29/08/2014

Fin des crhoniques d'Israël

 

Fin des chroniques d’Israël : Retour à Paris

Ce qui m’a le plus frappé en cette fin de séjour e l’impression d’ensemble qui s’impose à moi, c’est, contre toute attente, la volonté bien arrêtée de nombreux juifs français de venir s’installer ici, en Israël. Je dis : contre toute attente, car même le danger imminent d’une nouvelle guerre, de l’extension du conflit, par exemple avec les rebelles qui s’agitent en Syrie et qui ont tiré des obus de mortier contre Israël, tous ces sombres pressentiments ne dissuadent pas les candidats à l’immigration. Il y a aussi les incertitudes politiques en France et les récentes manifestations publiques d’antisémitisme qui ont gravement troublé les gens.

Sur la plage et même dans l’eau, des gens m’ont abordé, soit pour confier leurs propres impressions sur la série d’émissions télévisées de mon ami le Grand Rabbin Josy Eisenberg sur France 2, soit pour dire qu’ils lisaient le livre sur la kabbale, sur Martin Buber ou sur le roi David. Mais à la fin de ces mini-conférences sur le littoral, le même constat revenait : il faut venir en Israël.

Même si chez moi, dans mon propre foyer, on pense ainsi, j’adopte, en ce qui me concerne, une attitude un peu plus réservée. Mais cette quasi unanimité ne me laisse pas indifférent. C’est comme si une main invisible tirait, dans les coulisses, les ficelles de notre devenir, de notre histoire, sans que l’on s’en rende vraiment compte.. Lorsque j’ai publié en 2004 un Que sais-je ? sur L’historiographie juive avec mon ami le préfet Alain Boyer, j’ai présenté certains auteurs un peu fidéistes qui jugeaient que la divine Providence avait confié à d’humaines mains, de planifier, par des méandres incompréhensibles le soin de réaliser jusqu’à son terme, ce qui pourrait bien être le dessein divin. Je ne fais pas partie de cet horizon intellectuel qui voit dans l’Histoire l’accomplissement d’une volonté qui nous dépasse. Je n’admets pas cette explication supra rationnelle, mais je reconnais volontiers que certaines connections ou rapprochements nous dépassent largement. L’écrivain nationaliste allemand, Heinrich von Treitschke, le grand rival de l’historien juif Heinrich Grätz, utilisait le terme de Fügung, qui signifie un ensemble, une configuration, un agencement qui s’impose à nous sans qu’on sache comment. On peut le comprendre sans jamais réussir à l’expliquer tant le nexus de ces différentes choses nous échappe.

L’histoire juive, assimilée parfois à une martyrologie, regorge de telle Fügungen que les rabbins ou certains enthousiastes ou exaltés interprètent dans le sens qui leur convient. Ils y décèlent un vaste mouvement de rassemblement préfigurant l’époque messianique, une sorte d’aboutissement de cette guerre eschatologique entre Gog et Magog, dont nous ne savons rien, en réalité.

Mais tout ceci vole bien au dessus des capacités d’assimilation du coreligionnaire moyen.

Retenons plutôt que cette accumulation de nuages menaçants au dessus de communauté de Jacob donne à réfléchir, quelle que soit l’orientation religieuse ou philosophique de l’observateur.

Je dois avouer qu’hier soir, rentré peu avant minuit d’un gentil restaurant que je vous recommande, Kitchen Bar, près d’Ikéa à l’extérieur de Natanya, j’ai eu du mal à croire aux images que je voyais à la télévision : des dégâts sérieux causés sur le Golan à des kibboutzim par des tirs de rebelles syriens islamistes. L’impéritie ou l’incompétence de l’armée de Bachar el Assad a permis à ces extrémistes fous et sanguinaires de se retrouver aux portes d’Israël.

Israël a évidemment réagi avec force en neutralisant ces sources de feu, mais est ce à dire qu’on assiste à un réchauffement du front nord ? J’espère que non.

L’Israélien moyen est stupéfait par le rapprochement objectif entre l’Iran et la Syrie d’une part et les USA et Israël, d’autre part. Quand on a le même ennemi, l’Etat islamique, à combattre, on devient des alliés objectifs. C’est ainsi. Les gérontes d’Arabie Saoudite l’ont compris qui appellent le monde arabo-musulman à reconnaître enfin Israël. L’armée saoudienne monte la garde à la frontière irakienne, longue de plus de 800 km ; or de l’autre côté il y a les islamistes et il n’est pas sûr que les petites frappes US les dissuadent d’avancer. Certes, les Américains qui sont toujours partis en guerre pour les puis de pétrole ne permettront pas aux terroristes de s’emparer de tels puits. Rappelez vous de Saddam et du Koweït… La décision de faire la guerre fut instantanée..

Les Saoudiens sont les prochaines cibles.

Ce Moyen Orient qui vit l’éclosion du monothéisme éthique, la naissance du christianisme et l’irruption de l’islam ne connaîtra t il jamais la paix ? Cette interrogation angoissée et angoissante devient presque un refrain.

Mais que faire d’autre, sinon se battre et espérer ? A la fin d’une conférence, une dame d’un certain âge est venue me dire la phrase suivante : je suis une pessimiste qui espère.. Et l’espoir, dit le philosophe, fait vivre (Hoffen lässt leben).

Maurice-Ruben HAYOUN

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28/08/2014

Le gouvernement français et le virage économique

 

Le gouvernement français et le virage politico-économique

Ce matin sur TV5 Monde, j’ai pris connaissance de la nouvelle politique, cela m’a fait penser à la NEP de la révolution bolchévique vers 1920. Si les mots ont encore un sens, on n’est plus dans la social-démocratie, ni dans le social-libéralisme, mais dans le libéralisme pur et dur. C’est ce que disait le vieux leader chinois revenu au pouvoir avec une disgrâce remarquable : un bon chat est un chat qui attrape les souris.. C’est le constat que vient de faire François Hollande. Enfin !

Les observateurs font le constat suivant : la France a perdu plus de deux ans à mettre en pratique de vieilles recettes socialistes. Le chômage a encore augmenté au moi de juillet. Plus de 1000 chômeurs par jour..On croit rêver en se souvenant des tirades du président et de son ministre des finances : la reprise est là, on la sent, elle va se renforcer… Incroyable ! Donnez du temps au temps, les fruits de notre politique arrivent… Patience..

La grande question qui se pose est la suivante : ce gouvernement aura-t-il une majorité à l’Assemblée ? Comme François Hollande est un fin politique, il a probablement une idée sur la question. Selon des observateurs de droite, le président ne pense qu’à 2017 et aurait décidé de sacrifier la majorité actuelle. Il y aura donc une dissolution au début de l’automne et le gouvernement actuel ne serait qu’un replâtrage. D’ici novembre si Alain Juppé est élu président de l’UMP il sera appelé à Matignon et la droite aura une majorité écrasante au palais Bourbon. François Hollande aura alors un gouvernement de coalition ou d’union nationale.

Comme la situation est très difficile, le président lâchera les rênes au gouvernement qui assumera la politique suivie. Pendant ce temps, le président s’occupera de l’international et ne sera donc pas touché par les échecs à suivre. En 2017, il pourra donc se représenter avec quelque chance d’être réélu.

Le problème est que ce canevas est suspendu à de nombreuses hypothèses dont la toute première, la plus dangereuse, a un nom : Nicolas Sarkozy.

Ensuite, on ne voit pas l’UMP servir les visées d’un président qu’elle tient pour responsable de la déconfiture économique du pays. Enfin, il y aura le ressentiment des socialistes de base, frustrés de leur ancien pouvoir perdu.

N’oublions pas que le FN prendra lui aussi sa revanche, même s’il n y a pas de proportionnelle..

L’hypothèse la plus grave serait qu’après la dissolution la nouvelle majorité refuse de travailler avec l’actuel président. Ce serait alors une véritable crise de régime dont la France n’a vraiment pas besoin en ce temps ci.. Que faire ?

Il existe une solution, inédit dans l’histoire de la Ve République dont les journalistes commencent à parler et qui dépend de François Hollande exclusivement. La prendra t il ? Seul Dieu le sait.

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27/08/2014

Israel est il sorti victorieux de sa confrontation avec le Hamas?

 

Israël est il sorti victorieux de sa confrontation avec le Hamas ?

C’est la question que tout Israël se pose, à commencer par les hommes politiques, voire même les ministres les plus influents, ceux qui font partie du cabinet de sécurité. Certes, un homme politique aussi affuté et aussi expérimenté que Benjamin Netanyahou n’a pas avancé à la légère et doit avoir pris les précautions qui s’imposent. Mais ce qui frappe l’observateur extérieur, c’est la défiance des habitants du sud qui se sentent abandonnés, floués et trompés. J’ai été très surpris de les entendre s’exprimer dans ce sens à la télévision. L’un d’entre eux est allé jusqu’à critiquer vertement le générale commandant la zone sud ; il est vrai que cet officier supérieur avait dit que les habitants pouvaient rentrer chez eux, que tout danger était écarté et le Hamas définitivement neutralisé. Or, c’était faux : les terroristes ont continué de frapper Israël et hier encore, veille du cessez le feu, deux civils israéliens ont trouvé la mort, touchés par des obus de mortier..

Mais ce n’est pas tout, certains vont jusqu’à contester l’efficacité de l’aviation et de ses frappes. Certes, des quartiers de la bande côtière, d’où partaient les missiles, ressemblent à des champs de ruines, certes les terroristes ont été décimés, leurs chefs, pour partie, neutralisés, et pourtant Tsahal n’a pas réussi à briser toute résistance de la part de ses ennemis. A cela, les critiques de B. Netanyahou répondent que le premier ministre a hésité à lancer une grande offensive terrestre car il ne savait toujours pas s’il devait éradiquer le Hamas ou simplement l’affaiblir pour le réduire à la portion congrue. D’autres observateurs, tout aussi peu amènes, relèvent avec colère que ni le désarmement du Hamas ni la démilitarisation de Gaza ne figurent dans le document signé au Caire. Or, cela représente un point capital.

Par ailleurs, l’opinion publique israélienne déplore que le Hamas, en bon Oriental, crie victoire au milieu des ruines et en dépit des centaines de morts dans ses rangs. Cela fait penser à une phrase de Nathan le Sage de G. E. Lessing, selon laquelle, il n y a pas que les enfants qui se nourrissent de contes de fées.. Dire qu’on a gagné alors qu’on subi tant de pertes, matérielles et humaines, relève de la sinistre plaisenterie. En fait, le Hamas est tout étonné d’être encore en vie.

Tout ou presque a été dit sur ce conflit asymétrique où une armée a dû affronter dans un milieu urbain densément peuplé une bande de terroristes qui tirent leurs missiles depuis des écoles, des hôpitaux ou des bâtiments civils. Les valeurs éthique de l’armée et de la société israéliennes lui interdisent de tirer sans distinction tant sur des cibles militaires que civiles.. Et le Hamas en a tiré profit.

Mais l’essentiel reste à faire. Dans l’application concrète des clauses du cessez le feu, Israël dispose d’une marge de manœuvre que ses ennemis n’ont plus. Ce sont les hommes de Abbas qui surveilleront les points de passage qui seront rouverts. Et c’est l’armée égyptienne, alliée objective d’Israël dans cette affaire, qui aura la haute main sur Rafiah. Enfin, la reconstruction ne se fera pas sous l’égide du Hamas mais sous celle de l’Autorité Palestinienne de Ramallah. On peut même dire que le vrai vainqueur, enfin celui qui tire les marrons du feu, c’est Abbas qui rentrera à Gaza sous peu. Comment y sera-t-il accueilli ? Sûrement pas avec des fleurs, mais c’est lui qui apparaît comme l’unique représentant légitime des Palestiniens, vu que le Hamas est un groupe terroriste qui y a pris le pouvoir par la force, anéantissant les hommes du Fatah dont certains furent même défénestrés… Enfin, entre hier et avant-hier, les terroristes du Hamas ont arrêté près de 200 membres du Fatah qu’ils suspectaient de comploter dans leur dos.

Au plan intérieur israélien, je doute que B. Netanyahou reste encore longtemps au pouvoir. Sa côte de popularité a fondu comme neige au soleil. Même dans les rangs de l’armée, des généraux lui reprochent d’avoir craint d’exposer ses soldats. Or, si l’on redoute des pertes avant que de s’être engagés dans les combats, tout pouvoir de dissuasion de Tsahal est perdu. Le Hamas le sait.

Tsahal ne réagit plus comme il le faisait il y a quarante ans. Il n’a pas tenté de coup audacieux à la Entebbe en allant déloger la direction politico-militaire dans les souterrains de l’hôpital Al-Shifa : beaucop d’Israéliens le lui reprochent.

Il semble que l’Etat d’Israël soit à la croisée des chemins. Ses ennemis qui l’entourent de toutes parts le scrutent avec détermination. Certes, le Hezbollah qui est englué en Syrie où il perd beaucoup d’hommes n’osera pas bouger en contemplant l’image de Gaza aujourd’hui.. Mais cela durera t il ?

On est saisi d’angoisse quand on se demande ce qui se serait passé s’il n y avait pas eu le dôme de fer. Les morts se seraient comptés par centaines. Malheureusement le monde civilisé ne s’en rend pas compte ou ne veut pas le savoir. Que les juifs se défendent contre leurs ennemis est très mal vu. Et quand le Hamas fusille publiquement 35 opposants en les accusant d’intelligence avec l’ennemi, personne ne parle de crime de guerre ni de crime contre l’humanité.

Mais ne soyons pas pessimistes. Une nouvelle opportunité diplomatique se présente dans la région et l’Etat islamique y contribue par ses actes barbares et ses insupportables exactions. Enfin, l’Egypte du président Al-Sissi a su développer un outil diplomatique de premier ordre

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26/08/2014

Du messianisme au sionisme

Du messianisme au sionisme

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25/08/2014

Politique intérieure française: gouvernement d'union nationale?

 

La politique intérieure française reprend ses droits : les déclarations de A. Montebourg

Décidément, on peut dire que Arnaud Montebourg suit sa voie sans se soucier du reste et ce reste, ce sont les déclarations du président de la République et de son Premier Ministre, lesquels, soit dit en passant, enregistrent des chutes vertigineuses dans les sondages. Ce que j’ai entendu ce matin même sur France 2 : M. Hollande est à 16% (du jamais vu, pas même dans les périodes les plus creuses de la République), quant à Manuel Walls, il perd 9 points. A l’origine, on croyais pourtant qu’il tirerait son patron vers le haut et voici que c’est le contraire qui se produit. Peut on continuer ainsi et Montebourg peut il rester au gouvernement ?

Et c’est là qu’éclate une nouvelle fois au grand jour l’irrésolution et l’indécision que l’opinion reproche amèrement au président de la République qui gère le pays comme il le faisait jadis du temps où il dirigeait le PS… Il veut voir venir, il s’abstient d’agir, faisant confiance à sa bonne étoile.. Ce n’est plus tenable.

Montebourg qui voudra sûrement, dans les jours et les heures qui viennent, se désolidariser du gouvernement et de sa politique car il a de grandes ambitions, partira pour se refaire une virginité et déclarera sa candidature à la présidence de la République, que ce soit en 2017 ou en cas d’élections anticipées.

La grande question que tout le monde se pose est la suivante : que va enfin faire François Hollande ? Il semble qu’il ait mis ses conseillers au travail leur demandant d’envisager toutes les hypothèses, même les plus extrêmes et les plus insolites.

Il en est une qui est parvenue à mes oreilles et que je juge irréalisable tant elle renverserait totalement l’assiette sur son bord. Elle me paraît relever de la politique fiction, mais comme en politique tout est possible, pourquoi ne pas l’exposer ici ?

Il y a désormais un homme-clé dans le dispositif de Fr. Hollande, c’st l’actuel secrétaire général de la présidence, un homme en lequel l’actuel président a une confiance totale. Or, cet homme a siégé dans le gouvernement de N. Sarkozy aux côtés des ténors de l’UMP. Il les connait tous, il sait ce qu’ils veulent et ses liens passés avec eux lui permettent de les appeler, de leur parler et de leur faire des propositions. Vous l’avez compris : on se dirige vers un gouvernement d’union nationale que j’ai déjà maintes fois, ici même, dans ces colonnes, appelé de mes vœux. Fr. Hollande a enfin compris qu’il ne peut plus redresser le pays qui continue de s’enfoncer dans la crise, avec les vieilles recettes de la gauche. Je ne voudrais pas citer ici les propos prêtés à Fr. Rebsamen qui dénotent un certain état d’esprit marqué par une totale désillusion, un total dégrisement. Il faut voir aussi les moqueries dont sont victimes les propos, tous les propos de l’actuel ministre des finances : quelqu’un a même imaginé un échange épistolaire entre ce même ministre et Steeve Jobs.. C’est dire.

Le plan du secrétaire général de l’Elysée, s’il existe même spiritualiter, repose entièrement sur un homme de l’UMP, Alain Juppé qui brigue la présidence de l’UMP avec l’aval de l’Elysée. Vous aurez compris que Fr. Hollande veut empêcher une candidature de N. Sarkozy en 2017. Sans l’UMP ce serait un homme seul. Si ce plan réussit, d’ici Noël, on pourrait avoir un nouveau premier ministre, Alain Juppé, l’actuel, M. Walls reviendrait à l’intérieur. Les quadragénaires et les quinquagénaires de l’UMP feraient une entrée en force dans le nouveau gouvernement..

Tout ceci est bien beau, mais que diront les députés PS à l’Assemblée ? Voteront ils la confiance ? Y aura-t-il une implosion au PS ? Et l’UMP acceptera t elle de voler au secours d’un président totalement discrédité, voire démonétisé à ses yeux ?  Cela me paraît très difficile.

Mais si un tel gouvernement était constitué et que l’assemblée lui refusait la confiance, la solution serait la dissolution. Dans ce cas, le PS serait réduit à 50 députés, le reste raflé par l’UMP, l’UDI et le FN qui ferait son entrée avec des dizaines de députés.

Mais même dans ce cas, sommes nous sûrs qu’une droite revigorée et ayant le vent en poupe, accepterait elle de gouverner avec Fr. Hollande ? Ce n’est pas sûr.

Je ne vois qu’une solution : elle pourrait gouverner avec François Hollande si celui-ci promet solennellement de ne ps se représenter en 2017.. Le fera t il ?

C’est peu probable. Mais la réalité dépasse parfois la fiction. En tout cas, on aura constaté une nouvelle fois que la politique, ce n’est pas la loi et les prophètes. Bénis soient ceux qui s’en tiennent éloignés.

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24/08/2014

Chronique d'Israël 4

Chronique d'Israël 4

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23/08/2014

Chronique d'Israël (3)

Chronique d'Israël 3

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21/08/2014

Chronique d'Israël (2)

 

 

Chronique d’Israël (2)

Au rythme où vont les choses dans la région, il semblerait bien que je me sois trompé en annonçant la chute du Hamas, son affaiblissement notoire et son désir de signer un long cessez le feu, contraint et forcé. C’est le contraire qui s’est produit, pourtant je ne me suis pas trompé car c’est sous la pression du Qatar, furieux d’avoir été écarté de la négociation par l’Egypte et Israël, qui a menacé Khaled Mach’al d’expulsion s’il ne faisait pas capoter les négociations et s’il ne reprenait pas les hostilités contre Israël.

Le Qatar joue un jeu dangereux et il est hautement improbable qu’Israël oublie ce fâcheux incident. Mais ce qui me frappe le plus, ce n’est pas le comportement erratique d’un jeune Emir qui croit pratiquer une politique étrangère à coup de milliards, mais plutôt l’impavidité de la population d’Israël, face à ce qui se passe dans le sud du pays. Je me suis promené à Tel AViv, à Herliya, à Natanya, les cafés et les terrasses des restaurants sont pleins à craquer, la population se prélasse au soleil, les mariages, les bar mitzwot se multiplient. Certes, quand je suis descendu d’avion à Ben Gourion, j’ai bien vu des pancartes indiquant où se trouvaient les abris en c as d’attaque, mais guère plus. Pas un passager ne pressait le pas, pas l’ombre d’une inquiétude, rien.

Lors de leur grand rassemblement à Tel Aviv sur la place Rabin qui avait mobilisé des dizaines de milliers de personnes, certaines pancartes arboraient l’inscription suivante : une alerte rouge (tséva’ adom) à Sdérot a la même importance qu’une alerte  rouge à Tel Aviv. Cela se passe de commentaire. Les habitants de cette région méridionale se sentent abandonnés par le gouvernement, il faut le dire et le souligner : ils ne comprennent pas les raisons de la retenue gouvernement qui ne donne pas les ordres qu’il faudrait à Tsahal. Il y a un peu moins d’une semaine, certaines rumeurs ont fuité (sic) de la part du haut commandement qui se lamentait de ne pas recevoir d’ordres clairs, ajoutant même qu’il s’était agi d’occuper toute la bande côtière, en une semaine l’affaire aurait été bouclée, mais il y aurait eu plus de victimes parmi les soldats..

Il y a dans ce pays un certain flegme qui n’a rien de britannique mais qui est  imposé par les faits. C’est ainsi, un pays qui, depuis sa naissance, n’a jamais connu un seul jour de paix véritable. Les gens vivent entre deux guerres, deux attaques, deux menaces, un peu comme un promeneur, surpris par la pluie, passe entre les gouttes pour éviter d’être trempé.. Et on finit par se dire, eh bien qu’ils bombardent le sud. Cela passera et le dôme de fer fera le reste… Mais les habitants de la zone méridionale du pays ne l’entendent pas de cette oreille. Hier, los du dîner au bistrot Jacky, le serveur m’indiquait que Sdérot subit les attaques depuis 14 ans. Et cela devient insupportable. En effet, qui peut mener une vie normale dans de telles conditions ?

La reprise des attaques sur Israël depuis avant-hier a influé sur la stratégie du grand Etat major de Tsahal. Ce matin, on apprenait que les forces armées ont neutralisé trois chefs militaires des terroristes à Gaza, l’incertitude règne, par contre, sur le sort de Mohammed Dief qu’Israël avait maintes fois tenté de tuer par le passé. Est-ce à dire que le gouvernement s’est décidé à frapper le Hamas à la tête, voyant qu’on ne pouvait rien attendre de la direction politico-militaire du Hamas ? Rien n’est à exclure.

En fait, la signature d’un long et authentique cessez le feu eût été une bonne chose pour Gaza dont la population aurait alors bénéficié d’une vie plus calme et l’on aurait estimé plus vite les besoins de la reconstruction. La chose n’est pas impossible, ce n’est pas la quadrature du cercle et la majeure partie des pays arabes limitrophes accepte la neutralisation du Hamas, sans oser le dire. L’Egypte, elle, a de sérieuses raisons d’en vouloir aux terroristes du Hamas qui ont prêté la main aux frères musulmans de l’autre côté de la frontière. Au fond, la guerre à Gaza a servi de révélateur.. Elle a aussi dessiné la carte du Moyen Orient de demain.

Je reviens de Herzliya où aucun signe de tension n’était perceptible, comme si le pays n’était pas en guerre et que les missiles tirés contre la partie sud d’Israël ne représentaient aucun danger significatif. Nous avons déjeuné avec une famille qui part dans la nuit vers les USA où leurs enfants vont poursuivre leurs études. A ma question concernant les menaces du Hamas de bombarder l’aéroport Ben Gourion, j’ai reçu pour toute réponse un gros éclat de rire. Et de retour à Natanya, de là où je suis, -je peux contempler une mer magnifique dont les rivages sont noirs de monde. Il faut dire que la chaleur bat des records. Je comprends la rancœur des gens du sud qui se trouvent confrontés aux attaques.

Y a-t-il une issue à ce conflit qui dure depuis si longtemps et que nul n’est encore parvenu à résoudre ? J’écoute la deuxième chaine israélienne qui donne des informations en continu : l’Etat d’Israël en reste à sa décision première : le calme contre le calme, la guerre contre la guerre. Et ils ajoutent : on verra qui se fatiguera le premier, de nous ou d’eux. Et c’est probablement pour donner un avertissement qu’hier soir et ce matin très tôt, l’armée de l’air a ciblé et neutralisé trois importants officiers de la branche armée du Hamas dont il fut question plus haut.. Le doute subsiste quand à Mohammed Dief dont les membres de sa famille sont donnés pour morts. Mais est ce la solution au problème ?

En écoutant la chaîne israélienne francophone, on peut comprendre que l’on était très proche d’un cessez le feu mais que le Qatar, comme je le disais plus haut, a exercé des pressions pour rallumer le conflit..

Mais ce Proche Orient est la région des surprises. Qui sait ? Tout peut arriver. Et nul n’est à l’abri d’une bonne surprise. Les choses peuvent changer du tout au tout en un temps record.

MRH

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20/08/2014

chroniques d’Israël (1)

Chronique D’Israël (1) A l’aéroport Vous ne pouvez pas vous tromper lorsque vous voyagez avec El AL : cette compagnie est confinée dans un coin retiré de l’aérogare, tout au fond, avec des soldats français qui sont armés de fusils d’assaut. Ces soldats se trouvent même tout près de la porte d’entrée dans l’avion. Ce qui veut dire, en clair, que dès que vous vous rendez en Israël, le seul pays développé et démocratique de tout le Moyen Orient, vous vous engagez dans une zone réputée dangereuse. Et pourtant, comme on pourra s’en rendre compte en lisant la dernière partie de cette chronique, les gens sont si vivants, si heureux et si pacifiques. Mais voila la réalité politique est tout autre : chaque jour que Dieu fait est un acte d’héroïsme quotidien : Israël est constamment sur ses gardes, et singulièrement ces jours ci où un groupe de francs tireurs terroristes tentent de lui rendre la vie difficile. Au cours du vol Avec El Al, les choses sont aussi mornes et routinières que le menu ; toujours le choix entre deux sempiternels plats, les lasagnes ou le couscous ! Eu égard au prix des billets, cette compagnie pourrait faire un petit effort. Puisque la clientèle est presque captive, grâce justement à ces mesures de sécurité qui sont rassurantes et où, il faut bien le reconnaître, rien n’est laissé au hasard C’est un point essentiel mais le jour où interviendra enfin et effectivement la libéralisation du ciel israélien, une grande partie des voyageurs jetteront leur dévolu sur d’autres compagnies. Mon vol se passe plutôt bien. Evidemment, je demande un siège près d’un hublot afin que je puisse lire et on me dit qu’il n y en a plus. On me signale tout de même que si je suis prêt à acquitter une certaine somme en dollars, il y a une possibilité… Je fais contre mauvaise fortune bon cœur. Quelques personnes que je ne connais pas me saluent, je les salue en souriant, faisant semblant de les reconnaître.. En fait, ils m’ont vu quelque part ou ils lisent Jforum où figure une photo à la fin de chaque article. Derrière moi deux dames tunisiennes discutent de la situation en France et notamment à Sarcelles où elles résident. C’est intéressant de voir ce que deviennent les nouvelles quand elles sont commentées. L’une des deux interlocutrices affirme qu’on a brûlé des synagogues, que tel magasin de denrées cachères a été attaqué ou pris à parti, etc… Ensuite arrive la plainte qui obsède les gens, la surreprésentation des Maghrébins dans le pays. Est-ce vrai, est ce faux ? Je ne saurais dire, mais c’est un problème si récurrent qu’il pousse certains juifs français à émigrer en Israël pour cette raison. Mais l’Etat juif lui-même abrite presque un million et demi d’Arabes israéliens… Pour une fois, il n y a pas de nombreux bébés dans ce vol et ceux qui s’y trouvent sont plutôt calmes. Je peux donc lire une partie des Yediaot Aharonot, et notamment une dépêche assez développée sur l’arrestation de 93 membres du Hamas, implantés en Cisjordanie, où ils comptaient perpétrer des attentats contre Tsahal et aussi tenter de mettre à bas l’autorité palestinienne. L’opération fut menée en collaboration avec les services jordaniens qui avaient eu vent de l’affaire. Au bout de deux bonnes heures, je ferme les yeux pensant à ce qui va se passer à mon arrivée : est-ce que le Hamas prolongera la trêve, comme je le supputais dans mon précédent billet, ou enverra t il de nouveaux missiles contre l’Etat juif ? En déambulant le long de l’avion, je remarque qu’un groupe d’hommes, la plupart barbus et quelque peu bedonnants, se rassemblent au milieu de l’appareil… En fait, c’est l’heure de la prière de Minha. Comme ils sont plus de dix, ils récitent le kaddish puisqu’ils ont le quorum religieux. Je ne me joins pas à eux, mais je réponds Amen, même tête découverte. Avant de me lever, j’avais vu sur les indicateurs du vol que nous étions à 39000 pieds ! Des juifs qui invoquent Dieu à une telle altitude, c’est incroyable ! Dans la Bible, dans le livre de Jonas, on parle du prophète qui adresse son oraison depuis le ventre d’un monstre marin ‘(mi-me’é ha-dagga). Quel peuple ! Je scrute les visages de ces hommes, à la dérobée. Quel peuple ! Certes, tous ne comprennent pas vraiment ce qu’ils lisent, mais ils le font avec force et intime conviction. La foi des orants m’a toujours intrigué, même l’orque j’ai publié mon Que sais-je ? sur la Liturgie juive…. Cela me rappelle un passage du Talmud qui cherche quel est le plus grand mérite d’Israël et qui dit en substance : ce n’est pas d’avoir résisté stoïquement aux persécutions qui furent pourtant si dures, mais c’est de n’avoir jamais douté de son Dieu, de sa vérité, de sa puissance et de son équité. Et le philosophe ne peut qu’être d’accord. Alors que je m’apprête à me rasseoir, l’orant qui a récité le kaddish se tourne vers moi et me dit si je sui bien MRH, je réponds par l’affirmative et il me dit être une relation de travail de mon jeune frère Samuel. Le monde est petit et le monde juif encore plus.. De retour à ma place, la lumière a décliné mais je me replonge dans des textes du regretté Stéphane Moses portant sur Rosenzweig.. Un jour je dirai clairement ma dette envers un homme, germaniste comme moi mais que j’aurais aimé mieux connaître. Je ne l’ai rencontré qu’une fois lorsqu’il me pria de traduire de l’allemand en français des textes de Gershom Scholem qui furent publiés dans une revue de sociologie du CNRS. Mais ce n’est pas là l’essentiel de nos relations. Lorsqu’à moins de vingt ans, je pris la décision de poursuivre mes études à la Sorbonne, je me pris à feuilleter l’annuaire des thèses des germanistes qui étaient en préparation. Et dans la sempiternelle quête de mon identité juive, je découvris sous le nom de Stéphane Moses un intitulé que je n’oublierai jamais et que j’ai suivi à la lettre depuis près de 40 ans : le renouveau de la pensée juive en Allemagne au XIXe siècle… Je ne sais même plus si le nom de Franz Rosenzweig y figurait.. Tout était là. Tous les ingrédients de ce que j’ai fait et écrit. Certes, je suis aussi un spécialiste de la philosophie juive médiévale, Maïmonide et ses commentateurs, mais sans cette ligne et demie dans cet annuaire, aurais je fait ce que j’ai fait ? Moïse Mendelssohn, Salomon MAimon, Samson-Raphaël Hirsch, Abraham Geiger, Samuel Holdheim, Théodore Lessing, Léo Baeck, Martin Buber, Franz Rosenzweig (dont je rappelle que j’ai traduit le Livret de l’entendement sain et malsain dès 1986 au Cerf), Hermann Cohen et tant d’autres : tout ceci, c’est moi qui l’ai accompli, mais n’était cette stimulation et ce si haut exemple de Stéphane Moses, me serais-je placé sur cette voie ? Sans le savoir, Stéphane Moses a semé cette graine spirituelle dans mon esprit : grâces lui en soient rendues ! Il faut bien comprendre ce que cette annonce en soi anodine a suscité en moi : un horizon illimité, durant toutes ces années, j’ai publié et traduit tant d’ouvrages allemands alors que ma famille est une vieille famille d’origine séfarade. Je puis donc dire que la rencontre (spirituelle et intellectuelle) avec Stéphane Moses a changé ma vie. Je ruminais toutes ces pensées au fond de mon esprit lorsque mes yeux se fermèrent pour ne se rouvrir qu’au moment où le pilote annonçait en hébreu le commencement de l’atterrissage. C’est alors que des adolescents israéliens se mirent à déclamer le compte à rebours : shemoné, shéva, shesh, hamesh, Au chiffre un, l’avion roulait sur la piste. C’est alors que les chansons fusèrent de tous côtés : hévénou shalom alékhém.. Je ne puis réprimer mon émotion, des enfants si heureux de revenir chez eux et qui chantent un hymne à la paix, une paix que des ennemis implacables leur disputent depuis que ce pays existe. Et cela paraît sans fin. Ce pauvre peuple d’Israël qui ne cesse de chanter la paix alors qu’on lui fait la guerre de toutes parts. Ce n’est pas de la victimologie, mais c’est bien là la vérité. Au contrôle des passeports, la préposée ne me pose plus ces questions qui ont le chic de me mettre en colère : pourquoi venez vous ici ? Où irez vous ? Avez-vous aussi un passeport israélien ? Quelle est votre adresse ? Cette fois ci, cela passe comme une lettre à la poste.. D’ailleurs, je ne parle qu’en anglais et feins de ne pas comprendre l’hébreu. Avant, on me cuisinait pour savoir comment mon hébreu pouvait être si bon… C’était suspect A Loud. Je suis attendu et là commence une nouvelle paire de manches, la confrontation avec les agents d’une société de location de voitures. Le contrat n’est pas respecté et j’ai beau leur expliquer en hébreu ce qui ne va pas, le jeune employé ne veut rien savoir. Fatigué par le vol et littéralement excédé, nous prenons enfin la voiture (après plus d’une heure de palabres !) pour rouler vers Natanya. Sur l’autoroute, je prends connaissance à la radio des derniers développements au Caire. Les nouvelles ne sont pas vraiment rassurantes. Mais l’air chaud et le parfum qui embaume le paysage me calment. Quel pays, quel paysage ! La terre d’Israël, celle que nos ancêtres ont habitée il y plus de trois mille ans (la sortie d’Egypte, si elle eut vraiment lieu comme on la relate, se situerait vers 1200 avant notre ère) : où était le Hamas à ce moment là ? Arrivés à Natanya, nous nous arrêtons au bistrot Jacky pour y déguster un poisson dont la sauce relevée est incroyablement bonne et évoque ma ville natale d’Agadir que j’ai quittée un triste matin aux premières heures dans les ruines d’un tremblement de terre… Manger ce poisson à la marocaine qui est inimitable me rappelle celui que préparait ma mère qui était native de Fès. Chaque fois que j’en mange, je pense à elle et mes yeux se couvrent d’une buée de larmes.

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18/08/2014

La France à l'arrête...

 

 

La France à l’arrêt…

L’expression n’est pas de moi, mais d’un journaliste de télévision qui faisait ce matin la revue de presse. C’est une expression glaçante et qui, hélas, ne semble pas exagérée. Les mauvaises nouvelles pleuvent sur le gouvernement actuel comme un véritable orage d’été. Sera t il suivi d’un coin de ciel bleu ? On le souhaite, mais c’est difficile à croire.

Les résultats d’un sondage publié hier par le JDD sont sans appel= 8 Français sur 10 ne font plus confiance au gouvernement pour redresser la situation. Au PS, on s’alarme, même si en public, on préfère faire bonne figure. Mais si la confiance n’est pas au rendez vous, comment espérer avoir une adhésion populaire ?

Enfin, l’impopularité du président de la République commence à susciter des interrogations inquiètes jusque dans son propre camp. Certes, on ne gouverne pas avec des sondages, certes, l’impopularité n’est pas une cause d’invalidation ou d’impeachment, mais même avec les fortes institutions de la Ve République, des mouvements populaires ne sont pas à exclure.

Le problème est posé par la marge de manœuvre du gouvernement qui crie urbi et orbi qu’il ne changera pas de politique et que les résultats finiront bien par arriver : est ce que le peuple va entendre cela ? Le chômage augmente tandis que le pouvoir d’achat baisse et les impôts sont toujours aussi lourds, les déficits se creusent et le gouvernement ne parvient toujours pas à mettre en marche son fameux pacte de responsabilité, faute d’un plein accord du patronat..

Il faudrait un miracle pour que la situation s’améliore. Ou alors peut être faudrait il donner un électrochoc, c’est-à-dire faire un gouvernement d’union nationale qui s’entendrait sur dix objectifs à atteindre. Le président ira t il jusque là ? Quand bien même il voudrait le faire, la droite l’acceptera t elle ? Volera t elle à son secours ?

Nul ne peut le dire par avance. Mais si la situation ne change pas, nous irons devant des difficultés réelles. C’est la première fois dans l’histoire de la république qu’on se trouve dans une telle situation en temps de paix.

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