05/03/2016

La démocratie en Turquie et la liberté de la presse : le cas Erdogan

La démocratie en Turquie et la liberté de la presse : le cas Erdogan

Les choses ne s’arrangent pas en Turquie avec Monsieur Erdogan qui ne supporte plus la moindre critique, clame haut et fort son mépris de l’institution judiciaire de son pays, fait embastiller les journalistes qui osent le critiquer, et administrer par d’autres la rédaction, et surtout ne respecte plus la liberté de la presse. Je rappelle qu’il a dit publiquement n’avoir pas de respect pour une décision de la cour suprême qui ne lui plaisait pas, car elle exigeait la libération immédiate de deux journalistes.

Tout le monde sait que la Turquie joue double ou triple jeu dans la crise syrienne. Tout le monde le clame sur les toits. Récemment encore, donc cette semaine, j’entendais le président d’une importante fondation le dire. Pire, la Turquie utilise la gêne occasionnée aux Occidentaux par les réfugiés pour soutirer des sommes astronomiques à l’Union Européenne, et tenter de faire avancer de force les négociations sur l’adhésion à l’U.E.

Ce serait une erreur fatale de céder sur ce point et je ne pense pas que les négociations de ce lundi à Bruxelles pousseront les feux dans cette direction. On changerait les équilibres gravement et de manière irréversible en accueillant ce pays dans notre UE. On a déjà laissé entrer en Europe des millions de réfugiés qui vont pouvoir essaimer non seulement en Allemagne mais partout dans l’espace Schengen. L’UE a commis une folie sans nom : si l’on abat les frontières intérieures il faut qu’au préalable les frontières extérieures soient étanches ou au moins bien gardées. Or, depuis des années, ce n’est pas le cas. Les terroristes, et il y en a sûrement parmi les réfugiés, ont pu se déplacer tranquillement d’un pays à l’autre.

Certes, la Turquie accueille sur son territoire des millions de réfugiés, mais cela la regarde en tant que puissance régionale. Disons aussi qu’elle ferme les yeux sur le transit des membres de l’Etat islamique dont les blessés sont soignés dans les hôpitaux. Dans certains milieux diplomatiques on n’est pas loin de penser que la Turquie fait pression sur l’UE de manière à peine dissimulée : ou vous nous aidez ou on ouvre les vannes et vous êtes débordés du jour au lendemain par des millions de réfugiés syriens et irakiens. Cela rappelle une menace de Kadhafi : sans moi, disait il, l’Europe serait un continent noir…

L’identité culturelle de l’Europe mérite d’être préservée. Ceux qui veulent s’assimiler sans réserve à notre système de valeurs pourraient être, par petits groupes, accueillis et intégrés. Il leur faudra après cela s’assimiler à la socio culture européenne. Il ne faudrait pas que la génération suivante présente des exigences inconciliables avec la culture européenne.

La France de M. Hollande commence à le comprendre en prenant conscience de l’étendue des territoires perdus par la République, les banlieues notamment. Le président français n’accueillera pas plus de 30.000 réfugiés, ce qui est fortement contesté par de larges franges de l’opinion. C’est pour cette raison que l’unanimisme de façade entre la France et l’Allemagne ne trompe personne… Les besoins sont asymétriques, au-delà du Rhin on manque de bras et la natalité est en berne, de ce côté ci du fleuve frontière les choses sont différentes.

En gros, l’Europe fait face à de sérieux problèmes et la Turquie de Monsieur Erdogan est l’un de ceux là…

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Commentaires

L'adhésion de la Turquie à l'Europe serait en réalité l'adhésion de l'Europe à l'Empire Ottoman. Ce que nos ancêtres ont su défendre pendants des siècles serait donner en pâture à l'Islam. Les populations dégénérées de l'occident sont prêtes, manipulées par les médias, à échanger leurs cultures et leurs savoirs contre un hypothétique confort moral. La Turquie membre de l'union européenne n'aura de cesse de réclamer l'instauration de lois islamiques au sein de l'Europe aidée par l'invasion en cours et par une idéologie toujours plus revendicative. Certains pays comme la France n'ont plus d'autre choix que composer avec une présence toujours plus physique d'un communautarisme exclusif. Il est temps que le vieux continent prennent des mesures efficaces pour faire cesser l'immigration musulmane. La Turquie n'est pas le bateau de sauvetage de l'Europe elle est le sous marin qui peut la faire couler.

Écrit par : norbert maendly | 05/03/2016

Le plus grand problème de l'Europe est la stupidité de ses dirigeants qui n'ont "rien vu venir" tant ils étaient occupés à se chamailler entre eux ou à se regarder le nombril.
Erdogan a toujours eu une vision, si on peut utiliser ce beau terme pour un désir d'asservir, d'abord son propre peuple à l'islam, ensuite tout le Moyen Orient à une nouvelle version de l'Empire Ottoman, enfin l'Europe toute entière à ce qu'il considère comme une Civilisation supérieure.
Nous voyons le déroulement de ces différentes phases de son programme, sous les applaudissements de nos dirigeants impuissants et aveugles en même temps. Ceux qui ont le plus de chance d'éviter ce sort sont les Américains, ceux du Sud comme ceux du Nord, alors même que ces derniers sont en grande partie responsables des conditions mises en place pour la réalisation de ce programme.
Ils en seront protégés, non pas par l'Otan, qui n'a servi qu'à maintenir l'Europe à sa botte et favoriser l'émergence d'Erdogan sur le plan international, mais par la force de leur propre système de d'asservissement religieux dans le Nord, qui puise dans le Protestantisme et ses divers mouvements sectaires d'une part, par la fidélité du Sud et de ses immigrants qui passent la frontière, soumis encore en très grande majorité au joug d'un Catholicisme ultra conservateur.
C'est un peu la réalisation de la prédiction d'André Malraux, qui voit une forme rétrograde du Christianisme se dresser comme seul rempart efficace contre une autre forme religieuse encore plus rétrograde, celle de l'Islam.

Écrit par : Mère-Grand | 05/03/2016

Erdogan est éligible de comparution pour crimes contre l'humanité, au chef de génocide, par le TPI ou tout autre tribunal international, de corruption et détournement de fonds et de biens publics se chiffrant à des milliards de $

en attendant que les pas de la Turquie n'évoluent vers son entrée dans l'UE,

L'ensemble de la planète sait que
Erdogan a éliminé tous les éléments constitutionnels turcs de nature à rendre la Turquie compatible avec les démocraties européennes:

de ce fait, tout responsable de l'UE faisant croire en mars 2016 à une possible future intégration de la Turquie au sein de l'UE

n'est qu'un GROS VILAIN MANIPULATEUR

Écrit par : divergente | 05/03/2016

*NE PAS SE VOILER LA FACE: Erdogan (guide du PJD) prépare la constitution turque pour être compatible avec la charia / le salafisme

le PJD n,a toutefois pas obtenu la majorité des deux tiers qui lui aurait donné la latitude nécessaire pour procéder à une révision de la Constitution sans recourir à une consultation populaire

- Un cheval de Troie appelé Erdogan, 20 février 2016
http://www.enquete-debat.fr/archives/un-cheval-de-troie-appele-erdogan-57466

- Erdogan ne respecte pas la décision de la Cour constitutionnelle concernant la libération de deux journalistes, Fév 28, 2016
http://www.europe-israel.org/2016/02/erdogan-ne-respecte-pas-la-decision-de-la-cour-constitutionnelle-concernant-la-liberation-de-deux-journalistes/

und mehr:
http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMEve?codeEve=1115
http://www.bvoltaire.fr/claudebrasseur/cheval-de-troie-appele-erdogan,239833

Écrit par : divergente | 05/03/2016

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