09/05/2016

Le sort des enfants orphelins ou abaonnés pendant la seconde guerre mondiale

Le sort des enfants orphelins ou abaonnés pendant la seconde guerre mondiale

Comme tant d’autres gens, j’ai suivi l’émission d’hier soir sur France 2 intitulée Après Hitler. C’est-à-dire les conséquences immédiates et à très court terme de la folie hitlérienne.. C’était une émission richement documentée qui nous a appris bien des choses. Une seule réserve : Vincent Lindon n’avait rien à y faire et je ne comprends pas qu’on lui ait confié la lecture de commentaires dont il n’est sûrement pas l’auteur. Mais passons, c’est un détail.

Ce qui m’a le plus ému, ému je l’ai été par tout ce que j’ai vu et entendu, oui, ce qui m’a tant ému c’est le sort des enfants, notamment allemands qui, d’une voix enfantine, lançaient des appels à la radio pour retrouver des parents qu’ils espéraient encore vivants. C’était déchirant. Les enfants donnaient leurs nom et prénom, leur de naissance et de domicile avant d’avoir été séparés de leurs parents par l’horreur de la guerre.

Il y eut ire, bien pire puisqu’irrémédiable : le million ou plus d’enfants juifs qui furent gazés, tus de différentes manières, parfois même jetés vivants dans des brasiers lorsque les chambres à gaz étaient indisponibles ou à court de … gaz. L’horreur absolue.

En plus du souvenir de ces enfants juifs assassinés, j’ai gardé, gravé dans ma mémoire, la voix balbutiante de ces enfants blonds, garçons et filles d’un âge si tendre, qui imploraient qu’on leur rende leurs chers parents.

On se rend alors mieux compte du drame humain que le régime hitlérien a représenté non seulement pour l’Europe dans son intégralité mais aussi pour la population et les familles allemandes.. La cellule familiale avait été détruite par les idéologues nazis qui serinaient aux gens que le parti était au-dessus de tout. On incitait donc les enfants à aller jusqu’à dénoncer leurs propres parents s’ils estimaient que ceux-ci étaient critiques à l’égard du parti nazi… La nation allemande était devenue une nation soldatique. D’ailleurs, on le voit au nom même que prirent toutes les associations ou clubs nazis : tous intégraient à leurs intitulés le terme de lutte et de combat : Kampf. Kampfbund, etc… C’est cette lutte pour la survie, c’est le mythe du plus fort qui finit par s’imposer. Dans mes précédents articles sur le philosophe Martin Heidegger j’en ai parlé. On paralit souvent de l’éclipse de Dieu, il faudrait dire plutôt l’éclipse ou la disparition de toute notion d’éthique…

La valeur de toute société se mesure à l’aune de la protection consentie aux faibles, à savoir, aux enfants, aux femmes, aux vieillards, ainsi qu’aux malades en général..

Ces messages d’enfants orphelins ou abandonnés se sont poursuivis jusqu’au milieu des années 50. Après, on estimait que les enfants étaient devenus des adolescents ou des adultes. Et l’Etat a pris le relais.

N’oublions pas les enfants des autres pays conquis par les Nazis, notamment l’ancienne URSS qui consentit d’énormes sacrifices tant en vies humaines qu’en destructions matérielles.

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