02/12/2014

Pour la paix à Jérusalem

Pour la paix à Jérusalem

Cette pétition de principes peut passer pour un vœu pieux. Cela fait si longtemps que les prières d’hommes et de femmes du monde entier ne parviennent pas à faire entendre raison à ceux qui ne rêvent que de guerre et de confrontation. Il m’est déjà arrivé de rappeler dans ces mêmes colonnes que Dieu parle et comprend toutes les langues et qu’il exauce toutes les prières. Et le Psalmiste spécifie : de tous ceux qui l’invoquent en vérité. Le peuple juif, le peuple d’Israël n’a jamais coupé les liens qui l’unissaient et l’unissent toujours à la ville sainte, la cité du roi David. Dans toutes les prières juives, qu’elle soient quotidiennes ou destinées aux grandes occasions de l’existence (mariage, naissance, enterrement, solennités ou fêtes de pèlerinage, etc…) Jérusalem n’est jamais absente de l’esprit d’Israël. Tous les Juifs du monde entier ont prié pour la reconstruction de cette ville, pour son bien-être et pour la paix. Et ce peuple d’Israël fut privé de cette cité où se trouvait son temple, durant près de deux mille ans. Une fois la ville retrouvée, les Juifs du monde entier y affluent pour renouer avec leur passé glorieux. Mais dans cette ville, d’autres confessions se sont installées, les Chrétiens tout d’abord et ensuite les musulmans. Ces trois fils d’Abraham prient le même Dieu quoique de manière différente, mais leurs buts respectifs sont les mêmes. S’élever au dessus de notre existence matérielle, adhérer à l’esprit, voire s’unir à l’esprit saint. De tels objectifs doivent en principe bannir la violence, la mort et la haine. Or, c’est un tel déferlement que nous voyons se produire. Comment faire pour y mettre fin ? La primauté d’Israël ne devrait pas être synonyme d’exclusivisme : le fait que la religion d’Israël, le monothéisme biblique, soit le tronc commun d’où sont issues les deux autres grandes dénominations religieuses, n’est pas négligeable mais il ne doit pas constituer un obstacle insurmontable. Il faut réunir, rassembler, rapprocher et non repousser, exclure et bannir. Toutefois, ces souhaits se révèlent très difficiles à réaliser. Alors, que devons nous faire ? Ce conflit n’est ni territorial ni politique, il porte sur le partage de la sainteté, une notion qui ne se laisse pas aisément expliquer, chacun revendiquant pour soi, et pour soi seul, tout le reste. Il faudrait instiller une certaine dose de relativisme dans toute cette affaire et s’adjoindre les services de quelques philosophes-théologiens qui sachent vider les mots de leur charge explosive. A ce jour, on n’y est pas arrivé à cause de l’intolérance et du fanatisme. Peut on continuer sur cette même voie ? C’est peu probable.

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