31/08/2015

Le drame des migrants et l'interview de Marine Le Pen ce matin sur I-Télé

La drame des migrants et l’interview de Marine Le Pen ce matin sur I-Télé

Ce que nous vivons depuis plusieurs semaines, voire plusieurs mois dans tous les pays de l’UE est à peine croyable. Tous les gouvernants, de droite comme de gauche, du nord comme du sud, n’ont rien vu venir et il n’est pas étonnant qu’ils subissent les événements à défaut de pouvoir au moins les canaliser. On a assisté à des scènes à peine croyables : des hordes humaines où même les enfants et les vieillards ne sont pas absents s’infiltrer dans les pays d’Europe, échouer sur des rivages qu’ils croyaient hospitaliers, le tout sous le regard impuissant de soldats, de garde-frontières ou de douaniers… Cela fait penser au limes de l’empire romain qui a fini par succomber aux grandes invasions.

Que l’on me comprenne bien, je ne compare pas ces pauvres êtres à des envahisseurs armés qui se seraient juré la fin de notre civilisation et de notre culture ; je dis simplement que sauf à être des barbares et à faire usage d’armes à feu, on ne peut plus s’opposer à de telles marées humaines.

Je tire de cela au moins deux leçons : les gouvernements ont fait preuve d’une coupable impéritie, ne prévoyant rien, laissant la situation s’aggraver indéfiniment en Syrie, en Irak et en Afghanistan, sans jamais penser une seconde que ces pauvres gens finiraient par tout tenter alors qu’ils bravent la mort chez eux chaque jour que Dieu fait. La seconde leçon relève de l’égoïsme national ou même européen : comment penser que les gens se feraient massacrer chez eux sans bouger ? Comment avoir hésité à intervenir dans ces foyers de conflits, comme la Syrie et l’Irak ?

Le problème est que les gouvernements vont réagir à un moment où des milliers, voire des millions de gens vont tenter de quitter l’enfer où ils vivent pour rejoindre les pays de l’Europe du nord. Une fois installés dans leur destination de prédilection ils pourront aller où il leur plaira dans toutes l’Europe, ce qui signifie que même la France et la Grande Bretagne ( en dépit de statut européen particulier) ne pourront rien faire…

C’est à peu de choses près que Marine Le Pen a développé ce matin sur I-Télé. Certes, l’Allemagne fait exception à la règle puisqu’elle a fait volte face, ne parle plus de renvoyer ces réfugiés chez eux et se déclare prête à les recevoir. Mais pourra t elle les intégrer valablement, les assimiler, ou simplement les loger et leur donner du travail ? Il y a aussi des arrière-plans historiques radicalement différents, tant en Allemagne que dans les autres pays de l’UE : l’histoire récente de ce pays l’incline à se montrer accueillant. Par ailleurs, il a la poursuite d’un but non avoué mais bien réel : la population allemande ne se renouvelle plus, les naissances ne couvrent plus les décès. Et l’économie germanique, la plus puissante du continent, besoin de main-d’œuvre : 800.000 personnes à recevoir, ce n’est pas rien, même pour un pays comme l’Allemagne.

Est ce que toute la population allemande est sur la même ligne que la chancelière ? Ce n’est pas sûr car nombre de citoyens craignent que cet afflux massif de réfugiés ne conduise à des changements d’équilibre et ne créent des problèmes des vingt années à venir, lorsque ces populations d’origine non européenne marqueront leur différence et présenteront leurs revendications spécifiques. Là aussi il y a une différence avec la France qui elle veut assimiler entièrement alors que l’Allemagne tolère le communautarisme.

Un dernier point : nos politiques doivent absolument changer et regarder l’avenir de manière bien plus large et non plus par le petit bout de la lorgnette nationale. Sinon, on s’expose à de tels défis civilisationnels qu’on ne pourra plus maitriser.

Qu’on soit ou non d’accord avec elle, Marine Le Pen paraît mieux à même de faire face. J’ignore comment, mais elle, au moins, ne minore l’étendue de ce grave problème.

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30/08/2015

Négociations inidrectes entre Israël et le Hamas

Les négociations indirectes entre le Hamas et Israël vont elles aboutir ?

En dépit des dénégations du Premier Ministre israélien, ces négociations se déroulent sous la férule plus ou moins déclarée de la Turquie qui mène deux politiques de front à l’égard d’Israël : en public, on vitupère l’Etat juif pour faire illusion aux yeux des pays arabes et on se fait le champion bruyant et sonore de la cause palestinienne, de l’autre, on continue à faire des affaires avec Jérusalem en achetant des drones, en servant de boîte aux lettres avec des ennemis irréductibles de l’Etat sioniste. On facilite les échanges et les contacts et on réalise, mais in petto, que le paysage au Proche Orient change à grande vitesse et qu’il vaut mieux être à bord du train que courir désespérément sur un quai vide.

Ces derniers temps, la Turquie a subi des revers et connu maintes reculades, dus au caractère bouillonnant de son président qui a pris des habitudes de sultan de l’ancien empire ottoman.

Il faut bien comprendre que cette négociation entre Israël et le Hamas est dictée par des considérations d’ordre général. Depuis la conclusion d’un accord sur le nucléaire iranien, non encore ratifié par le Congrès qui n’en veut pas mais que le président peut imposer par une de ses prérogatives, la donne a nettement changé dans la région, en raison d’un adage qui a fait ses preuves depuis que le monde est monde : les ennemis de mes ennemis sont mes amis.

Tout se passe sur fond de rivalité à la vie à la mort entre l’Iran et l’Arabie saoudite. Ces deux pays se disputent de manière criante la suprématie dans la région. L’accord va redonner à l’Iran des capacités d’intervention dans l’économie mondiale et la politique régionale encore insoupçonnées. Même si l’Arabie est assise sur matelas de près de 800 milliards de dollars et que l’Iran ne va toucher que 130-150 milliards dans les mois à venir, c’est la dynamique, la logique de développement qui fait craindre le pire.

La diplomatie saoudienne porte un nom : le containment (si cher à Foster Dulls lors de la guerre froide) face à l’Iran. Pour cela, l’Arabie bat le rappel de ses amis et de ses alliés dans la région. Elle a déjà partiellement réussi son pari en montant cette coalition arabe contre les rebelles pro iraniens au Yémen. Le rusé président iranien a bien compris cette tentative d’enveloppement saoudien et s’en va répétant que tout peut et doit être réglé politiquement, la Syrie, le Yémen, Bahreïn, etc… sauf évidemment Israël qui constitue une sorte de non possumus aux yeux des Mollahs iraniens.

Patiemment, les Saoudiens font le recensement des amis ou alliés de Téhéran dans la région. Ils constatent qu’Israël s’oppose à leur principal ennemi qui cherche à l’anéantir et qui ne s’en cache même pas. Or, contre Israël, il y a les Palestiniens. Ceux de Ramallah sont endormis, avachis par un petit confort économique et petit bourgeois. Reste le Hamas qui a subi une grave défaite militaire l’an dernier et qui se trouve à la tête d’un champ de ruines à Gaza, ce qui soulève le mécontentement de la population. Or, l’Iran a suspendu son aide à ce mouvement au motif qu’il est contre son allié syrien et contre le Hezbollah. L’Arabie a parlé aux gens du Hamas et aux Frères musulmans en général, même ceux d’Egypte, pour leur faire comprendre où se trouvait leur intérêt bien compris et comment intégrer le sens de l’Histoire.

Certes, cela ne se fera pas en une nuit, mais cela changera la donne. C’est pour cela que l’Arabie finance le réarmement de l’armée libanaise par la France, elle cofinance aussi l’achat d’avions de guerre et de mistrals par l’Egypte, et fait comprendre à cette dernière qu’il ne faut pas mettre tous les Frères musulmans dans le même sac. Ce qui compte à ses yeux : c’est de couper l’herbe sous les pieds de l’Iran et de l’expulser de la région. Pour mettre ce plan à exécution, il faut précipiter la chute de Bachar, installer à Damas un régime modéré mais anti-iranien et renflouer l’économie de ce pays afin qu’il ne soit plus un foyer d’instabilité. Mais si vous chassez Bachar de Damas, vous réduisez à néant les chances de survie du Hezbollah qui reçoit armes, munitions et conseillers d’Iran grâce à la Syrie. Or, le principal intéressé dans cette affaire n’est autre qu’Israël qui apparaît dans ce canevas comme un allié objectif de l’Arabie, laquelle est si proche des USA qui assure la sécurité extérieure du royaume.

L’Arabie ne veut pas que l’Iran prenne aussi pied à Gaza, c’est pourquoi elle a reçu avec bienveillance Khaled Mechaal et lui a expliqué qu’il y avait d’autres moyens de desserrer l’étau israélien autour de Gaza et que l’entêtement dans le camp du refus n’était pas payant. Meschaal qui ne méconnaît pas vraiment le principe de réalité n’a pas eu de mal à parler à ces camarades de Gaza pour leur vanter les avantages d’un accord, même temporaire avec Israël, mais d’assez longue durée.

Si le Hamas met fin à tout tir de missile contre Israël, s’il s’engage à bien surveiller les groupes extrémistes qui se trouvent sur place, on permettra la création d’un corridor maritime humanitaire par lequel transiteront les hommes et le matériel, à l’exception des armes. Cette innovation redonnera une bouffée d’oxygène à une enclave qui la réclame depuis quelques années. D’où partira ce corridor ? On a pensé à un port israélien (Ashdod, Ashkelon) mais l’autre partie accorde sa préférence à Chypre. Et c’est là que les Turcs interviennent, eux qui déjà supervisent l’achat de pétrole kurde d’Irak par Israël… Le corridor partira de la partie turque de Chypre…… On a beau faire, on a beau tout fermer, les Turcs reviennent par la fenêtre ou creusent un souterrain.

La question qui se pose est la suivante : ce n’est pas la première fois que de telles tractations ont lieu ? Ce n’est pas la première fois que les terroristes entament des négociations qu’ils interrompent après en laissant commettre de graves attentats…    Mais cette fois-ci, l’Arabie sait qu’elle joue sa survie : si elle ne règle pas le problème de Gaza rapidement, ce retard sera mis à profit par son ennemi dans la région qui avance ses pions.

Sera-ce un marché de dupes pour Israël ? La paix ne se divise pas, elle dure tout le temps, si elle ne dure qu’un temps, alors ce n’est plus une paix. C’est juste, mais il faut voir à qui on a affaire. Déjà, à l’ époque, le cheikh Yassine avait proposé une trêve (en arabe, houdna, solh) courant sur des décennies, avec la possibilité de reprendre les hostilités plus tard. Il n’ jamais parlé de salam, la vraie paix. 

Il est question de trêves renouvelables de 5, 10 ou 15 ans. Ainsi, les masses arabes auxquelles on a dit durant des décennies qu’aucune paix durable n’est possible avec l’ennemi sioniste ne réagiront pas violemment…

Je ne sais que penser mais je me souviens de ce qu’on peut lire chez l’un des plus profonds prophètes d’Israël : Shalom, shalom we eyn shalom ( la paix, la paix, mais il n y a pas de paix).

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27/08/2015

Reformer le code du travail en France?

Faudrait il réformer le code du travail en France?

C'est bien ce que tous les patrons demandent et ils ne sont loin d'avoir raison. Commençons par exposer leurs arguments et donnons ensuite la parole à l'autre partie, à leurs adversaires, les syndicats, les fonctionnaires et les salariés en général.

Le Medef dit avec raison que plus personne ne s'y retrouve dans les 1500 pages touffues du code du travail. Ils veulent plus de flexibilité au motif que l'économie est désormais mondialisée et qu'il faut prévoir des moments, plus ou moins longs, au cours desquels l'activité baisse, les carnets de commande se vident et que l'on ne peut pas payer les travailleurs à ne rien faire. Il faudrait alors pouvoir licencier sans que l'entreprise aie à débourser des dizaines de milliers d'Euros, suite à des actions des salariés devant les prudhommes.

Cela paraît simple et clair, mais toute la culture sociale française est conçue à l'encontre ce ce système où le salarié français est très protégé. La France a hérité d'une jacobinisme centralisateur dans tous les domaines, y compris économique et financier. Dès qu'un salarié est embauché il se prévaut du droit du travail, ce qui fait de son patron un simple otage. Les patrons ne tarissent pas de critiques sur ce sujet. Ils affirment qu'une fois embauché en CDI, le salarié est invivable, et on ne plus le licencier, sauf à risquer de très grosses amendes.

Les salariés, à leur tour, veulent un certain niveau de vie, des horaires aménagés et un pouvoir d'achat qui aille croissant. Or, depuis le premier septennat de François Mitterrand, le plein emploi a disparu et la crise économique sévit, que ce soit sous des gouvernements de droite ou de gauche. Tous sont logés à la même enseigne. Quand un être humain perd son emploi, c'est un drame. Il ne faut pas le sous-estimer. Mais on ne peut plus poursuivre dans la même voie pour ce qui est du dédommagement des chômeurs. La même chose vaut de l'assurance-maladie..

Bref, les deux parties se renvoient la balle: le patronat n'embauche pas et le gouvernement ne veut pas entendre parler d'une réforme du code du travail. Il est vrai que s'il le faisait, il se tirerait une balle dans le pied puisque c'est sa base électorale qui serait le plus fortement atteinte. Et on sait que les partis privilégient leurs propres intérêts au lieu de promouvoir ceux du pays. C'est une triste vérité qui s'impose partout.

Alors quel est mon point de vue? Il faut réformer le code du travail, il faut combattre les déficits, même de l'assurance-maladie et de l'assurance-chômage. Le coût du travail est trop élevé en France. Les Français prennent trop de vacances. Comment voulez vous garantir à la fois cinq semaines de congés payés et une retraite à taux pleine à 60-65 ans?

D'un autre côté, je ne peux pas plaider pour une baisse du niveau de vie des gens, même si moi-même avec mes revenus et mes diplômes, je travaille nuit et jour. Même pendant les rares vacances que je m'octroie chaque année.

Mais un jour, il faudra bien bouger pour la bonne raison que la France est en déclin.

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26/08/2015

Qui sera le futur ministre du travail de la France?

Qui sera le futur ministre du travail de la France?

Le président semble hésiter, même i les résultats obtenus par le tenant du poste ne sont pas renversants. Au moins avait il une certaine allure, un certain panache, même s'il n'a pas fait d’étincelles.

Le président hésite, sachant qu'il a maintes fois, lié son sort aux résultats: l'inversion de la courbe du chômage. Il ne s'est pas rendu service à lui-même et a placé son ministre du travail dans une position très inconfortable.

L'étau semble se resserrer.  Le président n'avait vraiment pas besoin de cela: les agriculteurs, les éleveurs du porc, les producteurs de lait, tout ce petit monde s'apprête à secouer la rentrée.

Mais il y a pire, c'est ce que le destin vous réserve, sans que vous ayez la moindre emprise sur des événements qui vous dépassent...

Le ministre du travail s'en va, le ministre des affaires étrangères fait un malaise dans une capitale étrangère… Quoi d'autre?

Au fond, on est peu de choses: tant de connexions mystérieuses nous échappent. Mais il y a aussi les bonnes surprises.

On n'est à l'abri de rien, pas même des bonnes surprises.

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23/08/2015

fAIRE des pays européens de vraies nations soldatiques

Faire des pays européens de véritables nations soldatiques

C'est cette conscience de soi, cette volonté de ne pas se soumettre, ce désir de mourir debout, le cas échéant, au lieu de vivre à genoux qui a animé les jeunes américains dans le Thalys. Est ce esprit de résistance est mort ou simplement assoupi en France? Espérons qu'il se réveille très vite. Un pays doit savoir se défendre et même sacrifier des vies lorsque cela est nécessaire.

Je me souviens de l'époque pas si lointaine où les Allemands, apeurés par la présence de l'armée russe à leurs portes, dans l'ancienne RDA, avaient forgé un bon mot: besser rot als tot (Mieux vaut être rouges que morts).

Les chancelleries occidentales n'en dormaient pas la nuit. Le fantôme de Rapallo planait sur l'Europe, l'idée d'une soudaine neutralité allemande contre la promesse d'une non agression russe hantait les gouvernements et notamment la France qui aurait été alors aux premières loges en cas d'agression russe.

Finalement, c'est l'honneur et la bravoure qui l'ont emporté. Aujourd'hui, l'URSS, asservisse-use de peuples et faute use de guerre n'est plus. Et c'est très bien ainsi.

La France, avant la première guerre mondiale, disposait de la la meilleure armée du mon de. Elle avait le sens du patriotisme. Il faut qu'elle le retrouve pour lutter à la fois contre l'ennemi intérieur et contre l'ennemi extérieur.

Les Français doivent retrouver ce sens de leur histoire. Ils .doivent s'inspirer d'un si haut exemple livré par de jeunes Américains et par ce franco britannique.

Les valeurs doivent prendre le début sur tout le reste.

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22/08/2015

Le bain de sang évité sur le Thalys: quels enseignements en tirer?

La fusillade du Thalys, que devons nous en tirer comme enseignements?

L'Europe judéo-chrétienne avec ses notions d'habeas corpus, d'Etat de droit, de présomption d'innocence et des droits de l'homme n'a pas encore pris conscience de cet état de guerre qui l'oppose à la culture de la barbarie. Elle échafaude des plans alors que des vies humaines sont en perpétuel danger: d'après un commentateur averti de la chose, le terroriste islamiste aurait pu faire des dizaines, voire des centaines de victimes dans ce train. C'est la divine Providence ou un bienheureux hasard qui a sauvé ces passagers et aussi ces magnifiques Marines de l'US Army qui ont eu le courage de se défendre et de maîtriser cet homme venu semer la mort et la destrcution dans un paisble train ...

Donc, l'Europe doit s'adapter et elle a pris beaucoup de retard. Il faut proétger les gares comme on protège les aéroports et surtout il faut prendre des mesures en adéquation avec un état de guerre asymétrique. Je sais que le mot est galvaudé mais il existe des experts militaires qui savent exactement comment faire.

Le tout est de les écouter et de leur fournir les moyens demandés. Quand on voit que certaines autorités font preuve d'une extrême prudence au sujet de la qualiifcation de ce crime, on se demande sur quelle planète on vit.

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21/08/2015

La démission d'Alexis Tsypras

La démission du Premier Ministre grec

Ce pas franchi par M. Tsypras était prévisible. Voici un homme qui se fait élire contre le programme de ces deux ou trois prédécesseurs et qui finit par accepter un troisième plan d’aide dont il avait farouchement combattu l’idée durant sa campagne électorale. Que va-t-il se passer désormais ?

Tsypras risque de sortir renforcé de cette crise. C’est bien pour l’Europe et pour l’Euro qui remonte depuis que les marchés ont observé une petite amélioration de la situation en Grèce. Mais ce serait dommage que les partis de droite ne prennent pas l’ascendant pour rejeter enfin Tsypras et son parti dans les oubliettes de l’Histoire.

Mais la situation peut se révéler très surprenante : au fond, dans ce pays à l’abandon qui va à vau l’eau depuis des décennies, Tsypras pourrait se révéler être l’homme de la situation. Les élections pourraient lui donner une meilleure assise parlementaire et il pourrait jouir d’uns stabilité qui lui permettrait de mener à bien toutes les mesures imposées par l’Union Européenne.

Ce ne serait pas la première fois qu’un homme politique, enfin parvenu aux responsabilisés, changerait totalement de cap, car il se rend compte que les faits sont têtus.

Reste toutefois le problème de la mentalité grecque, de ces gens qui ont appris à ne pas payer d’impôts, à ne jamais tenir parole et à tenter de vivre largement aux crochets des autres. Ce n’est pas une vérité bonne à dire, mais bien ainsi que l’on voit la situation.

Il faut espérer que l’on tirera les enseignements qui s’imposent de cette crise grecque : ne plus accueillir dans la zone Euro des pays qui n’en ont pas encore les capacités.

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14/08/2015

User A. Tsypras, le laisser faire le job et le renvoyer

User  Alexis Tsypras jusqu’à la corde et le renvoyer après qu’il a fait le job !

Il arrive parfois qu’une main invisible tire les ficelles dans les coulisses dérobées au regard des hommes. Il arrive parfois que des événements inattendus se produisent, mus par une Providence quasi divine, sans qu’on s’en aperçoive vraiment. On peut appliquer ce schéma à la situation de la Grèce depuis ces cinq dernières années. Un pays qui fut le berceau culturel de l’Europe, une civilisation qui nous a donné le meilleur et qui, depuis moins d’une décennie, nous donne le pire. La grèce de Tsypras n’a rien à voir, mais absolument rien à voir avec celle de Platon. Ce dernier, ainsi que son disciple Aristote, jusques et y compris leur grand maître Socrate, doivent tous se retourner dans leur tombe s’ils ont vent de qui dirige leur pays natal et comment le diadème intellectuel du vieux continent est devenu pire qu’un cache misère.

Je parlais de dessin divin ou d’actes providentiels pour la raison suivante que je vais exposer, mais je peux me tromper : moult gouvernements de droite, proches des cercles bruxellois ont tenté, sans succès, d’appliquer une politique de rigueur. Et ont échoué, ce qui explique qu’on en soit au troisième plan d’aide à ce pays naufragé qui vit, toute honte bue, aux crochet de l’Europe. Et qui en tire un sentiment de véritable orgaueil national.

Donc les diverses droites échouent, et voila qu’un parti d’extrême gauche, dirigé par des gens étranges arrive au pouvoir, élu sur un programme dont il applique aujourd’hui le contraire de tout ce qu’il avait promis afin d’appa^ter les Grecs et capter leurs suffrages.

Installés au pouvoir, Tsypras et ses amis découvrent qu’ils ont entraîné le pays dans une impasse. Second acte : l’étrange ministre des finances grec veut faire du chantage à l’Europe et là, deux dames defer se dressent sur sa route : M.M. Merkel et Lagarde. Bref Tsypras ne doit sa survie politique qu’à l’intervention assez inattendue de François Hollande.

Elles furent rejointes par un vieux routier de la politique, M. Junker qui explique posément au Grec qu’ tout est prévu dans les moindres détails, même si les Grecs faisaient un chantage à la sortie de la zone Euroe. Ce fut l’argument massue, un véritable coup de massue sur la t$ete de Tsypras qui comprend enfin que l’Europe en a et qu’elle est dirigée par des hommes et non par des mauviettes.

C’est alors qu’il accepte tout ce qu’il refusait avant contre la promesse de recevoir quelles miettes lui permettant de joindre les deux bouts.

Mais voila Tsypras n’est pas eul et les défections dans son parti vont croissant.

Voici la morale de l’histoire : Il va arriver à Tsypras ce qui arrive dans les tragédies grecques (c’en est une grandeur nature) : il sauve la situation au prix de sa vie. Dans ce cas précis, il ne s’agit que de sa vie politique, heureusement.

Mais des élections anticipées deviennent une nécessité urgente, vers l’automne, la Grèce aura un autre gouvernement ; la Grèce sera dirigée par une coalition de droite appliquant les mesures de Bruxelles. Syrisa sera laminée et divisée de l’intérieur. Mais Tsypras n’en sera plus le chef. Que deviendra t il ? Peut être que son mai V. Poutine lui proposera un poste dans une contrée oubliée de l’ancienne Russie.

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13/08/2015

Les Juifs de Frabnce er Israël

Le départ des Juifs de France pour Israël : un phénomène inéluctable ? Ce thème, je dois l’avouer, m’a toujours mis mal à l’aise. Je ne voulais pas le prendre en considération, arguant que la presse, en mal de sensations fortes en cette période creuse de l’été, nous resservait de vieux marronniers. ET voici que des visites sur les plages de Tel Aviv, de Herzliya ou de Netanya m’ont contraint d’admettre cette évidence : de plus en plus de citoyens français de religion juive préparent leur aliya en Israël sous différentes formes. La configuration la plus fréquente et peut-être aussi la plus simple consiste à envoyer les enfants poursuivre leurs études supérieures en Israël tandis que leurs parents prennent leur temps pour liquider leurs affaires sur place et voir venir. Qui sait ? Peut-être y aura-t-il une hypothétique embellie permettent de croire, même confusément, que les Juifs ont encore un avenir en France. L’autre façon d’émigrer touche les retraités ou les préretraités qui s’installent définitivement ici même en Israël et continuent de faire des allers-retours à Paris ou en province. Comment ai-je fini par me rendre à l’évidence ? Je n’entends que cela sur les plages prises d’assaut par des compatriotes, sur les terrasses des restaurants à Tel Aviv, à Herzliya, Natanya et ailleurs. Tous ces citoyens français de confession juive ne parlent que de cela. Dans certains quartiers, vous chercheriez vainement des locuteurs de l’hébreu et vous auriez du mal à en trouver. Si vous allez chercher la version française du Jerusalem Post, une fois sur deux, le stock du libraire est épuisé tant la demande, chaque mercredi matin, est forte. Un autre indice insinue dans le même sens, celui d’une tendance lourde inclinant vers cet exil étrange et tout à fait inattendu : les constructions d’habitations en Israël, toujours dans les mêmes villes, avec une prédilection pour les cités traditionnellement francophones : Natanya, Ashdod (la cinquième ville d’Israël), Ashkelon et quelques autres agglomérations moins connues comme Raanana, Pardessiya, etc... Ces immeubles, parfois construits très près les uns des autres, signe que chaque mètre carré coûte cher en Israël, poussent comme des champignons et sont achetés sur plan. Et les prix évoquent ceux de l’immobilier à Paris et dans les grandes villes françaises. L’été bat son plein en Israël. Il y a eu de puissantes vagues de chaleur, parfois au-dessus de 40° : je puis en témoigner personnellement. Les gens sortent donc le soir, les meilleurs restaurants de Herzliya sont prises d’assaut, et quand vous avez la chance de trouver une table, vous entendez les conversations des tables voisines. Les thèmes les plus récurrents ne varient guère d’une table à l’autre. Et parfois ce sont des visages familiers qui viennent vous complimenter sur votre dernier livre ou votre dernier article dans le Huff. Ou ailleurs. Et voici ce qu’on vous dit : Alors, vous avez fait votre Aliya ? Où habitez vous désormais ? Quant à nous, disent ils, presque unanimement, nous ne voyons plus d’avenir pour nous à Paris… Et de citer pêle-mêle la sanglante agression visant l’Hyper Casher, la tuerie de Charly Hebdo, les incidents avec les jeunes des banlieues sur la voie publique, la nécessité de poster des agents statiques devant les synagogues et les autres institutions juives, à Paris comme en province. Bref, un sentiment diffus mais très réel d’insécurité et l’impression, sans cesse croissante, que le ou les gouvernements ont perdu la main. Bref que la situation n’est plus contrôlable, et ce pour plusieurs raisons : crainte de combattre frontalement le communautarisme et le terrorisme, désir subliminal d’attirer à soi certains électeurs qu’il ne faut surtout pas brusquer, etc… Tel Aviv constitue un cas à part car le marché de l’immobilier y est très peu abordable pour des bourses moyennes. Mais cela n’a pas empêché un nombre considérable de citoyens français de s’y établir, malgré tout. Si vous vous installez à la terrasse du café-restaurant qui jouxte l’Institut français de la ville, vous pourrez passer l’essentiel de votre commande aux serveurs dans la langue de Molière… Mais dans toute cette litanie, dans cette liste interminable de griefs contre tout ce qui périclite en France, pas une fois les belles et sincères déclarations du Premier Ministre Manuel Valls ne sont citées. Or, cet homme politique a prononcé des discours remarquables à l’Assemblée Nationale sur le sujet. Quand vous en faites la remarque à des interlocuteurs, ceux-ci rétorquent que ce n’est pas tel ou tel homme politique qui sont en cause, mais tout un climat : et de citer les cas d’agressions anti-juives consécutives au port de la kippa en public ou à un maguen David ostensible… De tels faits, et on le peut le comprendre sans peine, génèrent un climat d’insécurité. Un autre fait ne laisse pas d’inquiéter : les semaines de vacances ne servent plus exclusivement à se dorer au soleil, à faire la grasse matinée et dîner entre amis dans les meilleurs restaurants de Tel Aviv ou de Herzliya ; les gens profitent d’être sur place pour prospecter, voire acquérir un bien immobilier. Je n’oublierai jamais ce vieil avocat parisien connu qui me croisa sur place et dont la première phrase, après m’avoir dit bonjour, fut celle-ci : enfin, j’ai une adresse à Tel Aviv. Je ne sus que répondre et il lut dans mes yeux une certaine incompréhension. Il ajouta donc cette phrase de ses petits enfants : Grand père, nous ne voulons plus nous bunkeriser ni prier dans les synagogues, derrières des hommes en armes… J’avoue que cela m’a coupé l’appétit. On aura compris que c’est la transposition du conflit du proche orient qui pèse sur la vie quotidienne des Juifs français ou des Français juifs. Si rien n’est fait, le processus enclenché ira en s’accélérant. Un autre indice pointe dans la même direction, celle d’un exode, non encore massif mais soutenu, en direction de cette fameuse Terre promise que tant d’hommes et de femmes dans ce monde contestent aux fils d’Israël : c’est la création de nouvelles radios et de télévisions francophones. La dernière en date est, si je ne m’abuse, la TAF Radio (Tel Aviv francophone), magnifiquement installée dans une très belle avenue de Tel Aviv, non loin du quartier Sarona où un beau stand de Fauchon vous tend les bras… C’est un morceau de France qui vous donne l’impression que vous êtes encore chez vous, que vous n’avez pas changé de vie, que vous restez encore et toujours fidèle à notre belle socio-culture française Enfin, un dernier point, assez inattendu, il faut bien dire, mais qui constitue un renfort inespéré pour les candidats au départ : le livre Soumission de Michel Houellebecq. Un bon nombre de gens le lisent sur les plages. L’auteur a du style, mais sa thèse sur l’islamisation de la France est ici prise très au sérieux, même si elle paraît incroyable. Et j’ignore si cet auteur l’a fait volontairement mais il met en scène une de ses jeunes maîtresses, juive de Paris, qui lui annonce après une dernière nuit d’ébats amoureux, son départ pour la pays de ses ancêtres… Un divorce entre la France et ses fils de confession juive ne serait pas seulement un désastre, ce serait aussi une douleur indicible sur tous les plans. Il est encore temps d’apporter un démenti à Houellebecq, un bon écrivain dont j’ai bien apprécié La carte et le territoire…

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12/08/2015

La politique sinueuse de l'Iran

Mais que cherche donc l'Iran?

A l'évidence, la signature de l'accord sur le nucléaire a dopé le gouvernement des Mollahs. Le voila qui se dit fort de trouver un règlement politique au conflit syrien. C'est incroyable. D'habitude, ce sont les gouvernements concernés ou les parties en présence qui font de telles propistions et voila que l'Iran se démasque et reconnaît publiquement que sans son aide et son implication, le conflit aurait pris fin depuis bien longtemps.

L'accord a redonné un semblant de respectabilité à l'Iran qui entend se transformer en agent pacifique, promouvant la paix partout où ses intérêts sont en jeu, partout sauf avec Israël car cela lui permet de rester sur place par Hezbollah interposé.

Ces développements permettent de constater l'impéritie de Barack Obama qui n'avait jamais prévu que l'on aboutirait à ce type de résultat: la République islamique qui se fait passer pour un doux agneau alors qu'elle n'a cessé d'attiser les conflits.

Imagine t on ce qu'elle fera des dizaines de milliards qui lui seront bientôt déblouqés après la chute de l'empbargo et des sanctions?

Le problème est que Obama ne peut plus s'attaquer à ce problème car il est dans la situation du lame duck, canard boîteux, en raison de son prochain départ. Israël et les états arabes modérés de la région ont raison de douter d'un tel hommequi a fait bon marché de leur sauri té et de leur quête de pais dans leurs pays respectifs.

L'équation est simple: Arabie saoudite et Iran sont des ennemis irréconciliables pour la seule raison que leurs intérêts divergent entièrement et que leurs orientations religieuses sont tout aussi différentes. Ils s'opposent déjà en Syrie, au Liban, au Yémen et en Irak. Sans même parler de Bahreïn.

Mais tout cela, M. Obama n'en a cure. Dommage car il va laisser un monde en proie à de violentes convulsions.

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