27/03/2015

Au Yémen l'Iran a mis le doigt dans engrenage dangereux

Le faux pas de l’Iran des Mollahs au Yémen

Décidément, ce Proche Orient ne connaîtra donc jamais la paix ; d’un instant à l’autre, des foyers apparemment paisibles se transforment en brasier et sous les cendres couvent les braises. On dirait que Dieu qui s’y est révélé pour la première fois à l’humanité croyante et pensante a décidé de maudire cette région, comme s’il regrettait de s’être révélé sous son vrai jour à des peuplades dédiées au paganisme. Et qui, au fond, ne le méritaient pas.

On sait que depuis quelque temps déjà l’Iran chiite fomente des troubles et des soulèvements dans les pays limitrophes, notamment à Bahreïn et au Yémen.  Il le fait déjà depuis de nombreuses années au Liban avec le Hezbollah, un status im statu, en Syrie où il soutient à bout de bras le régime de Bachar et à présent au Yémen où des tribus chiites se sont emparées de la capitale Sanaa, en ont chassé le président légitime, successeur de Ali Abdallah Saleh et menacent même Aden, la seconde ville du pays où le président élu s’était réfugié. L’Arabie saoudite, sunnite en majorité, surveille  les menées subversives de l’Iran des Mollahs comme on surveille le lait sur le feu et ce régime de gérontes, se sentant menacé, a considéré que les Iraniens avaient franchi le Rubicon.

Pour stopper l’avance des rebelles chiites et restaurer le régime déchu, la monarchie saoudite a frappé très fort, en s’assurant de l’appui de la quasi totalité des régimes arabes de la région, dont l’Egypte qui, avec sa puissante armée, a envoyé sa marine au large d’Aden. Même la Turquie d’Erdogan se range aux côtés de l’Arabie et les milliards de dollars de la monarchie pétrolière (800 milliards en réserve dans les coffres) y sont pour beaucoup. Le fait que même le Qatar qui finance tous les mouvements terroristes sur place se soit joint à ce front anti-iranien est très instructif. Il monte que l’Iran révèle son vrai visage et ses visées hégémoniques dans la région. Un nouveau front anti-iranien se dessine, rejoignant même Israël qui se sentait un peu seul.

Mais aujourd’hui, les maladresses du régime des Mollahs  font que le monde entier se ligue contre eux ; même le Maroc est de la partie et soutient son puissant protecteur saoudien. Le gouvernement saoudien qui est très bien informé sait que depuis son installation en Irak et en Syrie, deux protectorats iraniens, le régime des Mollahs a aiguisé son appétit. Si l’on ajoute le Liban, on peut dire qu’il est très bien implanté au Proche Orient et que ses prochaines proies ne peuvent être que l’Arabie et l’Egypte. S’il affaiblit de l’intérieur ces deux puissances, les autres Etats tomberont d’eux-mêmes dans son escarcelle.

Le roi Salman et le président Al-Sissi se sont rendus compte de la situation et vont décider la création à Charm El Sheikh d’une force d’intervention arabe rapide capable de combattre le terrorisme islamique et les menées subversives de l’Iran. Même Barack Obama qui s’apprête à signer sur le nucléaire avec l’Iran se rend compte que ses interlocuteurs ne sont pas fiables. Il leur a d’ailleurs adressé un sérieux avertissement leur enjoignant de quitter le Yémen au plus vite. Les USA aident d’ailleurs les Saoudiens dans leurs frappes contre les chiites.

Israël contemple avec gourmandise l’engagement de l’Iran au Yémen et l’intervention saoudienne qui veut y mettre fin.

Baracj Obama réagit trop tardivement. On ne sait pas vraiment quelle est l’étendue de la culture historique de cet homme : a t il le traité de La guerre de von Clausewitz ? Ce n’est pas sûr. Celui-ci a dit que les conflits ne naissent pas de la volonté des hommes mais de la rupture d’équilibre.

L’Iran ne va pas tarder à l’apprendre à ses dépens durant les semaines qui viennent : les Saoudiens ne le laisser jamais approcher de si près.

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