19/10/2014

Titre de la noteJean-Luc Mélenchon, Martine Aubry, Gérard Larcher et les autres..

 

Jean-Luc Mélenchon, Martine Aubry, Gérard Larcher et les autres..

 

 

 

Hier soir, retour à la maison juste à temps pour écouter la belle prestation de Mélenchon chez Laurent Ruquier. Comprenez moi bien, je ne vote pas pour cet homme politique mais j’avoue qu’il a réussi à nous toucher par sa sincérité (apparente ? feinte ?) e par la ferveur de son attachement à l’idée de peuple. Même si un cinéaste d’origine gitane et fort sympathique lui a demandé très intelligemment de redéfinir cette notion de peuple qui, selon l’interpellateur, n’existerait plus de nos jours..

 

 

 

Quelle répartie, ce Mélenchon, quel humour mais aussi quelle comédie ! Les journalistes, notamment la gentille petite Salamé a tenté de dresser une digue sur le chemin de ce flot de paroles impétueuses, tout ce qu’elle réussit à faire fut d’être emportée elle aussi avec tout le reste. L’homme ne laisse pas indifférent, surtout lorsqu’il parle de ses blessures personnelles, de ses déconvenues électorales face à Marine Le Pen. Ses interlocuteurs lui firent cruellement remarquer que ceux dont il parle et qu’il entend défendre, l’ont quitté par apporter leurs suffrages à la présidente du FN. Ce dont il a dû convenir sans joie..

 

 

 

Les Français adorent ces joutes politiques où ils peuvent houspiller leurs élites politiques sans trop de danger puisqu’il n’en sort jamais rien.

 

 

 

Ce matin ce sont deux autres voix qui se font entendre : d’abord celle de Martine Aubry dans le JDD et sur I-Télé, celle de Gérard Larcher, le nouveau président du Sénat.

 

 

 

Madame Aubry décoche finalement des traits violents à l’encontre de la politique du gouvernement. Plus aucun doute n’est possible, elle a pris la tête des frondeurs et je crains fort que ce soit le signal du rejet du budget : elle a compris que si les frondeurs se contentaient de faire des démonstrations de force sans agir, ils perdraient tout crédibilité aux yeux de l’opinion..

 

 

 

Gérard Larcher à eu des mots peu amènes pour la maire de Lille, allant jusqu’à parler de naphtaline en ce qui concerne les préconisations de la dame des trente-cinq heures.  Mais le plus important est ailleurs : quand on lui a demandé s’il pensait que François Hollande irait jusqu’au bout de son mandat, il a fait une réponse à la fois claire et ambiguë, ce qui prouve que la question obsède les politiques et au premier chef le troisième personnage de l’Etat, celui là même qui, en cas de vacance du pouvoir, doit suppléer à l’absence du chef de l’Etat…

 

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