14/03/2015

Le sacre de l'Egypte, enfin?

 

Le sacre de l’Egypte, enfin ?

 

 

 

La conférence qui s’est ouverte à Charm El Cheikh sous la présidence du maréchal égyptien Al Sissi marque peut être un tournant dans les relations entre les USA et les régimes arabes modérés de la région. Enfin, le Secrétaire d’Etat John Kerry a prononcé les paroles que les Egyptiens et leurs alliés attendaient : les USA tiennent au renforcement de l’Egypte et veulent bien soutenir son rôle de puissance régionale.

 

 

 

Il faut dire que l’Amérique de M. Obama n’avait plus le choix. L’ombre menaçante de l’Iran des Mollah se profilait avec une très grande insistance dans le Moyen Orient. La diplomatie américaine à bout de souffle ne savait plus que faire et certains soutiennent qu’elle n’a pas changé d’attitude fondamentalement, mais qu’elle maintient simplement deux fers au feu.

 

 

 

Dans le papier d’avant-hier, on avait décrit la déception des régimes arabes pro-occidentaux qui craignent pour leur avenir. L’axe Le Caire-Ryad-Emirats semblait en disgrâce à Washington qui est pressé de signer un accord, même mauvais, avec l’Iran. L’embellie durera t elle longtemps ou est ce un simple intermède ?

 

 

 

Les USA ont la puissance mais ils n’ont pas toujours la sagesse qui devrait aller de pair avec leur grande force. L’Egypte, son président l’a rappelé hier sur place, a un rôle de puissance régionale à jouer. Certes, comme tous les régimes arabes de la région, son attachement à la démocratie n’est pas à toute épreuve, mais que faire ? On fait avec ce qu’on a.

 

 

 

Les monarchies pétrolières du golfe ne sont pas démunies d’atouts face aux USA. Et selon nous, elles sont plus fiables que l’Iran qui n’est pas un régime aussi stable qu’il y paraît. Les Mollahs ne sont pas à l’abri d’une vague de colère et de mécontentement qui mettrait fin à leur pouvoir.

 

 

 

Et puis il y a encore et toujours cette sourde rivalité entre Arabes et Perses. On se souvient que Saddam en avait joué lors de sa confrontations armée avec Téhéran.

 

 

 

Peut-on faire confiance à l’Amérique d’Obama ? Le seul fait de poser la question laisse peu de doute sur la nature de la réponse.

 

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