu. Mais ce que j’ai vraiment appris, c’est que le défunt président égyptien Anouar el Sadate avait émis le vœu de visiter ce site et son puits lors de sa mémorable visible en terre d’Israël.

Lors du voyage de retour, de Béer Shéva au mochav, j’entend à la radio que le Hamas ou ses acolytes ont tiré un missile contre Israël, sans dire s’il s’agissait de Sdérot ou d’autre part.

Avant de prendre la route, on décide de dîner au Mochav, ce qui explique que nous nous soyons mis en route à la nuit tombée. Après quelques dizaines de km, nous arrivons en vue de la ville de Sderot d’où retentissaient de lourdes détonations. A un moment, la voiture se mit à bouger d’une curieuse façon sur la route Et soudain, l’impression que le véhicule bondissait et que le coffre s’était ouvert… Je sors du véhicule pour m’en assurer et je vois que rien n’est ouvert. Mais les détonations se poursuivaient et je ne comprenais pas ce qui se passait autour de moi. Ma femme se mit à hurler : rentre dans la voiture, ce que je fis immédiatement. C’est seulement après coup qu’un détail retint mon attention : tous les véhicules qui nous entouraient s’étaient arrêtés sur la bande d’arrête d’urgence et avaient allumé leurs feux de détresse. Ma femme, quant à elle, appuyait sur le champignon pour quitter la zone au plus vite.

Pour nous remettre de nos émotions, nous fîmes halte dans une station-service et c’est alors que le bruit assourdissant de deux chasseurs F16 nous rappelait que les mouvements soudains du véhicule étaient dus à une émission de missiles sur cette pauvre cité de Sdérot.

J’occupai le reste du voyage à penser au calvaire des habitants de cette ville frontalière qui vivait si souvent sous le feu du Hamas. Quand on est assis devant sa télévision et qu’on entend ce qui se passe, on ne réalise pas vraiment. Etre ainsi sur une retour, près d’une zone de tir, et espérer que rien ne vous arrive doit être le lot quotidien de tous ces pauvres gens qui n’ont pas d’autre lieu où dormir, si ce n’est chez eux.

En espérant que la mort et la destruction, semées par de sanguinaires voisins ne viendront pas troubler leur sommeil

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16/08/2016

Les incidents entre Maghrébins et Corses sur l’île de beauté

 

Les incidents entre Maghrébins et Corses sur l’île de beauté

 

Ces graves incidents qui ont opposé en Corse des adultes, des adolescents natifs de l’île à des Arabo-musulmans (qualifiés comme tels par les média, ce qui ne laisse pas d’inquiéter) pourraient dégénérer et se propager sur le continent. En effet, les Corses sont connus pour avoir une sensibilité particulière, notamment ils ne se laissent pas faire. Ils considèrent même que les autorités de la République ont fait preuve d’un laxisme condamnable que eux, les Corses, ne sont guère prêts à accepter chez eux. La meilleure preuve en est le menaçant communiqué des autonomistes avertissant que la moindre attaque contre l’êle et ses habitants serait suivie de terribles répliques.

 

Les Corses ne comprennent pas que le gouvernement central laisse faire à Paris et sur la Côte d’Azur. Ils ne comprennent pas qu’on laisse se développer des zones de non droit, notamment dans certains quartiers de la cité phocéenne, si proche de leur île. En Corse, disent ils, avec raison, les Corses sont chez eux. Il n’est donc pas question que certains sites de l’île leur soient interdits au motif qu’ils seraient majoritairement habités par une minorité ethnico-religieuse.

 

Quand je résume la situation, je me dis que quelqu’un chose d’inquiétant est en train de se passer, qu’un vent mauvais se lève, qui pourrait d’ailleurs fort bien toucher le continent. Mais revenons sur le facteur déclenchant, même si nul ne méconnaît l’état de tension qui règne sur l’île depuis quelques temps.

 

Il faut prendre garde et ne pas mettre tous les Arabo-musulmans dans le même ac ; tous ne rêvent pas d’en découdre, tous ne souhaitent vivre sous la dure férule de la loi islamique et tous ne rêvent pas d’islamiser la France dont ils reconnaissent, c’est une évidence, le caractère chrétien ou judéo-chrétien. Le problème est constitué par quelques prêcheurs autoproclamés qui s’en prennent à la France et aux Français dans des homélies enflammées ; or, le pouvoir, de droite comme de gauche, tarde à les ramener à la raison… Dans ce cas précis en Corse, les Corses n’acceptent pas qu’on importe sur leur île des mœurs qui contredisent frontalement leurs coutumes et leurs mœurs.

 

Afin d’éviter des troubles à l’ordre public et de ramener le calme, il est souhaitable que les gens qui vivent en Corse se comportent comme l’écrasante majorité des insulaires. La France n’est pas un pays musulman, c’est une répoblique laïque mais qui reconnaît ses racines judéo-chrétiennes. Je veux dire par là que le pays a avec la religion chrétienne des relations uniques, qui ne sont, en rien, comparables, à qu’il entretient avec les autres communautés religieuses.

 

A bon entendeur, salut ! Si l’on veut éviter des troubles bien plus graves, il convient de s’en souvenir.

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14/08/2016

Peut-on encore parler de l’universalité des valeurs morales ?

Peut-on encore parler de l’universalité des valeurs morales ?

 

La question est loin d’avoir, aujourd’hui, une simple portée théorique ni d’être limitée au cadre d’un débat éthérique entre différentes écoles philosophiques. Il est ici question des valeurs et non pas, plus vaguement, de l’universalité de la loi morale, notion éminemment judéo-chrétienne et dont la formulation la plus prégnante se trouve dans le Décalogue biblique, véritable charte morale de l’humanité civilisée. Mais voilà, depuis les ravages de mai 68, nul ne peut plus s’en prévaloir publiquement sans risquer d’être voué aux gémonies ou d’être taxé de réactionnaire… Pourtant, c’est bien la faille qui caractérise aujourd’hui à la fois notre civilisation européenne et la culture humaniste à laquelle elle a donné naissance.

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12/08/2016

Une discrimination de l’Etat d’Israël par un grand hôtel de Berlin?

Une discrimination de l’Etat d’Israël par un grand hôtel de Berlin?

Une haute personnalité du monde diplomatique allemand, personnalité amie et digne de toute ma confiance, m’informe d’un article de Claude LANZMANN, publié dans la Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ) du 11 août, déplorant qu’un grand hôtel de Berlin ne fasse plus figurer l’indicatif téléphonique d’Israël dans sa liste (d’où le titre de l’article Die Liste), afin, semble-t-il, de complaire à des demandes, dans ce sens, de clients arabo-musulmans…

Si tel devait être le cas, cette discrimination d’Israël, et singulièrement dans un pays comme l’Allemagne, serait des plus inacceptables. Elle serait même absolument inouïe et trahirait une méconnaissance impardonnable de l’histoire allemande récente (der neueren deutschen Geschichte)

La clientèle arabo-musulmane, qu’elle soit d’Afrique du Nord ou du Proche Orient, n’a pas à dicter sa loi aux établissements dans lesquels elle choisit de descendre.

Il est donc impératif que la direction de cet hôtel, dont les ramifications internationales sont connues et pourraient en pâtir, répare cette anomalie dans les plus brefs délais.

On aurait imaginé n’importe quelle autre capitale dans le monde, cédant à de telles facilités pour fidéliser une clientèle, mais pas Berlin, l’ancienne capitale du IIIe Reich, devenue l’un des lieux les plus visités et les plus fréquentés par le jeunesse du monde entier, y compris israélienne.

 

Tribune de Genève du 12 août 2016

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09/08/2016

La rencontre entre Erdogan et Poutine, deux réprouvés de l’Europe...

La rencontre entre Erdogan et Poutine, deux réprouvés de l’Europe...

Curieuse, cette idée de se rencontrer tout juste deux semaines après le Putsch manqué en Turquie. Cela ne nous étonne pas vraiment, de la part d’Erdogan qui ne rend de comptes qu’à lui-même. Voilà un membre important de l’OTAN qui se rend en Russie car il a enfin compris qu’il n’a plus aucune chance en Europe. De plus, son régime autoritaire et autocratique n’est guère éloigné de celui de Vladimir Poutine. C’est aussi une manière de faire peur aux Occidentaux qui, dit le sultan d’Ankara, n’ont pas volé au secours de son régime… D’où le ton vengeur de son interview accordée au journal français Le Monde. Il estime que certains ont spéculé sur le coup d’Etat, espérant qu’il réussisse afin d’être enfin débarrassé de cet allié indispensable quoiqu’encombrant.

Il y a aussi un calcul à peine caché d’Erdogan : constatant que l’ordre devra un jour ou l’autre régner en Syrie, pays responsable de grands bouleversements, il prend les devants et compte sur Poutine pour transmettre un message à Bachar. Ce dernier peut compter sur plus de mansuétude de la part de son voisin.

Certes, l’aspect économique ne doit pas passer inaperçu dans cette rencontre, les deux pays ayant des intérêts assez complémentaires et ne pouvaient pas se permettre de rester brouillés pendant longtemps.

Fidèle à son habitude, Erdogan est capable de se tourner vers d’autres horizons dans quelques semaines ou quelques mois. Il a fait la même volte face avec Israël dont son propre état major militaire est resté très proche, en dépit des aléas de la politique d’Erdogan.

Donc, Erdogan se cherche des alliés, il se sent seul et veut rompre l’isolement de son pays, un isolement dont il était le premier responsable. Il s’est brouillé avec l’Iran, la Syrie, Israël, la Russie, l’Arabie saoudite, les Emirats Arabes Unis, les Kurdes, les Arméniens, l’Egypte, etc…

Il était grand temps de mettre un peu d’ordre dans tout cela. Espérons que cela ne sera pas de courte durée mais cette alliance avec le reste du monde est strétégique et non pas seulement tactique.

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08/08/2016

A quoi ressemblerait le judaïsme d’aujourd’hui sans la chute du Temple en l’an 70

A quoi ressemblerait le judaïsme d’aujourd’hui sans la chute du Temple en l’an 70…

La trêve estivale a du bon ; elle permet de sortir des sentiers battus et stimule la spéculation philosophique. Elle permet aussi de lancer des hypothèses assez hasardeuses et d’imaginer ce qu’eût été l’avenir, notre avenir, si elles s’étaient réalisées. Dans ce cas d’espèce, je développe un schéma qui m’obsède depuis un certain nombre d’années : philosophe-historien, je me suis toujours appuyé sur les documents et les événements historiques avérés, sans jamais dévier ni à droite ni à gauche, mais je n’ai pu m’empêcher de penser que l’avenir n’est écrit nulle part. Ceci nous éloigne assurément d’une historiographie croyante, voire religieuse, surtout lorsqu’il s’agit du peuple dit élu et que son histoire personnelle se nomme histoire sainte.

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06/08/2016

Face au chantage des Turcs, peut on encore croire à un avenir pour l’Europe?

Face au chantage des Turcs, peut on encore croire à un avenir pour l’Europe?

Nous sommes vraiment en droit de nous poser la question, sans chauvinisme ni esprit xénophobe à l’égard d’une nation qui est composée à 97% de musulmans et qui ne permet pas facilement l’érection d’églises ou d’établissements scolaires chrétiens… Récemment le président de la commission européenne a prétendu qu’il ne fallait pas rompre les discussions d’adhésion de la Turquie à l’UE, mais à quoi cela sert-il, puisque chacun sait que la Turquie ne sera pas admise en notre sein et que ces pseudo-négociations sont un miroir aux alouettes ?

Aujourd’hui, la Turquie agite contre l’Europe un double chantage : aux réfugiés et aux visas. Erdogan voudrait la suppression des visas pour les Turcs désireux de voyager en Europe ; or une telle facilité serait suicidaire. Mais même s’il prétend qu’il s’agit d’hommes d’affaires turcs, désireux de faciliter leurs fréquents déplacements sur notre continent, on ne pourra jamais les contraindre à rentrer chez eux après les l’écoulement des trois mois prévus par le visa. Il suffit de voir ce qui se passe avec les immigrants venus d’Afrique. Les sans papiers finissent par demander et par obtenir la régularisation de leur situation. Et pour les Turcs cela équivaudrait à une adhésion à l’UE dans les faits, une adhésion qui ne dira pas son nom mais qui n’en sera pas moins réelle…

A la lumière des terribles événements récents ayant eu lieu dans plusieurs pays d’Europe, il semble que les gouvernements et même les populations ont désormais une meilleure appréciation de la situation. On se rend compte que le processus d’assimilation culturelle ou politique n’est pas une mince affaire, surtout quand on voit que même les enfants de la quatrième génération reprochent aux pays d’accueil des griefs imaginaires et prétendent se sentir rejetés. Ils ne voient pas comment des pays comme la France, la Belgique et tant d’autres ont accueilli leurs parents, les ont socialisés, leur ont donné une nationalité, bref ont été une chance pour eux, une chance que les jeunes ne veulent plus saisir.

Nous avons eu le Brexit qui s’explique principalement par la crainte très justifiée d’une immigration massive par les Britanniques. Ils ont voulu, à juste titre, sortir de ce carcan qui leur imposait de recevoir le monde entier chez eux. Et Bruxelles qui souffre d’autisme aggravé ne les a pas écoutés. Eh bien, ils ont claqué la porte et Bruxelles se retrouve face à un défi à nul autre pareil. L’Allemagne, elle-même, commence à ressentir les graves conséquences d’une politique d’immigration sans discernement (unbesonnene Einwanderungspolitik) par la chancelière Merkel qui accuse une grave crise d’impopularité : mais comment une femme d’Etat de son acabit a t elle pu se tromper à ce point ?

Alors que faire avec la Turquie ? Il faut, certes, alléger le fardeau que constitue l’accueil et le traitement humain des réfugiés. Il faut aider les Turcs en leur donnant au moins un milliard d ‘Euros pour cela. Mais il faut maintenir les visas, faute de quoi la situation deviendrait incontrôlable. On sait comment on commence et on ne sait jamais comment cela finit. En fait, il faut, comme le disait jadis Walter Rathenau au Kronprinz, finasser (finassieren).

Même les membres fondateurs de l’UE se posent des questions sur l’avenir de notre continent qui a déjà tant de mal à unifier culturellement des nations si proches et adhérant à des valeurs communes parce qu’elles ont des sources communes. Il ne suffit pas de dire qu’il faut un dialogue des cultures, il faut vérifier soigneusement qu’il est viable, pratique et à notre portée. En d’autres termes, si les conditions d’un tel dialogue sont réunies ou pas.

Pour le cas de la Turquie, les récents événements dramatiques servent de révélateur. A la suite d’un coup d’Etat manqué qui prouve avant tout que le régime est mal assuré et instable, on voit bien que l’Etat de droit n’existe pas, un seul homme décide de tout, suspend les libertés individuelles, veut rétablir la peine de mort et se prend pour Soliman le magnifique, à la tête de la sublime porte ( al-bab al-‘ali)…

Est il concevable d’admettre un tel pays ? Lequel a, par ailleurs, tant de problèmes avec les Kurdes dont certains ont pris les armes pour y combattre le régime ? Est-il possible de recevoir un pays qui a une longue frontière commune avec la Syrie et l’Irak ?

A force de louvoyer et de biaiser, l’UE, devenue l’affaire des technocrates,, n’intéresse plus personne. Les peuples n’y croient plus et il est à craindre que si cela ne change pas, la situation ira en empirant. Il faut le dire aux Turcs. Clairement et simplement.

Maurice-Ruben HAYOUN in TDG

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