21/02/2016

La Grand Bretagne a t elle jamais vraiment fait partie de l’Union Européenne ?

 

 

La Grand Bretagne a t elle jamais vraiment fait partie de l’Union Européenne ?

C’est la question que l’on peut légitimement se poser sans être taxé de chauvinisme et ou d’esprit anti-british. Certes, tout ne fonctionne pas parfaitement dans l’Union Européenne, et les négociations à 28 constituent une sorte de délire pas toujours logique et dont nul n’est dupe, pas même les Etats-membres. Mais tout de même, avec une bonne volonté touchante et des efforts sans cesse renouvelés, tous se battent pour que l’UE se développe et surtout vive.

Est ce à dire que la Grande Bretagne a d’abord pensé à elle avant de penser à l’Europe, son unité et son avenir ? Oui et non.

Certaines demandes de David Cameron qui se bat déjà pour sa réélection sont absolument fondées. La Grande Bretagne ne fait pas comme la France, au bord de la faillite, elle ne permet pas le tourisme social. Les déficits sont trop grands, la crise trop forte pour qu’on puisse se permettre de telles fantaisies. Il en est de même de l’immigration dont les réfugiés ou déclassés du monde entier profitent de manière éhontée sous le ciel pluvieux de sa gracieuse Majesté. Il fallait y mettre un terme et Cameron a eu gain de cause.

La Grande Bretagne, qui ne fait pas partie de la zone Euro n’a, en revanche, pas eu gain de cause en voulant exercer un contrôle sur une institution dont elle ne fait pas partie, même en arguant que cela pouvait avoir des incidences sur son économie et sa monnaie. Les Européens ont tenu bon et ils sont eu raison de le faire.

Camron a aussi voulu ériger une digue sur la voie d’une commission européenne qui se mêle de tout, veut tout réglementer, voire même infliger de lourdes amendes à des Etats récalcitrants. En somme, le Premier Ministre britannique a voulu réaffirmer la souveraineté des Etats et de leurs parlements nationaux

Enfin, qu’il l’ait ou non dit clairement, Cameron a voulu briser la férule allemande. Je suis germanophile, tout le monde le sait. Je suis même le plus jeune commandeur de l’Ordre Fédéral du Mérite, l’unique ordre de distinction honorifique allemand (Großbundesverdienstkreuz) mais je le dis : ce qui est bon pour Angela Merkel n’est pas nécessairement bon pour l’Europe. Et notamment l’affaire des réfugiés inconsidérément accueillis par millions sur le territoire…

En conclusion, cette crise du Brexit aura été utile puisque les dirigeants européens ont enfin compris que dans l’union et dans la zone Euro, tous n’avancent pas d’un même pas ! Comment a t on pu faire adhérer la Grèce à la zone Euro ? Comment avoir une monnaie commune alors qu’on n’a pas de politique économique ou fiscale commune ? Comment loger à la même enseigne l’Europe du sud et l’Europe du nord ? La France, elle-même, n’a plus le statut de grande puissance, comme c’était le cas à la veille de 1914 …

La question qui se pose avec une certaine angoisse est la suivante : que va décider le peuple britannique ? Va t il se satisfaire des acquis de Cameron ou se prononcer pour le brexit ?

L’Europe a compris qu’il fallait un noyau dur, une sorte d’attelage de tête franco-allemand pour mener les affaires et montrer la voie. Ce n’est pas la fin de l’Europe, c’est la fin d’une certaine Europe

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Commentaires

Votre exemple d'attelage est très pertinent. En effet pour qu'un attelage fonctionne bien il faut qu'il soit composer au maximum de 8 ou 10 chevaux. Au delà il n'est plus possible de le faire changer de direction. C'est bien là le problème de l'Europe. Une Europe à 8 ou 10 était dirigeable une à 28 c'est trop. Les anglais ont tout de suite tirer au renard (comme d'habitude) et les autres, les les mal nourrit de l'est ont profiter d'une avoine fraîche mais ne veulent pas du sarrasin qu'on veut leur faire avaler. Quand au cheval ailé grecque il ne vole plus de ses propres ailes depuis longtemps. La meneuse teutonne a cru pouvoir les forcer (à l'allemande) mais ça ne marche pas et son coéquipier gaulois fait l'équilibriste pour ne pas se faire éjecter de la charrette. L'équipée fait peine à voir, l'imbroglio créé par une croissance débridée vers l'est et des refus d'obstacles de la part des bourrins anglais laissent perplexe. Il faut retendre les rennes et cesser d'importer d'orient des étalons qui mettent la pagailles dans les boxes et alors peut être que la voiture hippomobile européenne rependra la route.

Écrit par : norbert maendly | 21/02/2016

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