16/11/2015

Sommes nous en guerre?

Sommes nous en guerre ?

Ce matin sur I-Télé M. Jean-Pierre Raffarin, ancien premier ministre, a fait une mise au point que je juge très appropriée. Il s’est interrogé sur les déclarations très hâtives et plutôt émotives des deux têtes de l’exécutif, selon lesquelles, nous sommes en guerre… L’orateur a expliqué que l’usage abusif de cette phrase ne s’accompagnait évidemment pas de mesures généralement prises en temps de guerre : suspension des libertés publiques, mise entre parenthèses du parlement, vote des pleins pouvoirs, fermeture des frontières, internement d’une certaine frange de la population qui pactise avec l’ennemi, sorte d’ennemi intérieur, etc…

 

En gros, cet homme politique voulait attirer l’attention sur le fait qe toutes les mesures n’avaient pas été prises, pour être en accord avec de telles déclarations. Il est vrai que depuis hier soir et plus encore ce matin, les critiques pleuvent sur l’action des pouvoirs publics

 

Pourquoi a t on accordé aux terroristes du Bataclan plus de deux heures de répit avant de donner l’assaut, sachant qu’ils mettraient ce temps à profit pour mettre à mort des dizaines de personnes ? Chacun sait que ces terroristes sont des kamikazes, ils n’avaient rien à discuter ni à négocier.

 

D’autres critiques touchent l’inaction du gouvernement, voire son inertie, concernant les imams radicalisés, prêcheurs de haine et de culture de mort, ou les Arabes ayant une fiche S, ou encore les binationaux : pourquoi ne pas donner un sérieux coup de pied dans la fourmilière ? Mais ceci s’applique aussi à la Belgique ou tout un quartier de la capitale belge est devenu un sanctuaire de salafistes.

 

Depuis ce matin, plus de 180 perquisitions ont été lancées et la police a découvert des armes (même un lance-roquette) et des munitions. Se pose aussi la question du cheval de Troyes. D’aucune disent même dans la presse étrangère que l’Europe, en accueillant tous ces étrangers et faux réfugiés, réchauffe en son sein l’œuf du serpent.

 

Je crains que des lendemains douloureux nous attendent. Tant de décennies d’attentisme, de négligence, voire d’amateurisme ne sauraient être réparées en un quart d’heure.

 

Et de grâce que la France cesse de réclamer le départ de Bachar avant d’agir ; il faut que les deux coalition fusionnent (ce sera plus tuile que pour les régionales) et que l’on éradique les ennemis de la vie, de la culture et du bonbeur.

 

Deux indices d’un relèvement de la tête : on a refusé de complaire aux demandes inconvenantes du président Rouhani qui bannissait le vin de la table présidentielle et François Hollande a bombardé énergiquement l’EI en réponse à leurs crimes d’avant hier à Paris

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