31/01/2015

Vers un servicie civique obligatoire en France?

Vers un service civique obligatoire en France?

Les attentats commis en France par une frange marginale et marginalisée de la population française ont été une véritable secousse tellurique pour l’ensemble de la société. Les Français ont pris conscience de cette ceinture de misère et de violence que constituent les banlieues autour de Paris (d’où l’expression : de l’autre côté du périphérique) ainsi que d’autres grandes villes du pays. Aucun lieu n’est épargné, ni Marseille, ni Toulouse ni Lyon. Dans toutes ces villes ont été repérées des cellules de djihadistes dont certains sont revenus d’Irak ou de Syrie où ils ont combattu pour l’islam radical. Il faut juger la situation objectivement : pourquoi a t on laissé les choses en arriver à ce point ? Pourquoi avoir attendu alors qu’en 2005 déjà, les émeutes ont embrasé les banlieues avec les mêmes causes, les mêmes mouvements et les mêmes résultats ? Pourquoi n’ a t on pas renforcé les contrôles aux frontières afin de mieux intégrer les immigrés et leurs descendants présents sur place avant d’en laisser d’autres venir s’engouffrer dans notre société dont ils ne partagent pas les valeurs fondamentales : à savoir pas d’exclusivisme religieux, pas de discrimination de la femme, pas de fondamentalisme religieux (e.g. refuse de la critique textuelle de textes révélés).  Le chômage et son cortège de frustrations sociales, l’évacuation par l’Etat de certaines zones de non droit, bref la désertification sociale, toutes ces choses ont conduit à une sorte de société duale : chacune ignore l’autre. Est ce que le service civique changera les choses ? On veut l’espérer. En tout état de cause, c’est bien mieux que de ne rien faire du tout. Reste à savoir comment on occupera ces jeunes si difficiles à intégrer : voudront ils coopérer ? Seront ils convaincus du bien-fondé de cette mesure ? Pourrons nous leur expliquer que c’est la France qui est leur patrie (s’ils veulent continuer à vivre ici) et que les valeurs de la République doivent devenir leurs propres valeurs ? Vaste programme ! Le Premier Ministre a été bien inspiré de dire que ces mesures prendraient au moins une génération. Je crois, hélas, qu’il est optimiste et que cela prendra bien plus de temps. Mais c’est mieux que de ne rien faire.

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Le conflit en Ukraine, l'impossible solution

Le conflit en Ukraine, l’impossible solution

C’est un triste constat mais il convient de ne plus se leurrer : Vladimir Poutine, même pris à la gorge, ne cédera pas, le cas ukrainien est trop vital pour lui, pour son régime et pour son pays. Il y a déjà des milliers de morts et nul ne croira que les séparatistes sont nés d’une génération spontanée, qu’ils sont autonomes ou représentent un désaccord interne à l’Ukraine. Non point, c’est la Russie qui est derrière tout cela et le monde entier ne fait rien. Ces séparatistes auraient ils pu abattre un avion de ligne avec plusieurs centaines de passagers à bord ? Leur armement, par ailleurs, l’atteste : ils sont formés et armés par le puissant voisin qui voit d’un très mauvais œil le rapprochement de l’Ukraine avec l’Europe. Il sait fort bien, Vladimir Poutine, qu’après l’adhésion à l’UE, ce sera l’adhésion à l’OTAN. Et cela proprement insupportable pour l’actuel maître du Kremlin qui ne croit qu’aux rapports de force. Je doute, pour ma part, que les Occidentaux osent s’engager dans une confrontation armée avec la Russie. Mais ils pourraient bien armer suffisamment l’Ukraine, entraîner son armée (qui ne brille pas vraiment) et ensuite porter des coups sérieux aux séparatistes et à leur parrain russe. A défaut, ou en même temps, les sanctions économiques sont très efficaces. On a vu que les oligarques ont perdu des milliards de dollars en quelques semaines, que le rouble s’est considérablement affaibli, que la valse des étiquettes va bon train à Moscou et dans les autres villes russes.. Bref, la seule chose  susceptible d’entraîner une révolution de palais  au Kremlin et chasser Poutine du pouvoir, c’est une fronde des oligarques qui exigeraient son départ, une sorte de retraite dorée, permettant de négocier avec les Occidentaux et de libérer l’Ukraine. La Russie commence à jouer un jeu fort dangereux : souvenons nous qu’avant la seconde guerre mondiale, Hitler a d’abord commencé par modifier les frontières par la force armée… La suite est connue.

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29/01/2015

Israël et le Hezbollah

Israël et le Hezbollah

Le monde entier s’interroge sur la suite de cette attaque du Hezbollah, suite à la grande humiliation subie par le mouvement chiite libanais sur le Golan. En effet, Israël avait attaqué un détachement composé de militants armés du Hezbollah et de troupes iraniennes. On ne connaît toujours pas les dessous de cette affaire, à savoir la raison exacte de ce coup de main qui a aussi frappé Téhéran. L’attaque d’hier semble être des représailles car la crédibilité du Hezbollah était en cause s’il n’agissait pas. Le bilan se monte à trois morts, deux soldats de Tsahal et un casque bleu espagnol. Selon toute vraisemblance, Israël ne réagira tout de suite, pour plusieurs raisons. Il y a d’abord les élections législatives qui se rapprochent. Le climat électoral ne doit pas être perturbé par des tensions trop fortes aux frontières. Ensuite, le Hezbollah est considérablement affaibli, englué en Syrie où il a déjà perdu près de mille combattants. Sans son aide et celle de l’Iran, le régime de Bachar se serait effondré depuis bien longtemps. Enfin, la situation intérieure au Liban n’est plus du tout favorable aux terroristes chiites : un des candidats à l’élection présidentielle a déjà reproché à Nasrallah de mettre en péril la sécurité de tout le pays, à la seule fin de servir une cause qui n’est pas celle du pays du Cèdre. Mais il y a aussi une analyse objective de la situation politique du monde arabo-musulman : l’Irak et la Syrie sont au bord de l’effondrement en raison des attaques de Daesh ; la Libye est en pleine déliquescence ; l’Egypte en proie à des remous suite à la déposition de Mohammed Morsi ; l’Arabie est en transition de régime après la mort de son roi. Enfin, même les pays d’Afrique du nord ne sont pas dans un calme absolu. N’oublions pas l’Iran, en proie aux sanctions occidentales et englué dans des négociations sur le nucléaire, ce qui le contraint à faire profil bas. Le Hezbollah prétend s’être renforcé militairement et être plus aguerri grâce aux combats livrés en Syrie. Peut-être, mais de leur côté, Tsahal n’est pas resté inerte. Les infiltrations de Tsahal au sein même du groupe terroriste ont avancé : il suffit de voir la précision de la frappe subie par le groupe où se trouvait le général iranien.. Les renseignements militaires de Tsahal étaient très au fait des mouvements de la petite légion irano-libanaise se déplaçant sur le Golan. La question qui se pose est la suivante : est ce qu’Israël va réagir avec ampleur ou va t il se contenter d’une simple mesure de rétorsion ? L’avenir proche nous le dira.

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28/01/2015

La libération du camp d'Auschwitz soixante dix ans après

L’émission d ‘hier (27 janvier) de France 2 sur l’horreur des camps

 

                    La libération du camp d’Auschwitz, soixante-dix après

 

Ce fut un long moment d’une horreur absolue : on voyait pour la première fois l’assassinat de pauvres Juifs des Etats baltes, annexés par Staline et récemment envahis par les hordes nazies, se faire tuer à coups de barre de fer sur la tête par des lettons, des Ukrainiens et des Lituaniens, supplétifs enrôlés par les forces d’occupation allemande qui leur avaient délégué la traque et le meurtre de Juifs, en arguant qu’ils étaient la source de tous leurs maux et qu’ils étaient le bras armé du bolchevisme.

Les scènes étaient horribles. Les spécialistes intervenaient dans l’intervalle entre les différentes prises de vues pour expliquer comment on est passé de la Shoah par balles aux chambres à gaz et aux fours crématoires. C’était insoutenable. On a commencé par jeter sur les routes de l’URSS envahie par les Nazis des Einsatzkommando, ce qui dignifie commandos d’intervention pour tuer et exterminer chaque Juif que l’on pouvait trouver sur son chemin.. Le chef des SS, Heinrich Himmler interprétait à sa façon les ordres assez vagues de son maître Hitler, en l’absence de toute prescription écrite. Mais les injonctions étaient claires,

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27/01/2015

Un départ de la Grèce de la zone Euroe est envisageable

Mais que peut bien faire le nouveau gouvernement grec?

Oui, que peut le nouveau premier ministre grec qui avait promis monts et merveilles lors de la campagne électorale, et qui, une fois l’élection gagnée, affirme ne pas vouloir quitter l’Europe ni renoncer à la monnaie unique ? En fait, c’est la nature même des régimes grecs qui se sont succédés au pouvoir qu’il faut revoir. Voilà un pays qui n’a pas de cadastre, pas de grille indiciaire des fonctionnaires, où vous pouvez acheter une maison en payant avec des valises de billets, où la plupart des gens ne paient pas d’impôts et où nul ne vérifie si le service pour lequel vous êtes payés est vraiment effectué !! Comment l’UE a t elle pu intégrer ce ramassis de menteurs et de voleurs ? Savez vous que des gouvernements grecs ont recouru à des agences financières réputées pour truquer les comptes et présenter de faux bilans ? Pour l’organisation des Jeux Olympiques, par exemple,  on nous a fait croire que le pays était en mesure de les organiser. Même la rénovation des monuments les plus emblématiques de notre civilisation, l’Acropole et autres, sont rénovés avec de l’argent de l’UE. On a vu le résultat. Ce pays a réussi la plus belle escroquerie de tous les temps= mentir, tromper, encore et toujours. Comment reprocher à la chancelière fédérale sa rigueur, elle qui devra mettre la main au porte-monnaie si les Grecs venaient à être en défaut… Il faut que les Grecs paient et honorent leur signature. Presque trois cent vingt milliards de dollars de déficit, c’est ingérable. Mais ce n’est pas aux autres peuples d’Europe de payer. Il fait assainir les finances de ce pays qui dans son désarroi s’est jeté dans les bras d’un parti d’extrême gauche qui ne mettra pas beaucoup de temps à buter contre ses limites. Et ce parti est presque majoritaire à lui seul, tant il a fait de promesses et tant le peuple grec a subi une saignée à blanc. Et par dessus le marché, il s’allie avec un autre parti dont l’orientation est aux antipodes de la sienne !! Alors que faire ? Ce nouveau gouvernement fera illusion pendant six mois, car il devra améliorer la situation des plus démunis, ce qui est normal et humain. Mais l’argent, le peu d’argent disponible n’aura pas été affecté à d’autres tâches. Ce qui veut dire qu’on repousse la solution des  vrais problèmes à des jours meilleurs. Bref, c’est la quadrature du cercle. Jacques Chirac est crédité de la phrase suivante : les promesses n’engagent que ceux  qui les écoutent. C’est une triste vérité.  Au fond, si la Grèce quittait  l’Europe et la monnaie unique, ce ne serait pas la fin du monde ; on aurait quelques problèmes au début pour colmater la brèche, mais après on aura assaini la situation et les Grecs pourront toujours se tourner vers les Turcs, les Russes ou les Chinois. Et là au moins, le continent se sera débarrassé d’un insupportable boulet. Il faut faire preuve de pragmatisme. Et ne plus confondre les Grecs de l’Antiquité, moule génétique de notre culture avec les escrocs d’aujourd’hui.

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26/01/2015

La libération du camp d'Auschwitz il y a soixante-dix ans

La libération du camp d’Auschwitz, il y a soixante-dix ans

Il est toujours atterrant d’entendre des survivants évoquer le supplice, les horreurs subies dans ces camps d’extermination. C’est toujours la même émotion, le même dégoût, que des êtres humains aient été niés dans leur plus stricte humanité, au seul motif qu’ils étaient juifs. Les récits nous étonnent toujours et continueront de le faire aussi longtemps que l’humanité conservera sa mémoire. En écoutant avec attention le récit d’un dame très âgée aujourd’hui qui racontait comment les soldats nazis tuaient à coup de crosse le moindre déporté malade ou ayant du mal à avancer, on n’en croit toujours pas ses oreilles.  Elle faisait allusion à la terrible marche de la mort au cours de laquelle des déportés, affamés et transis de froid par moins 20 devaient évacuer les camps menacés par les Russes et pénétrer plus profondément dans le territoire allemand. Mais ce qui est encore plus inconcevable, ce sont les moyens réquisitionnés par les SS pour exterminer le plus de Juifs possible alors que ces trains et ces troupes eussent été plus utiles sur l’un des deux fronts, à l’est ou à l’ouest. Eh bien, non, jusqu’à la dernière minute, les convois continuaient d’affluer vers les camps d’extermination, alors que les Russes ne trouvaient plus que des enfants pour freiner leur avance. Il est vrai que Hitler, en septembre 1939 , avait exprimé une mise en garde devant le Reichstag. Il rendait les Juifs responsables de la guerre imminente et les promettait à un anéantissement certain… La suite de l’Histoire a prouvé qu’il a hélas tenu parole. Mais une question se pose : pourquoi donc n’a t on pas voulu écouter les rescapés des camps, comme si leur calvaire n’intéressait personne ? Et pourquoi eux mêmes se sont ils tus ? C’est là une interrogation qui doit trouver son explication dans la psychologie des victimes. C’est aux USA que l’on commença à dénoncer ce que l’on nomme désormais la victimologie. Mais dans le cas des déportés, cela est allé trop loin : ils ont parfaitement le droit de se plaindre, de parler du calvaire enduré et de dénoncer des silences honteux.

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25/01/2015

Dé ghettoïser les banlieues, les cités et les quartiers

Dé ghettoïser les banlieues, les quartiers et les cités

Je préfère de loin le terme ghetto au terme apartheid qui signifie développement séparé de deux communautés, tel que codifié par une loi nécessairement raciste puisqu’elle institue une séparation quasi hermétique entre deux types d’êtres, conformément à la couleur de leur peau. Mais les effets sémantiques ne changent rien au fond du problème. Ce qu’il faut faire, c’est intégrer dans toute la mesure du possible. Mais comment ? Une bonne partie de la population française jette un regard de plus en plus méfiant sur cette partie de la population qu’elle considère comme étant allogène et criminogène. Il y a des banlieues entières, notamment toute la Seine Saint-Denis qui s’est vidée de ses sujets français, laissant ainsi place à  des regroupements, volontaires ou involontaires, de populations immigrées, qu’elles soient française par naturalisation ou par naissance. Cette acquisition quasi mécanique de la nationalité française ne s’est pas accompagnée d’une politique d’intégration volontariste. Mais toutes les fautes ne sont pas imputables à l’Etat. Un certain nombre d’indices marquant le repli identitaire sur soi sont indéniables. Ces comportements ont été jugés asociaux et sont, en partie, responsables du rejet dont cette population a été l’objet. Cela a commencé par le foulard islamique, la nourriture au collège et pour couronner le tout, la burka. L’intégration c’est comme l’amour, il faut être deux : comment voulez intégrer des gens qui refusent les valeurs de la société intégratrice ? C’est une mission impossible. N’ayant pu stopper ce reflux vers des comportements d’un autre âge, tous les gouvernements de droite comme de gauche, ont démissionné devant ce désastre citoyen et même civilisationnel. Il faut reconnaître qu’il y a parfois de la discrimination à l’embauche. Mais il faut aller plus loin: tout en condamnant ces attitudes  humiliantes, il faut en chercher la cause et celle-ci n’est pas exclusivement imputable aux discriminants. C’est une évidence que les bien-pensants feignent d’ignorer. Et cette attitude n’arrange pas les choses. C’est un peu comme le testing devant les boîtes de nuit ou dans des agences immobilières. Les jeunes femmes exigent qu’on respecte certaines règles que certains foulent allégrement aux pieds : d’où le rejet. Que faites vous lorsque des copropriétaires ou des colocataire se disent indisposés par un voisinage qui n’a pas les mêmes valeurs, pas les mêmes référents… C’est aussi ce qui se passa à l’école : le Français de souche ou autre ne veut pas laisser son enfant régresser dans une classe où l’on compte douze ou quinze nationalités, parfois plus ? Et le rétablissement de la carte scolaire n’y changera rien. Il y aura comme d’habitude un afflux vers l’école privée. Légiférer ne servira à rien : il suffit de voir le nombre de jeunes enseignants qui demandent une mutation lorsqu’ils se trouvent au contact de ces populations qu’il faut, je le répète, intégrer/

Il faut dé-ghéttoïser, prendre le taureau par les cornes, expliquer à ces populations qui se disent marginalisées qu’elle ont un immense progrès à faire, que cela prendra du temps et que la délinquance, le terrorisme ou l’islamisme ne règleront rien. Bien au contraire, ils creuseront encore un peu plus le fossé qui les sépare du monde civilisé et bien intégré.

Mais les pouvoirs doivent souscrire un contrat moral : ne plus se désintéresser de ces banlieues devenues des zones de non droit (no go zone).

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24/01/2015

La mort du roi Abdallah

La mort du roi Abdallah d’Arabie Saoudite

Ce décès pose un problème aux démocraties occidentales, intéressées par le soutien diplomatique et parfois militaire de ce royaume musulman considéré comme modéré au plan international, même si sa politique intérieure, notamment sous l’angle des droits de l’homme (houqqout al insane), est un véritable défi aux valeurs démocratiques. Les protestations fusent depuis que la Grande Bretagne a décrété certaines mesures pour  accompagner la mort de ce souverain arabe, de son côté, le président français va faire le déplacement aujourd’hui même pour présenter au nouveau roi les condoléances de la France. Et cela suscite des remous que l’on peut comprendre : depuis le début de l’année, huit exécutions capitales par décapitation ont eu lieu en place publique ! Et les femmes n’ont toujours pas le droit de conduire leur véhicule, il faut la présence à leurs côtés d’un tuteur mâle, prouvant ainsi qu’elles ne vont pas se livrer à la débauche ni tromper leur époux. Quelle mentalité ! Dans un pays où la pratique du harem est courante ! Alors pourquoi devons nous ménager ce pays dont nous rejetons les pratiques sans hésiter, mais que nous critiquons avec tant de modération diplomatique ? Parce que c’est le plus grand producteur de pétrole au monde, qu’il a d’énormes réserves de dollars, que son appui contre l’Etat islamique est indispensable et que son basculement dans l’autre camp serait une catastrophe à l’échelle mondiale. Certes, certains dénoncent à juste titre cette duplicité sans égale d’un pays qui finance le terrorisme qu’il prétend, par ailleurs, combattre. Les Occidentaux commettent toujours la même erreur avec ceux qui n’ont pas la même culture qu’eux : le cartésianisme n’est pas la chose au monde la mieux partagée. Tout le monde ne lit pas l’Evangile selon Saint Matthieu qui prône que votre oui soit un oui et votre non un non. Tout le monde ne connaît pas les syllogismes d’Aristote, fondés sur les principes de l’identité et de la contradiction. Ici, c’est plutôt, ma main droite ignore ce que fait ma main gauche.

Ce qu’il faut espérer pour faire bouger les lignes, c’est de découvrir des substituts aux énergies fossiles. Ainsi, notre dépendance nous permettra de faire triompher partout les valeurs de l’humanisme, même religieux.

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La France à nouveau maîtresse de son destin

La France, à nouveau maîtresse de son destin

Les tragiques événements de ce début du mois de janvier ont produit l’effet d’un véritable séisme. La terre a tremblé sous les pieds de la France et des Fran !ais. Ils se réveillent et prennent conscience des dangers qui menacent ce pays. Que faire ? Eh bine, il faut reconnaître que les plus hautes autorités ont dit ce qu’il fallait dire et fait ce qu’il fallait faire. La preuve en est l’immense mouvement de solidarité nationale autour de Charlie Hebdo, où même ceux qui ne partagent pas l’avis de ce hebdomadaire ont acheté le dernier numéro portant ces caricatures, source de tout ce drame sanglant. La même chose vaut pour le président de la République qui a su mettre de côté l’aspect partisan pour réunir autour de lui un véritable consensus national et même international. Depuis cette marche majestueuse qui s’est dispersée sans le moindre incident, la situation politique de la France, au plan intérieur, n’est plus la même. François Hollande a bien supporté le choc. D’aucuns pensaient qu’il ne résisterait pas à ce terrible choc, il a résisté. Il s’est abondamment dépensé pour prendre les mesures nécessaires et a fait preuve de fermeté, ce que même ses adversaires les plus déterminés reconnaissent in petto, en privé. Face à un véritable tremblement de terre, il a réaffirmé avec force les lois de la République et a dit clairement que l’attachement à la laïcité et le respect des règles n’étaient pas négociables. Il a su diagnostiquer l’origine du mal et panser les blessures afin de sauvegarder la cohésion nationale. Et surtout il a mis en garde contre les amalgames (un terme français d’origine arabe !!) qui mettraient à l’écart de la communauté nationale les citoyens musulmans de ce pays. Y avait il une autre solution ? Franchement, je ne le crois pas. L’autre bonne résolution a consisté à mettre l’école au centre de ce dispositif de reconquête : il na faut pas rejeter ni bannir, mais au contraire rapprocher et intégrer ceux qui le veulent bien. La revalorisation du monde enseignant est la pièce maîtresse de ce nouveau combat pour la culture, ce véritable Kulturkampf du temps de Bismarck, nouvelle mouture. Les règles de l’humanisme transcendent, et de très haut, toute doctrine religieuse car  nul ne posséder la Vérité dans sa totalité car la transcendance a toujours besoin d’un support humain pour nous être accessible. Partant, il faut accepter un minimum de relativisme religieux, faut de quoi nous serions condamnés à ne plus pouvoir vivre ensemble. Dieu, disait un philosophe du début du XXE siècle, a certes créé le monde, mais il n’a créé aucune religion. Et c’est vraiment ce vivre ensemble que le président français tente de sauver. Il faut qu’il réussisse. Enfin, restent les grandes questions socio-économiques qui ne vont pas tarder à se rappeler à notre attention dès que les répercussions de ce choc terrible commenceront à s’estomper. Faudra-t-il que la France suive ses vieux démons au lieu de se rassembler dans un même esprit républicain ? On sent déjà les frémissements des premières revendications salariales, la défense égoïste de certaines demandes catégorielles, bref des menaces de grève ou de blocage de la vie économique. Il ne faut pas se tromper de combat. Il faut reconstruire, refaire l’âme de ce pays, il sera toujours temps de reprendre le combat politique…

La France redevient maîtresse de son destin. Elle met désormais l’accent sur une meilleure intégration de tous ses habitants, sans distinction aucune. On enseigne aux enfants la langue française, les règles de la laïcité, le respect, le civisme, la dignité de soi et de l’autre, si différent soit-il.

Que ne l’a t on fait plus tôt ? On se serait épargné bien des drames.

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22/01/2015

Averroès (Ibn Rushd) et l’Islam des Lumières

Averroès (Ibn Rushd) et l’Islam des Lumières

Pour le citoyen moyen qui regarde la télévision, lit les journaux et / ou écoute la radio, la question de l’existence, passée ou future, d’un islam des Lumières, d’une religion musulmane éclairée, se pose avec acuité.  La réponse à cette question brûlante est nécessaire, voire urgente, si l’on veut barrer la route à la diffusion de rumeurs qui déclarent cette religion ennemie de la paix et incompatible avec une spéculation philosophique normale.

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