04/04/2016

Que va devenir Bachar ? La lourde erreur de la diplomatie française

Que va devenir Bachar ? La lourde erreur de la diplomatie française

J’ai toujours eu la plus haute estime pour les capacités intellectuelles et l’habileté diplomatique de Laurent Fabius. Mais je n’ai jamais vraiment bien compris son acharnement, proclamé urbi et orbi, contre Bachar. Il a fait de son départ l’alpha et l’Omega de la diplomatie française en Syrie. Pendant ce temps, les Russes ont mieux compris la situation au point de remettre Bachar en selle et de faire de lui un passage obligé de toute solution politique et même militaire. Pourquoi les Français ont ils maintenu cette position jusqu’au bout au point d’être lourdement démenti par les faits ? Probablement pour complaire aux Saoudiens et aux monarchies du Golfe. Les gérontes saoudiens voulaient exclure Bachar et par souci de nature commerciale et financière, la diplomatie française leur a emboîté le pas. A tort. Puisque Bachar avec le soutien du Hezbollah et des Russes a reconquis Palmyre et que les Irakiens vont en faire autant pour Rakka en Syrie et Mossoul en Irak. Lorsque Vladimir Poutine annonçait à grand renfort de publicité qu’il rapatriait ses forces armées de Syrie, en fait il ne prélevait qu’une infime quantité des forces spéciales et aériennes. Ne dit on pas que le fer de lance de la reconquête de Palmyre était constitué par les forces spéciales russes ? Le problème le plus grave auquel nous soyons confrontés tient à l’animosité des USA à l’égard des Russes. Les Français pensaient naïvement que Obama donnerait son accord, ce qu’il a refusé de faire. C’est dommage bien que l’on puisse comprendre cette attitude : comment pactiser avec un homme qui a démembré un pays voisin ? Comment travailler de conserve avec Poutine alors qu’il a annexé la Crimée ? Mais les Français ont eu tort de s’arcbouter sur le cas de Bachar. Aujourd’hui, l’idée a fait son chemin : l’armée syrienne se bat sur place et Bachar est son chef : impossible de l’ignorer. Espérons que l’on ne persistera pas dans l’erreur : il faut dissocier le cas de Bachar de tout le reste. Je ne vois pas comment il pourrait se maintenir au pouvoir après de telles effusions de sans de son propre peuple.

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