04/07/2015

Comment l'Europe peut elle faire cesser les escroqueires grecques?

Comment l’Europe fera t elle cesser les escroqueries grecques ?

Au fond, c’est la seule question qui importe, les résultats du référendum comptent, de toute manière ils seront très proches, ni le oui ni le non ne pourra l’emporter largement et donner une légitimité renouvelée aux actuels négociateurs grecs. L’Allemagne, quant à elle, a déjà voté : elle veut la chute de Tsipras et comme on la comprend.

Au sujet de l’esprit de ce triste sire, tout ou presque a déjà été dit : un dangereux pokerman qui négocie des mois durant et qui, pour finir, vous lance : eh bien, je rentre à la maison et j’attends les résultats d’un référendum… Mais il n’en avait jamais parlé auparavant, d’où la naïveté des Européens, Madame Merkel exceptée.

Tsipras  n‘en est pas à son premier coup, il a dissipé l’esprit critique des Grecs plus d’une fois. Même l’intitulé de son référendum (que son Conseil d’Etat aurait dû invalider) n’est pas clair. Et comme il n’en est pas à un mensonge près, il s’en va répétant que dès lundi, il reprendra les négociations. Mais avec qui ? Madame Merkel qui donne le ton en Europe ne voudra sûrement pas se faire marcher sur les pieds une nouvelle fois.

Il faut que vous sachiez ce que Tsipras eu le front d’exiger : il réclame Près de trente nouveaux milliards pour faire tourner la boutique, il exige un délai de grâce de 20 ans, sans garantie que des réformes seront faites : voyez vous le FMI, l’Euro-groupe et l’UE agir dans ce sens ? Cela irait à l’encontre de tout ce que ces comités ont fait jusqu’ici.

En fait, tout en négociant sur un point, Tsipras pensait à tout autre chose : la restructuration de la dette (plus de 320 milliards !) : Or, cette dette est principalement entre des mains allemandes ; comment voulez vous imposer à l’Allemagne un nouveau sacrifice ? C’est impensable.

En fait, on peut s’arranger avec la Grèce à condition que Tsipras et ses acolytes s’en aillent. Mais pour cela, il faut que le oui passe.

Et rien n’est moins sûr. Tant pis pour la Grèce. La règle vaut pour tous : il daut payer ses dettes.

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Commentaires

La déclaration d’Alexis Tsipras

Le texte de la déclaration faite par Alexis Tsipras dans la nuit du 26 au 27 juin sur la télévision d’Etat grecque (ERT), est de ce point de vue extrêmement clair :

« Après cinq mois de négociations, nos partenaires en sont venus à nous poser un ultimatum, ce qui contrevient aux principes de l’UE et sape la relance de la société et de l’économie grecque. Ces propositions violent absolument les acquis européens. Leur but est l’humiliation de tout un peuple, et elles manifestent avant tout l’obsession du FMI pour une politique d’extrême austérité. (…) Notre responsabilité dans l’affirmation de la démocratie et de la souveraineté nationale est historique en ce jour, et cette responsabilité nous oblige à répondre à l’ultimatum en nous fondant sur la volonté du peuple grec. J’ai proposé au conseil des ministres l’organisation d’un référendum, et cette proposition a été adoptée à l’unanimité »[1].

Juste pour apporter un équilibre d'impartialité dans votre minable discours pro-allemand qui relève des années sombres de l'histoire allemande!

Écrit par : Corélande | 04/07/2015

Hélas, comme vous n'avez pas raison, cher Monsieur.

Madame Merkel mérite Madame, alors que Monsieur Tsipras c'est Tsipras tout court.

Ces procédés en disent long sur l'appréciation portée à ces deux dirigeants, l'une issue d'un pays nazi et l'autre d'un pays où est née la démocratie.

La Grèce aujourd'hui voit le fion du paon, alors que l'ukraine en voit la face multicolore.

Le Effemi n'est pas davantage qu'un ramassis d'oligarques, mêlant collusion et concussion comme une mauvaise boisson.

Le peuple grec saura prendre la décision qu'il faut!

Écrit par : Silvia | 04/07/2015

Si les grègues se respectaient eux-même ils cesseraient ce marchandage avec l'Europe. Je ne suis pas pro-européen mais j’estime que quand un peuple veut disposer de lui même il doit avoir la dignité d'assumer les conséquences de ses actes. Malheureusement en Europe il n’y a plus de peuples ils n'y a plus que des administrés sans honneurs et des administrateurs sans idéal. L’Allemagne recèle peut-être encore en elle la fibre patriotique dont l'Europe à besoin.

Écrit par : norbert maendly | 04/07/2015

Bravo les Grecs et merci pour votre courage! Plus de 60% et voilà une belle preuve de manipulation de deux castes politiques et journalistiques qui gouvernent l'Europe contre la volonté des peuples.

Écrit par : Corélande | 05/07/2015

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