30/05/2015

Si les Grecs veulent quitter l'Europe, nul ne les retiendra

 

 

 

 

 

                            Favoriser le bien vivre ensemble :

 

                      Sources communes, valeurs communes ?

 

 

 

Depuis un certain nombre d’années, les sociétés européennes ont perdu leur homogénéité, en partie ou en totalité. Alors que les religions dérivées du christianisme ou du judéo-christianisme, régnaient en maîtresses absolues sur la spiritualité et la culture de notre continent, il faut désormais compter avec un nouveau venu, l’islam dont une frange grandissante hélas donne de cette religion une interprétation qui s’avère incompatible avec les valeurs républicaines des démocraties européennes.

 

 

 

Une cohabitation est elle possible ? Elle est souhaitable si l’on veut préserver la paix civile et éloigner le spectre de la guerre des cultures, voire même des religions.

 

 

 

Notre propos n’est pas de juger de la valeur de telle ou telle culture religieuse. Nous cherchons simplement à montrer que les fondements de la culture islamique sont, à l’origine, les mêmes que celles des deux autres monothéismes, le christianisme et le judaïsme. Certes, chacune de ces grandes cultures religieuses peut, à juste titre, revendiquer pour soi une originalité certaine et une spécificité propre.. Aucune n’est réductible à quelque chose d’autre qu’elle-même. Aucune n’acceptera d’être considérée comme le sous produit de celle qui l’a précédée.

 

 

 

Quelles sont les relations entre la culture et la religion ? Il est difficile, pour des sensibilités non-européennes, de tracer très distinctement une ligne-frontière entre ces deux notions ; souvent, des catégories religieuses gisent au fondement de la culture proprement dite. Mais dans l’histoire de la culture européenne, ces notions, à l oriigine indivisibles, se sont éloignées les unes des autres au point de ressortir à des catégories opposées. C’est là le point nodal du problème.

 

 

 

Telle est la nature de la grave dissonance séparant une certaine forme d’islam, l’islamisme, des autres religions de ce continent. Or, une cohabitation pacifique, voire même harmonieuse, est indispensable pour un bon vivre ensemble. Vouloir changer les équilibres est chose malaisée, mais elle peut surtout s’avérer risquée, c’est-à-dire dangereuse pour ses éventuels promoteurs, aucun pays n’acceptant de se voir dépouiller de ses traditions culturelles, culinaires et vestimentaires millénaires.

 

 

 

Les lois sociales, les prérogatives du législateur sont sacrées et intangibles dans des sociétés laïques, même si ce terme n’existait pas dans la langue et la mentalité arabo-musulmanes, voire même dans cette culture. Ce sont des chrétiens maronites qui l’y ont introduit en formant un nouveau vocable sur le terme arabe qui signifie monde, de ce monde ou mondanité (alam, alamiya ou almaniya).

 

 

 

Pourtant, le Coran, source de la religion et de la spiritualité musulmanes, fait fond lui aussi sur les mêmes valeurs que la Bible hébraïque et les Evangiles ou le Nouveau Testament.

 

 

 

Ce qui fait problème, ce ne sont pas les sources religieuses en soi, mais bien l’interprétation qu’on veut bien en donner. Au cours du Moyen Âge, des penseurs musulmans de premier plan, Ibn Badja, Ibn Tufayl et Averroès ont montré qu’il existait une certaine compatibilité entre l’identité musulmane et la culture européenne. Au point même d’être devenus aussi des maîtres spirituels du continent.

 

 

 

 Dans nos sociétés civiles, ce n’est pas Dieu, ce n’est pas la Révélation qui donnent le ton, c’est la loi civile que l’on distingue très soigneusement des prescriptions religieuses, faute de quoi la société aurait à souffrir de l’exclusivisme religieux. La loi des hommes a, certes, un fondement éthique, elle ne s’oppose pas à la loi de Dieu, bien qu’elle en diffère. Les guerres de religion font partie d’un très lointain passé en Europe, et n’est pas souhaitable de les voir réapparaître.

 

 

 

Prenons le cas du Décalogue, véritable charte éthique de l’humanité civilisée : on y découvre toutes les règles de la vie en société, lesquelles s’imposent à tout être doté de raison.

 

 

 

Ce qui sépare la loi religieuse de la règle éthique, c’est la notion d’universalité. Sous toutes les latitudes, il est interdit de tuer, de voler, de mentir, de tromper, etc… On peut parler de l’universalité de la loi morale mais pas nécessairement de la loi religieuse. Un exemple parmi tant d’autres : on doit préserver la vie de tout être, on doit tenir compte de la dignité de tout être, mais on n’est pas tenu d’être circoncis ni de s’abstenir de consommer de la viande de porc ni même soumis au jeûne du mois de ramadan.

 

 

 

Les tenants éclairés des trois grands monothéismes doivent donc livrer le même combat contre les idées fausses. Ils doivent être convaincus du bien-fondé de leur cause. Et comprendre que l’exclusivisme religieux dessert leur idéal.

 

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Favoriser le bien vivre ensemble: sources communes, valeurs communes?

 

 

 

 

 

                            Favoriser le bien vivre ensemble :

 

                      Sources communes, valeurs communes ?

 

 

 

Depuis un certain nombre d’années, les sociétés européennes ont perdu leur homogénéité, en partie ou en totalité. Alors que les religions dérivées du christianisme ou du judéo-christianisme, régnaient en maîtresses absolues sur la spiritualité et la culture de notre continent, il faut désormais compter avec un nouveau venu, l’islam dont une frange grandissante hélas donne de cette religion une interprétation qui s’avère incompatible avec les valeurs républicaines des démocraties européennes.

 

 

 

Une cohabitation est elle possible ? Elle est souhaitable si l’on veut préserver la paix civile et éloigner le spectre de la guerre des cultures, voire même des religions.

 

 

 

Notre propos n’est pas de juger de la valeur de telle ou telle culture religieuse. Nous cherchons simplement à montrer que les fondements de la culture islamique sont, à l’origine, les mêmes que celles des deux autres monothéismes, le christianisme et le judaïsme. Certes, chacune de ces grandes cultures religieuses peut, à juste titre, revendiquer pour soi une originalité certaine et une spécificité propre.. Aucune n’est réductible à quelque chose d’autre qu’elle-même. Aucune n’acceptera d’être considérée comme le sous produit de celle qui l’a précédée.

 

 

 

Quelles sont les relations entre la culture et la religion ? Il est difficile, pour des sensibilités non-européennes, de tracer très distinctement une ligne-frontière entre ces deux notions ; souvent, des catégories religieuses gisent au fondement de la culture proprement dite. Mais dans l’histoire de la culture européenne, ces notions, à l oriigine indivisibles, se sont éloignées les unes des autres au point de ressortir à des catégories opposées. C’est là le point nodal du problème.

 

 

 

Telle est la nature de la grave dissonance séparant une certaine forme d’islam, l’islamisme, des autres religions de ce continent. Or, une cohabitation pacifique, voire même harmonieuse, est indispensable pour un bon vivre ensemble. Vouloir changer les équilibres est chose malaisée, mais elle peut surtout s’avérer risquée, c’est-à-dire dangereuse pour ses éventuels promoteurs, aucun pays n’acceptant de se voir dépouiller de ses traditions culturelles, culinaires et vestimentaires millénaires.

 

 

 

Les lois sociales, les prérogatives du législateur sont sacrées et intangibles dans des sociétés laïques, même si ce terme n’existait pas dans la langue et la mentalité arabo-musulmanes, voire même dans cette culture. Ce sont des chrétiens maronites qui l’y ont introduit en formant un nouveau vocable sur le terme arabe qui signifie monde, de ce monde ou mondanité (alam, alamiya ou almaniya).

 

 

 

Pourtant, le Coran, source de la religion et de la spiritualité musulmanes, fait fond lui aussi sur les mêmes valeurs que la Bible hébraïque et les Evangiles ou le Nouveau Testament.

 

 

 

Ce qui fait problème, ce ne sont pas les sources religieuses en soi, mais bien l’interprétation qu’on veut bien en donner. Au cours du Moyen Âge, des penseurs musulmans de premier plan, Ibn Badja, Ibn Tufayl et Averroès ont montré qu’il existait une certaine compatibilité entre l’identité musulmane et la culture européenne. Au point même d’être devenus aussi des maîtres spirituels du continent.

 

 

 

 Dans nos sociétés civiles, ce n’est pas Dieu, ce n’est pas la Révélation qui donnent le ton, c’est la loi civile que l’on distingue très soigneusement des prescriptions religieuses, faute de quoi la société aurait à souffrir de l’exclusivisme religieux. La loi des hommes a, certes, un fondement éthique, elle ne s’oppose pas à la loi de Dieu, bien qu’elle en diffère. Les guerres de religion font partie d’un très lointain passé en Europe, et n’est pas souhaitable de les voir réapparaître.

 

 

 

Prenons le cas du Décalogue, véritable charte éthique de l’humanité civilisée : on y découvre toutes les règles de la vie en société, lesquelles s’imposent à tout être doté de raison.

 

 

 

Ce qui sépare la loi religieuse de la règle éthique, c’est la notion d’universalité. Sous toutes les latitudes, il est interdit de tuer, de voler, de mentir, de tromper, etc… On peut parler de l’universalité de la loi morale mais pas nécessairement de la loi religieuse. Un exemple parmi tant d’autres : on doit préserver la vie de tout être, on doit tenir compte de la dignité de tout être, mais on n’est pas tenu d’être circoncis ni de s’abstenir de consommer de la viande de porc ni même soumis au jeûne du mois de ramadan.

 

 

 

Les tenants éclairés des trois grands monothéismes doivent donc livrer le même combat contre les idées fausses. Ils doivent être convaincus du bien-fondé de leur cause. Et comprendre que l’exclusivisme religieux dessert leur idéal.

 

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28/05/2015

Un film récent sur la dénazification...

 

 

Allez voir le film Le labyrinthe du silence

Hier soir je suis allé voir ce film, qui est très bien fait et qui parle des ratés, des aléas de la dénazification dans l’Allemagne post-hitlérienne. Un jeune procureur débutant affronte, seul ou presque, aux côtés d’un journaliste un peu singulier, l’indifférence puis l’opposition marquée à toute tentative d’inspecter ce passé si douloureux du pays où il est né. Les échanges sont fins et bien tournés, les acteurs bien choisis. On sent une volonté de traiter le sujet de façon sérieuse mais qui ne soit pas ennuyeuse.

Lorsque le jeune procureur se met à enquêter sur Auschwitz il est consterné en découvrant  que nombre d’Allemands, surtout de la jeune génération, ne sont au courant de rien, ignorant les horreurs commises en leur nom par des tortionnaires qui se sont reconvertis dans tous les secteurs de la vie sociale.  Le jeune procureur décide de se lancer dans l’enquête qui menace de bouleverser le quotidien d’une petite cité allemande, toute proche d’une métropole, Francfort sur le Main.

La première difficulté à surmonter, après l’hostilité des collègues, n’est autre que le mutisme des victimes qui rechignent à revenir sur leur calvaire dans un environnement où ils sentent accusés, oui mis en accusation en vertu même de leur statut de victimes ; un peu comme si on leur reprochait de rouvrir des plaies que l’on voudrait voir cicatrisées au plus vite, tant elles replacent toute la société face à ses responsabilités.

Peut-être y a t il aussi un léger dérapage ou simple glissement lorsque le héros du film, ainsi que son amie et le journaliste qui a porté la question sur la place publique, sont eux aussi indirectement impliqués dans cette sinistre affaire ; le père du jeune procureur et celui de son amie ont été membres du parti nazi, le journaliste a été envoyé par les Nazis à Auschwitz alors qu’il n’avait que seize ans, le père de la petite amie reçoit ses camarades de régiment pour des beuveries où l’on chante de guerre, comme au bon vieux temps… Bref, personne n’est épargné. C’est peut-être vrai, c’est peut-être faux, mais le risque est de voir se profiler l’accusation de responsabilité ou de culpabilité collective (Kollektivschuld), un point de vue développé par un officier de l’armée américaine qui ouvre ses archives sur une dénazification bâclée. Est ce que tout le peuple allemand est responsable ? D’aucuns le pensent, arguant que sans sa complicité, au moins passive, jamais un tel régime n’aurait pu faire de telles choses. Mais l’héroïsme quotidien n’est pas la chose du monde la mieux partagée… N’oublions pas que même les enfants pouvaient dénoncer leurs parents si ces derniers n’étaient pas de fervents partisans du régime nazi. Toutes les classes sociales étaient touchées par une idéologie barbare qui avait étendu ses tentacules sur tout, absolument tout.

 Le jeune procureur qui est horrifié en découvrant l’étendue du mal manque de peu de sombrer dans le découragement et l’alcool ! C’est sa mère qui, bien involontairement, lui porte le coup de grâce quand elle lui apprend que l’homme avec lequel elle veut refaire sa vie, était membre du parti nazi, tout comme son… propre père…

Cela peut paraître un peu excessif mais le film tend à montrer qu’aucun espace sain n’a pu être préservé au sein de la société allemande de cette époque et que l’esprit nazi s’est introduit un partout. Même les églises chrétiennes ne furent pas à l’abri, quelques très rares exceptions lui ont tout de même permis de sauver l’honneur.

Que devait on faire de toute cette population ? Pratiquer une sorte de purification, non plus ethnique mais idéologique ? Impossible, c’eût été marcher dans les traces des bourreaux d’hier.

Quelques exemples : le professeur d’histoire du lycée local a été actif parmi les tortionnaires d’Auschwitz, le boulanger-pâtissier qui produit de si bons petits croissants qu’il offre à tout le monde, est un ancien criminel, les élites locales ne sont pas épargnées, bref tout le monde a quelque chose à se reprocher. Seul, isolé dans sa propre administration, le vieux procureur général tient bon et permet à son assistant, le héros du film, de mener l’enquête et d’instruire l’accusation, conformément aux règles juridiques en vigueur : des témoignages clairs, des preuves irréfutables, des éléments factuels (noms des victimes et de leurs tortionnaires, des dates, des lieux, etc) : on l’oublie souvent, mais c’est aux victimes d’apporter la preuve irréfutable des sévices qu’elles ont subies ! Or, que souhaitent-elles ? Avant tout, qu’on oublie, qu’on ne revisite pas un passé si douloureux qu’elles ne veulent plus revivre, surtout quand son voit de quoi sont capables les avocats qui assurent la défense les bourreaux.

                  Lors de la phase la plus grave du découragement , le héros du film veut absolument mettre la main sur le Dr Josef Mengele qui faisait des expériences si barbares et si inhumaines sur des enfants vivants, et notamment des jumeaux. Le jeune procureur est horrifié par le témoignage d’un Juif, rescapé d’Auschwitz dont les filles jumelles ont été livrées à ce monstre. On apprend que ce médecin dévoyé se rendait en Allemagne  après la fin de la guerre, dans la maison de ses parents sous une fausse identité, sans qu’aucune autorité judicaire, parfaitement au courant, n’ait jamais songé à lui demander de rendre des comptes. A la suite du décès de son père, Mengele a même le front de quitter son repère sud américain pour se rendre à ses obsèques et quitter ensuite l’Allemagne toujours sous une fausse identité, sans être le moins du monde inquiété. Mais qui donc lui a fourni de faux papiers ?

Il y a là un fait historique incontestable : même si une série de procès a bien eu lieu, une partie de l’institution judicaire allemande n’a pas ménagé ses efforts pour venir en aide à des criminels nazis en quête de havres lointains, hors d’atteinte du bras de la justice. Le film en donne quelques exemples lorsque les collègues du jeune procureur expliquent à ce dernier que tous ces hommes étaient des soldats qui ont accompli leur devoir. Et rien d’autre. Ceci est évidemment inacceptable et pourtant même Adolf Eichmann, et avant lui les principaux accusés de Nuremberg, ont tenté de se prévaloir de cela pour échapper à leurs responsabilités dans le génocide.

On peut se demander pourquoi ce film paraît maintenant, à cet instant précis, à un moment où l’Europe enfin réunifiée, a rejeté loin d’elle les vieux démons du passé, et où l’Allemagne est bien arrimée au camp de la démocratie.

Je pense que la création de ce beau film contribue à l’effort mémoriel qui ne doit jamais se relâcher. A mes yeux, la question prend un relief particulier. Par ma forma de philosophe et de germaniste, je n’arrive pas à comprendre comment une nation chrétienne, une nation si civilisée avec une si haute culture, a pu sombrer dans un tel abîme de cruauté et de barbarie. Je ne suis pas d’accord avec la déclaration d’un grand spécialiste comme Peter Gay aux yeux duquel l’antisémitisme est un fait culturel permanent dans l’histoire allemande…… Cela posé, je ne parviens à prouver qu’il a entièrement tort, il a en partie raison, mais cette raison me gêne considérablement.

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27/05/2015

La Résistance française durant l'occupation, un mythe fondateur?

La France et la Résistance durant l’occupation, un mythe fondateur

A l’occasion de l’entrée au Panthéon de quatre éminentes figures de la Résistance contre l’occupation nazie, le président de la République, François Hollande, s’apprête, nous dit-on, à prononcer le discours de sa vie, si ce n’est de tout son quinquennat ! C’est dire combien cet épisode d’histoire française récente est marquant et a catalysé tout un sentiment patriotique et national. Ceux qui ne sont pas d’accord, et il y en a un certain nombre, rétorquent que les vaincus n’ont pas d’histoire, laquelle est toujours écrite par les historiographes des vainqueurs…

Mais qu’en fut il, de vrai, de la Résistance ? Elle ne fut pas le fait d’une majorité de Français, trop soucieux de survivre dans des conditions exceptionnelles. Il fallait survivre, assurer la vie quotidienne, échapper à la vindicte de l’occupant et ne spas attirer l’attention de l’ennemi dont les polices secrètes étaient hautement redoutées.

Mais quelques semaines avant la libération de Paris, en août 1945, on vit apparaître une kyrielle de nouveaux résistants, les résistants de la dernière heure, empressés de rejoindre le camp des vainqueurs après avoir passé des années à faire des courbettes à l’ennemi. On souligne souvent que ceux qui avaient assisté au discours de Pétain sur la place de l’hôtel de ville furent les mêmes qui acclamèrent, quelques semaines plus tard, l’homme de l’appel du 18 juin…

Est ce une spécificité française ? Non point. C’est la nature humaine.

Mais l’historiographie gaulliste (voir l’excellente étude de Pierre Nora dans son dernier Recherches de France) a donné de la Résistance l’image d’un grand mouvement de soulèvement national. La Résistance a joué un rôle majeur dans la renaissance du pays et dans le pansement de ses blessures. Des journaux, aujourd’hui disparus, sont même nés, issus de ce mouvement de redressement national. Mais il faut bien reconnaître que la chose tient plus du mythe que de la réalité historique. Après cette catastrophe nationale d’une si grand ampleur, le pays avait besoin de montrer que les forces vives de la nation étaient demeurées saines dans la tourmente et qu’elles avaient repris le dessus dès la fortune des armes sourit à nouveau au peuple. L’âme de la nation s’était refaite, avait retrouvé sa pureté d’antan.

C’est à ce titre que le discours de ce soir prononcé par le président de la république revêt une importance capitale car la Résistance est un ingrédient fondamental de la renaissance nationale.

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26/05/2015

Le burnt out, nouvelle maladie du siècle?

 

 

Le burnt out, nouvelle maladie du siècle?

Selon les statistiques, près de trois millions de Français souffriraient de cette nouvelle affection qui n’est pas encore reconnue par les organismes de sécurité sociale. On dit que cela ferait exploser les déficits de la branche maladie et qu’au niveau des contentieux portés devant les tribunaux, cela coûterait fort cher aux entreprises.

Mais existe-t-il quelque chose de plus cher que la santé ? Non point. Ce qui frappe le plus l’observateur, c’est que cette nouvelle affection n’est pas sans rapport avec la numérisation et toutes les virtualités apparues dans notre vie professionnelle. On fait de plus en plus de choses, de plus en plus vite et on se soumet à des astreintes de plus en plus harassantes. Par exemple, les cadres qui ne détellent jamais, au travail, à la maison, en vacances, de jour comme de nuit, surtout lorsqu’ils sont en relation avec d’autres méridiens.

Au début, tout le monde est euphorique, mais à la longue arrivent les dérangements professionnels et familiaux. Selon les sondages, les employeurs exigent de plus en plus de choses de leurs salariés. Or, la nature humaine a un tempo au-delà duquel le système nerveux ne répond plus. Il faut prendre en compte l’usure précoce de nos tissus nerveux.

Il faut le faire avant qu’il ne soit trop tard.

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25/05/2015

Israël et la lutte contre la corruption

 

Israël et la lutte contre la corruption

Il y a avait ce matin quelque chose de pathétique dans l’apparition de l’ancien Premier Ministre d’Israël, M. Ehoud Olmert, condamné une nouvelle fois à une peine de prison ferme pour corruption. L’homme, affaibli par la maladie et une procédure judicaire qui perdure, esquisse en voyant son avocat un sourire fatigué, empreint de fatalité et de lassitude.

Au vu d’un tel spectacle, on est quelque peu partagé. Je ne défendrai pas des gens qui trahissent les devoirs incombant à leur charge mais d’un autre côté, le spectacle de puissants d’hier, déchus aujourd’hui, ne m’inspire guère, j’ai plutôt tendance à ressentir de la compassion, surtout lorsque la santé physique de l’accusé et dans ce cas du condamné n’est pas parfaite.

La corruption du personnel politique n’est pas une spécificité israélienne. Loin de là. Personnellement, je suis choqué de voir que ce mal est assez répandu dans un pays qui se veut l’émanation de l’éthique juive, connue pour son rigorisme moral. Ce mal a contaminé tant d’autres pays de tradition chrétienne et c’est un mal endémique dans des pays issus d’autres civilisations ou cultures religieuses.

Alors, comment s’explique cette tentation mortelle à laquelle n’échappent pas un certain nombre de responsables politiques, depuis de simples maires jusqu’au président de l’Etat ?

Selon moi, la vie en Israël ne se limite pas à un soleil éclatant, à des bords de mer féériques et à une vie simplement agréable et sans problème. C’est, au contraire, un pays où la vie est dure, la compétition féroce et les conditions de vie simplement incroyables, tant la guerre, les impôts, la vie chère sont incontournables.

Je ne suis pas en train de dénigrer ce pays qui représente en soi un miracle permanent. Continuer d’exister dans un tel contexte est un acte d’héroïsme quotidien. Donc, Israël suscite notre sympathie, notre adhésion et même notre amour.

Alors, comment s’explique ce phénomène ? Selon moi, par l’âpreté au gain, la difficulté de gagner sa vie et une concurrence qui n’a rien à voir avec une saine émulation. Et comme le pays a depuis toujours une forte croissance, notamment dans le domaine de l’immobilier, certains ne résistent pas aux offres de gens dont la moralité n’est pas à toute épreuve. Imaginez ce que gagne un maire, un député ou un ministre, voire un Premier Ministre ?

Cela ne pèse pas lourd par rapport à certaines enveloppes déposées sur les bureaux de responsables qui doivent, pour se maintenir, dépenser de fortes sommes afin de financer de très coûteuses campagnes  électorales.

Et, comme partout ailleurs, il y a les aléas de la nature humaine…

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24/05/2015

Assez du festival de Cannes, que l'imposture cesse!

 

 

Assez du festival de Cannes, que l’imposture cesse !

Voilà des années que ce prétendu festival cinématographique a dévié de la voie tracée par ses nobles instituteurs. Depuis quelque temps, la palme d’or est attribuée à n’importe qu’un, selon des critères plus idéologiques que réellement artistiques. Il suffit qu’un fait politique défraye la chronique pour qu’on attribue le prix à un film qui le traite ou s’en rapproche. Il suffit qu’un fait de société fasse la une des quotidiens et des hebdomadaires pour que le film qui a eu l’intelligence d’en parler soit primé.

Depuis quelques années, ce festival a été cannibalisé par d’autres intérêts, notamment les industries du luxe ( je ne suis pas contre) mais qui auraient leur place légitime ailleurs.

Enfin, le fait le plus rédhibitoire : toute l’infirmation est polluée par les nouvelles du festival où l’on voit des actrices et des acteurs de cinéma, tenir des discours d’analphabètes sur des sujets qui les dépassent nettement mais auxquels on tente complaisamment un micro. Pour parler, il faut avoir quelque chose à dire.

Et puis cette pathétique réponse d’une actrice française qui dit venir à Cannes non pas vraiment pour un prix, mais qui ajoute que s’il y a une récompense, ce sera toujours cela de pris.

Ou encore tel acteur au visage si marqué qui tourne film sur la dureté implacable du monde du travail et qui croit incarner dans et à travers sa personne la maladie qui affecte tant d’hommes et de femmes, le chômage.

Je pourrais multiplier les exemples : vivement que ce festival disparaisse ou qu’il change. Et que l’on cesse de polluer les journaux et les radios par ces références obligées à d’insupportables simagrées.

En fait, c’est au public de décerner une ou plusieurs palmes, et pas à un jury composé on ne sait comment.

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23/05/2015

Réforme du collège en France: l'interprétation du Front National

 

 

La réforme des collèges en France: L’interprétation du Front National ?

Il y a quelques jours, l’un des meilleurs propagandistes du Front National, élu député à l’assemblée nationale, a été invité à analyser les dessous de la réforme des collègues, induite par l’actuelle ministre de l’éducation nationale. Il a, au cours de l’interview, fait un curieux rapprochement entre le contenu de cette réforme (à mon avis fort mal défendue et présentée par le ministère) et une sorte de déracinement de l’identité culturelle, spirituelle et religieuse de la France dans une Europe en quête d’elle-même.

Si je résume succinctement avec mes propres mots ce que cet avocat dit, cela donne à peu près ceci : on veut déchristianiser la France, la couper de ses racines judéo-chrétiennes, gréco-latines, tout en favorisant, parallèlement à cela, le développement de l’islam, de l’immigration, des croisades, de la colonisation etc… C’est ainsi qu’il interprète la mise de côté des langues anciennes qui gisent au fondement de notre civilisation judéo-chrétienne, le grec et le latin.

Il y aurait, en gros, des dessous plutôt inavouables tendant à modifier gravement la personnalité de la France et de l’ensemble de notre civilisation. Le même homme semblait aussi faire un rapprochement entre ces velléités là et le refus d’une frange précise et bien identifiée de la population du pays de ne pas se sentir concernée par le massacre des journalistes de Charlie-Hebdo, ni par l’enseignement de la Shoah…

On aurait donc cherché, selon cet avocat, à acheter la paix sociale, à pacifier les banlieues, en rognant encore un peu plus sur l’attachement à nos valeurs éternelles dont fait partie la liberté d’opinion et d’expression…

J’ignore s’il s’agit là d’un procès d’intention, mais l’analyse, fondée ou infondée, ouvre sous nos pieds un abîme dans lequel je n’ose pas m’aventurer. Depuis des décennies, on sent une disparition progressive de l’homogénéité de la population française, et on assiste à la constitution de véritables ilots qu’il vaut mieux appeler des ghetti.  Les valeurs républicaines réussiront-elles à transpercer cette plaque d’airain et imposer les règles bienfaisantes du vivre-ensemble ?

Que faire ? Il faut mieux intégrer les gens qui ont vocation à vivre au sein de la communauté nationale française. Mais pour y arriver, il faut être deux.

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22/05/2015

Allons nous devoir bientôt soutenir Bachar?

Syrie: allons nous devoir bientôt soutenir Bachar?

C’est la question que tous les observateurs se posent, au vu des récents développements dans ce pays et dans le pays voisin, l’Irak, où l’Etat islamique étend son emprise sans rencontrer de résistance digne de ce nom. Cet E.I. est une véritable hydre à dix têtes. Il vient de démontrer sa capacité stratégique et sa puissance militaire sur le terrain : il a été capable de mener deux offensives victorieuses à la fois, et ce dans deux directions opposées : l’une à Ramadi dans la province sunnite contestataire d’Al-Anbar et l’autre, d’un tout autre genre, dans le site archéologique, vieux de deux millénaires, de Palmyre. Dans ces deux attaques l’armée irakienne, d’une part, et l’armée syrienne, d’autre part, m’ont pas vraiment opposé de résistance. Dans le premier cas, les chefs tribaux ont stigmatisé l’attitude de l’armée régulière de Bagdad, l’un des cheikhs allant jusqu’à dire que ce sont les milices sunnites (donc tribales) qui protégeaient l’armée et non l’inverse. Ce qui est un comble, car non seulement cette armée irakienne a détalé comme des lapins mais en plus elle laisse derrière elle des quantités considérables d’armes modernes et de munitions que les djihadistes s’empressent de saisir et d’utiliser contre leurs précédents propriétaires… Tout ceci augure très mal de la suite.

Mais revenons à la Syrie bien que l’Etat Islamique se joue des frontières séparant les deux pays qu’il considère comme une entité unique dévolue au djihad.

Depuis quelques semaines, l’armée de Bachar collectionne les défaites. Elle reflue, certes, en bon ordre, mais elle a perdu beaucoup de terrain, au point que la moitié du territoire syrien (même s’il s’agit de larges zones désertiques) échappe désormais à son contrôle. Comment s’explique cette situation ? Est elle le fruit d’une stratégie bien arrêtée ou la conséquence d’une situation que le gouvernement de Damas subit, plus qu’il ne la contrôle ?

Les deux hypothèses se laissent défendre. Cette armée syrienne qui, grâce aux commissaires politiques iraniens venus prêter main forte, ne souffre plus de défection de ses hauts gradés, se bat depuis près de quatre ans. Elle est à bout de souffle. Son matériel, même réparé et entretenu par les Russes, commence à ressentir les effets durables de cette confrontation qui n’en finit pas. Aucun pays de la région n’a jamais connu une telle guerre endémique, pas même l’Irak où la guerre sectaire entre chiites et sunnites a fait rage sous les yeux impuissants des troupes américaines. L’autre hypothèse est que Bachar et ses généraux ont décidé d’attendre des jours meilleurs et de se recentrer sur l’ouest du pays, une sorte de pays utile qui est bien peuplé et sur lequel on peut se replier en attendant que la fortune des armes sourît aux forces du régime. Dans ce cas, le régime ne serait pas vraiment sur la défensive mais aurait derrière la tête une véritable vision qu’il s’apprête à mettre en œuvre.

Que peut faire le monde occidental dans ce contexte si mouvant et qui défie tout esprit cartésien ? Les Occidentaux n’ont toujours pas assimilé une règle, pourtant fondamentale, de l’Orient : il n’existe pas ici de principe pérenne, immuable, de l’identité ni de principe de la contradiction. Ceci signifie qu’il n’existe pas de fixisme : l’ennemi d’aujourd’hui peut devenir l’ami de demain après été, hier, l’affidé de quelqu’un d’autre. Les Occidentaux, habitués à l’Organon d’Aristote et aux épîtres du Nouveau Testament (voir l’Evangile selon Saint Matthieu : que votre oui soit un oui et votre non, un non), ne parviennent pas à faire abstraction de leurs catégories mentales héritées de leur culture judéo-chrétienne. Ce mode de pensée n’a pas cours en Orient. Souvenons nous de cette phrase devenue célèbre du général de Gaulle : Vers l’Orient compliqué, je voguais avec des idées simples…

Cela fait penser à l’interview donnée hier par Barack Obama au journal The Atlantic  où il étale son désarroi devant un pays, l’Irak, qui est devenu ingouvernable en raison de son incapacité à résoudre des contradictions internes : la haine communautaire, la guerre sectaire entre les communautés chiites et sunnites, tout ceci ne peut que favoriser les intérêts des djihadistes. Il est vrai que ces gens qui se sont entretués depuis 2006 ne peuvent pas, aujourd’hui, jouer les libérateurs les uns des autres : comment voulez vous que des milices chiites s’impliquent dans la libération d’une province sunnite d’Al-Anbar dont les hommes les ont eux-mêmes tourmentés durant des décennies ? Daesh a su tirer parti de cette opposition : on l’oublie souvent, mais c’est l’accueil des tribus sunnites qui a ouvert les portes des villes et des villages aux djihadistes, considérés comme des libérateurs, face à la tyrannie chiite…

Le seul pays de la région à avoir tout compris et à avoir assimilé cette règle, véritable règle de la survie, n’est autre que l’Etat d’Israël. C’est la raison pour laquelle il navigue intelligemment entre les différents écueils, agissant parfois violemment, manifestant d’autres fois, des sentiments humanitaires en soignant indistinctement des blessés des parties en conflit…

Israël surveille l’évolution à sa frontière septentrionale comme on surveille le lait sur le feu. A-t-il intérêt à la chute de Bachar ? Que redoute-t-il le plus ? Difficile de répondre nettement à cette question.

Ce qui se passe en Syrie est déroutant. Que vont faire les Occidentaux ? Bachar est il devenu incontournable ? Avons nous intérêt à lutter aux côtés d’un dictateur, devenu le véritable boucher de son peuple avec près d’un quart de million de victimes, même si l’on ne peut pas lui imputer la totalité des victimes ?

Il y a aussi d’autres parties mêlées au conflit et qui expliquent peut-être les déconvenues successives sur le terrain, dont est victime l’armée de Bachar : depuis l’intronisation du roi Salman, les choses se sont accélérées car le monarque saoudien est obsédé par un sujet, et un seul : infliger une sévère défaite à l’Iran protecteur de Bachar et dont l’implication de plus en plus forte dans le conflit en cours n’est pas du goût de tous.
Le roi Salman voudrait que les rebelles syriens qu’il soutient en les armant et en les finançant arrivent les premiers dans le palais présidentiel de Damas et que Bachar soit soit chassé, soit neutralisé… Ainsi, l’Iran aura subi une cuisante défaite puisque le régime syrien qu’il a porté à bout de bras aura disparu. Ce serait alors une base en moins pour cet Etat des Mollahs.

Reste l’Irak, devenu un véritable protectorat iranien où Téhéran agit à sa guise. Mais il y a aussi le Hezbollah qui est engagé sur plusieurs fronts et dont l’affaiblissement, en tant que tête de pont iranien dans la région, intéresse à la fois l’Arabie et… Israël. La milice chiite libanaise doit combattre sur plusieurs fronts, ce qui l’éloigne du front septentrional d’Israël. Elle a subi de lourdes pertes tant en Syrie qu’en Irak. Elle tente d e s’introduire au Yémen où l’Iran agit en sous main, au déplaisir de l’Arabie qui voit le chiisme se rapprocher de ses côtés. Et n’oublions pas le soulèvement à Bahreïn que l’Arabie a maté par la force des armes.

Que vont faire les Occidentaux ? Vont ils soutenir Bachar contre l’Etat Islamique ? Comment choisir entre la peste et le choléra ? Quant aux Saoudiens, leurs intérêts et ceux des Occidentaux divergent.

Quant à Israël, j’avoue ignorer  sa position claire. A t il vraiment intérêt à la chute de Bachar ? N’a t il pas plutôt intérêt au morcèlement de la Syrie qui sera remodelée au plan communautaire ?

Ce serait une terrible ironie de l’Histoire, si le monde libre devait soutenir Bachar et couvrir ainsi du manteau de Noé ses mains rougies de sang.

Mais ce qui est encore plus inattendu, voire inexplicable, c’est l’attitude de Barack Obama, le seul à prétendre, contre l’évidence, que les choses progressent et vont dans le bon sens.

 

Maurice-Ruben HAYOUN

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21/05/2015

Qu'attendre du voyage de ces jeunes beurs en Israël?

Qu’attendre du voyage de ces jeunes beurs en Israël?

On vient de voir sur France 24, ce matin du 21 mai, un focus fort intéressant par le projet qu’il entend incarner : tenter de briser la glace de l’ignorance, génératrice du fanatisme, en introduisant en Israël des jeunes de banlieue sous la conduite d’une femme admirable, une Française musulmane, mère de la première victime de Mohammed Merah, et défendue, à titre gracieux, par mon ami, Maître Marc Bensimhon.

Permettre à des jeunes défavorisés des banlieues de sortir de leur ghetto, de prendre connaissance d’autres réalités, mesurer la grande  complexité des affaires de ce monde, voilà une excellente façon d’empêcher que ces gens ne soient des proies faciles pour les semeurs de haine et ne basculent dans le terrorisme.

Au rythme où vont les choses, cela ne suffit plus. Le conflit entre les parties dépasse, et de loin, le moindre enjeu politique, c’est désormais quelque chose qui touche à la théologie et aux croyances fondamentales. Ce sont là des préjugés qui ne disparaissent jamais entièrement. Ce sont les graines de guerres religieuses.

Je vais donc répéter ce que j’écris depuis de nombreuses années, et sans succès, hélas : voici un territoire, celui de l’Etat d’Israël, un état juif, qui ne dépasse pas la superficie de deux départements français de taille moyenne, dont parle la Bible, et qui atteste sa judéité depuis plus de trois millénaires ; et voici qu’une autre population conteste avec acharnement cette légitimité et se prétend spoliée.. Sur ces entrefaites, près de 22 pays arabo-musulmans épousent la cause de ces réfugiés et entretiennent une tension, un état de guerre dans une région déjà secouée par tant d’autres conflits internes.

Et cette affaire dure depuis près d’un siècle, si l’on remonte aux émeutes meurtrières de Hébron dont furent victimes les étudiants de la yechiva locale.

J’ai lu quelque part que le monde arabo-musulman manque de grands hommes, comme David Ben Gourion, par exemple, qui auraient su et pu imposer une solution à leur environnement. Ce n’est pas faux.

Comparons ce que les Juifs ont réalisé en deux millénaires d’exil. Recensons la liste des Juifs Prix Nobel de médecine, d’économie, de physique, de littérature, etc… Nonobstant les difficultés, les persécutions et même la Shoah, les Juifs ont fait l’apostolat du messianisme, après celui du monothéisme, à l’humanité dans son ensemble. Leur Bible a enseigné l’amour du prochain, l’interdiction du meurtre, l’intangibilité de la justice et la pérennité de l’éthique universelle, garantie par la divinité. Que l’on y croie ou pas.

En effet, le Décalogue est la charte de l’humanité civilisée.

Il faut une nouvelle approche de ce conflit. Une approche plus équilibrée et qui reconnaisse comme un fait intangible l’Etat d’Israël comme l’Etat-Nation du peuple juif. Quand ce sera le cas, nul n’aura plus à se méfier de tel ou tel travailleur arabe venant travailler en Israël. Ne se posera plus la question de quel autobus il devra prendre pour rentrer chez lui.

Mais je rêve probablement. Voire certainement.

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