01/10/2014

Deux mille milliards, tel est le montant de l'endettement de l'Etat français

 

2000 000 000 000, tel est le montant de l’endettement de l’Etat français…

Ce chiffre astronomique révèle la situation authentique de la France, un pays que ses gouvernants de droite comme de gauche ont anesthésié et laissé vivre durablement au-dessus de ses moyens. Pour donner une illustration un peu plus parlante : chaque bébé qui naît en France a déjà une dette de 30. 000 € ; au milieu du dernier mandat de Jacques Chirac, la somme s’élevait à 15. 000 €. On a fait de grands progrès. Mais dans le mauvais sens.

Le problème, on ne le répétera jamais assez, est que ce pays ne peut plus continuer à se gouverner comme il le fait depuis 1958 : une partie de la population gouverne le pays contre l’autre partie. Le désendettement devrait être considéré comme une cause nationale à laquelle les partis politiques devraient, sans arrière-pensées, apporter leur soutien. Sinon, on n y arrivera pas.

Le budget de 2015 sera t il voté par l’Assemblée ? A voir la mine peu réjouie du ministre Michel Sapin, on peut dire que l’homme n’était pas vraiment sûr de son fait. Il y a trop de mensonges en politique et ces mensonges demeurent impunis : on devrait exiger des comptes de ceux qui mènent un campagne électorale mensongère, abusent leurs électeurs et, une fois au pouvoir, pratiquent une politique, soit contraire à leurs promesses, soit, ce qui est pire, va clairement à l’encontre des intérêts du pays.

Il y a moins de deux semaines se tenait à la résidence de Madame l’Ambassadeur d’Allemagne à Paris, Madame Susanne Wasum-Rainer, un débat entre le président de la cour de Karlsruhe et le président du Conseil constitutionnel . Ce fut très instructif mais ce fut aussi l’étude d’un contraste car les saisines de deux institutions sont très différentes. Quand j’y repense, je me demande s’il ne faut pas élargir la saisine de notre Conseil constitutionnel qui contrôle déjà les frais de campagne. Ne faudrait il pas lui demander aussi d’exiger des comptes de ceux qui auront débité des mensonges et promis tant de choses hors de notre portée, uniquement pour se faire élire ? Cette situation intenable est bien le fait de quelqu’un, ce n’est pas le résultat d’une opération du Saint Esprit…

Aucun citoyen ne s’était publiquement ému de la fameuse phrase de Jacques Chirac, une phrase marquant l’apogée du cynisme en politique et qui aurait dû l’invalider pour toujours : les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent !

A qui pouvons nous faire confiance, désormais ? Le corps électoral n’est pas constitué que par des spécialistes des finances publiques, des polytechniciens, des énarques, etc…

Quand on voit les difficultés qu’éprouve le gouvernement actuel à économiser 50. 000 000 000, on se demande comment le pays va s’en sortir… Certaines mesures prises par le gouvernement de François Fillon ont été «détricotées», comme le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux. Uniquement pour marquer une rupture dépourvue de discernement. Ce fut une erreur.

On prédisait une crise institutionnelle lors du vote de confiance du gouvernement de Manuel Valls qui a franchi l’obstacle. Je crains que le vote du budget soit un rendez vous nettement plus dangereux parce que plus difficile.

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Commentaires

Merci pour cette pertinente présentation de la situation du déficit public français.
Il vaut effectivement la peine de le regarder en face et d'analyser tout ce qui a conduit la France a un pareil fracas.
Il en ressort à quel point les responsables de la gouvernance nationale ont de la peine à voir l'ensemble des paramètres en cause. Sinon, il y a longtemps qu'ils auraient été contraints de redresser sérieusement la situation.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 01/10/2014

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