04/07/2014

Le cas Sarkozy et la justice

Le cas Sarjozy et la justice

Vous connaissez la France et les Français: ce sont des spécialistes de l'exception à la règle. Tous professent l'égalité universelle des citoyens devant la loi, mais tous admettent de multiples exceptions. C'est exactement ce qui vient de se passer avec cette saga politico-judiciaire de ces derniers jours.

Je commencerai par dire ce qu'un homme aussi pénétrant que Winston Churchill avait dit au jusiet de la justice: dès qu'un homme a conscience que la justice est absente ou qu'elle tourne délibérément le dos à l'éuité, les poignards sortent de leur gaîne.. En termes imagés, c'est ce qui se passe aujourd'hui.

Certes, l'institution judiciaire est ) placer au-dessus de tout, mais les juges le sont ils aussi? Les juges sont ils des citoyens comme les autres, avec des préférences politiques, des demandes socio-économiques à faire valoir où doivent ils, au contraire, dans l'exercice de leurs fonctions, être des âmes désincarnées, rendant la justice en pensant aux réalités éthériques du monde supérieur de la vérité. En somme, si l'on voulait cela, il faudrait admettre un nouveau dogme, celui de l'infaillibilité judiciaire.

Et ce n'est pas faire injure aux magistrats de ce pays et d'ailleurs, que de dire que nous en sommes loin. Le cas Sarkozy n'est pas un cas comme les autres, de même que trois bouts d'étoffe de couleur, respectivement, bleure blanche et rrouge ne forment pas le drapeau tricolore pour lequel des millions d'hommes sont morts ou se sont battus… C'est un SYMBOLE. Et on ne touche pas aux symboles. En clair, un ancien président de la République n'est pas un justiciable comme les autres, la preuve c'est qu'après son mandat, il continue à bénéficier d'un bureau avec des fonctionnaires pour son secrétariat, d'une voiture avec chauffeur et gardes du corps.

Les Français sont les donc les rois de l'exception à la règle, et pourtant ils adirent les règles. Cela vient de René Descartes.

Jamais les juges n'auraient dû demander aux policiers d'interroger NS pendant 14 heures, jamais on n'auraiut dû lui signifier sa mise en examen peu avant trois heures du matin. Jamais les autorités n'auraient dû parler publiquement de dossier.

Pourtant, c'est tout le contraire qui a été fait. Et désormais le feuilleton de l'été sera formé par cette affaire. Tous les amis juristes que j'ai consultés, de droite comme de gauche, retiennent que le dossier contre NS ne contient pas de preuves tranchantes et que cette mise en examen risque fort d'être annule.

Alors, pourquoi toute ce tintamarre? La France y a perdu de sa dignité. Il faut faire très attention car cette affaire a créé un précédent dont j'espère que personne n'osera se prévaloir lors d'une alternance.

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Commentaires

Celui qui a fait perdre sa dignitié à la France, c'est Sarkozy. Président vulgaire dans ses propos, omniprésent et agité partout, il a diminué la fonction présidentielle. Pour le reste, lisez l'article sur l'indépendance des juges publié dans Libération du 3 juillet. Pour votre édification.

Quant à l'alternance, si elle a lieu, elle se fera vraisemblablement sans Sarkozy. Tant mieux.

Écrit par : Déblogueur | 04/07/2014

"Tous les amis juristes que j'ai consultés, de droite comme de gauche, retiennent que le dossier contre NS ne contient pas de preuves tranchantes et que cette mise en examen risque fort d'être annule."

Vous semblez avoir toute sorte d'amis compétents en toute chose.
Mais en ce qui concerne vos prétendus juristes de tout bord, dans la mesure où ils n'ont pas pu avoir accès au dossier d'instruction, leur expertise paraît assez peu crédible.

Écrit par : Marc | 04/07/2014

Bonjour,
Contrairement à d'autres, je ne porterai pas de jugement sur la validité des raisons de la mise en examen de Mr Sarkozy car je ne connais pas le dossier; je n'en connais que certains aspects publiés par les médias et l'on sait combien ces éléments peuvent être fragiles.
Il n'est pas inutile de rappeler à ce sujet le procès "d'abus de faiblesse de Monsieur Sarkozy sur Madame Bettencourt", qui s'est tout simplement terminé par un non lieu !

Mais j'ai été le témoin des conditions dans lesquelles se sont déroulées la garde à vue et la mise en examen. Sur ces points, il n'y à pas de controverse possible. La garde policière, 5 agents de la police je crois, la longueur de l'interrogatoire, notamment de nuit, et in fine la décision de la mise en examen au petit matin, sans même une référence au compte rendu de la police me paraissent inacceptables s'agissant du précédent Président de la République.

On me dira que Mr Sarkozy est maintenant un citoyen justiciable comme un autre; je ne le crois pas. Aux arguments cités par l'auteur du billet, j'ajouterai que les deux journalistes qui ont procédé à l'interview de Monsieur Sarkozy se sont adressés à lui par ces mots : "Monsieur le Président de la République".
Cela me parait révélateur !

Je ne peux croire aussi à l'indépendance et à l'impartialité de l'une des Juges, engagée de manière très active dans un syndicat marqué à gauche, dans les bureaux duquel se trouv(ait)e un mur des "c......", sur lequel figurait une photographie de Monsieur Sarkozy.

Je remarque également le moment très particulier choisi pour entreprendre l'action judiciaire, alors que le gouvernement récolte les résultats catastrophiques de sa politique, et l'incroyable division du principal parti de l'opposition, dont certains de ses leaders cherchent à se disputer la dépouille de ce qui reste de la France !

J'ai vu et entendu récemment sur mon téléviseur l'interview de l'un d'eux sur l'attitude réservée par la Justice à Monsieur Sarkozy, qui regrettait la
mise en cause de certains personnels de ce Ministère. Je suppose que le portrait de cet homme politique de droite ne figurait pas sur le mur évoqué ci-avant !

Pour terminer, sans préjuger du fond de l'affaire, je ne trouve pas impartiale la manière dont Monsieur Sarkozy vient d'être mis en examen et je pense que la Justice a de très gros efforts à faire pour retrouver auprès de très nombreux citoyens français la confiance qu'elle n'aurait jamais dû perdre.

Écrit par : Gérard | 05/07/2014

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