26/01/2015

La libération du camp d'Auschwitz il y a soixante-dix ans

La libération du camp d’Auschwitz, il y a soixante-dix ans

Il est toujours atterrant d’entendre des survivants évoquer le supplice, les horreurs subies dans ces camps d’extermination. C’est toujours la même émotion, le même dégoût, que des êtres humains aient été niés dans leur plus stricte humanité, au seul motif qu’ils étaient juifs. Les récits nous étonnent toujours et continueront de le faire aussi longtemps que l’humanité conservera sa mémoire. En écoutant avec attention le récit d’un dame très âgée aujourd’hui qui racontait comment les soldats nazis tuaient à coup de crosse le moindre déporté malade ou ayant du mal à avancer, on n’en croit toujours pas ses oreilles.  Elle faisait allusion à la terrible marche de la mort au cours de laquelle des déportés, affamés et transis de froid par moins 20 devaient évacuer les camps menacés par les Russes et pénétrer plus profondément dans le territoire allemand. Mais ce qui est encore plus inconcevable, ce sont les moyens réquisitionnés par les SS pour exterminer le plus de Juifs possible alors que ces trains et ces troupes eussent été plus utiles sur l’un des deux fronts, à l’est ou à l’ouest. Eh bien, non, jusqu’à la dernière minute, les convois continuaient d’affluer vers les camps d’extermination, alors que les Russes ne trouvaient plus que des enfants pour freiner leur avance. Il est vrai que Hitler, en septembre 1939 , avait exprimé une mise en garde devant le Reichstag. Il rendait les Juifs responsables de la guerre imminente et les promettait à un anéantissement certain… La suite de l’Histoire a prouvé qu’il a hélas tenu parole. Mais une question se pose : pourquoi donc n’a t on pas voulu écouter les rescapés des camps, comme si leur calvaire n’intéressait personne ? Et pourquoi eux mêmes se sont ils tus ? C’est là une interrogation qui doit trouver son explication dans la psychologie des victimes. C’est aux USA que l’on commença à dénoncer ce que l’on nomme désormais la victimologie. Mais dans le cas des déportés, cela est allé trop loin : ils ont parfaitement le droit de se plaindre, de parler du calvaire enduré et de dénoncer des silences honteux.

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Commentaires

Une autre question: pourquoi les Polonais qui voyaient passer les trains conduisant à Auschwitz rentrant ensuite vides ainsi que l'odeur effarante de chair brûlée se sont-ils tus?

Pourquoi, à part les polonais, même silence de "ceux" qui savaient également?

La peur, sans doute?

Puisse cet holocauste nous mobiliser le temps qu'il faudra concernant le terrorisme présent!

A ne pas oublier, du nazisme, la mémoire des autres suppliciés: homosexuels parce qu'homosexuels et tziganes parce que tziganes...

Écrit par : Myriam Belakovsky | 26/01/2015

http://www1.rfi.fr/actufr/articles/092/article_54867.asp


Des rescapés de la Shoah déclenchent une polémique
Article publié le 05/08/2007 Dernière mise à jour le 05/08/2007 à 17:43 TU

Un rescapé du camp d'extermination de Treblinka, lors de la manifestation à Jérusalem le 5 août 2007
(Photo : AFP)
Des rescapés de la Shoah ont arboré, ce dimanche à Jérusalem, l'étoile jaune que les nazis avaient contraint les juifs de porter pendant la Seconde Guerre mondiale pour exiger, lors d'une manifestation, une augmentation de leurs pensions. Ils ont appelé leur manifestation, la « marche des vivants », terme utilisé pour les cérémonies organisées chaque année à Auschwitz à la mémoire des victimes de la Shoah. D'autres survivants ont accusé publiquement le gouvernement de jouer avec « la solution biologique », autrement dit de traîner les pieds en attendant la disparition progressive du nombre de survivants évalué à 240 000 actuellement. Toutes ces accusations provoquent un profond malaise en Israël car cela touche une corde extrêmement sensible dans ce pays qui se fige tous les ans pendant deux minutes au son des sirènes pour rendre hommage aux six millions de victimes de la Shoah.
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Avec notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul
Les rescapés de la Shoah ont appelé cette manifestation « la marche des vivants » à l'instar de la cérémonie organisée chaque année à Auschwitz, à la mémoire des déportés. Ils ont défilé entre la Knesset et la présidence du Conseil revêtus, pour certains, du pyjama rayé des camps de concentration et arborant l'étoile jaune.
Cette manifestation provoque la polémique en Israël où le sujet est, on s'en doute, particulièrement sensible. L'objectif : dénoncer l'augmentation de l'aide jugée insultante, 20 dollars par mois, proposée dans un premier temps par le gouvernement pour ceux d'entre eux vivant sous le seuil de la pauvreté.
Une phrase est devenue le slogan des rescapés de l'holocauste « Ehud Olmert, regarde nous dans les yeux, nous ne voulons plus être humiliés. Nous l'avons été assez là-bas ».
Le Premier ministre dénonce ceux qui utilisent ces symboles à des fins politiciennes, dit-il. « Les organisateurs de cette manifestation devraient avoir honte de faire sortir en plein soleil des vieillards », affirme encore M. Olmert qui rappelle que sa famille a été victime des persécutions nazies.
Conscient de l'impact de cette manifestation, le gouvernement israélien devrait annoncer une nouvelle répartition des indemnités pour venir en aide aux plus nécessiteux des rescapés.

Écrit par : BUCHENWALD | 27/01/2015

A Paris nombreux furent les juifs qui ne portèrent jamais l'étoile jaune raison pour laquelle non repérés il ne furent pas arrêtés puis déportés. Je ne voudrais en aucun cas offenser notre hôte de ce blog mais sachant que nombreux furent les juifs dénoncés par le signe visible de la circoncision en WC publics, tout particulièrement que, sans ignorer le sens de ce rite, je voudrais poser la question de l'Alliance avec et par le Divin

en reprenant, en ces heures de Célébration, le cri d'Elie Wiesel: "Seigneur! à Auschwitz, où étais-tu?"!

Écrit par : Myriam Belakovsky (M.B.) | 28/01/2015

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