14/10/2014

La France et ses deux Prix Nobel

La France et ses prix Nobel

L’attribution à deux Français des prix Nobel de littérature et d’économie est incontestablement un succès pour le pays, mais quid de son gouvernement ? Déjà, les déclarations ironiques font  rire la cantonade ; on entend dire un peu partout que la France est malade de son économie alors qu’elle abrite les économistes parmi les meilleurs au monde. D’autres vont encore plus loin en écrivant que les deux têtes de l’exécutif tentent, sans trop de succès, de récupérer ce prix pour tenter de se refaire une santé politique…

Ceci nous conduit à l’exaspération du Premier Ministre qui souhaite la disparation de ce qu’il nomme avec raison un dénigrement constant du pays tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Ce n’est pas faux, mais encore faut il exposer toutes les dimensions du problème. Certes, la France a des atouts, des richesses, des virtualités mais aussi tant de problèmes, de retards pris sur les réformes. De plus, même les  citoyens les plus ordinaires reconnaissent sans peine que le pays est à l’arrêt, vraiment en panne et que la marge de manœuvre de ses dirigeants est proche d’une valeur voisine de zéro… Il est donc normal que l’on dissocie dans cette affaire le succès de deux hommes de la situation générale du pays.

La grande inconnue reste le vote du budget. La commission européenne ne va sûrement pas avaliser ce budget sans rien dire. D’autant que la France va redemander  un nouveau délai pour se mettre en règle avec les 3% de déficit requis. Le problème est que cet objectif ne sera pas atteint avant plusieurs années et s’il l’est vraiment, ce sera au prix de très lourds sacrifices. En fait, le corps électoral n’a pas eu en 2012 le bon réflexe : une majorité de votants a souhaité le départ de N.S. et le nouvel élu a perdu littéralement deux ans. Même son ancienne compagne Ségolène Royal l’a déclaré récemment dans les colonnes du journal Le Monde.

La meilleure solution serait de tout changer en procédant à la dissolution de l’Assemblée Nationale. Cela ouvrirait des perspectives nouvelles. Au fur et à mesure que les jours passent, la population a l’impression que l’après-Hollande a déjà commencé. En donnant au pays une impulsion nouvelle, l’actuel président de la République se donnera une nouvelle chance. Alors qu’aujourd’hui, les gens n’attendent qu’une chose : c’est que cela change.

Ce n’est pas une perspective réjouissante. Il faut redonner espoir à ce pays… Et deux prix Nobel, cela ne suffit pas.

 

08:15 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

Les commentaires sont fermés.