21/10/2015

France: interrogations sur l'autorité de l'Etat

France : Questions sur l’autorité de l’Etat

Revenu d’Israël où la situation intérieure n’est guère plus rassurante, je scrute les derniers événements qui secouent la France. Hier, c’était le président de la République qui se faisait copieusement huer par les habitants des banlieues, je veux dire des cités et des quartiers, lesquels avaient pourtant vu en lui le sauveur, la planche de salut, l’homme providentiel qui allait les arracher à  la misère et au mépris. Hier, pas un seul seul n’a dit qu’il revoterait pour François Hollande…

Hier encore, en Isère, dans une bourgade (Moisan), ce sont les gens du voyage qui ont mis à feu et à sang ce lieu dit, au motif qu’un juge avait refusé d’accorder une permission de sortie à un jeune homme incarcéré, afin qu’il puisse assister aux obsèques de son frère/ On se souvient qu’un incident de même nature s’était produit il y peu de temps et que la justice, et donc l’Etat, avait dû céder…

Aurais-je la cruauté de revenir sur les incidents honteux qui émaillèrent la réunion du comité d’entreprise d’Air France ? Devrais-je rappeler que le gouvernement avait appuyé les décisions de la direction, avant de se raviser et de bloquer les licenciements annoncés ? J’ajoute, comme je l’ai déjà fait, qu’un licenciement n’est jamais agréable aux yeux de ceux qui le subissent, mais que les agressions dont furent victimes les cadres d’Air France sont honteux et inacceptables.

En somme, ces quelques incidents marquent un délitement de l’autorité de l’Etat. On en vient même à se demander si ceux qui gouvernent savent où ils vont. Et je ne parle même pas de la crise des migrants qui suscitent de graves oppositions, ni des interruptions de discours du premier ministre et de son ministre de l’économie, traité de licencieur par une dame tout ce qu’il y a de plus français. Il ne s’agit plus de populations récemment immigrées dans le pays.

Et pour le bouquet final, des associations font comparaître devant un tribunal correctionnel la président d’un grand parti politique, depuis peu le premier parti politique de France.

Tout ceci fait désordre et l’autorité de l’Etat en prend un coup.

Il est vraiment dommage que les plus hautes autorités de l’Etat n’aient pas recouru à un gouvernement d’union nationale allant de la gauche à la droit parlementaire et au centre.

Maintenant, il est trop tard.

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