04/02/2016

Le problème de la royauté dans la Bible hébraïque

                                           Maurice-Ruben HAYOUN

CONFERENCE DU 4 F2VRIER 2016 A LA MAIRIRE DU XVIe ARRONDISSEMENT

                            Salle des mariages, de 19h à 20h30

 

Le problème de la royauté dans la Bible hébraïque : le phénomène de la monarchie

La confusion chronologique :

  1. dans le Deutéronome, le 5e livre de Moïse, on nous dit : tu placeras un roi sur toi
  2. Et dans le livre de Samuel qui est bien postérieur (d’abord Josué, lers Juges et enfin le livre de Samuel) on nous présente un paysage entièrement différent.

 

Les débuts de la monarchie : la question s’est posée aux prêtres et aux tenants du courant charismlatiques : Israël qui ne reconnaît que Dieu comme roi, peut il avoir un roi de char et de sang ? Plusieurs conceptions religieuses s’affrontent et cela se ressent dans l’histoire des débuts de la monarchie :

  1. il y a tout d’abord le choix du peuple qui est contesté. Le peuple demande un roi qui marche en tête de son armée et mène ses sijets à la victoire. C’est donc tout d’abord un besoin d’ordre militaire. Le mprophète Samuel essaie de dissuader le peuple qui insiste et veut absolument un brave qui lui serve de roi. Echange entre D- et son prophète Samuel : D- conseille à Samuel de ne pas insister dans ses dém Ce n’est pas toi, lui dit il, qu’ils offensent mais moi-même. S’ils veulent un roi on va leur en donner. Dans son argumentaire, le prophète met en garde contre les méfaits classiques de l’institution monarchique. Le roi va prendre vos fils pour sa garde, il va confisuer les terres les plus riches pour les offrir à ses serviteurs, il fera de vos filles des boulangères et des cuisinières et des parfumeuses… Rien n’ y fit.
  2. mais c’est tout de même D- qui garde la main puisque c’est lui qui mandate le prophète Samuel en lui disant chez aller pour oindre un élu roi.

le cas de Saül : on nous forunit plusieurs modes de désignations du roi par le prophète Samuel. Nous sommes à la source même de cette institution qui va devenir la monarchie de droit divin. C’est donc l’homme de D- qui va oindre le monarque choisi, sélectionné par D- Tout d’abord, on décrit l’onction royale de Saul, comme le résultat d’une victoire militaire sur l’ennemi : cela correspond au désir premier du peuple : un guerrier qui nous conduit au combat et marche à notre tête. Ensuite, une sorte de sacre par acclamation.

  1. C)       On constate donc une dyarchie au sommet, les pouvoirs royal et spirituel sont séparés mais   c’est le prophète qui oint et destitue le monarque si ce dernier n’agit plus en conformité avec les ordres sivins… mais pouvons nous croire que les choses se sont réellement déroulés comme le disent les livres de Samuel et les livres des Rois ?

N’avons nous pas, ici aussi, à faire a une lecture théologique des événements ?

 

  1. La destitution de Saül : On ne comprend pas bien cette destitution, tant la mesure apparaît disproportionné par rapport à la faute commise. Saül n’a exterminé tous les biens d’une peuplade ennemie comme le lui avait recommandé Samuel au nom de D-. Pour excuser ou justifier son geste, le roi Saül dit qu’el voulait offrir des sacrifices à ce même D- qui va lui ravir la royauté
  2. On a l’impression de vivre une sorte de réécriture de l’Histoire : le principe théologique ordonne toutes les données et présente une grille conforme à sa philosophie d’ensemble : c’est D- qui est le maître du jeu.
  3. Un principe domine l’ensemble : ce n’est pas la force physique qui compte, comme dans le cas de Saül, réputé pour dominer ses frères par sa taille physique. Les choses ont changé, c’est le plus fluet, le simple berger, le flûtiste, l’homme doux, le terme né’im zemirot Israël : le doux Psalmiste d’Israël
  4. Cette histoire de la substitution va déterminer la suite de l’histoire d’Israël puisque c’est la dynastie davidique qui va l’emporter. Dans l’intervalle, l’historiographie biblique est devenue encore plus religieuse, plus fidéiste, c’est Dieu qui protège Israël. Et il l’a montré dans l’épisode de David et de Goliath. Au point de dire que c’est Dieu qui terrasse Goliath, qui guide la fronde de David, lequel échappe à tous les attentats préparés par Saül, son éphémère beau-père
  5. Moralisation du personnage de David qui s’est rendu coupable de tant de méafits mais auquel D- a tout pardonné sauf le meurtre d’Uri le Hittite.
  6. Enseignements à tirer de cette dualité au pouvoir : D- décide, il choisit, et il écarte quiconque lui désobéit. Mais David fait exception à cette règle car D a accepté son repentir sincère. Israël est une théocratie puisque il est le seul Dieu, le seul roi de son peuple : Avinou, malkénou. le roi fait figure d’un vicaire de D sur terre.
  7. Le seul roi d’Israël, c’est D-

 

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