12/10/2014

La France à la veille de revirements déchirantsTitre de la note

 

 

 

La France à la veille de revirements déchirants

 

 

 

Tous les signaux clignotent dans la même direction : la France entend revenir sur toutes les largesses que son système social pompeusement baptisé modèle social accordait sans discernement à ses nationaux comme aux étrangers résidant sur son territoire. Il est question de graduer de manière dégressive les versements effectués aux chômeurs, il est aussi question de réduire les allocations familiales et de réformer plus largement le code du travail, voire même de revenir sur l’acquisition automatique de la nationalité française.

 

 

 

Hier soir, dans un restaurant où j’ai mes habitudes, j’ai entendu une femme normande, qui est tout sauf une extrémiste, dire qu’il n’était pas normal d’accueillir tant d’étrangers impécunieux et de leur verser tant de minima sociaux, normalement réservés, en bonne logique, aux gens qui travaillent et qui sont des nationaux. Son interlocutrice lui répliqua en citant un cas, lu dans un journal local, d’un Africain entré en France avec ses trois épouses et devenu père de près de vingt fils et filles, devenus français par la loi du sol… Dans ce même contexte, une fois revenu à la maison, on écoute Hervé Mariton dire dans l’émission de  Laurent Ruquier que la France bute sontre ses limites, qu’elle est à bout (le mot est de lui), qu’il revoir la loi sur le regroupement familial et le mode d’acquisition de la nationalité française.

 

 

 

Souvenons nous : il y encore quelques années de telles affirmations, marquées du sceau de l’infamie, étaient réservées au discours d’un certain parti que tout le monde dénonçait pour ses outrances et ses mesures xénophobes, etc… Aujourd’hui, vous les retrouvez dans la bouche de Monsieur tout le monde. Le pouvoir, de droite comme de gauche, aura bien du mal à ramener le calme dans les esprits car la crise économique a servi de révélateur. Sans jouer à l’oiseau de mauvais augure, on peut dire que la croissance et le plein emploi ne reviendront jamais plus, du moins plus comme avant. Les meilleurs économistes en perdent leur latin, mais le pouvoir politique qui le sait bien, refuse de le dire clairement. On assiste d’ailleurs son inquiétant effritement. Chaque jour que Dieu fait nous permet d’assister à une reculade du gouvernement : plus d’écotaxe car les routiers menacent de paralyser le pays. Les bonnets rouges de Bretagne ont fait tâche d’huile, demain ce sera les agriculteurs avec leurs engins agricoles et leurs tracteurs, après-demain la SNCF ou la RATP.

 

 

 

Le pays devient ingouvernable. Il y a quelques semaines, lors d’une réception dans la résidence d’un ambassadeur européen, un journaliste assis derrière moi et qui écoutait deux ministres parler m’a glissé à l’oreille le mot suivant : en Allemagne on n’appelle plus la France Frankreich mais Krankreich, le pays malade

 

 

 

C’est terrible, pour le pays qui a abrité les pourparlers de paix à la fin de la grande guerre et où l’on avait appelé la Turquie l’homme malade de l’Europe.

 

 

 

Il faut réagir avant qu’il ne soit trop tard. Si l’élection présidentiel avait lieu demain, l’actuel président ne passerait pas et vous savez bien qui serait élue…

 

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Commentaires

Monsieur Hayoun article très juste et ce qui est à redouter c'est que les Socialistes suisses qui aiment suivre les directives de Hollande ne soient pas tentés de l'imiter car c'est une de leurs plus fâcheuse manie que de vouloir s'aligner sur ce pays ou de vouloir imposer au peuple tout ce qui va de travers ailleurs
Cependant et c'est regrettable le magnifique film relatant l'horreur de la rafle du Vel d'Hiv aura eut pour seuls effets de réveiller des comportements pourtant montrés à tous et décriés par tous comme Intolérance et Intransigeance, Dénonciations en tous genres .bannissement d'endroits publics pour les fumeurs etc bref toute la panoplie d'actes jugés répréhensibles et qui avaient pourtant disparu de nos contrées
Très bon dimanche pour Vous

Écrit par : lovsmeralda | 12/10/2014

Monsieur Hayoun,
J'ai vécu en France de 1946 à 1996, soit 50 ans. En 46 les français étaient travailleurs et heureux de travailler. Aujourd'hui ils ne sont plus que des assistés qui refusent toute réforme et toute atteinte à leurs Droits Acquis.

J'ai vécu les errances de la 4ème République avec un nouveau gouvernement chaque mois.
J'ai vécu la remontée de la France sous de Gaulle, Pompidou et Giscard.
Puis j'ai vécu sa lente dégringolade sous Mitterrand. Nationalisation des banques et des grandes entreprises qui n'osaient plus rien faire ni investir de peur d'être fusionnées avec une autre entité. La dégringolade du Franc (division par 4 de sa valeur) par un recours constant à la planche à billets. Et si au début Chirac a tenté de redresser la barre, les grèves et manifestations l'ont obligé de prendre Jospin avec Martine Aubry et ses 35 heures. Et il a laissé filer la France en ne se préoccupant plus que de voyager. Sarkozy est arrivé. Hélas pour lui il était "trop blinblin" et se mêlait de tout. Les français, habitués à des présidents en retrait et absents de la vie publique ne le considéraient plus que comme un avocat jobbard. Et la crise des subprimes lui est tombée dessus, le forçant à prendre des mesures de sauvetage qui ne furent pas comprises.
Alors Hollande est arrivé. "Moi Président ... Je serai un président normal".
Un Président qui laisse le peuple et les syndicats gouverner. Il fut donc élu non pas tant pour ses idées mais contre Sarkozy. Et puis son programme de taxer un max tous les "riches", les patrons, les "profiteurs" n'était pas pour déplaire. Toutes ces "immenses" fortunes soustraites à l'Impôt au détriment du peuple.
Ben voilà où la France en est. Son économie est bloquée, sa richesse envolée, il n'y a plus de travail. Et son Président n'est plus qu'un citoyen "normal" qui ne sait plus qu'engager ses troupes au lieu de redresser la France.
Et si Valls n'arrive pas à redresser la barre, il est fort à parier que le prochain Président serait une femme.
Une femme qui d'après son programme sortirait de l'Euro rétablirait le Franc et le dévaluerait illico de 20%. Bonjour les dégâts.

J'ai toujours pensé que si le socialisme est nécessaire, il ne doit en aucun cas devenir majoritaire dans un gouvernement. Or c'est justement ce qui s'est passé sous Mitterrand puis Chirac. Et maintenant sous Hollande.
Le socialisme est un bienfait pour les peuples, mais à la condition qu'il ne soit là que pour corriger les extrêmes d'une économie débridée, et non pas pour imposer ses idées.
D'ailleurs tout extrême est néfaste, qu'il soit de gauche ou de droite.

Écrit par : Lambert | 12/10/2014

Ne pas oublier le reste de l'Europe et si des allemands qualifie la France de Krankreich, l'Allemagne n'en mène pas large non plus !

En fait tous les pays entourant la Suisse dégringolent comme des châteaux de sable, et le problème auquel se confronte la Suisse est comme celui d'une île entourée d'océans infestés de prédateurs, donc l'Europe semble bien fonctionner dans le mauvais sens, c'est le seul constat faisable.

Allez faire une promenade à Calais, un de mes partenaire industriel me raconte que cette ville est devenue dangereuse, sa femme s'est faite dévalisée dans sa voiture à 20 mètre de policiers ayant peur d'intervenir en plein centre ville !

Bilan, son portable, ses cartes de crédits, porte monnaie et quelques dizaines d'euros, sa montre (sans valeur) arrachée violemment du poignet et son sac à main et ses affaires personnelles.

Les policiers ont assistés au brigandage et n'ont pas bougés, ils refusent de témoigner, bien entendu !

Ils étaient juste en face, mais n'ont rien vus alors que la dame hurlait et quand elle a accourue vers les pandores, ils sont déguerpis !

Ce n'est pas la France que j'ai habitée il y a quelques décennies, c'est l'Europe !

Écrit par : Corto | 13/10/2014

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