26/06/2016

Après le brexit, des réveils douloureux, des vols de votes...

Après le brexit, des réveils douloureux, des vols de votes...

Les Britanniques prennent enfin conscience du mal qu’ils se faits à eux-mêmes, certains allant jusqu’à dire qu’on leur a volé leur voté par le mensonge et la tromperie. Cas de figure fort intéressant : est ce que l’éthique de vérité finira par triompher de la politique, de ses bas calculs et de ses sordides prévisions en trompant les braves gens et en confisquant leur vote ? Ce serait une première. Changer la politique présuppose qu’on change l’homme, vaste programme ! Au moment où nous rédigeons, il y a pas moins de deux millions de Britanniques qui souhaitent reprendre leur vote et s’exprimer à nouveau sur la question. On commence à se dire que l’émotivité a encore joué un mauvais toit à tout le monde. Mais il est encore temps, puisque David Cameron n’a pas encore écrit à la commission de Bruxelles pour enclencher officiellement le brexit.

D’un point de vue strictement juridique, c’est possible, ce qu’un vote a fait, un autre peut le défaire. Le problème est de connaître avec certitude la fin du processus qui ne saurait s’étendre ad infinitum.

Alors que vont faire nos amis britanniques ? Pourront ils vivre et prospérer hors le cadre juridique de l’Union Européenne ? Franchement, j’en doute. Les liens sont tels, les relations et les intérêts sont si imbriqués qu’’il faudra négocier un brexit qui sera autre chose qu’un véritable brexit, en somme un canada dry qui ressemble à de l’alcool mais qui n’en est pas…

Il y a un autre problème éthique qu’il ne faudra résoudre : punir à vie les politiciens qui ont trahi leur camp pour prendre la place du calife et qui ont délibérément menti au peuple. Il y en a quelques uns mais il y en a deux qui doivent absolument les foudres du châtiment. Il faudra être très attentif à la personnalité qui remplacera Cameron lequel n’a pas fait preuve d’une grande lucidité politique. Tant que la politique relève plus de Machiavel que de Platon et de Socrate il faut agir comme un requin : avec les requins on ne doit pas être un saumon, sinon la fin du match a sonné avant même qu’il n’ait commencé..

Le parlement britannique devrait faire droit aux demandes protestataires  qui réclament satisfaction. Cela pourrait retarder le brexit, le temps que les tribunaux internationaux et anglais se prononcent..

Un excellent philosophe français, disparu depuis peu et retombé dans les oubliettes, Jean Guéhenno, excellent penseur mais un peu trop catholique à mon goût, disait que la seule inégalité à combattre était celle des esprits. Songez : la voix d’un professeur d’université de Londres ne pèse guère plus que celle d’un paysan du Yorkshire ! C’est très généreux mais largement utopique. Et dans le pire des cas, comme celui qui nous occupe, cela donne le brexit.

08:51 | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

Commentaires

Monsieur,
La campagne du "Brexit" a durée plus de six mois,c'est un temps largement suffisant pour avoir une réflexion correcte. Les britanniques ne se sont pas trompés. ils n'ont pas été volés, ils ont votés en connaissance de cause.
Votre article est pathétique et révèle un déni de démocratie.
Vous faites partie de ces gens qui sont prêts à tout pour trouver n'importe quels arguments fallacieux ad æternam jusqu’à ce que la décision prise soit conforme à leurs désirs.
Après le 9 février on a eu les mêmes commentaires pleurnicheurs.
La décision a été prise démocratiquement, ce genre de caprice est à ignorer purement et simplement.
Vous vous faites du soucis pour les finance britanniques ! Franchement je me ferais beaucoup plus de soucis pour celles de l'Europe. (Surtout quand on constate le déséquilibre Allemagne / Europe).
Quand à votre conclusion c'est effrayant : "la voix d’un professeur d’université de Londres ne pèse guère plus que celle d’un paysan du Yorkshire".
Toutes les personnes qui ne pensent pas comme un professeurs d'université ou comme vous sont des idiots. Pour qui vous prenez vous ?! Bel exemple d'ouverture d'esprit !
Pour votre information, je n'étais pas favorable au vote du 9 février ni au "Brexit", mais quand je vous lis je comprends beaucoup mieux le résultat de ces votations.

Écrit par : Boccard | 26/06/2016

Les commentaires sont fermés.