31/07/2014

Les juifs du monde entier, Israël et EL AL

Les juifs du monde entier, Israël et la compagnie aérienne EL AL

El Al représente à elle seule le pays d’Israël. C’est une grande compagnie aérienne dont le nom se confond avec sa destination première, la Terre promise. La quasi totalité des voyageurs qui se rendent en Israël emprunte cette compagnie qui correspond à d’assez bons standards de qualité. Mais une chose détermine plus que toute autre raison que les voyageurs jettent leur dévolu sur elle : la sécurité absolue et le fait de bien se sentir.

Il n y a donc pas d’arguments valables ou de poids contre cette compagnie, si ce n’est une situation de quasi monopole. Que l’on me comprenne bien : je ne cherche pas à amoindrir les qualités d’EL AL, mais simplement à rappeler que la concurrence est meilleure qu’une situation de monopole. De même, la restauration pourrait être améliorée car on a toujours le choix entre deux sempiternels plats…

En termes plus clairs, il faudrait une libéralisation effective du ciel israélien. Certes, celle-ci existe sur le papier et les autorités trouvent toujours un prétexte pour retarder son entrée en vigueur. Si cette concurrence existait, les billets d’avion coûteraient moins cher surtout aux moments où les voyageurs choisissent de voler vers Tel Aviv. Et, par voie de conséquence, plus de gens se rendraient sur place.

J’ai assisté récemment à une scène édifiante : un coiffeur auprès duquel je me rendais avait un entretien téléphonique avec sa sœur. Et voici le résumé de leur échange : cette dame élève seule trois enfants, elle est secrétaire dans une entreprise et ne peut prendre de vacances qu’au mois d’août, une période au cours de laquelle les prix des billets s’envolent. A quatre, cette femme a tout juste assez d’argent pour le transport par EL AL. Et quand elle arrive sur place, elle se rend chez sa mère qui habite à Beesheva car elle n’a plus les moyens de louer un appartement ou d’aller à l’hôtel.…… Les enfants ne peuvent rejoindre le littoral qu’occasionnellement.

Et cette situation n’est pas unique ni exceptionnelle.

Ma question en toute honnêteté est la suivante : ne devrait on pas avoir un peu de concurrence ? Ou bien EL AL ne peut il pas baisser ses prix de temps en temps ?

Mon coiffeur, qui aura le mot de la fin, a dit ceci : EL AL nous demande d’être solidaire d’Israël. Nous sommes absolument d’accord, mais alors que ELAL, à son tour, se montre solidaire de ses passagers, en allégeant leur charge……

Je souhaite vraiment que cet appel, honnête et raisonnable, soit entendu.

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30/07/2014

Israël, la guerre et les valeurs morales

Israël, la guerre contre le Hamas et les valeurs morales..

Avant de passer à la rédaction de ces quelques lignes sur une actualité brûlante qui nous fournit chaque jour que Dieu fait des nouvelles tristes et attristantes, j’ai relu l’oraison funèbre que Franz Rosenzweig a écrit en 1918, après la disparation de l’un de ses grands maîtres, Hermann Cohen, le fondateur de l’école néo-kantienne de Marbourg. Cette évocation lumineuse d’un grand philosophe, dont le père était kantor (chantre synagogal) d’une communauté juive orthodoxe, m’a rappelé qu’aux yeux de cet homme bon et généreux, tout le judaïsme tenait en un mot, l’éthique, thème magistralement repris pendant des décennies par un autre grand philosophe, français celui-là, Emmanuel Levinas. Et ceci nous ramène au sujet de cette actualité brûlante.

L’armée d’Israël, quoiqu’on en dise, n’est pas une armée comme une autre. D’aucuns, prévenus contre Tsahal, le nieront et évoqueront des bavures, des bombardements intempestifs, bref des victimes civiles ou militaires, causées par cette même armée. Il n’est de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.

Je viens de voir sur I24News un père palestinien dont le fils est soigné et très bien traité dans l’hôpital d’Ashkelon ; le père du blessé est conduit chaque soir dans un hôtel de la ville et rejoint son fils le lendemain matin. Cet épisode n’est pas une simple affiche de propagande mais répond en réalité à l’essence profonde du judaïsme et à la vocation juive. Il existe une solidarité entre tous les exemplaires de l’espèce humaine et cette base gît au fondement de chacun d’entre nous.

Je ne reviendrai pas sur ce que les spécialistes –dont je ne suis pas- disent de ce conflit, à savoir qu’il est asymétrique, une armée contre une guérilla, mais aussi une guérilla qui se cache parmi la population, tire missiles et obus antichars depuis des résidences, des hôpitaux, des mosquées et des écoles. Toute armée, au service de son peuple, doit repérer les sources de feu, les identifier et les neutraliser. Mais que faire, lorsque l’ennemi n’a aucun sens des valeurs morales alors que vous, votre tradition religieuse ne vous laisse pas faire un seul pas en avant ou en arrière, sans les respecter à la lettre ? Comment faire pour éviter des pertes civiles lorsque l’ennemi s’en sert comme boucliers humains ?

Je ne connais pas une autre armée au monde qui prévient, à ses risques et périls, les habitants d’un quartier pour les prier d’évacuer les lieux, avant une attaque imminente ? Et pourtant, les médias internationaux s’abstiennent généralement, comme ce matin, de dire que si Tsahal a touché une école de l’ONU, c’est parce que les gens du Hamas y entreposaient des obus de mortiers et des rampes de lancement… L’information, disait Lénine, est un combat et les grandes victoires se gagnent sur les champs de batailles mais aussi sur les écrans des télévisions..

Il faudrait avoir un cœur de pierre pour ne pas frémir en voyant toutes ces victimes. Et je dois dire que les organes israéliens permettent à leurs compatriotes arabes de venir exposer librement leur point de vue qui, par delà la dialectique, rejoint le plus souvent les analyses du Hamas et des Palestiniens en général. Je ne sache pas que la Syrie ou l’Irak, ou même l’Egypte, aient jamais agi de la sorte : donner la parole à un compatriote juif afin qu’il exprime librement son point de vue.

Souvenez vous du cas Shalit que ses parents n’ont pas pu contacter ni surtout voir durant ses longues années de captivité alors que les détenus palestiniens étaient dûment recensés en Israël, recevaient paquets et visites de leurs proches et étaient à l’air libre alors que le jeune Israélien ne voyait plus la lumière du soleil depuis si longtemps… Encore une asymétrie dans les valeurs.

Clausewitz  a écrit dans son traité De la guerre que les conflits ne naissent pas de la volonté des hommes mais bien de la rupture d’équilibre. Ici, il s’agit visiblement d’un déséquilibre moral. On a vu le Hamas, pourtant acculé et puisant dans ses dernières réserves, violer perfidement ses propres trêves, bombarder aveuglément des populations civiles : on a même appris que le dôme de fer avait détruit un missile qui menaçait de tomber sur Ramallah…

Est ce qu’une autre armée agirait de la sorte ? En cette année de centenaire de la Grande guerre, on apprend chaque jour les cruautés qui y furent commises par les deux camps. En voici quelques exemples horribles, glanés dans la correspondance entre Romain Rolland et Stefan Zweig : la rumeur fut répandue que l’armée française refusait de soigner les blessés allemands sur son territoire. J’ignore si cela est avéré mais la rumeur fut persistante. De leur côté, les Français firent courir le bruit que l’armée du Kaiser avait tranché la main droite de près de 4000 jeunes Français de 17 à 22 ans, afin qu’ils ne puissent pas se servir d’une arme ! Des horreurs !!

Jamais Israël n’a mal agi, mais la guerre , c’est la guerre. Surtout quand on vous la déclare unilatéralement et  que l’on ne respect aucune règle.

La littérature prophétique contient plusieurs déclarations positives concernant l’Egypte et l’Assyrie, deux grandes puissances hégémoniques de l’époque, qui n’ont jamais cessé de tourmenter la petite Judée. Pourtant, les prophètes en parlent comme des créatures placées sous la protection du Dieu d’Israël. Il y a des injonctions à ne pas se réjouir de la chute de l’ennemi… C’est dire combien l’éthique est dans l’ADN d’Israël.

Dans la littérature talmudique, les Sages d’Israël ont mis sur pied les sept lois des Noachides, c’est-à-dire les règles régissant la vie des non-juifs, à savoir 99,99% de la population mondiale. Cela montre le souci de l’autre, la réponse à l’angoissante question de Caïn : suis je le gardien de mon frère ? A cette question majeure, véritable question éthique, Israël a toujours répondu : oui, nous sommes les gardiens de nos frères.

C’est aussi à Tel Aviv que l’on manifeste le plus en faveur de Gaza, sans même tenir compte du fait que c’est le Hamas qui expose cette population aux frappes aériennes. 

Mais il existe une conséquence bien plus grave et dont on ressentira les effets après cette guerre : la crise de confiance qui se fait jour entre les juifs du monde entier et leur environnement. Ils se sentent incompris, injustement attaqués, caricaturés par les grands médias et les grands réseaux sociaux. C’est une fracture interne et je ne sais comment y porter remède.

Israël a donné la Bible à l’humanité et une grande partie de celle-ci le lui rend très mal en déformant son action et lui faisant des reproches immérités. Alors qu’Israël ne fait que se défendre tout en restant fidèle aux valeurs morales dont elle a fait l’apostolat au genre humain

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29/07/2014

La guerre entre Israël et le Hamas: le tournant

La guerre entre le Hamas et Israël : le tournant A l’évidence, les combats sont entrés dans une phase décisive, celle qui va désigner bientôt le vainqueur de cette grande confrontation. Divers signes, qui ne trompent pas, montrent que le Hamas, attaqué jusqu’au cœur même de son territoire, devenu un véritable champ de ruines, lutte pour sa survie avec l’énergie du désespoir : or, les dés sont jetés, tout le monde, y compris les Arabes, exceptés le Qatar, l’Iran et la Turquie, veut le désarmement des terroristes et la démilitarisation de toute la bande de Gaza. Et ces deux conditions signifient pour le Hamas qu’il cessera de vivre. Même si on lui concède un petit rôle dans la bande de Gaza, il est évident qu’il ne pourra plus y faire la loi. Et que l’avenir semble sourire à son rival de Ramallah, Mahmoud Abbas. On pourrait croire qu’il n’en est rien en raison des pertes subies hier par Tsahal. En fait, ce n’est pas ainsi qu’il faut les interpréter. Le Hamas cherche désespérément à se prévaloir d’un succès, d’un coup d’éclat dont il pourrait se vanter auprès de ses administrés, voire de lui-même. Alors qu’il est condamné à vivre sous terre. Il a consenti au sacrifice des dizaines d’hommes infiltrés en Israël et qui furent anéantis par Tsahal. Hier encore, signe de son affaiblissement patent, il a envoyé des jeunes gens qui ont pris la fuite au premier coup de feu, abandonnant sur place tout leur armement.. Quand on jette ses dernières forces dans la bataille, c’est le signe indéniable qu’on est au bord de la déroute. Le Hamas rêve de capturer ne serait ce qu’un corps de soldat israélien mort sur le terrain, ne serait ce qu’un civil enlevé pour réenclencher le cycle Chalit et prendre l’ascendant sur Israël dans les radios et les télévisions. Ce n’est pas le cas. Ses dirigeants se terrent et se savent traqués par Tsahal qui a changé de stratégie, élargissant le champ de ses cibles qui sont impitoyablement détruites. On comprend mieux que le Hamas se batte désormais avec l’énergie du désespoir : ses voies de communication sont détruites, son territoire est désormais devenu un lieu où campe Tsahal, le chef d’état major s’est payé le luxe de s’y rendre avec les télévisions, la maison même de son chef Ismaïl Hanniye a été rasée et l’on sait l’importance que revêt cette symbolique aux yeux des masses arabes : détruire la maison d’un chef, c’est éradiquer son autorité, nier sa propre dignité et le ramener plus bas que terre. L’homme a d’ailleurs réagi, sans convaincre personne. Il y a aussi l’avenir de l’investissement que les ennemis d’Israël ont placé dans ce mouvement terroriste qui est en train de disparaître : rendez vous compte : le Hamas a fait de Gaza une véritable poudrière, un énorme entrepôt d’armes, une zone militarisée qui ne disait pas son nom, et voici qu’au bout de trois semaines de combats, il a enregistré des centaines de morts, ses tunnels sont détruits alternativement par l’Egypte et par Israël qui se retrouvent comme par magie du même côté de la barrière, celle qui fait face au Hamas : même ennemi, même combat ! Voilà une retombée positive de la guerre à laquelle nul ne s’attendait vraiment. Et en plus, l’opinion publique dans les pays arabes ne semble pas très affectée par ce qui est entrain d’arriver au Hamas. Israël est donc sur la bonne voie en dépit de ces dizaines de morts qui viennent endeuiller une compagne militaire victorieuse. Que l’on regarde bien : ce n’est pas la guerre des boutons, plus Tsahal pénètre en territoire ennemi et plus il rencontrera des snipers ou des débris de combattants, véritable arrière-garde qui se sacrifie pour retarder la disparition du mouvement et de ses chefs. Pour hâter la destruction de tous ces tunnels qui menacent son territoire, Tsahal a décidé de relever de plusieurs crans l’intensité et le champ de son offensive : les dépôts de carburant qui alimentent les centrales électriques et donc les tunnels ont été détruits, les télévision ont subi le même sort et je pense que les commandos israéliens vont mener d’audacieux coups de main pour capturer les dirigeants politico-militaires du Hamas. Ces derniers n’ont même plus pu stopper sous le menace de leurs armes l’exode massif des populations qui évacuent à la demande d’Israël les zones bombardées. J’ajoute que la fermeté égyptienne fait que ces mêmes dirigeants ne sont même plus les bienvenus en Egypte. Comme le disait un colonel de l’armée britannique, ils ne pourront s’échapper de l’enclave qu’à la nage…… Il faut espérer que cette tragédie ouvre la voie à de l’espoir, à de la paix. Il y a quelques jours, je vous parlais de l’épisode de Samson dans le livre des Juges (ch. 13-14) : revenu sur le lieu où il avait tué un lion qui venait à sa rencontre, Samson y découvrit une ruche d’abeilles et savoura leur miel. Il dit cette phrase lapidaire : mé-‘az yatsa matok = de l’amer sortit le doux. Qu’y a t il de plus amer, de plus violent que la guerre, qu’y a t il de plus doux et de plus suave que la paix ?

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La guerre entre Israël et le Hamas: le tournant

La guerre entre le Hamas et Israël : le tournant A l’évidence, les combats sont entrés dans une phase décisive, celle qui va désigner bientôt le vainqueur de cette grande confrontation. Divers signes, qui ne trompent pas, montrent que le Hamas, attaqué jusqu’au cœur même de son territoire, devenu un véritable champ de ruines, lutte pour sa survie avec l’énergie du désespoir : or, les dés sont jetés, tout le monde, y compris les Arabes, exceptés le Qatar, l’Iran et la Turquie, veut le désarmement des terroristes et la démilitarisation de toute la bande de Gaza. Et ces deux conditions signifient pour le Hamas qu’il cessera de vivre. Même si on lui concède un petit rôle dans la bande de Gaza, il est évident qu’il ne pourra plus y faire la loi. Et que l’avenir semble sourire à son rival de Ramallah, Mahmoud Abbas. On pourrait croire qu’il n’en est rien en raison des pertes subies hier par Tsahal. En fait, ce n’est pas ainsi qu’il faut les interpréter. Le Hamas cherche désespérément à se prévaloir d’un succès, d’un coup d’éclat dont il pourrait se vanter auprès de ses administrés, voire de lui-même. Alors qu’il est condamné à vivre sous terre. Il a consenti au sacrifice des dizaines d’hommes infiltrés en Israël et qui furent anéantis par Tsahal. Hier encore, signe de son affaiblissement patent, il a envoyé des jeunes gens qui ont pris la fuite au premier coup de feu, abandonnant sur place tout leur armement.. Quand on jette ses dernières forces dans la bataille, c’est le signe indéniable qu’on est au bord de la déroute. Le Hamas rêve de capturer ne serait ce qu’un corps de soldat israélien mort sur le terrain, ne serait ce qu’un civil enlevé pour réenclencher le cycle Chalit et prendre l’ascendant sur Israël dans les radios et les télévisions. Ce n’est pas le cas. Ses dirigeants se terrent et se savent traqués par Tsahal qui a changé de stratégie, élargissant le champ de ses cibles qui sont impitoyablement détruites. On comprend mieux que le Hamas se batte désormais avec l’énergie du désespoir : ses voies de communication sont détruites, son territoire est désormais devenu un lieu où campe Tsahal, le chef d’état major s’est payé le luxe de s’y rendre avec les télévisions, la maison même de son chef Ismaïl Hanniye a été rasée et l’on sait l’importance que revêt cette symbolique aux yeux des masses arabes : détruire la maison d’un chef, c’est éradiquer son autorité, nier sa propre dignité et le ramener plus bas que terre. L’homme a d’ailleurs réagi, sans convaincre personne. Il y a aussi l’avenir de l’investissement que les ennemis d’Israël ont placé dans ce mouvement terroriste qui est en train de disparaître : rendez vous compte : le Hamas a fait de Gaza une véritable poudrière, un énorme entrepôt d’armes, une zone militarisée qui ne disait pas son nom, et voici qu’au bout de trois semaines de combats, il a enregistré des centaines de morts, ses tunnels sont détruits alternativement par l’Egypte et par Israël qui se retrouvent comme par magie du même côté de la barrière, celle qui fait face au Hamas : même ennemi, même combat ! Voilà une retombée positive de la guerre à laquelle nul ne s’attendait vraiment. Et en plus, l’opinion publique dans les pays arabes ne semble pas très affectée par ce qui est entrain d’arriver au Hamas. Israël est donc sur la bonne voie en dépit de ces dizaines de morts qui viennent endeuiller une compagne militaire victorieuse. Que l’on regarde bien : ce n’est pas la guerre des boutons, plus Tsahal pénètre en territoire ennemi et plus il rencontrera des snipers ou des débris de combattants, véritable arrière-garde qui se sacrifie pour retarder la disparition du mouvement et de ses chefs. Pour hâter la destruction de tous ces tunnels qui menacent son territoire, Tsahal a décidé de relever de plusieurs crans l’intensité et le champ de son offensive : les dépôts de carburant qui alimentent les centrales électriques et donc les tunnels ont été détruits, les télévision ont subi le même sort et je pense que les commandos israéliens vont mener d’audacieux coups de main pour capturer les dirigeants politico-militaires du Hamas. Ces derniers n’ont même plus pu stopper sous le menace de leurs armes l’exode massif des populations qui évacuent à la demande d’Israël les zones bombardées. J’ajoute que la fermeté égyptienne fait que ces mêmes dirigeants ne sont même plus les bienvenus en Egypte. Comme le disait un colonel de l’armée britannique, ils ne pourront s’échapper de l’enclave qu’à la nage…… Il faut espérer que cette tragédie ouvre la voie à de l’espoir, à de la paix. Il y a quelques jours, je vous parlais de l’épisode de Samson dans le livre des Juges (ch. 13-14) : revenu sur le lieu où il avait tué un lion qui venait à sa rencontre, Samson y découvrit une ruche d’abeilles et savoura leur miel. Il dit cette phrase lapidaire : mé-‘az yatsa matok = de l’amer sortit le doux. Qu’y a t il de plus amer, de plus violent que la guerre, qu’y a t il de plus doux et de plus suave que la paix ?

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28/07/2014

Franz RSENZWEIG, Bildung und kein Ende (1920: Ecrire à l'infini. Traduit de l'allemend par Maurice-Ruben HAYOUN

Voici un texte très important de Franz Rosenzweig traduit pour la première fois en français. Il dévoile les principes éducatifs de Rosenzweig, qui critique les prémisses de la Science du judaïsme de son temps.

                                                                                     MRH


Bildung und kein Ende (Franz ROSENZWEIG,1920): Ecrire à l’infini…[1]

     Ecclésiaste 12,12: Faire des livres en grand nombre serait sans fin

Ce que je souhaite pour régler le problème de l’éduction juive actuellement et plus particulièrement pour fonder un institut  d’enseignement populaire

                                                                                                      A Edouard Strauß

                    «Les souhaits sont les messagers de la confiance»:

Trois années[2] se sont écoulées depuis mon cri d’alarme, adressé à notre grand maître, Hermann Cohen, disparu depuis, pour lui dire qu’il était grand temps de prendre des mesures radicales en faveur de l’éducation juive sur le sol allemand; et je concluais mon appel par ces termes: Le problème de l’éducation juive à tous les niveaux et sous toutes ses formes, telle  est la question vitale du judaïsme de notre temps.  Mais voilà, ce temps-là est passé mais le problème demeure. La situation exige qu’on agisse, elle l’exige plus que jamais. Il ne suffit pas de semer les graines dans l’espoir qu’elles germeront peut-être un jour et donneront des fruits dans un avenir lointain. Aujourd’hui, le besoin se fait sentir de manière pressante et c’est aujourd’hui qu’il faut trouver le remède. Il n’est pas question d’opter pour une thérapie faite de contournements artificiels.

L’Ecclésiaste dit (12,12): … faire des livres en grand nombre serait sans fin. L’idée que j’avais jadis soumise à Hermann Cohen et qu’il avait concrétisée avec toute l’ardeur qui animait ses tout derniers jours, et qui consistait à rénover tout le corps enseignant juif aux plans social et spirituel, en lui dotant d’un office central, une académie de la science du judaïsme, oui ce projet s’est entre-temps considérablement éloigné de l’intention première du grand philosophe. Le centre de recherches, né à Berlin et considéré comme l’embryon de la future académie, poursuit prioritairement d’autres objectifs dont la justification ne peut être contestée par personne, et pourtant son urgence, dans les circonstances présentes, n’est pas avérée. Mais  le monde est aujourd’hui dans une telle situation qu’il va falloir se décider à renvoyer ce qui est souhaitable, non pas à des jours mais à des siècles meilleurs. Il serait urgent, que l’on me comprenne bien- immédiatement urgent, d’organiser la science du judaïsme et de dissuader les gens, juifs ou pas, d’écrire sans cesse des ouvrages sur des thèmes juifs: une telle chose est très difficile à concevoir. Aujourd’hui, nous avons moins que jamais besoin de livres. Plus que jamais, non, disons, plus que toute autre chose, nous avons besoin aujourd’hui d’hommes, d’hommes juifs, pour reprendre un slogan, enfin débarrassé de cette connotation partisane qui lui colle à la peau. Ce n’est pas dans un sens qui n’est large qu’en apparence alors qu’il est en réalité plutôt étroit je veux dire pas que c’est dans  un sens juif limité que cette expression doit être comprise, à l’instar d’un sionisme exclusivement politique ou radicalement culturel qui voudrait le concevoir ainsi. Nous prenons ici cette expression dans un sens qui englobe certainement cette approche tout en allant bien au-delà. L’homme juif: cette expression n’implique pas que l’on se définisse par opposition à d’autres catégories du genre humain; aucun mur de séparation ne doit être érigé ici; car au sein d’un même individu, plusieurs cercles peuvent être en contact ou se chevaucher les uns les autres. La réalité ne reflète rien d’autre, et seul un esprit entêté pourrait le nier. Assurément, c’est cette opiniâtreté  et son corollaire, un lâche déni, qui semblent caractériser le visage du judaïsme contemporain. Et si ce problème est ainsi posé, suivant la posture des deux partis antagonistes, les sionistes et les assimilationnistes,  c’est-à-dire en opposant  judéité et germanité, alors la solution ne pourra émaner que de l’une des deux attitudes, l’entêtement ou le déni. Mais on ne rend pas justice à la judéité de l’homme juif en la mettant sur un même plan que sa germanité. Cette dernière se définit par opposition aux autres appartenances nationales. La germanité de l’homme juif  exclut d’autres appartenances simultanées, par exemple anglaise ou française. L’Allemand ne peut qu’être allemand, et guère anglais ou français en même temps. La langue elle-même répugne de manière significative de parler d’un homme allemand. L’Allemand est un Allemand, ce n’est pas un «homme allemand.» Entre sa germanité et son humanité il existe peut-être bien des liens que les philosophes de l’histoire peuvent approfondir à l’envi et qu’il incombe à une histoire vivante et en marche de concrétiser. Mais entre sa judéité et son humanité il n’existe pas de liens qui devraient être préalablement découverts, excogités, vécus et créés. Il en va tout autrement ici : en qualité de juif il est homme et en tant qu’homme il est juif. On est un «enfant juif» à chaque respiration. C’est quelque chose qui bat dans les artères de notre vie, par des pulsations faibles ou au contraire puissantes mais, en tout état de cause, c’est quelque chose qui pulse jusqu’au bout de nos doigts. Cette pulsation peut bien être faible, pourtant chacun sent que l’élément juif n’est pas quelque chose d’isolé en lui, se différenciant par rapport à quelque chose d’autre, de différent, mais, tout au contraire, une force, puissante ou faible, qui porte et irrigue tout son être.

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Des pressions US sur Israël?

Des pressions américaines sur Israël ? La guerre, hélas, se poursuit avec son inévitable cortège de mort et désolation et voici que le président Obama semble mettre le premier ministre Benjamin Netanyahou en demeure d’accepter, si j’ai bien compris, un cessez le feu immédiat et sans conditions. Il est douteux que l’Etat hébreu se plie à de telles exigences, même si les USA venaient à mettre dans la balance un veto contre une condamnation unanime d’Israël au Conseil de sécurité de l’ONU. En dépit de son peu de sympathie pour le premier ministre d’Israël et pour Israël, notamment, il est peu probable qu’Obama mette sa menace à exécution puisque le Congrès le lui ferait payer très cher et que la fin de son mandat, déjà si essoufflée et si chaotique, tournerait à la paralysie.. De ce côté là, pas d’inquiétude. Mais analysons l’ensemble du texte de manière froide et objective. M. Obama promet la démilitarisation de toute la bande de Gaza et le désarmement des bandes de terroristes en son sein. Jusqu’ici, c’est très bien, mais l’actuel présent US ne nous dit pas comment il compte s’y prendre. Voyez le mal qu’ont les unités d’élite de Tsahal pour détruire les tunnels, pour annihiler l’arsenal du Hamas qui a transformé des zones entières de cette bande de Gaza en d’immenses bases militaires où sont stockées, en dessous du sol, des tonnes d’explosifs et de matériels militaire. M. Obama aurait dû se souvenir du vote de l’ONU après la guerre contre le Hezbollah. La résolution promettait le désarmement de la milice chiite, voire sa dissolution. Voyant que c’était impossible et que seul Israël pouvait le faire, mais qu’il ne fallait surtout pas opter pour une reprise des hostilités, on proposa timidement l’incorporation de cette milice dans l’armée libanaise.. Vœu pieu ! Le Hezbollah est aujourd’hui mieux équipé que l’armée libanaise elle-même qui doit solliciter son accord préalable afin de s’aventurer dans certains endroits du Liban sud… Mais ne refaisons pas l’histoire et concentrons nous sur ce qui se passe sous nos yeux : l’idée d’une démilitarisation de la bande de Gaza , opérée par Tsahal et placée sous le contrôle et la surveillance des puissances occidentales et de l’Egypte, est une bonne chose, mais uniquement sur le papier. Qui voit que le Hamas accepterait de se laisser déposséder de ses armes, lui qui leur doit sa prise du pouvoir à Gaza? On vient d’écouter un reportage sur le coût des tunnels à Gaza : chacun a nécessité un investissement d’environ deux millions d’Euro. Si cet argent de l’UE et de l’ONU avait été utilisé à bon escient, ce sont des écoles, des hôpitaux, des résidences et des centres de loisirs qui auraient pu être construits. Et l’on apprend par la même occasion que les «fonctionnaires» du Hamas n’ont pas été payés depuis le mois de mai et que l’organisation terroriste réclame encore cet argent à Mahmoud Abbas…… Bref, la situation est très compliquée. Mais une chose est évidente, M. Obama est en train de mécontenter tous ses alliés traditionnels dans la région, l’Egypte et Israël en tête. Le maréchal al-Sissi ne comprend toujours pas pourquoi les USA ont repris le plan turco-qatari alors que le plan égyptien était plus réaliste et écartait enfin le Hamas de Gaza. Cette guerre qu’Israël mène pour sa défense et sa survie aura aussi servi de révélateur : la nouvelle Egypte qui a détruit tant de tunnels durant la nuit et a neutralisé un grand nombre de terroristes dans le Sinaï a des convergences avec l’Etat juif. Les deux alliés objectifs ne comprennent pas ce qui pousse Obama et Kerry à leur tourner le dos et à favoriser leurs adversaires qui sont les véritables fauteurs de guerre.

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27/07/2014

Titre de la noteFrance-Israël : inquiétudes quant à la capacité du gouvernement français de maintenir l’ordre public

 

France-Israël : inquiétudes quant à la capacité du gouvernement français de maintenir l’ordre public

 

 

 

Depuis plusieurs jours, les médias israéliens, relayés par des médias européens, s’interrogent sur la fermeté du gouvernement français et sur sa capacité à maintenir l’ordre public. Des milliers de touristes visitant Paris à l’occasion de la haute saison touristique, ont assisté, médusés et apeurés, à des violentes manifestations de partisans du Hamas, et ont été sidérés par un énorme déploiement de forces de l’ordre. Ces manifestations brandissaient des slogans violemment anti-israéliens, voire antisémites. Ce qui relance le problème de la sécurité publique dans les grandes villes françaises et la capacité du gouvernement de faire respecter la loi.

 

 

 

En principe, la décision du Conseil d’Etat, la plus haute juridiction administrative française, aurait dû être suivie d’effet : la manifestation était interdite, elle aurait dû se disperser, voire même ne même pas se rassembler. Ce ne fut pas le cas. Et ce fait nouveau en France est très grave.

 

 

 

Les débats sur les chaînes israéliennes mais aussi dans les médias européens s’interrogent sur l’avenir des Juifs en France. C’est une question que l’on se pose de plus en plus souvent en Europe où le conflit israélo-palestinien prend des formes de plus en plus violentes et où les attentats antisémites soulèvent une émotion de plus en plus vive.

 

 

 

Que faire ? L’opinion publique est généralement opposée à Israël mais les chancelleries le soutiennent. Tous les gouvernements, sauf les Turcs et les Qataris, ne se démènent pas pour inciter l’Etat juif à cesser ses opérations militaires car ils comprennent qu’un Etat souverain ne peut pas rester impassible lorsqu’une pluie de missiles s’abat sur ses citoyens. De plus, la découverte des tunnels devant déclencher d’horribles attentats lors des grandes fêtes juives de septembre, ont révélé à tous la vraie nature du Hamas : un mouvement terroriste qui n’a pas d’agenda politique mais seulement des plans d’assassinat et de destruction.

 

 

 

En fait, les mouvements dans l’opinion publique internationale causent plus d’inquiétude que les opérations militaires qui, elles, finiront bien par s’arrêter. Mais les séquelles de l’antisémitisme et du sentiment anti-israélien ne s’arrêteront pas de sitôt.

 

 

 

Que faire ? IL faut trouver un interlocuteur palestinien autre que le Hamas et plus solide que Mahmoud Abbas qui n’est, au fond, que le maire de Ramallah… Alors que faire ? L’horizon semble bouché. Les armes continuent de parler. Et depuis la découverte des tunnels, les généraux israéliens ne croient pas en l’efficacité du cessez le feut tant que l’infrastructure du Hamas n’aura pas été détruite. Que faire, ou que faire ? Personne ne le sait.

 

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26/07/2014

Israël-Hamzs; trois semaines de combat et toujours pas d'accord en vue..

 

Israël-Hamas : trois semaines de combat et toujours pas d’accord en vue…

 

 

 

On ne peut pas parler d’élément décisif ni d’événement marquant. Tsahal s’applique à détruire méthodiquement l’arsenal et les machines de guerre du Hamas, sans faire de tapage ni publier d’éclatants bulletins de victoire. La parade du dôme de fer (kippat barzél) est la fierté de tous mais pourtant les missiles et les obus de mortier du Hamas tombent  du ciel et font aussi quelques victimes.

 

 

 

Faisons une petite rétrospective : au début, la guerre a commencé par des tirs de missiles du Djihad islamique et de la branche armée du Hamas. Benjamin Netanyahou a paru hésiter et a préféré faire donner l’avion et la marine de guerre afin de calmer les assaillants de son pays. Cela n’a pas suffi et les bombardements se sont intensifiés. Mais parallèlement à cela, et bien avant le déclenchement de l’opération terrestre, Tsahal a repéré un élément nouveau qui l’a tant intrigué : les tentatives quotidiennes d’infiltrations de terroristes ayant pour objectif de prendre l’armée israélienne à revers, faire le plus de victimes possible et kidnapper des soldats ou des civils, ce qui aurait permis au Hamas de mener la danse et de focaliser sur lui tous les regards du monde et du monde arabe en particulier. Après un court effet de surprise, le haut commandement a pris la mesure du danger en changeant du même coup l’objectif majeur de la guerre : il n’importait plus de se limiter à la neutralisation des sites de lancements des missiles, il fallait avant toute autre chose, détruire les tunnels souterrains menaçant Israël d’infiltrations sanglantes. Le génie militaire de Tsahal s’est donc concentré sur cette seconde tâche, qui se poursuit, même aujourd’hui, au cours de la trêve de 12 heures de ce matin.

 

 

 

Ce sont les militaires qui ont imposé leurs vues alertant l’échelon politique qui aurait permis, par une trêve aventureuse de plusieurs jours, au Hamas de se restructurer et de rendre encore plus risquée la tâche prioritaire de Tsahal : détruire les voies d’accès aux kibboutzim de la zone de Gaza par  des souterrains… On peut dire que cette affaire de tunnels a changé le cours de la guerre et donc de l’histoire immédiate.

 

 

 

La guerre a aussi connu un redéploiement grâce aux renseignements livrés par la capture de gens du Hamas et aussi par la découverte dans ces mêmes tunnels de plans précis coordonnant ce que devait être une vaste offensive aux alentours des grandes fêtes juives de septembre, au cours desquels l’armée est généralement au repos et non sur le pied de guerre. Je rappelle que huit soldats israéliens avaient été tués dans leur jeep par un groupe de terroristes vêtus et armés comme une unité régulière de Tsahal !! D’après les prisonniers du Hamas, d’une dizaine de souterrains devaient surgir des dizaines d’assaillants qui auraient semé la destruction et la mort sur leur passage.…

 

 

 

C’est donc une véritable catastrophe à laquelle a échappé Israël dont les frontières sont certes surveillées et bien gardées mais qui n’auraient pas supporté un choc et une surprise d’une telle violence.

 

 

 

Ceci explique le revirement de l’opinion publique israélienne et son refus de tout cessez le feu avant la neutralisation définitive des tunnels et le désarmement du Hamas. Certes, Israël entretient un certain flou sur l’avancement de ses objectifs, sur ses intentions profondes et sa façon de procéder .

 

 

 

Une chose est claire : Tsahal n’est pas en difficulté dans la bande de Gaza et le Hamas lutte pour sauver ce qui peut encore l’être. Ses entrepôts d’armes sont détruits, le nombre de missiles tirés contre Israël décroît, ses chefs se terrent car Tsahal les cible après avoir détruit leurs habitations, le monde arabe manifeste en sa faveur mais les gouvernements se tiennent coi , même si seuls le Qatar et la Turquie, pour des raisons opposées, font mine de se démener pour lui.

 

 

 

Même le Hezbollah se nourrit de paradoxes savoureux puisque son chef reste l’arme au pied tout en réitérant dans des discours enflammés que la cause palestinienne est sa raison d’être… Il faut dire qu’il est englué en Syrie où ses forces subissent de lourdes pertes et il a eu le loisir de contempler à la télévision ce qui pourrait lui arriver s‘il venait à bouger. Israël semble lui avoir signifié qu’il subirait un sort encore plus dur que le Hamas s’il venait à embraser la frontière nord.

 

 

 

Une nouvelle configuration va naître avec un cessez le feu digne de com. Lequel n’interviendra pas avant la première semaine d’août, hélas, car cela signifie encore des morts et des blessés des deux côtés, même si le Hamas est l’agresseur, ce que les USA, la Grand Bretagne et l’Allemagne ainsi que l’UE reconnaissent clairement. On eût aimé une voix plus forte de la France dans ce chœur qui reconnaît à Israël le droit à la légitime défense.

 

 

 

Tant les états arabes que les grandes puissances espérent un lendemain de crise sans le Hamas, ou alors sous la forme d’un simple parti politique, désarmé, administrant une bande de Gaza démilitarisée. C’est cette arrière-pensée qui explique pourquoi le Conseil de sécurité de l’ONU ne vote aucune résolution contraignante, notamment pour Israël. C’est que, même en cas de cessez le feu, Tsahal restera encore sur place pour détruire ce qui reste des capacités militaires du Hamas.

 

 

 

Et après tout ce déchaînement de violence ? J’ai presque envie de dire qu’il faut réciter des prières en faveur de la paix tant celle-ci me paraît lointaine et insaisissable dans cette région.

 

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25/07/2014

Un Premier Ministre turc à la Janus………

 

La face cachée de M Erdogan : Un premier ministre turc à la Janus

 

 

 

Le monde entier a écouté les paroles folles du discours dément de l’actuel premier ministre turc qui n’a plus le sens commun, si tant est qu’il l’ait jamais eu. En plus de ses déclarations antisionistes et antisémites, le Premier Ministre turc développe un sidérant double langage qui ne trompe en réalité personne. C’est un politicien qui instrumentalise la cause palestinienne, cherchant à supplanter les Arabes pour se frayer un accès plus aisé vers une puissance régionale hégémonique que de toute manières la Turquie n’a pas les moyens d’assumer mais qu’elle tente désespérément de tenir, comme elle tente d’entrer dans une Europe dont les membres de cette UE ne veulent absolument pas. Et ce ne sont pas les dernières déclarations de cet homme qui vont faire changer d’avis Bruxelles.. Quant aux Arabes du Proche Orient, ils n’ont pas oublié les siècles de domination turque sur leurs territoires …

 

 

 

Mais le plus intéressant est ailleurs. Tout en vouant Israël aux gémonies et en le comparant à l’Allemagne nazie, une Allemagne dont la Turquie fut jadis l’alliée en quelque sorte, M. Erdogan sait bien que ses échanges commerciaux avec l’Etat juif ont fortement progressé, atteignant plus de 5 milliards de dollars. Il y a plusieurs vols quotidiens entre Tel Aviv et Istanbul. Dans les deux sens, les échanges commerciaux sont inversement proportionnels aux fâcheries diplomatiques. Israël est à la dix-septième place des partenaires commerciaux alors que l’an dernier il était au vingt quatrième rang..

 

 

 

Et je ne parle pas des drones, notamment de combat, dont l’Etat major turc ne peut plus se passer, ce qui justifie de nombreux séjours du chef de l’armée turc en Israël.

 

 

 

Alors quel jeu joue M. Erdogan ? Comment voulez vous faire confiance à un tel homme qui se répand en déclarations hautement injurieuses sur le gouvernement d’un pays avec lequel il entretient de juteuses relations commerciales qu’il n’ose pas avouer face à son peuple ?

 

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24/07/2014

De l'amertume à la douceur

 

                             Du bon usage de la guerre ?

 

A propos d’un passage du livre des Juges 14 ;18 sur Samson..

 

 

 

Les bruits de bottes et les grondements des canons continuent au Proche Orient. Ni Israël qui se défend ni le Hamas qui tente de sauver son régime à Gaza ne paraissent disposés à relâcher leur pression, bien que Tsahal semble contrôler la situation. Pourtant, parallèlement à la fureur sévissant sur le champ de bataille, les diplomates font des progrès et explorent des voies nouvelles qui ne seront plus une simple étape intermédiaire entre deux déflagrations mais un calme quasi définitif.

 

 

 

On pense à cela en réfléchissant sur un personnage biblique qui était tombé amoureux d’une jeune Philistine de cette même région où se déroulent les combats, ennemie de son peuple. Mais l’amour, c’est bien connu, rend aveugle.

 

 

 

Samson était devenu célèbre dans cette même région où il se mromenait avec ses parents. Chemin faisant, un jeune lion fonce sur leur petit groupe. Le livre des Juges (14 ;18) nous dit qu’il le déchira comme un chevreau de ses mains nues (sic) . Peu de temps après, Samson repasse devant le lieu de son exploit et voici que la carcasse du lion abrite un essaim d’abeilles dont notre héros savoure le bon miel. Il en apporte à ses parents qui en mangent mais sans divulguer l’origine de a trouvaille. Au cours du festin nuptial de Samson et Dalila, qui dure sept jours suivant les fastes de l’Orient, Samson propose aux Philistins, les ancêtres des Gazouis, une énigme qu’il avait formulée en quelques mots denses et obscurs : Quoi de plus doux que le miel, quoi de plus fort (amer) que le lion ?  C’était une manière de s’autoglorifier et de mettre en avant.

 

 

 

Mé’az yatsa matok : de l’amer est sorti le doux. De le violence des combats  d’aujourd’hui sortira, nous l’espérons la douceur de la paix de demain.

 

 

 

En effet, les scenari de paix excogités par les diplomates sont très prometteurs. Ils pensent désormais qu’il est temps de traiter le problème à la racine, c’est-à-dire démilitariser la zone de Gaza, alléger le blocus d’aujourd’hui puisqu’il n’y aura plus d’armes ni de tunnels de contrebande. Vu d’ici, cela paraît miraculeux, mais on parle avec insistance de Mahmoud Abbas qui récupérerait pacifiquement la zone de Gaza, en contrôlerait les entrées et les sorties et veillerait, grâce à sa police, à la sécurité tant de Gaza que d’Israël à la frontière.

 

 

 

Ce scénario paraît plausible. En dépit de ses rodomontades, n’oubliez pas qu’on est en Orient et que les apparences sont plus parlantes que la réalité, le Hamas a été mis à mal. Il cherchait désespérément à pouvoir se prévaloir  aux yeux de son opinion publique, d’une action d’éclat, qu’il porterait devant l’opinion publique internationale. Il a bruyamment manifesté sa joie lors de l’annonce de l’interruption des vols depuis et en direction d’Israël. Mais dès ce matin, les autorités américaines ont levé l’interdiction.

 

 

 

Au moment où j’écris, I24News a interrompu momentanément ses émissions en raison d’une alerte sur Tel Aviv. Mais cela ne changera rien au fond du problème. Gaza sera démilitarisée et Mahmoud Abbas ainsi que l’Egypte reprendront la main bien que Le Caire ne porte guère le Hamas dans son cœur.

 

 

 

Israël va devoir jouer serré car s’il y a une unité palestinienne, il faudra bien reprendre des négociations de paix. Mais au fond, si la paix prend durablement la place de la tranquillité, ce serait aussi un bon objectif pour Israël : une paix pérenne.

 

 

 

Samson, s’il  a existé, vivait il y a plus de trois mille ans. Et il vivait dans les mêmes régions qui constituent le champ de bataille, cette pentapole philistine, Ekron, Gaza, Gat, Ashdod et Ashkelon. La syllabe initiale ASH atteste l’origine philistine de ces cités.

 

 

 

Au delà de trois millénaires, les mêmes problèmes subsistent. Il faut les régler et au fond Samson, héros tragique, avait raison de dire que l’amertume des combats meurtriers peut donner naissance à la douceur du miel.

 

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