30/11/2014

Le congrès du Front National à Lyon

Le congrès du Front National à Lyon

La France , apparemment, aime la politique. Il suffit de recenser le nombre d’émission de radio et de télé sur les rencontres, les élections, etc… Cette semaine il y eut l’élection de NS à la tête de l’UMP et ce dimanche, la réélection de Marine Le Pen à la tête du parti fondé par son père. Mais ce qui a retenu l’attention, c’est évidemment l’élection de la jeune députée Marion Maréchal Le Pen ay sein de l’exécutif de son parti. Le FN apparaît désormais comme le parti du renouveau, le seul qui offre une vision vraiment nouvelle des choses. Cela ne veut pas dire que ses choix soient fondés, loin de là. Il suffit de regarder de près le programme économique de parti. La sortie de l’Euro, prônée par ses dirigeants, précipiterait la France dans un abîme sans fond. Non, ce qui montre que ce parti a le vent en poupe, c’est son expansion considérable dans les sondages. Marine n’a plus besoin de parler, elle monte mécaniquement dans l’estime grandissante des Français.  C’est évidemment un effet inexorable de la crise. Les gens se disent qu’ils ont été jusqu’ici gouvernés par la droite et par la gauche. Toutes deux ont échoué : ne devrait on pas donner sa chance au FN ? C’est un pari risqué. Mais ce qui l’est plus, c’est le triomphe de la ligne nationaliste et identitaire de Jean-Marie Le Pen qui a parlé du danger de l’immigration et de la fameuse théorie du remplacement. J’ai aussi entendu les commentaire de l’avocat Collard que je n’ai pas très bien compris. Comment douter que la France restera toujours ce qu’elle est ? Crie t on au feu ? Il faut dire que la crise économique qui s’éternise fausse les perspectives et amoindrit la lucidité. A moins que tout ne trompe…

10:28 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

L'élection de Nicolas Sarkozy à la tête de l'UMP

L’élection de Nicolas Sarkozy à la tête de l’UMP

Ce n’est le score qui compte, même si le principal intéressé attendait bien plus. Le score reste honorable même s’il est loin du plébiscite qu’on attendait. Ce qui signifie que la chose se révèle plus laborieuse qu’on ne le pensait généralement. C’est aujourd’hui ou plutôt demain que les difficultés commencent. Mais jetons un petit coup d’œil sur les score et les intentions de l’élu et de ses deux concurrents moins heureux. Bruno Le Maire n’a pas déçu mais il n’a pas réussi à mettre son adversaire en ballotage. C’est donc d’une certaine manière un échec. Et il ne pourra pas, à la longue, éviter la marginalisation. Or, les hommes politiques, les hommes d’appareil en général, s’y entendent quand il s’agit de mettre leurs rivaux sur la touche. Certes, Bruno Le Maire est tout feu tout flamme au lendemain d’une élection qui ne l’a pas laissé étendu raide sur le tapis, mais il ne pourra jamais contenir le rouleau compresseur sarkozyste. Quant à Hervé Mariton, il représente cette naïve et vieille droite catholique dont on n’arrive pas à se convaincre qu’elle vit vraiment avec son temps. Et même les idées du candidat, ses efforts intellectuels n’y ont rien changé : inadéquation presque totale entre l’homme, ses idées et le poste à conquérir. Mais au moins, ce matin, la lucidité commence à reprendre tous ses droits puisqu’il annonce ne pas se mettre sur les rangs pour 2017. Ouf, on est soulagé. Mais revenons à NS qui va s’exprimer ce soir pour s’adresser au plus grand nombre. Que va t il dire ? Va t il réellement rassembler, comme on lui en prête l’intention ? Ne va t il pas régner sans partage ? Il est difficile de lutter contre son propre tempérament et son propre caractère. NS a un problème avec la sérénité et le calme. Il connaît rarement l’apaisement. Certes, l’élection présidentielle n’est pas une affaire d’enfants de chœur, elle exige la férocité des grands fauves, des tueurs spiritualiter : pour y arriver, il ne faut pas être gentil ni tendre. C’est une dure école. Mais sauf accident de parcours que nous ne souhaitons nullement, 2017 c’est encore loin. Et cela pourrait signifier qu’on va vivre dans une campagne électorale permanente, au moment où il faut rassembler toutes les forces vives du pays. Il ne faut pas quitter une élection pour se précipiter dans la suivante. D’autant que la classe politique a du mal à se renouveler, à explorer des horizons nouveaux et semble obsédée par un seul impératif : celui de la continuité, se faire réélire. Peut importe sur quoi et comment : conserver son fauteuil. En vérité, il faudrait limiter le cumul des mandats et le droit de se représenter aux mêmes charges. La classe politique doit être restructurée. Mais les caciques ne céderont pas leur place aisément. On l’a vu pour la parité : il a fallu légiférer et même des grands partis ont préféré payer de lourdes amendes plutôt que de céder. C’est dire…

10:16 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

27/11/2014

Le cas Bruno Le Maire

Le cas Bruno Le Maire

La campagne pour la présidence de l’UMP s’achève demain et sauf retournement de dernière heure, en lequel je ne crois guère, c’est NS qui sera élu. Avec quel pourcentage, je l’ignore encore mais il m’étonnerait fort que les deux autres candidats, candidats de témoignage, quoiqu’ils prétendent, puissent mettre en difficulté le grand porte-avions qu’ils ont osé défier. Pourtant, cette campagne aura été riche en enseignements. Et ce, à des degrés très divers. Il y a tout d’abord la conception que se font les hommes politiques des relations humaines. Laissons de côté M. Hervé Mariton, qui fait très vieille droite catholique et qui n’a strictement aucune chance ni d’être élu, ni même de faire un score inquiétant pour NS. Certes, l’homme est plutôt intelligent, parle bien, s’exprime clairement mais n’a aucune étincelle de génie. Seul NS a su donner à cette campagne la vivacité qui lui convenait. Concentrons nous sur Bruno Le Maire qui tente depuis des années de se faire passer pour un politique hors des politiques, un homme ouvert à la vie et aux valeurs humanistes, un homme qui n’hésite pas, pour capter l’attention, de dévoiler ses relations intimes avec son épouse, alors qu’en réalité, il instrumentalise sa vie de couple et sa vie de famille, fait flèche de tout bois pour parvenir aux mêmes objectifs que les deux autres candidats : se faire élire. En soi, rien de choquant, mais ce qui l’est incontestablement, ce sont les moyens utilisés. B. Le Maire fait tout d’abord preuve d’une ingratitude caractérisée en s’en prenant à NS, à sa politique, voire même à sa personne. Certes, il dit toujours que ce n’est pas un adversaire mais un simple concurrent. Je veux bien, mais comment se présenter contre un homme qui vous a distingué, nommé ministre alors que vous n’étiez qu’un simple ministre plénipotentiaire, ensuite un simple conseiller et un simple directeur de cabinet… Sans NS, Le Maire traînerait encore son ennui distingué dans une obscure ambassade à l’autre bout du monde. Mais ce n’est pas là l’essentiel : que l’on m’explique en quoi la nature de ce Monsieur et ses idées diffèrent de celles des autres, en quoi est il vraiment innovant ? En quoi tranche t il vraiment par rapport aux deux autres ? Certes, il proclame urbi et orbi qu’il a démissionné de la haute fonction publique pour ne vivre que de son salaire de député. Certes, il dit haut et fort qu’il arrive à ses meetings avec du retard car il conduit sa voiture lui-même et ne dispose d’aucune escorte… Mais toute sa vie il a vécu comme vivent les élites de ce pays. Et qui songerait à le lui reprocher ? Il n’a pas fait d’excès, n’a pas profité du système plus qu’un autre… Mais cela posé, pourquoi le critique t il, ce même système ? J’ai souvent souri en l’entendant parler de ses enfants… Il ne faut jamais se servir de sa vie familiale en politique. En gros, c’est cette fausse sincérité, cette authenticité empruntée, ces airs de gentil garçon prétendument égaré en politique qui me gênent.. Il critique le système et la vie des élites pour se faire élire mais continuerait à prolonger le système, une fois l’élection acquise. Pour finir, je reviens sur la promesse du candide : il jure ses grands dieux qu’il ne fait pas tout cela pour négocier son futur ralliement au grand vainqueur de samedi prochain. Voire !  Il présente sous un jour avantageux pour lui ce qui se produira inéluctablement en fin de semaine : NS ne lui pardonnera jamais de s’en être pris à lui. Et de toutes façons il ne lui donnera aucun poste. Alors Le Maire prend les devants et affirme haut et fort que c’est lui qui n’en ’acceptera.  Quand donc pourrons nous installer une vraie démocratie ? Quand pourrons nous enfin nous passer d’hommes politiques ? Je préfère encore les cyniques qui ne cherchent pas à se faire passer pour des naïfs que de faux naïfs qui se font passer pour des enfants de chœur… Ainsi va le monde

09:24 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

26/11/2014

Commentaire de Monsieur Gérard BUJON

Cher Monsieur,
 
Vous savez, je suppose, que je suis régulièrement les articles de votre blog hébergé  par la Tribune de Genève.
Après lecture, très souvent appréciée, il m’arrive de laisser un commentaire. Il se trouve qu’il est parfois ignoré, je veux dire non publié.
Etant donné que je veille à m’exprimer correctement à la fois dans la forme et le fond, je cherche alors à comprendre la raison du refus de publication. C’est parfois simple, c’est que j’ai émis une opinion plus ou moins opposée à la vôtre......
Je ne suis évidemment pas très satisfait  puisque vous invitez vos lecteurs à s’exprimer sur vos billets, mais je peux à la rigueur vous comprendre.
Dans le cas du commentaire que j’ai laissé concernant votre billet sur la victoire de l’équipe suisse de tennis dimanche dernier,  je ne vois pas la raison du refus de publication, dès lors que vous avez accepté un autre commentaire exposant un point de vue semblable au mien. Ma rédaction était certes plus critique et moins diplomatique.......Mais le fond est identique.
 
Je souhaiterais connaître votre position concernant la modération que vous entendez appliquer aux réactions de vos lecteurs et je vous serais très reconnaissant de m’accorder un peu de votre temps pour m’expliquer les raisons qui vous ont conduit à écarter mon dernier commentaire.
 
Avec mes remerciements anticipés et bien respectueusement,
Gérard Bujon.

14:59 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

Le cas François Bayrou

Le cas François Bayrou

Ce matin sur I-Télé l’ancien ministre de Jacques Chirac et collègue de Nicolas Sarkozy, Fr Bayrou, est revenu sur les sifflets dont fut victime Alain Juppé dans sa bonne ville de Bordeaux. Il semble qu’on n’aille pas vers un arrangement, les couteaux sont tirés et ils ne seront pas rengainés avant longtemps. Il est clair que Juppé a commis une erreur d’appréciation en rappelant devant une salle survoltée qu’il comptait bien concurrencer NS lors de l’élection de 2017.  Mais l’affaire se complique puisque ses amis soutiennent désormais qu’il est tombé dans un traquenard… Bref, le combat des chefs reprend à droite et pourrait, selon certains, lui coûter la victoire. On s’est souvent demandé pourquoi NS revenait en politique par ce biais là, la reconquête de l’UMP. C’est pourtant assez clair : sans parti, un candidat n’est rien, sans parti pas de financement clair d’une campagne dont on ne sait presque rien aujourd’hui. Français Hollande bravera t il cette terrible impopularité et se représentera t il envers et contre tout ? Ce n’est pas à exclure car puisqu’il est à 13% il ne peut pas descendre plus bas. En outre, que peuvent bien signifier les sondages à ce niveau là ? Pas grand chose. Les institutions de la Ve république étant c e qu’elles sont, il n y a pas d’alternative avant 2017. Et puis qui sait à quoi la France ressemblera dans deux années ? Certes, il y a l’avis des experts, mais comment disait Paul Valéry les experts sont des gens qui se trompent selon les règles… On vient d’apprendre que Jean-Claude Juncker  a décidé d’injecter plusieurs centaines de milliards dans l’économie européenne afin de favoriser le retour de la croissance. Par conséquente, rien n’est définitivement joué. Il faut attendre et espérer. Un avenir meilleur, peut-être.
Alain Juppé se trouve qu’il le veuille ou non, sur le chemin de NS. C’est donc un obstacle que ce dernier ne mettra pas longtemps à balayer. Imaginons ce qui va se passer à partir de dimanche 30 novembre : NS à la tête d’un parti de droite ! Chaque jour que Dieu fait, il y aura des commentaires acerbes sur la politique gouvernementale, chaque jour des réponses de l’Elysée ou de Matignon. Vivrons nous un enfer ? Je ne le souhaite guère mais c’est bien probable.

10:47 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

25/11/2014

Mais que se passe t il à Ferguson?

Mais que se passe t il à Ferguson ?

Oui, que se passe t il dans cette petite ville des Etats Unis où la majorité de la population est constituée d’afro-américains vivant dans des conditions plutôt modestes, dans cet état du Missouri ? Mais bien au-delà, pourquoi un tel drame, même aussi révoltant, embrase t il les métropoles américaines d’est en ouest ? Commentons par rappeler les faits : un jeune homme noir est abattu de plusieurs balles par un policier blanc (ce n’est pas moi qui souligne lourdement les différentes couleurs de peau, ce sont les médias et les manifestants qui y trouvent le principe explicatif du drame) qui s’est senti menacé. Sur la suite des opérations, les témoignages divergent : d’un côté le policier et ses collègues affirment que le jeune homme tué avait commis un acte délinquant et qu’il n’a pas obtempéré aux sommations de la police, de l’autre les amis de la victime soutiennent que le jeune homme avait levé les bras et prié de ne pas tirer sur lui… Depuis hier, un élément nouveau, absolument crucial, est venu s’ajouter à tout le reste : le grand jury a innocenté le policier, refusant de l’inculper, admettant la thèse de la légitime défense. Le drame est que Ferguson a été suivie d’une autre bavure ( ?) policière : un autre jeune noir, âgé de 12 ans jouait avec une arme factice et menaçait gentiment les passants qui s’en sont plaints à la police laquelle, arrivée sur les lieux, a ouvert le feu, tuant celui qui n’était qu’un enfant. Les métropoles US se sont embrasées, Barack Obama, en président considérablement affaibli qu’il est devenu, a jugé bon d’encourager les manifestations à défiler pacifiquement et a prié les policiers de faire preuve de retenue. L’eau et le feu… Voilà où nous en sommes. La mère de toutes les questions est bien la suivante : pourquoi les Noirs des USA sont ils toujours confinés dans des ghettos ? Pourquoi forment ils les contingents de citoyens les plus défavorisés ? Pourquoi font ils si peur aux autres et notamment aux policiers qui ont la gâchette facile ? Je ne sais que répondre à toutes ces questions. Mais je peux au moins montrer du doigt une anomalie : la législation sur les armes aux USA. Cela ne peut pas continuer ainsi. Mais rien n’y fera tant qu’on n’aura pas changé cette législation : même les fusillades dans les rues, dans le métro, dans les écoles et les universités. Rien n’y fera. Alors le problème de la position des Noirs dans la société américaine reste posée et ne sera pas résolu de sitôt. Mais le problème de la vente libre des armes complique les choses. Il faut cesser de stigmatiser une partie de la population aux USA où les prisons sont surpeuplées d’afro-américains en favorisant leur insertion rapide dans la société, leur donner une meilleure éducation et combattre ainsi les tendances aux crimes et à la délinquance. Il n’existe pas d’autre solution.

09:58 | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

24/11/2014

Vive la Suisse, vive Fédérer!

 

Vive la Suisse, vive Roger Fédérer

Ce fut une belle performance, et même les esprits les plus chauvins ne sont pas allés chercher je ne sais quelle justification à la défaite des tennismen français. Ce qui avait été particulièrement choquant, c’étaient les rodomontades du petit Monfils qui parlait de guerrier entrant sur le court pour terrasser un adversaire au mieux de sa forme ! Quelle ineptie. Ne se sentant plus, il a même contesté le mal de dos de Fédérer, prétendant avoir battu un adversaire au mieux de sa forme, ce qui est absolument faux. Le petit Monfils battant le géant Fédérer. Le plus amusant, c’est qu’il y avait en France des gens assez crédules pour prendre cela pour de l’argent comptant. Comment peut on être aussi peu lucide ?

En fait, Fédérer est un immense tennisman et qui plus est, un garçon intelligent et fin stratège. Il s’est servi du match contre le petit Français comme d’une séance d’échauffement, tel un général qui sacrifie petite avant-garde, réservant le gros de ses troupes pour l’estocade finale. Et c’est exactement ce qui s’est passé. Les Suisses ont expédié les Français en un temps record.

Cet esprit français qui est si franchouillard n’a pas entièrement disparu. Les gens doivent plus tenir compte de l’environnement international et se regarder tels qu’ils sont et non tels qu’ils voudraient être. C’est le drame de la France, en général ; ne pas tenir compte du temps présent, ne pas prendre en compte les données immédiates de la situation présente, bref rêver la France au lieu de la vivre telle qu’elle est.

On parlait de cette coupe Davis sans arrêt, pensant même qu’on ne ferait qu’une bouchée de l’équipe suisse, c’est l’inverse qui s’est produit. Mais il faudrait faire la leçon au petit tennisman qui s’y croyait. La Fontaine parle de la grenouille qui se croyait aussi grosse que le bœuf. C’est une bonne leçon.

Et la lucidité revient toujours aux lendemains de défaites annoncées : les journalistes dissent tous, aujourd’hui, que les Suisses étaient les plus forts.

CDFD

08:30 | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Facebook

23/11/2014

Le cas Juppé

Le cas Alain Juppé

L’ancien Premier Ministre est-il hier soir tombé dans un guet-apens tendu par les partisans de son adversaire ? Hué à deux reprises au point de n’avoir pas pu rester assis à la tribune, il dut battre en retraite sous les huées des participants au meeting que son adversaire Nicolas Sarkozy tenait dans sa bonne ville de Bordeaux. Il est sûr qu’une telle déconvenue en public laissera des traves et a dû froisser l’égo de celui qui est devenu en quelques semaines la nouvelle coqueluche des médias. Mais son attitude fait penser à la performance de Gaël Monfils  face à Roger Fédérer : le jeune et amusant petit Français se voyait déjà en haut de l’affiche parce que le grand joueur suisse Roger Fédérer lui avait tactiquement concédé la victoire. Il s’est vu parmi les champions, mais dès le lendemain les deux Suisses donnaient toute leur mesure, écrasant leurs adversaires. Et l’on s’est retrouvé devant la réalité : les Suisses sont les plus forts et tout le monde les donne gagnant à la coupe Davis.

C’est exactement ce qui arrive à Alain Juppé face à Nicolas Sarkozy. Il y a d’abord l’âge= 70 ans, c’est bien mais ce n’est pas conseillé pour briguer la présidence de la république française. Ensuite, il y a le charisme, ou plutôt l’absence de charisme et enfin il y a l’UMP, viscéralement attachée à la personne de son chef naturel, NS. Accueillir ce dernier dans sa ville et dire devant un public qui lui est acquis d’avance, qu’on entend lui faire concurrence et lui rappeler qu’il doit tenir des primaires ouvertes et transparentes, c’est accumuler les bévues et dire naïvement ce qu’il ne fallait pas dire. Tout ceci montre que le technocrate Juppé est certes le plus intelligent de nous tous, mais ce n’est pas, loin de là, le plus futé. Ce n’est pas par l’intelligence que l’on réussit en politique, c’est par le savoir-faire, la malice et l’absence de scrupules. Or, la manière dont Alain Juppé a servi Jacques Chirac, allant jusqu’à payer pour lui, accepter une sorte d’indignité nationale absolument imméritée, toutes ces choses montrent que l’homme n’est pas suffisamment préparé à tuer symboliquement le père pour s’affranchir de toute attache et devenir le chef de meute. NS y est arrivé : souvenez vous des attaques répétées contre Chirac ! Et puis il y a aussi l’absence de chaleur humaine qui s’explique par le vécu du maire de Bordeaux dont les qualités sont incontestables mais qui ne sera pas le nouveau président de la République. Il n’aurait jamais dû rappeler publiquement ses engagements à NS, c’était une sorte de mise en garde qu’il lui adressait devant ses propres partisans. Double erreur.

Enfin, la faveur médiatique disparaît généralement aussi vite qu’elle est apparue. Juppé n’a pas labouré le parti en profondeur et certains soupçonnent la main de l’Elysée derrière tous ces sondages, destinés à affaiblir NS, quil l’a fait savoir.

En revanche, l’alliance avec le centre est intelligente car elle met la victoire du camp de la droite à portée de la main, d’autant que le dernier sondage du Figaro est nettement dévastateur pour l’actuel président, qui se voit récusé par l’électorat de gauche.

En gros, NS sera probablement triomphalement élu la semaine prochaine président de l’UMP. C’est alors que les difficultés commenceront. Mais la France ne trouvera jamais le temps de se réformer puisqu’elle passe d’une campagne électorale à l’autre.

Une telle situation ne saurait perdurer. Il faut un consensus : on ne peut pas gouverner la France ainsi, où une partie de la population gouverne contre l’autre partie…

08:34 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

22/11/2014

Titre de la noteLes graves accusations de Madame Valérie Trierweiler dans ses déclarations à la presse d’Outre-Manche…

Les graves accusations de Madame Valérie Trierweiler dans ses déclarations à la presse d’Outre-Manche…

A l’évidence, l’ex première dame de France (si tant est qu’une telle désignation ait jamais eu le moindre sens) a franchi un nouveau pas dans sa confrontation à distance avec son ancien compagnon, François Hollande. Mais ce règlement de comptes n’est pas ordinaire car il implique un homme qui est le président de la République et tout ce qui le touche de près ou de loin, concerne la France et les Français. C’est ainsi, on a beau dire que le président est un homme comme les autres, que nul citoyen, même le premier d’entre nous, n’est pas au-dessus des lois, il n’empêche, il n’est pas vraiment comme les autres et son statut le met à l’abri de tout. C’est pour cela qu’il est souvent dit que la France est une monarchie républicaine et son chef un monarque républicain. Je me souviens d’un dîner, il y a une bonne quinzaine d’années chez un ami préfet en présence de Bernard Stasi, jadis Médiateur de la république, aujourd’hui décédé, et ancien compagnon et ami de Jacques Chirac. Il m’a dit une phrase qui s’est gravée dans ma mémoire : le président de la Ve République a des pouvoirs sensiblement équivalents à ceux d’un monarque républicain. Si l’on en croit les déclarations, non encore vérifiées, de Madame Trierweiler, c’est bien le cas. Cette dame dit avoir été «droguée» sur ordre de l’Elysée, bourrée de sédatifs au point de ne pas pouvoir s’alimenter, ses proches interdits de visite, etc… Elle accuse même certaines représentations diplomatiques de la France de l’avoir pistée puisqu’elle recevait des fleurs du Président, censé tout ignorer de ses déplacements et de ses séjours à l’étranger. Il m’étonnerait fort que toutes ces accusations n’aient pas de répercussions dans la presse voire même plus haut. En termes plus ou moins clairs, la dame accuse les autorités d’avoir mobilisé des moyens d’Etat à des fins privées. Elle parle même d’un officier de sécurité qui lui fut détaché alors qu’il fut le même homme chargé, dit on, de faire monter des croissants pour François Hollande et sa nouvelle amie… Absolument incroyable ! Il semble que l’on a bizarrement sous estimé la réaction et le désir de vengeance d’une femme, déchue d’une position enviable, et répudiée publiquement, renvoyée comme une malpropre. Cette affaire a été très mal gérée. Imaginez aussi la réaction d’une femme, n’importe laquelle, qui découvre sur la couverture d’un magazine  people la photo de sa rivale se prélassant dans les mêmes lieux intimes où elle a vécu avec son compagnon pendant près de deux ans, sans compter les années passées ensemble, auparavant… Il fallait une certaine dose de naïveté pour penser que Madame Trierweiler, journaliste de son état, rentrerait gentiment dans le rang et resterait inerte. La question que tout le monde se pose est la suivante : mais quand donc vivrons nous un retour au calme ? Le livre-brûlot va être traduit en 12 langues. Lundi la BBC qui aime tant la France et les Français, va diffuser l’interview que Me Trierweiler lui a accordée.. L’auteur prévoit aussi le lancement de la version allemande de son ouvrage.

Gros temps en

11:15 | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

21/11/2014

Titre de la noteMarine Le Pen et Jean-Marie Le Pen : un constraste ou une continuité ?

Marine Le Pen et Jean-Marie Le Pen : un constraste ou une continuité ?

Ce matin, sur une chaîne de télévision étrangère j’ai suivi un débat entre deux journalistes portant sur l’antisémitisme réel ou supposé du parti des Le Pen. L’un disait que Marine donne l’impression d’avoir rompu totalement avec l’idéologie de son père et qu’elle avait de fait transformé son parti. L’autre débatteur a rétorqué que tout ceci n’est qu’une tentative d’enfumage (terme affectionné par Marine) et qu’en réalité, tel père, telle fille…

Au cours de leur débat, les deux protagonistes en sont arrivés à parler de l’islamisation de la France, thème, réel ou imaginaire, qui commence à préoccuper la plupart des salles de rédaction. On a ensuite avancé l’idée que Marine tenterait de se faire bien voir par les communautés juives en passant pour le rempart contre l’insécurité dont seraient victimes les juifs de ce pays.

Au fond, le débat se résumait en ces termes : est ce que Marine laisse les juifs en paix pour se concentrer sur le radicalisme islamiste puisqu’elle souligne que l’écrasante majorité des musulmans de ce pays sont des citoyens comme les autres et n’ont rien à se reprocher. Ou bien s’agit il d’un leurre ? Ensuite la conversation a roulé sur les loups solitaires du style de Merah. Mais aucun des deux débatteurs n’a pu expliquer valablement comment de jeunes Français de souche, d’extraction chrétienne, ont pu du jour au lendemain, tout abandonner pour livrer un combat qui n’est pas le leur. Certains, une cinquantaine, y ont même trouvé la mort, bombardés par notre propre armée de l’ai ou par celle de nos alliés, des alliés de leur pays. Un pays qu’ils reconnaissaient plus.

Il fut aussi question de l’incinération des passeports par des jeunes en Irak ou en Syrie, illustrant ainsi que leur départ était sans retour. Cette scène peu glorieuse fut diffusée sur toutes les chaînes de télévision.

A la fin du débat, les avis étaient toujours partagés : on ne savait toujours pas si Marine faisait de la lutte contre l’islam radical sa vocation première ou si, le rejet des juifs avait toujours la première place.

Le Seigneur reconnaîtra les siens.

14:05 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook