10/07/2014

La politique intérieure de la France

La situation politique à l’intérieur de la France.

De plus en plus de commentateurs n’hésitent plus à envisager des changements au plus haut niveau dans ce pays. Un article paru dans Le Figaro d’hier se demandait clairement si François Hollande ne devrait pas s’appliquer à lui-même la règle de clarification qu’il réclamait de l’ancien chef de l’Etat en 2006. En clair, de s’interroger sur sa légitimité au regard des sondages qui restent désespérément bas. Ce matin I-Télé donnait moins de 16% d’opinions favorables et tout juste 41% pour le Premier Ministre. C’est vrai, la situation est difficile mais tout de même.

La question qui se pose est la suivante : Peut-on gouverner avec des sondages ? Qu’est ce qu’un sondage face à un mandat constitutionnel accordé à un homme politique ou à une majorité parlementaire pour une durée déterminée ? Peut-on arguer juridiquement de l’impopularité sans précédent pour lui demander de dissoudre l’Assemblée, voire de remettre en jeu son mandat ? Aux  Constitutionnalistes de répondre. Pour certains, orientés à droite, la réponse est toute trouvée. Mais il faut souligner que cela pourrait créer un précédent.

En fait, la démarche la plus consensuelle et qui est prévue par la Constitution, c’est de revenir vers les électeurs. Et en effet, des voix s’élèvent pour douter que les Français aient la patience d’attendre trois ans avant de changer de politique et de régime.

On se souvient qu’aux lendemains des élections européennes, Français Hollande avait habilement contourné l’obstacle et interprété les résultats comme un désaveu de la politique d’austérité dictée par Bruxelles et Madame Merkel. Il avait alors dit que les institutions étaient fortes, ce que d’autres avaient interprété dans le sens suivant : elles me protègent, quoiqu’il arrive, quels que soient les résultats des élections…

Qui départagera les protagonistes ? Le peuple ?

Je me souviens quand j’étais étudiant, il y avait eu un discours de Georges Pompidou déplorant l’instabilité politique du pays et la versatilité de ses électeurs. Il rappelait aussi que la France était le pays qui avait usé le plus de constitutions. Celle de 1958 était censée porter remède à ces maux congénitaux de la France.

Mais peut on encore, en 2014, soit plus d’un demi siècle après, gouverner la France de cette manière ?

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Commentaires

C'est le peuple qui doit décider de tout vu que c'est grâce à eux que tous ces dirigeants sont là!

Écrit par : aération | 10/07/2014

Deux faits indiscutables.
1) Hollande fut élu plus par rejet de Sarkozy et une campagne bien organisée contre lui que par la conviction qu'il était l'homme de la situation.
2) La France va de plus en plus mal et les solutions de la "boîte à outils" de Hollande (un marteau pour asséner les coups et un tournevis pour serrer la vis des contribuables) ne font qu'enfoncer encore plus la France.

Cet homme n'a aucune vision, aucun plan, il vogue de vague en vague en ne sachant que faire et en espérant qu'une reprise mondiale de l'économie lui permettra de relancer la France et de dire que c'est grâce à lui.

Or il y eu un homme qui eu le courage de prendre au sérieux l'avis du peuple français. De Gaulle, lorsqu'en avril 1969, à la suite d'un référendum concernant une réorganisation de l'Etat, il démissionna jugeant que la France était décidément ingouvernable.

Il ne reste donc à Hollande qu'une solution. Demander l'avis du peuple français par un référendum. Mais là, en cas de refus, ce serait un véritable camouflet, le désaveux complet de l'homme, de la gauche et de sa politique. Il ne peut donc tenter le coup car il en connait d'avance le résultat.

Écrit par : Lambert | 10/07/2014

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