31/03/2015

Les atermoiements de la politique étrangère de Barack OBama

Les atermoiements de la politique étrangère de Barack Obama…

Les Américains disent qu’à la fin de leur mandat, les président US sortant sont des canards boiteux (lame ducks). Ils ne peuvent presque plus rien faire, leur temps est compté et le pays attend déjà la politique de leur successeur. C’est hélas pour le monde libre le cas de Barack Obama dont les historiens se demandent quel pourra être l’empreinte laissé dans l’histoire.

Amis et ennemis le considèrent déjà comme l’un des pires président US de l’Histoire. Pire que Jimmy Carter, démocrate lui aussi et qui s’est conduit de façon incroyable. Henry Kissinger, le flamboyant Secrétaire d’Etat de Richard Nixon, a dit que si tous les présidents américains avaient pour ambition plus ou moins légitimes de changer le monde, Carter croyait, lui, l’avoir créé. Obama n’a même pas cette ambition, sa politique a un seul objectif, le repli sur tous les fronts.

Il veut se désengager du Proche Orient, au grand dam d’Israël et des pays arabes modérés, lesquels avaient commis l’erreur de lui déléguer leur sécurité. Israël, quant à lui, obligé de se battre pour assurer sa survie, n’a pas commis cette erreur. L’Egypte a elle aussi choisi de diversifier ses sources d’approvisionnement militaire et s’est tournée vers la Russie de Poutine, ravie de revenir en force sur les rives du Nil d’où elle avait été chassée sans ménagement par Sadate et Moubarak.

Devant une telle politique d’abandon des USA, l’Iran des mollahs se sent pousser des ailes et est partout à la manœuvre : en Syrie, au Liban, en Irak et au Yémen. Téhéran a même cru pouvoir tester la réaction de Tsahal sur le Golan avec les résultats que l’on connaît. Il a inspiré un cou de force chiite au Yémen, on voit la réaction de l’Arabie.

Mais si la direction US avait été ferme et forte au lieu de se livrer à un sorte de politique de renoncement, nous n’en serions pas là. Il y a de fortes chances pour que le successeur d’Obama soit un républicain pur et dur.

Mais pour le moment, les alliés des USA doivent endurer encore deux petites années.

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Le discours politique actuel: indigence ou irresponsabilité?

Le discours politique actuel: indigence ou irresponsabilité?

En ce début du XXIe siècle, plus rien n’est comme avant. Les élections, les décisions politiques, les discours, les postures, n’ont plus la même valeur qu’avant. On a la nette impression que la politique n’a plus prise sur rien, que les hommes politiques sont devenus des politiciens qui ne pensent qu’à eux : une fois installés au pouvoir ils sont à l’abri et se sentent invulnérables, inatteignables, un peu comme s’ils tenaient le discours suivant : vous pouvez faire tout ce que vous voulez, j’y suis j’y reste. Et toutes vos manifestations, vos récriminations, y compris votre défiance n’y changeront rien. Vous ne pouvez rien contre moi… Le cynisme absolu !

Les réactions de ces peuples méprisés sont nombreuses et la pire est la démobilisation, le désintérêt de la chose publique qui s’appelle : l’abstention. Le premier parti politique de France et d’ailleurs, c’est l’abstention. C’est un grave danger car il installe au gouvernement et à l’assemblée des élus qui ne reflètent plus rien.

Il y a aussi les conjonctures économiques qui dictent la politique à suivre mais dont personne ne veut tenir compte. Par exemple, l’immigration et son coût, l’assurance-maladie et l’assurance-chômage étendues à tous les déshérités du monde qui viennent en France et en Europe, mais que tous ces pays ne peuvent plus recevoir ni entretenir ni même soigner Et pourtant on continue de faire comme si rien ne se produisait.

L’un de nos correspondait, médecin de son état, se plaignait spontanément de cette hémorragie des comptes publics. Un autre, ancien bâtonnier de l’ordre des avocats d’un département laissé à l’abandon, notait que si la politique d’immigration était mieux contrôlée, le ministère de la justice pourrait faire des économies substantielles : la même observation vaut pour la sécurité social.

Que faire ? Nul ne le sait. Mais le discours politique de tout bord s’en ressent. Il ne faut pas croire que l’opposition, de quelque côté qu’elle se situe, puisse apporter la solution miracle. Il faut tenir compte de la situation. La France ne peut plus continuer à vivre en accueillant tout le monde, c’est ce que disait un premier ministre du nom de Michel Rocard.

La montée du FN s’explique aussi par cela. Mais aujourd’hui, ce parti s’implante durablement dans les positions locales et cela ne s’arrangera pas avec les élections régionales…

Que faire ? Oui, que faire ?

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29/03/2015

L'Iran au Yémen, la confrontation avec l'Arabie

L’Iran au Yémen: la confrontation avec l’Arabie Saoudite

Ce qui devait arriver a fini par arriver. Cela faisait longtemps que les régimes arabes modérés, guidés par la sempiternelle rivalité interne aux musulmans, entre islam arabe et islam persan chiite, constataient que la confrontation armée avec l’Iran finirait par succéder à la confrontation politique d’un type sournois. Aujourd’hui, les masques sont tombés, l’Arabie s’est rendue compte qu’elle ne pouvait plus attendre puisque Téhéran transforme le Yémen en une sorte de protectorat comme elle l’a fait en Syrie et en Irak… Les gérontes de Ryad ne pouvaient plus attendre. Ils ont pris en main les intérêts de leur propre sécurité, ont bousculé leurs alliés et protecteurs US et se moquent bien de torpiller le mauvais accord sur le nucléaire à Lausanne.

Quelle est la stratégie à long terme de l’Iran ? Le pays des Mollahs veut se tailler une place de choix dans la région qui est vitale pour le reste du monde. Tous les approvisionnements en pétrole transitent par cette région. Or, les sanctions occidentales ont mis à mal la monnaie iranienne qui a beaucoup perdu de sa valeur, l’économie est considérablement entravée même si l’inventivité persane parvient à passer entre les mailles du filet. En gros, la population a du mal à joindre les deux bouts et le pouvoir poursuit un seul objectif : desserrer le nœud coulant des sanctions économiques qui gênent même l’exportation du pétrole. Et c’est là le point névralgique : les voisins de l’Iran ainsi que les USA avec le gaz de schiste ont fait baisser les prix pour restreindre la manne pétrolière de l’Iran qui souffre en silence mais qui n’est pas resté inerte : les Mollahs ont choisi la méthode la plus prégnante de leur culture ancestrale : pratiquer le double langage, ne jamais agir à visage découvert, appliquer la même politique qu’au Liban où leur bras armé, la milice chiite Hezbollah, est un état dans l’Etat. On a déjà expliqué les jours précédents que la Syrie de Bachar serait déjà tombée comme un fruit mûr, n’était le soutien très fort de Téhéran. Et l’Etat Islamique serait déjà à Bagdad si les Gardiens de la révolution d’Iran n’étaient pas à pied d’œuvre sur place.

Partant, l’Iran et les états du Golfe, Arabie Saoudite en tête, se faisaient déjà face dans ces pays où l’Iran est à la manœuvre. Le déclenchement de la guerre au Yémen était donc absolument prévisible. L’Arabie ne pouvait pas laisser l’Iran installer à Sanaa un régime qui lui est inféodé car le roi Salman savait que son pays était le prochain sur la liste. La chute du régime saoudien ferait de l’Iran une super puissance régionale, face à une Egypte paupérisée et exsangue .

Pour le moment, la situation est favorable à l’Arabie qui a scellé un pacte avec tous les états de la région, y compris la Turquie et le lointain Maroc. Peut-être même, sans le dire, avec l’Etat juif. B. Obama a pris le train en marche et ses conseillers militaires soutiennent les Saoudiens.

Ce qui se passe est aussi l’illustration de l’ineptie profonde de la politique des USA au Proche Orient : vouloir stabiliser la région sous la férule de Téhéran. Les gérontes de Ryad ne sont pas prêts d’oublier cette humiliation, que même les Egyptiens ont ressenti il y a peu. D’où la réunion de Charm el Cheikh qui fut à la fois brève et efficace : l’Iran est totalement isolé et a ligué tous les sunnites contre lui.

Israël observe avec intérêt qu’il peut voir en cette coalition anti-iranienne des alliés objectifs. Les gérontes d’Arabie sont vieux mais ils ont de puissants moyens. Et rien ne dit qu’ils ne s’allieront pas avec le diable pour écarter le danger. Rendez vous compte de ce qui se passerait si les Iraniens fabriquaient la bombe ! De quel poids pèseraient l’Egypte et ses alliés face à un Iran nucléarisé ? Obama ne semble pas y avoir pensé tant sa politique à courte vue l’égare.

Ironie de l’Histoire : on s’attendait à ce qu’Israël intervienne et voilà que c’est le pays le plus musulman, l’Arabie, qui intervient. >Il y a donc une convergence incontestable : les ennemis de nos ennemis sont nos…

On se demande parfois qui conduit l’Histoire universelle… Qui tire les fils… Qui fait surgir l’événement, même le plus inattendu.

L’Ecclésiaste, ce vieux Judéen désabusé, revenu de tout, le disait déjà vers 230 avant notre ère, donc il y a plus de 2200 ans :

Car tu ne sais pas de quoi demain sera fait (kil o téda’ ma yéléd yom)

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28/03/2015

De l'abus des émissions spéciales dans les châines d'information continue

De l’abus des émissions spéciales commis par les châines d’information continue…

C’est un fait absolument indéniable et qui commence à agacer un peu partout dans nos sociétés modernes : cette manière de broder à perte de vue sur des faits qu’on connaît à peine mais qui, en se développant, retiennent des pays entiers en haleine, non pas par amour de la vérité mais par l’envie d’attirer le plus grand nombre de téléspectateurs, lesquels seront exposés de multiples fois à des spots publicitaires, ce qui n’est pas sans apporter de coquettes sommes d’argent aux télévisions concernées.

Je ne suis pas contre la mondialisation de l’information, le monde est devenu un village planétaire : qu’un avion sombre au fond d’un océan à l’autre bout du monde ou qu’un directeur d’école soit accusé d’attouchements sexuels (je dis bien accusé et non condamné) sur des enfants, les nouvelles, grandes et petites, graves ou légères, se répandent d’un bout du monde à l’autre comme une traînée de poudre…

Mais voilà, ce serait compréhensible et légitime si l’on se contentait de mentionner les faits ou de les répéter à l’état brut. Or, les télévisions et même les radios vont bien au-delà : ils organisent des débats avec de prétendus spécialistes qui nous expliquent des heures durant qu’il faut attendre, qu’on n’a encore aucune certitude, que l’on ne devrait pas augmenter délibérément le nombre des hypothèses plus ou moins fantaisistes, etc… Et pourtant, ces mêmes personnes font le tour des plateaux de télévision pour débiter les mêmes choses. A cause de cette comédie, j’ai découvert qu’il existait un inflation bien plus nocive et dangereuse que l’inflation monétaire, c’est l’inflation du discours, surtout quand ils sont tenus par des analphabètes. Certains journalistes ou chroniqueurs (je dis bien certains, pas tous, mais un certain nombre tout de même) ne sont pas même au courant des faits qu’ils énoncent. Or, grâce à ce média ils disposent, pour ne pas dire, bénéficient d’une audience autrement plus importante que celle de n’importe quel autre authentique spécialiste de la question traitée, mais dont le seul inconvénient est de ne pas être du tout médiatisé ou de ne pas figurer sur les tablettes de journalistes paresseux…

Récemment, le petit journal de Canal + a exploré les coulisses des télévisions qui se livrent à ce genre d’émissions spéciales sur tout et rien : on y voit des journalistes, l’oreille vissée à leur portable, hurlant des ordres à des techniciennes qui doivent joindre de toute urgence des spécialistes ou des témoins… Et le tout revient en boucle jusqu’à l’écœurement…

Il ne faudrait pas galvauder le noble métier de journaliste, de reporter ou de correspondant de guerre. Mais il est urgent de soigner un peu plus leur formation, surtout pour les plus jeunes dont la langue française est plus que mal assurée mais quand ils sont des Français de souche…

Il y a aussi un aspect éthique dont il n’est pas toujours tenu compte : c’est l’impact de ces nouvelles livrées à l’état brut et qui rendent pénible la vie des proches et de la famille de gens incriminés ou suspectés à tort ou à raison. Imaginez la réaction d’enfants dont le père ou la mère se trouve mis en examen : comment se sentent ils à l’école, à l’université, ou vis-à-vis de leurs amis, de leurs copines etc… La recherche du scoop ne doit pas anesthésier le sens moral. Dois je pour mon avancement, pour ma carrière, saccager, volontairement ou involontairement, la vie d’autres êtres ? Ne suis-je donc soumis à aucune règle ?

Et vous avez dû aussi remarquer que les journalistes les plus en vue, hélas suivis par leurs jeunes confrères frais émoulus, cherchent à faire le buzz, en interrompant les personnes interviewées, les harcelant, coupant les réponses, bref faisant tout pour les déstabiliser. Ce n’est pas ce que recherche le pauvre téléspectateur, impuissant et subissant ce flot ininterrompu dans son fauteuil. Il faudrait faire à ces journalistes la réponse suivante : laissez moi finir mes phrases et vous les comprendrez mieux.

Quand l’interview s’est achevée, les pauvres hères que nous sommes tentent de séparer la paille du grain. Et la moisson est souvent très pauvre.

Hegel disait à son époque que la lecture du journal quotidien est une sorte de récitation de la prière matinale… Que dirait-il s’il revenait aujourd’hui ? Même Lénine qui disait que l’information est un combat, serait assez désemparé. Et pourtant, il en a vu d’autres.

Y a t il un moyen de remédier à cette situation ? Oui, si les journalistes et leur hiérarchie acceptaient enfin de livrer de l’information. La vraie. En la séparant de la recherche de profit systématique.

Les télévisions ont besoin de la publicité pour vivre, je ne suis pas contre. Mais dans des proportions acceptables et en prenant soin de réfléchir avant de déverser des monceaux de nouvelles disparates.

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27/03/2015

Au Yémen l'Iran a mis le doigt dans engrenage dangereux

Le faux pas de l’Iran des Mollahs au Yémen

Décidément, ce Proche Orient ne connaîtra donc jamais la paix ; d’un instant à l’autre, des foyers apparemment paisibles se transforment en brasier et sous les cendres couvent les braises. On dirait que Dieu qui s’y est révélé pour la première fois à l’humanité croyante et pensante a décidé de maudire cette région, comme s’il regrettait de s’être révélé sous son vrai jour à des peuplades dédiées au paganisme. Et qui, au fond, ne le méritaient pas.

On sait que depuis quelque temps déjà l’Iran chiite fomente des troubles et des soulèvements dans les pays limitrophes, notamment à Bahreïn et au Yémen.  Il le fait déjà depuis de nombreuses années au Liban avec le Hezbollah, un status im statu, en Syrie où il soutient à bout de bras le régime de Bachar et à présent au Yémen où des tribus chiites se sont emparées de la capitale Sanaa, en ont chassé le président légitime, successeur de Ali Abdallah Saleh et menacent même Aden, la seconde ville du pays où le président élu s’était réfugié. L’Arabie saoudite, sunnite en majorité, surveille  les menées subversives de l’Iran des Mollahs comme on surveille le lait sur le feu et ce régime de gérontes, se sentant menacé, a considéré que les Iraniens avaient franchi le Rubicon.

Pour stopper l’avance des rebelles chiites et restaurer le régime déchu, la monarchie saoudite a frappé très fort, en s’assurant de l’appui de la quasi totalité des régimes arabes de la région, dont l’Egypte qui, avec sa puissante armée, a envoyé sa marine au large d’Aden. Même la Turquie d’Erdogan se range aux côtés de l’Arabie et les milliards de dollars de la monarchie pétrolière (800 milliards en réserve dans les coffres) y sont pour beaucoup. Le fait que même le Qatar qui finance tous les mouvements terroristes sur place se soit joint à ce front anti-iranien est très instructif. Il monte que l’Iran révèle son vrai visage et ses visées hégémoniques dans la région. Un nouveau front anti-iranien se dessine, rejoignant même Israël qui se sentait un peu seul.

Mais aujourd’hui, les maladresses du régime des Mollahs  font que le monde entier se ligue contre eux ; même le Maroc est de la partie et soutient son puissant protecteur saoudien. Le gouvernement saoudien qui est très bien informé sait que depuis son installation en Irak et en Syrie, deux protectorats iraniens, le régime des Mollahs a aiguisé son appétit. Si l’on ajoute le Liban, on peut dire qu’il est très bien implanté au Proche Orient et que ses prochaines proies ne peuvent être que l’Arabie et l’Egypte. S’il affaiblit de l’intérieur ces deux puissances, les autres Etats tomberont d’eux-mêmes dans son escarcelle.

Le roi Salman et le président Al-Sissi se sont rendus compte de la situation et vont décider la création à Charm El Sheikh d’une force d’intervention arabe rapide capable de combattre le terrorisme islamique et les menées subversives de l’Iran. Même Barack Obama qui s’apprête à signer sur le nucléaire avec l’Iran se rend compte que ses interlocuteurs ne sont pas fiables. Il leur a d’ailleurs adressé un sérieux avertissement leur enjoignant de quitter le Yémen au plus vite. Les USA aident d’ailleurs les Saoudiens dans leurs frappes contre les chiites.

Israël contemple avec gourmandise l’engagement de l’Iran au Yémen et l’intervention saoudienne qui veut y mettre fin.

Baracj Obama réagit trop tardivement. On ne sait pas vraiment quelle est l’étendue de la culture historique de cet homme : a t il le traité de La guerre de von Clausewitz ? Ce n’est pas sûr. Celui-ci a dit que les conflits ne naissent pas de la volonté des hommes mais de la rupture d’équilibre.

L’Iran ne va pas tarder à l’apprendre à ses dépens durant les semaines qui viennent : les Saoudiens ne le laisser jamais approcher de si près.

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26/03/2015

La catastrophe aérienne, l'Europe est en deuil.

 La catastrophe aérienne, l'Europe est en deuil

Que s’est il passé dans cet avion de Germanwings qui s’est fracassé contre les montagnes ? Depuis cette nuit, d’étranges nouvelles accréditent un comportement étrange, voire suicidaire de l’un des deux pilotes qui aurait volontairement provoqué la chute de l’appareil, en s’enfermant tout seul dans le cockpit. Hier, la confusion a atteint son comble lors de la pseudo conférence de presse du BEA : rien n’é été dit, on sentait bien que les gens se retenaient pour ne pas dire ce qu’ils savaient.

Pourquoi ? Passons en revue les hypothèses avancées, dont la plus vraisemblable, hélas, serait la volonté délibérée de l’un des pilotes de provoquer une catastrophe en s’enfermant seul dans la cabine de pilotage et en refusant d’ouvrir la porte à son collègue qui tentait désespérément de reprendre sa place…

Comment interpréter un tel geste ? Etait-il délibéré ? Ou bien est ce que le pilote a été pris d’un malaise et avait perdu connaissance ? Mais dans ce cas, comment se fait il qu’il ait le temps et la force pour changer de cap et amorcer la descente de l’appareil qui s’est crashé au sol à la vitesse de 600 ou 700 km à l’heure ?

S’agit il d’une suicide ou d’un attentat suicide ? Si c’est cette piste qu’il faut suivre, on imagine l’impact pas seulement en Europe ou dans le monde, mais même en France où le second d’élections locales aura lieu ce dimanche ?

Dans tous les cas de figure, le monde libre doit prendre conscience des dangers qui le menacent, animés par des idéologies meurtrières qui ne reculent devant rien.

Que faire ? Pour le moment, il faut attendre que les autorités nous disent ce qui s’est vraiment passé. Ces mêmes autorités commettraient une lourde erreur en ne disant pas tout.

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B. Obama et B. Netanyahou doivent s'entendre

Barack Obama et Benjamin Netanyahou doivent s’entendre

Ce n’est un secret pour personne : ces deux chefs d’Etat ne s’entendent guère et ne le cachent même plus. Le locataire actuel de la Maison Blanche aurait même, dit-on, aidé au financement d’une campagne anti Netanyahou en Israël. Mais cela n’a pas suffi et son adversaire a fini par l’emporter à l’aide d’une large victoire.

Depuis un certain nombre de mois, les rumeurs circulaient sur leur mésentente. Le président US a même dû reconnaître qu’il n’avait pas d’aversion pour le Premier Ministre israélien mais qu’il ne partageait pas ses idées politiques, notamment en matière de politique étrangère.

On se souvient que Netanyahou avait dit clairement qu’il était foncièrement opposé à la création d’un Etat palestinien et qu’il favoriserait, s’il était réélu, la construction de logements dans la partie orientale de la ville de Jérusalem. Et depuis quelques mois, les négociations de paix étaient  au point mort.

Le président US n’a pas évoqué un autre contentieux, autrement plus grave, celui du nucléaire iranien. Le premier ministre d’Israël a péché contre les usages diplomatiques en se faisant inviter et ovationner par le Congrès lors d’un discours qui prenait nettement le contre-pied de la politique d’Obama avec l’Iran. Pire, une bonne partie de la chambre des représentants a fait savoir aux autorités de Téhéran qu’elle désapprouvait la ligne du président des Etats Unis. Du jamais vu dans l’histoire des USA : des parlementaires qui se désolidarisent publiquement de leur président et qu’ils le font savoir à l’autre partie et au reste du monde.

B. Obama ne pouvait pas rester inerte face à une telle situation. Il a donc fait savoir qu’il ne recevrait pas Netanyahou lors de son passage à Washington et a manifesté sa mauvaise humeur de diverses façons.

Le problème est que cette brouille serait préjudiciable à la paix et à la stabilité de cette région qui est déjà assez perturbée par des populations exaltées. Le Premier Ministre israélien doit, sans renoncer à l’essentiel, assouplir sa position vis-à-vis de Mahmoud Abbas qui reste un modéré avec lequel on peut parler.

Faute de quoi, on est dans l’impasse. Et l’impasse peut provoquer des situations extrêmes qui deviendraient alors incontrôlables.

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23/03/2015

Le FN remporte la première manche des élections départementales

Le FN a remporté la première manche des élections départementales

C’est incontestable, que cela nous plaise ou non. Certes, le FN n’a jamais été le premier parti de France, car ce n’est pas parce qu’on arrive premier à quelques élections locales que l’on peut se targuer d’être ceci ou cela. Mais en ce cas d’espèce, c’est-à-dire pour les résultats d’hier soir et de ce matin, c’st incontestable, le FN a réussi une percée qui va provoquer l’insomnie de plus d’un responsable politique. C’est indéniable, en dépit des messages de sérénité distillés à longueur de soirée. La droite et le centre sont en tête mais le PS est en mauvaise posture. On dit que les dégâts ont été limités et qu’il y a eu un sursaut. Certes, le Premier Ministre a sauvé (partiellement) la situation en se mobilisant comme jamais : aucun de ses prédécesseurs n’en avait fait autant avec tant d’énergie. Au fond, il a bien illustré l’adage suivant : quand on a des convictions, on se mobilise pour les défendre.

J’ai observé hier que la plupart des commentateurs ignoraient ou simplement contournaient la réalité, à savoir le vote pour le FN. Car, au fond, les spécialistes (dont je ne suis pas) qui regardent bien le programme économique de ce parti ouvrent de grands yeux. Comment sortir d e l’Euro ? En quelle monnaie serait libellée la dette de la France ? Aurions nous alors une monnaie qui aurait autant de valeur que celle de l’Albanie de Enver Hodja ? Marine Le Pen devrait tirer des leçons de ce qui se passe en Grèce : après l’exubérance de la victoire et l’euphorie des lendemains qui  (soi-disant) chantent, on part à Canossa (Bruxelles) négocier piteusement quelques subsides permettant de maintenir la tête hors de l’eau.

C’est là l’énigme : comment le peuple français, l’un des peuples les mieux formés politiquement, depuis au moins la Révolution, peut-il se reporter sur les candidats FN, souvent inconnus et dépourvus de toute expérience ?

Je n’ai pas la réponse, mais je pense à la lassitude et au découragement. Il y a aussi la désillusion, la méfiance envers toutes les idéologies, lesquelles avaient, depuis Marx et ses épigones, tout prévu sauf la mondialisation et ses conséquences…

Alors que faire ? Il y a, à l’évidence, un déficit de communication. Certes, on ne remontera pas la pente du jour au lendemain, mais s’il n y a pas une sérieuse reprise en main, on va vers des difficultés réelles. Et c’est un euphémisme !

Je n’oublie pas la division de la majorité qui a provoqué il y a quelques semaines une mini crise. Enfin, des parlementaires socialistes ont soumis à rude épreuve la loi Macron. C’est vraiment dommage car la France disposait enfin d’un ministre jeune, dynamique, non englué dans des débats idéologiques paralysants. Par de telles mesures Emmanuel Macron redistribuait vraiment du pouvoir d’achat aux Français à un moment où la crise force à renoncer à toute augmentation de salaire.

Alors que faire ? Se mobiliser pour le second tour.

Comme les disent les prélats du Vatican quand ils font face à un problème quasi-insoluble : attendons et espérons…

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22/03/2015

Rendre le vote obligatoire en France?

 

Rendre le vote obligatoire en France ?

 

 

 

Régulièrement, la question revient à l’ordre du jour. Ce matin, un commentateur d’I-TELE a rappelé que Laurent Fabius, François Hollande et Manuel Valls avaient jadis joint leurs voix pour faire voter cette mesure. Le même commentateur ajoutait la remarque suivante : maintenant qu’ils sont au pouvoir, que n’adoptent ils pas la mesure jadis préconisée ?

 

 

 

Et en effet, la question se pose avec une certaine acuité depuis que le premier parti de France est celui de l’abstention. Voter est un droit, voter est un devoir. Mais dans une démocratie on ne transforme le droit en devoir, ce serait forcer les gens, les contraindre à s’intéresser à quelque chose dont ils désespèrent : la politique !

 

 

 

Il y a quelques années j’ai entendu en Israël une dame assez âgée se livrer à une réflexion désabusée sur les élections et les hommes politiques : Pendant la campagne électorale les murs vous parlent, mais une fois que les politiciens sont élus, vous parlez à un mur…

 

 

 

Avec son bon sens populaire, cette dame a résumé la situation : comment contraindre les hommes politiques à tenir leurs promesses, à dire la vérité, à ne pas mentir, à ne pas falsifier les bilans de leur passage au pouvoir, etc…

 

 

 

Donc, on pourrait, le cas échéant, rendre le vote obligatoire, mais il faudrait qu’un second volet accompagne cette mesure coercitive : que devons nous faire aux hommes politiques, de droite comme de gauche, qui mentent délibérément (je rappelle la phrase de J. Chirac, la plus cynique du siècle : les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent…), falsifient les comptes, etc… pas seulement en Europe, en France, mais aussi et surtout dans un pays comme la Grèce où les nouveaux élus se rendent compte qu’ils ont délibérément menti et qu’ils sont désormais en retrait par rapport à ce qu’ils ont dit.

 

 

 

Une fois que des tricheurs et des menteurs ont été élus parce qu’ils ont abusé leur peuple, de quel recours dispose celui-ci pour se débarrasser d’eux ? Aucun, strictement aucun. Une fois qu’on est élu, on l’est pour toute la durée de la législature. Les exemples sont nombreux pour illustrer ce phénomène.

 

 

 

Si l’on veut réformer le code électoral, il faut tout revoir, à commencer par l’engagement des candidats face à leurs électeurs. Que quelqu’un promette qu’on rasera gratis demain, c’est connu. Ce qu’il faut aujourd’hui, c’est le punir, le traduire devant un tribunal indépendant qui lui inflige une peine d’inéligibilité de 5 ou 10 ans. Dans ce cas, on conçoit que les électeurs soient contraints d’aller voter.

 

 

 

C’est probablement parce que les conditions, toutes les conditions ne sont pas réunies que les gouvernements, de droite comme de gauche, ne veulent pas entendre parler de cette mesure.

 

 

 

Il ne faut seulement une dose de proportionnelle, il faut surtout une grande d’éthique dans la politique, deux termes qui riment ensemble. Mais c’est tout ce qu’ils ont en commun.

 

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21/03/2015

Les élections départementales en France ce week end

 

Les élections départementales en France ce week end

 

 

 

A en croire les sondages, unanimes en la matière, les jeux sont faits, le FN sera le grand gagnant de la consultation ce dimanche. Les suffrages démentiront-ils les sondages, une nouvelle fois comme en Israël ? C’est peu probable. Ce parti réputé être d’extrême droite plafonne à 30%, ce qui est sans précédent, suivi d’assez près par l’UMP et l’UDI ; assez loin derrière arrive le PS qui ressent un petit frémissement. Mais la suite, ce sont les partis communiste et le front de gauche. Lesquels réalisent des scores plutôt faibles.

 

 

 

Telle est la situation ce samedi matin, fin de la campagne. Que va t il se passer au juste et quelle est la portée de cette élection ?

 

 

 

En fait, chaque élection intermédiaire est défavorable au pouvoir en place en France. Et chaque fois que le parti au pouvoir ne sort pas gagnant de la consultation, il minimise l’importance de son échec. C’est normal et c’est de bonne guerre. La droit l’a fait, la gauche l’a fait. Tous les font et le feront.

 

 

 

Il reste, cependant, un problème dont l’importance commence tout juste à s’imposer à tous les observateurs de la vie politique française : quel est le statut exact du FN ? Tous les partis, je dis bien tous les partis disent qu’il ignore les valeurs de la République, qu’il est infréquentable, la droite républicaine va même jusqu’à dire que c’est elle et non le FN qui incarne l’opposition ; il demeure que 30% des électeurs français (c’est énorme) votent pour lui. Et ce score est en progression constant. Pourquoi et comment en sommes nous arrivés là ?

 

 

 

Ce n’est pas le programme économique du FN qui attire les gens ; il est intenable, incohérent et irréaliste. Ce n’est pas plus le programme politique qui se résume toujours à l’insécurité et à l’immigration. Alors qu’est ce qui explique cette avancée qui semble se jouer de toutes tentatives d’endiguement ?

 

 

 

Je crois que c’est un effet d’accumulation, une lassitude de tous les partis politiques qui n’ont pas victorieusement combattu le chômage depuis plus de 30 ans. Il y a deux points sur lesquels les électeurs se focalisent et qui semblent constituer l’ADN du FN : c’est l’immigration et la défense de l’identité nationale. Nicolas Sarkozy avait perçu cette sensibilité nouvelle en créant un ministère dédié à l question. A-t-il eu raison, ou tort ? L’avenir nous le dira.

 

 

 

Pourtant, il y a eu, environ un an déjà, la publication d’un sondage indiquant que 61% des Français ne sentaient plus chez eux en France.

 

 

 

Ce sondage, passé presque inaperçu, aurait dû mettre la puce à l’oreille des partis , de droite comme de gauche. Personne n’en a tenu compte. Et depuis cette date, le FN ne cesse de monter. Marine le Pen n’oublie jamais de citer le problème de l’immigration dans ses discours. Il y a donc une crispation, un repli identitaire des gens, à tous les niveaux, toutes les classes sociales…

 

 

 

Comment x’explique cette identité presque malheureuse ? Lorsque les gens parlent du communautarisme, ils visent en réalité un certain groupe ethnique et une certaine culture. Les récents attentats commis au cœur même de capitales tant européennes qu’arabes (Paris, Copenhague, Tunis, Tripoli, Damas, Sanaa, etc) ont renforcé ce sentiment d’insécurité diffuse, aggravé les oppositions entre les cultures et renforcé l’impression qu’on n’est plus chez soi…

 

 

 

Examinez bien le durcissement des positions tant au FN qu’à l’UMP, concernant la consommation de viande porcine, les repas de substitution, les prières dans les rues, etc… Même un ancien président de la république a abordé publiquement ce sujet. Est ce vraiment de son niveau ? Comment un tel sujet, relevant du recteur ou de l’inspecteur d’académie a t-il pu s’imposer au rang d’un débat national ?

 

 

 

Je pense objectivement que la société française traverse une crise, bien plus grave que toutes les précédentes. Et nul ne possède seul le remède.

 

 

 

Le salut consiste à refonder l’identité française, à restructurer les valeurs qui gisent au fondement des sociétés occidentales. Il n’a échappé à personne qu’aucun journaliste, aucun homme politique, ni même aucun philosophe médiatique, ne parle du dialogue des cultures. L’expression a entièrement disparu des écrans radars…

 

 

 

Est-ce un oubli ou un renoncement ? Probablement les deux et c’est pour cette même raison que cela est grave.

 

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