11/01/2016

La chancelière Angela Merkel s’est lourdement trompée ( hat einen plumpen Irrtum begangen)

 

 

La chancelière Angela Merkel s’est lourdement trompée ( hat einen plumpen Irrtum begangen)

Oui, la chancelière à laquelle tout semblait sourire, vient de commettre une grave erreur aux conséquences particulièrement lourdes. C’est étonnant de la part d’une femme politique habituée à dénouer les crises les plus compliquées et à mener d’une main de fer la plus grande et la plus puissante démocratie de l’UE, l’Allemagne. Et cette grande dirigeante a cru pouvoir tirer avantage ou profit de ce vaste exode touchant des pays arabo-musulmans comme la Syrie, l’Irak, le Pakistan, l’Afghanistan et l’états d’Afrique du nord.. On connaît la suite depuis la nuit du nouvel an…

Son calcul paraissait simple : il va manquer à l’industrie allemande près de 7 ou 8 millions de bras dans les prochaines années ; la natalité s’effondre, les naissances ne remplacent plus les décès… L’occasion était belle et il fallait la saisir.

Et voilà les viols et les agressions sexuelles moins graves sont venus rappeler la triste réalité. Tous les plans de la chancelière se sont effondrés comme des châteaux de cartes. C’est triste mais c’était prévisible. Tout le monde a été pris de court, excepté l’extrême droite qui, pour des raisons idéologiques, ne veut pas de réfugiés ni de demandeurs d’asile.

En Allemagne, ce fut l’effet d’un tremblement de terre ! j’ai enseigné à l’Uni de Heidelberg durant 24 ans et je me souviens que même dans les parkings souterrains, il y avait des places réservées aux femmes, des tables de restaurants aussi pour un gemütlicher Abend ou des sessions de Frauenbunde où aucun homme n’était accepté. J’ai encore pu vérifier cela la première semaine de novembre lorsque j’étais à Berlin, à l’invitation de Monsieur l’ambassadeur de France, Philippe ETIENNE, pour le lancement de la traduction allemande de ma biographie de Léo Baeck (Armand Colin / Wissenschaftliche Buchgesellschaft)

Le multiculturalisme ne présente pas que des avantages, bien au contraire. La chancelière pensait imposer une politique européenne, voire mondiale, d’accueil des réfugiés et demandeurs d’asile.

Quand on dirige une grande puissance continentale comme l’Allemagne, on maîtrise mieux ses sentiments.

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