30/09/2014

Qui a écrit la Bible?

Conférence à la mairie du XVIe arrondissement

                                      le mardi 30 septembre 2014

 

Qui a écrit la Bible ? entre la position traditionnelle et l’enquête historique :

 

 A) La position traditionnelle parle du don divin, de la Révélation, d’une capacité prophétique.

D- se révèle à son messager et lui dicte son message. Comme c’est le cas pour la Bible hébraïque et pour les Evangiles

En règle générale, pour étayer cette thèse, l’exégèse traditionnelle se charge de résoudre à sa manière les contradictions opposant ceertains passages scriptuaires les uns aux autres.

On parle aussi de l’inerrance prophétique ; l’impossibilité pour le prophète de se tromper.

Il y a aussi la volonté d’affirmation d’affirmer le caractère irréductible de la foi et de la Révélation à quelque chose d’un autre ordre. La parole divine est incomparable, mais un problème se pose, celui de la transcendance. Comment imaginer que la parole divine se soit adressée aux hommes sans utiliser un medium quec es derniers comprennent ?

 

Donc, s’il y a Révélation, il faut qu’elle soit perceptible par des êtres de chair et de sang. Il faut donc un support , un canal permettant d’accéder aux humains. Du coup, le verbe divin qui est d’une infinie richesse de sens, d’une infinie polysémie PERD de sa force lorsqu’il arrive dans l’esprit des humains

 

Après ces considérations sur le langage, il faut souligner que même un penseur évangélique comme Johan Goerg Hamann pensait qu’en disant que D- avait créé l’homme,, la Bible signifie qu’il l’a doté de la faculté du langage, donc de nommer les choses et de se nommer lui-même. Or, dans la Bible, c’est le verbe créateur qui provoque la venue du monde à l’être.

Comment résumer la position traditionnaliste ? La révélation divine investit l’esprit d’un homme, élué et choisi par D et lui communique les vérités révélées : c’est ainsi que D- parle à travers cet homme qui sert de relais et de transmetteur. C’est le cas de Moïse, ce fut aussi le cas de Jésus. Quant aux problèmes exégétiques ou historiques soulevés par cette thèse, l’exégèse permet de les résoudre tant bien que mal..

N’oublions pas que la Bible a une lecture théologique de l’Histoire. Ce qui l’interesse, ce ne sont pas les événements en soi, ni comment ils se sont produits, mais les leçons morales et religieuses qu’on doit en tirer. Les récits ou légendes des patriarches en sont un bon exemple.

On a affaire à une histoire du salut (Heilgeschichte)

Dans la littérature talmudique (TB Baba Batra fol 14a on attribue à Moïse la rédaction du Pentateuque et aussi du livre de Job. A l’exception des versets relatant sa mort. Le problème se posait donc déjà dans l’Antiquité hébraïque.

 

Il y a constamment une intention, un dessein divin qui gouverne l’histoire d’Israël qui est plus providentielle que miraculeuse.

 

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TitrLes mesures économiques du gouvernement de Fr Hollande seront elles efficaces ?e de la note

Les mesures économiques du gouvernement de Fr Hollande seront elles efficaces ?

C’est vraiment la question du jour, celle que tout le monde se pose : a t il raison, le gouvernement, de s’en prendre ainsi à la politique familiale, en réduisant la durée du congé parental et la prime donnée à l’occasion d’une nouvelle naissance ? Déjà, les associations familiales sont vent debout et dénoncent de telles mesures. Le problème est que ce gouvernement comme tous les précédents refuse, par impuissance ou découragement, de s’attaquer aux fraudes massives tant dans les hôpitaux que dans l’offre des allocations familiales, l’aide au logement e autres. En portant le fer là où il faudrait, la République économiserait des milliards au lieu de faire des économies de bouts de chandelles. En sauvant quelques centaines de millions, le gouvernement ne fera que grossir les rangs des mécontents qui s’exprimeront encore plus durement lors des prochaines consultations électorales. Alors que faire ?

On ne se lassera pas de le répéter : il faut un vrai choc, une mesure révolutionnaire qui frappe les esprits et force la France à reprendre confiance en elle-même. Aujourd’hui, chacun sait que le gouvernement ne peut plus rien, que la majorité actuelle à l’Assemblée ne correspond plus au pays profond et que l’exécutif se contente de faire du sur place. Le léger frémissement de l’opinion publique en faveur du président actuel ne renvoie qu’à un sursaut patriotique dû à l’entrée en guerre du pays contre l’Etat Islamique. Mais cela ne durera pas et ne concerne que le président comme chef des armées : le peuple est satisfait de voir que l’on combat un ennemi commun. Mais pour tout le reste, rien n’a changé.

Avez vous vu les prévisions de l’UNEDIC pour le chômage dans l’année en cours et l’année suivante ? C’est désespérant. Et on perd du temps, alors que seule une dissolution de l’Assemblée pourrait donner une impulsion nouvelle au pays. Dans les semaines à venir, les décisions impopulaires vont se multiplier, et les députés PS ne voteront pas le budget dans sa forme originelle. Ils voudront aller au bout de leur logique : ils ne peuvent harceler le gouvernement et lorsqu’il s’agit d’un point crucial, se rétracter et se coucher : ils perdraient, ces députés frondeurs, toute crédibilité..

On dit de François Hollande que ces dix années passées à la tête du PS ont fait de lui un redoutable manœuvrier, faute de quoi il n’aurait pas survécu. Peut-être a t il, vers novembre décembre, écrit dans son agenda secret la dissolution de l’Assemblée… Dans ce cas, il se soumettra à une cohabitation qui durera jusqu’en 2017. Pendant ce temps là, il pourra se refaire une santé politique et se présenter en 2017 en disant qu’il n’est pour rien dans les difficultés des Français puisqu’un gouvernement de droite, voulu par eux, a géré le pays. Alors que lui, homme de gauche, veut appliquer une autre politique…

Mais voilà, c’est beau sur le papier. Dans le réel, il en ira autrement. Pour François Hollande, 2017 constitue un rivage inabordable sauf coup du destin.

Mais en politique, qui croit au miracle ?

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29/09/2014

La défaite socialiste aux élections sénatoriales

 

L’échec du PS aux élections sénatorailes

 

 

 

Depuis six mois, le gouvernement de François Hollande collectionne les défaites électorales. Le Sénat sera la première grande institution à repasser à droite. Jean-Pierre Raffarin vient de dire sur BFM TV que cela commence à devenir très inquiétant pour François Hollande car ces élections, même si elles sont indirectes, marquent un trouble des forces vives de la nation. Presque partout le PS est rejeté et plus grave encore, la situation est si dégradée que deux membres du FN ont été élus sénateurs… Le président de la République ne peut pas se contenter de dire que les institutions le protègent et qu’il restera jusqu’au bout de son mandat. Je ne suis pas spécialiste de la Constitution, mais il faut tout de même faire quelque chose s’il décide de rester jusqu’au bout. D’ailleurs, l’entrée en lice de Nicolas Sarkozy va sérieusement compliquer les deux années à venir : le peuple le supportera t il ? Franchement, j’en doute, surtout qu’aucune éclaircie économique n’est en vue.

 

 

 

L’engagement militaire de la France au Proche Orient, les menaces pesant sur elle depuis la décapitation de ce pauvre et innocent gui de montagne, tous ceci pourrait mener vers une union nationale, signe avant coureur d’un futur gouvernement d’union nationale. Certes, la dissolution sera un préalable nécessaire et Fr/ Hollande sait que plus de 400 députes de droite afflueront à l’Assemblée, réduisant les représentants de son parti à la portion congrue : pas plus de 50 députés !

 

 

 

S’il agissait dans ce sens, Fr. Hollande sauverait la suite de son quinquennat mais annihilerait toute chance d’être désigné par son parti pour 2017. Mais franchement, qui pense aujourd’hui, sauf miraculeux retournement de situation, que le PS désignerait l’actuel président pour le représenter en 2017 ?

 

 

 

Pourtant, c’est une idée dans les milieux du pouvoir. Cette succession d’élections qui divisent le pays en profondeur, est une véritable calamité= il va y avoir les régionales qui seront négatives pour le pouvoir et moins de deux après elles, les élections présidentielles… Que faire ?

 

 

 

Il est urgent de mettre en route une réforme de la Constitution, l’esprit de celle de 1958, au moment où l’instabilité était la règle, n’est plus adapté à ce que vivent les Français aujourd’hui.

 

 

 

L’élection remarquée de deux sénateurs, issus du sud de la France, est un coup de semonce. Ce n’est pas un hasard si même de grands électeurs, non affiliés au FN, ont apporté leurs suffrages à ces deux candidats du FN. Le pouvoir commettrait une lourde erreur en faisant le gros dos. Tous ces avertissements adressés au pouvoir, de façon si régulière, devraient être pris en compte. Si rien ne bouge, c’est un risque d’explosion qui menace. Et de cela personne ne veut.

 

 

 

Encore faut il que l’on instaure enfin ce grand changement dont le pays a besoin. Sinon, c’est Marine…

 

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28/09/2014

Jean-Louis BORLOO quitte la politique: un exemple à suivre...

 

Le courageux départ de Jean-Louis Borloo, un exemple que les politiques devraient suivre..

 

 

 

M. Borloo a été un homme politique hors norme : avocat d’affaires, notamment pour un client comme Bernard Tapie, ancien maire de Valenciennes qu’il a tirée du marasme, il fut maintes fois ministre et même ministre d’Etat. Il ne rate que l’échelon supérieur, celui de Matignon où François Fillon réussit à se maintenir.

 

 

 

Ayant été victime d’une pneumonie sévère, suivie d’un début de septicémie, il eut la noblesse d’âme de renoncer à tous ses mandats là où d’autres les auraient conservée ainsi que les avantages y afférents  jusqu'au bout.

 

 

 

Pour s’occuper, il se consacrera désormais à une fondation censée aider l’Afrique noire à avoir de l’électricité et de l’énergie, là celles ci font défaut. Cet exemple de dévouement et de générosité désintéressée devrait être suivi par d’autres, notamment par ceux qui ont perdu toute légitimité à gouverner mais qui préfèrent s’accrocher à leur fauteuil, protégés  par les institutions.

 

 

 

Peut on espérer que le cas de J-L Borloo fera jurisprudence, s’i j’ose dire ? Il ne faut pas rêver, je pense.  Il suffit d’ouvrir les yeux pour constater que depuis les plus hautes fonctions jusqu’aux représentants les plus humbles ; nul ne consent à partir.

 

 

 

Comment voulez vous que les électeurs que nous sommes cessent de brocarder les hommes politiques et de ne ressentir pour la plupart d’entre eux le moindre respect ? Rares, très rares sont ceux qui placent l’intérêt général avant leur bien-être personnel.

 

 

 

On s’incline devant l’exemple donné par M. Jean-Louis Borloo.

 

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27/09/2014

La grève des pilotes d'Air France est intolérable

 

La grève des pilotes d’Air France est intolérable et devrait être déclarée illégale…

 

 

 

Que l’on me comprenne bien, il ne s’agit pas de porter au sacro saint droit de grève en France (même s’il risque à terme de détruire tout le pays) mais de dire que trop c’est trop. Les pilotes devraient comprendre que nous allons vers une société plus précaire, vers moins d’Etat-providence, non pas par simple décision de quelques gouvernants mais parce que la situation mondiale l’exige. Or, dans tous les cas de figure, les pilotes ne sont pas à plaindre et rien ne devrait leur permettre la compagnie aérienne à genoux.

 

 

 

Aujourd’hui, les autres catégories de personnel leur reprochent leur égoïsme et la défense très privée de leurs avantages. Au mépris de tout le reste. Je me souviens du Président Ronald Reagan qui, d’un trait de plume, avait licencié les aiguilleurs du ciel, remplacés par des militaires. Depuis, on n’a plus jamais entendu parler de ces gens.

 

 

 

Les sondages de ce matin sont très éloquents : plus de 70% de Français estiment que leur pays est rétif à toute réforme, mais voilà les mêmes qui souhaitent des réformes, si impossibles ici, rejettent toute modification du statut du départ à la retraite et s’insurgent contre l’idée de réduire le nombre pharaonique des jours fériés. Ils tiennent toujours à ce mois de mai avec ses ponts et ses viaducs, qui a fait du pays des Gaulles la risée de l’Europe.

 

 

 

Le cas des pilotes d’Air France n’est qu’une illustration de la mentalité qui règne dans ce pays. Chaque fois qu’un problème se présente, les gens commencent par faire grève ou par séquestrer la direction ou par menacer de tout faire sauter avec des bombonnes de gaz..

 

 

 

Certes, la situation est difficile, il faut travailler aujourd’hui deux fois plus pour obtenir ce qu’on avait il y a quelques années. C’est un déclin. Que faire. Quand on a la chance d’avoir un emploi, il faut travailler et comprendre que les mirages des bonimenteurs qui promettaient des lendemains roses trompent leur monde.

 

 

 

C’est un peu comme la guerre contre le terrorisme : du jour au lendemain, on nous dit que cela va durer des années. L’effort à fournir pour sortir de la crise et réduire les déficits prendra des années, aussi.

 

 

 

Les pilotes d’Air France sont en train de focaliser sur eux l’incompréhension et la colère de millions de gens. En France comme à l’étranger..

 

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26/09/2014

Nicolas Sarkozy, le retour

 

Nicolas Sarkozy, le vrai retour

Hier, dans la banlieue de Lille, il y avait comme une impression de déjà vu : NS tenait son premier meeting qui rappelle justement la précédente campagne électorale. On a vu un NS dans son véritable élément, comme s’il était toujours aux affaires. Ce sont les critiques acerbes à l’encontre de l’actuel président de la République qui nous ont rappelé que NS était désormais le challenger. Près de 6000 personnes à l’intérieur et à l’extérieur de la salle, c’est considérable pour une première rencontre. Et quand on voit l’énergie de l’homme, on ne se fait aucun doute sur la suite : NS sera élu, plébiscité président du grand parti de droite (qui ne s’appellera plus l’UMP) et il aura très probablement raison de ses concurrents pour la primaire de 2016. Pas même Alain Juppé ne pourra résister à cette déferlante.

Il faut dire que la scène politique intérieure souffre d’un grave déficit, voire d’un vide grandissant. Dans ses prochaines prises de parole NS va concentrer ses attaques sur con successeur, ce qui ne va pas manquer d’animer la vie politique mais donner aussi l’impression que la France ne sort d’une campagne électorale que pour entrer dans une autre.. les nouvelles pour la majorité actuelle ne seront pas bonnes : perte de la présidence du Sénat,  défaite aux régionales, etc… Avec NS aux portes du pouvoir, l’actuel président ne pourra pas se contenter de rester sans agir, il faudra relever le gant, réagir et NS n’a pas l’intention de se calmer. On a vu comment son naturel avait repris le dessus lors de son interview sur France 2.

Si la classe politique, de droite comme de gauche avait le sens de l’intérêt public, elle sonnerait le rassemblement à la suite du drame que représente l’odieuse exécution de l’otage français en Algérie.. Ce serait le moment de faire un gouvernement d’union nationale puisque la côte de popularité du président est au plus bas. Et apparemment, rien n’a changé.

Attendre en restant inerte n’est pas une bonne option. Car à l’immobilisme ou à la paralysie du pouvoir actuel, NS, lui, n’a pas l’intention de s’arrêter.

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25/09/2014

L'Histoire est tragique...

 

 

L’Histoire est tragique…

A la suite à la décapitation de l’otage français en Algérie

En apprenant ce qui s’est passé hier en Algérie, cette affreuse mise à mort d’un citoyen français parfaitement innocent, ouvert sur le monde et sur l’autre, j’ai aussitôt pensé à la philosophie de l’Histoire, telle que développée par celui des philosophes allemands du XIXe siècle qui l’avait mise à l’honneur, Georg Wilhelm Friedrich Hegel. Le philosophie qui occupa la chaire de philosophie de l’université de Berlin jusqu’à sa mort en 1831. Notre grand universitaire français de cette époque, Victor Cousin, était allé lui rendre visite en son temps et c’est lui qui dispensa en Sorbonne les premiers cours sur la philosophie de l’Histoire .

J’ai l’air de m’éloigner du sujet mais il n’en est rien, ma tournure d’esprit me permet simplement de décrire un vaste cercle avant de revenir vers son centre. En fait, cet assassinat qui est horrible, affreux, inimaginable et abject à la fois, n’est qu’un assassinat. Mais il va peser considérablement sur la suite de l’histoire ; il va nous jeter tous, tant que nous sommes, dans une confrontation armée qui va durer des années, provoquer des conflits à l’échelle mondiale, rompre des consensus nationaux dans de nombreux pays d’Europe et dresser les civilisations les unes contre les autres.

Quand je dis que c’est un assassinat, je ne le réduis guère et j’éprouve au plus profond de moi-même ce que ce pauvre innocent a subi comme calvaire. Et sa mise à mort qui nous touche et nous révolte tous, aura l’effet et le souffle de plusieurs bombes atomiques. Cette mise à mort pèsera sur l’Histoire à venir, sur l’Histoire immédiate.

Déjà, au plan international, aujourd’hui, on dit géostratégique pour faire chic, les cartes ont été rebattues : sans le dire, les puissances occidentales volent au secours de Bachar el Assad, le boucher de son peuple, car sa défaite signerait la victoire et la suprématie, porteuse de mort, de ses adversaires islamistes, en gésine d’un califat. L’Iran, jusqu’à hier ennemi public numéro 1, réintègre subrepticement le concert des nations civilisées et ne fait presque plus peur puisque ses forces spéciales, à l’œuvre en Irak, disposent de quelques renseignements tirés des satellites d’observation américains et… israéliens ! Il faut dire que l’Iran, grande puissance chiite de la région, voit l’Etat islamique s’approcher dangereusement de ses frontières (plus de 1000 km) et ne peut pas ne pas réagir. Quant à la Turquie de M. Erdogan, elle a envoyé des messages indéchiffrables dont le tout dernier a consisté à ne pas avertir les autorités françaises du lieu exact où devaient atterrie trois djihadistes présumés… Et quand on pense que ce dirigeant dirige un pays membre de l’OTAN et désireux de rejoindre l’Union Européenne, on se pince les joues pour se dire qu’on ne rêve pas. Comparé à ce qui se prépare, même le conflit entre Israël et les Palestiniens apparaît soudain comme un foyer résiduel de tension et non plus comme une bombe dangereuse, susceptible d’exploser à tout moment.

Mais ce n’est pas tout : les Kurdes, cible privilégiée des islamistes de Daesh (initiales arabes de E.I. Dawla islamiya), et qui se battent courageusement avec l’aide et l’appui logistique des Occidentaux, n’accepteront pas, après la fin des hostilités, de rentrer gentiment à la maison : ils auront envie de se constituer en un Etat libre et indépendant, ce qui mettra à mal plusieurs pays frontaliers : l’Irak, l’Iran, la Syrie et surtout la Turquie. Belle empoignade en perspective…

Même à l’intérieur de l’Hexagone, les choses vont évoluer : François Hollande se découvre une fenêtre de tir à travers laquelle il peut enfin agir ( en tant que chef suprême des armées) et pour la première fois, un dirigeant politique d’importance, François Fillon, a parlé d’union nationale. Certes, il n’est pas encore question d’un gouvernement d’union, mais on pourrait en prendre le chemin.

Un mot sur le développement personnel de Hegel, ce grand philosophe qui avait partagé ses années d’études au Stift de Tubingen avec ses compagnons Schelling et surtout le grand poète Hölderlin qui avait déjà perçu que l’Histoire était tragique, notamment dans son émouvant poème intitulé An die Deutschen (Aux Allemands). Hegel, on l’oublie souvent, avait commencé par caresser un projet qu’il ne mit jamais à exécution : une biographie de… Jésus ! Il a commencé par être un admirateur de la Révolution française  (il naquit en 1770) pour évoluer par la suite vers une sorte de divinisation de l’Etat prussien dont la concrétisation par Guillaume II et Bismarck a dévoilé la vraie nature. Il pensait pouvoir ainsi obvier à l’éparpillement de l’Allemagne en petits états (Kleinstaaterei) et surtout concrétiser hic et nunc ce qu’il appelait avec une crainte révérencielle quasi religieuse l’Idée avec un I majuscule. Ne fut il pas celui qui dit de Napoléon Bonaparte qu’il était l’Idée à cheval ?

Du jour au lendemain, la France se retrouve projetée dans une zone de combats où rien n’est rationnel mais où tout est tristement réel. Quel cinglant démenti à la doctrine d’un grand penseur qui nous a appris que l’Histoire suit un projet, un dessein et s’avance vers un idéal. La cruelle mise à mort de notre pauvre compatriote nous confronte à tout autre chose.

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24/09/2014

Un otage français en Algérie entre les mains d’un groupe islamiste : sommes nous en guerre ?Titre de la note

 

Un otage français en Algérie entre les mains d’un groupe islamiste : sommes nous en guerre ?

Il y a, à l’évidence, une accélération encore inimaginable il y a seulement quelques jours, comme si les puissances occidentales prenaient enfin conscience de la gravité du danger qui menace notre civilisation et notre culture : la une du journal Le monde d’avant-hier indiquait que l’Etat islamique recommandait de s’en prendre partout dans l’univers aux citoyens français et américains. Ceci équivaut à une véritable déclaration de guerre. Et nos dirigeants politiques affichent une inquiétude qui en dit long sur le danger qui pointe à l’horizon. Et c’est aussi cette accumulation qui ne laisse pas d’inquiéter : le raté des services français qui ont laissé se volatiliser trois djihadistes, censés être cueillis à leur descente d’avion, la capture de l’otage français en Algérie, les bombardements massifs des USA contre les bases des islamistes en Irak et en Syrie, bref tous les ingrédients sont réunis pour une véritable guerre. Rendez vous compte, certains vont jusqu’à évoquer l’envoi de troupes au sol, se rendant enfin compte que pour vivre libres et non point à genoux, il faut parfois, hélas, consentir à verser son sang. Même les Américains ont, sans le dire vraiment, dépêché plusieurs centaines de membres des forces spéciales en Irak, et peut-être même en bordure de la Syrie où ils éclairent les cibles à bombarder par leurs avions.

Dans cette affaire, toute l’Europe est suspendue au bon vouloir et aux décisions de B. Obama ; et ce dernier a trop attendu, il ne pouvait plus rester les bras croisés, après que les islamistes avaient publiquement décapité deux de ses compatriotes. Une barbarie à l’état pur. Enfin, l’Occident a trouvé la bonne réaction face à cette inhumanité flagrante : d’où les discours si durs de B. Obama qui ne cache plus sa volonté d’en finir avec ces ennemis de l’Amérique et du monde libre.

L’Etat islamique ne ressemble à aucun des groupements terroristes que l’on connaissait jusqu’ici. Il a un projet et est animé d’une vision salafiste claire : restaurer le califat comme aux débuts de la religion de l’islam, écarter les musulmans tièdes et contaminés par les mœurs de l’Occident et aller encore plus loin..

Ce qui est nouveau et singulièrement inquiétant, c’est sa capacité à attirer de jeunes musulmans du monde entier. Même Ben Laden n’y était pas arrivé de son vivant. La France à elle seule compte déjà près de 1000 djihadistes partis se battre en Irak et en Syrie. Certains y sont même morts les armes à la main.

Cette affaire va prendre du temps, beaucoup de temps. Nous allons vivre des moments difficiles. A la crise sociales et économique s’ajoute la guerre.
Une guerre pas si lointaine.

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22/09/2014

De rosh ha-Shana à Yom Kippour

 De Rosh ha-Shana à Yom Kippour

Le mercredi 24 septembre, après le coucher du soleil, les juifs du monde entier vont célébrer le début de leur nouvelle année liturgique. Nous sommes selon le comput juif en l’an 5775 de la création du monde. Néanmoins, ce chiffre n’a rien à voir avec des calculs de l’âge de l’univers ni avec des techniques sophistiquées, comme la datation par le carbone 14. C’est une indication qui remonte à la plus haute antiquité et qui doit son existence à la reprise par les Sages juifs de données «scientifiques» de l’époque. Le talmud lui-même reconnaissait qu’au plan de la formation et des connaissances scientifiques, les Sages des nations les dépassaient nettement. Enfin, toujours dans la littérature talmudique, il se trouve une indication sur la fin du monde : l’univers durera 6000 ans et après il sera détruit. Nous tremblons car on entre depuis aujourd’hui dans l’an 5775… Moins de trois siècles !

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Lettre ouverte à mon ami Pascal Décaillet

AU SUJET DU RESPECT DÛ AUX MUSULMANS

      LETTRE OUVERTE À MON AMI PASCAL DECAILLET

 

Cher Pascal,

J’ai lu avec l’intérêt que vous devinez aisément votre dernier article concernant le respect que nous devons tous aux Musulmans, et notamment à  ceux de Suisse qui ont pu, des dernières années, se sentir mal aimés ou simplement l’objet de préjugés et de soupçons injustifiés quant à leur loyauté et à leur conne conduite citoyenne.

Si je vous envoie cette lettre ouverte, c’est pour deux raisons : d’abord parce que, tout comme vous, je trouve que les Musulmans d’Europe sont, dans leur écrasante majorité, animés par les mêmes sentiments que leurs concitoyens : participer, de la façon la plus honnête et la plus loyale au bonheur de la nation où ils ont choisi de vivre et où ils peuvent, sans contrainte aucune, vivre librement leur religion et pratiquer leur culte.

Je vous écris aussi, cher Pascal, parce que tout Genève qui vous suit dans vos émissions télévisées quotidiennes (Genève à chaud, etc) et lit vos articles et blogs (sur le support de la TDG), sait combien l’amitié qui nous lie est forte et pour s’en convaincre, , peut se reporter à toutes ces invitations que vous m’avez adressées pour réagir à des événements ou pour présenter mes livres.

C’est une marque d’amitié et de confiance à laquelle je suis très sensible et qui me touche sincèrement beaucoup.

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