03/05/2014

Les citoyens de l'Europe et l'Union européenne: le désamour

Les citoyens de l’Europe et l’Union européenne : le désamour.

Heureusement, la Suisse n’est pas affiliée à l’Union Européenne, on n’y découvre donc pas, ou pas encore, le rejet de l’administration tatillonne bruxelloise qui se mêle de tout et ne néglige même pas, aujourd’hui, d’interdire aux jeunes de travailler sur des escarbots, notamment pour la cueillette des pommes, ce qui met les agriculteurs dans tous leurs états..

Mais s’il n y avait que cela ! L’Europe souffre d’une profonde, d’une violente désaffection dans le cœur des citoyens qu’elle est censée représenter. Pourquoi ? Parce qu’elle est très éloignée des préoccupations des gens et aussi parce qu’elle intervient toujours en multipliant les réglementations et en se mêlant de tout. Au lieu de protéger et de faciliter la vie des gens.

Le problème qui se pose aujourd’hui est l’absence totale de motivation pour aller voter aux élections européennes. Même Marine Le Pen, pourtant créditée de bons résultats, a lancé un vibrant appel le 1er mai : Ne me décevez pas, a t elle lancé à ses adhérents et bien au-delà, à la France entière. Et si l’on en croit les sondages, elle sera entendue puisqu’elle serait en tête, au coude à coude avec l’UMP. Et c’est toujours le PS qui est à la traîne, pris dans un inexorable déclin. Cela commence même à être inquiétant. Ce parti paie les erreurs de l’actuel président de la République, rien ne semble pouvoir enrayer cette descente aux enfers. Il semble qu’un nombre croissant de députés et d’élus du PS en soient conscients et veuillent, par tous les moyens, réagir. Mais la seule réaction viable serait de désavouer la politique menée, or ceci est impossible. Et si certains franchissaient ce Rubicon, cette ligne-frontière, ce serait  alors un véritable suicide politique.

Bruxelles semble très loin. Et les gens ont vu que même en votant contre le gouvernement, celui-ci feint de réagir, tout en poursuivant dans la même voie et en augmentant les impôts. Le problème est que la population commence à remettre en cause le consentement à l’impôt car les classes moyennes se paupérisent à vive allure.. Et que fait l’Europe pour y remédier ? Rien, pensent les gens, et surtout l’Europe exige la stabilisation des comptes publics de la France, le retour aux fameux 3%, ce qui est loin d’être gagné…

Il faut bien reconnaître qu’un autre gouvernement aurait affronté, à peu de choses près, les mêmes difficultés. Mais peut-être n’aurait il pas gâché deux ans, deux précieuses années au cours desquelles on a privilégié les emplois subventionnés et surtout non marchands. Un autre fait déséquilibre les choses et accroit vivement l’impopularité du président, c’est le chômage des séniors. Aujourd’hui, eu égard à la longévité et à l’accroissement des bonnes conditions de vie, on n’est plus vieux à 50-60 ans. Bien au contraire ! Or, c’est une tranche d’âge qui souffre énormément du chômage et le gouvernement, mis sous surveillance par une majorité idéologique d’un autre bord, ne peut pas manœuvrer à sa guise.. De ce côté-ci du Rhin on n’optera jamais pour une réforme du droit du travail comme à Londres ou à Berlin.

Comment s’étonner, dès lors, d’une cuisante défaite annoncée, concernant le PS ? Cela ressemble à un automobiliste coincé dans une voiture fermée à clé et en roue libre… Il voit le mur et ne peut pas freiner. Il ne peut même pas sauter hors du véhicule.

Alors que le FN et l’UMP sont crédités d’un pourcentage dépassant les 20%, le PS plafonne à 13%… Et le pouvoir fait le gros dos en se disant que le temps joue en sa faveur. Ce n’est pas si sûr. Car cela dépend de tant de paramètres qui relèvent de la contingence.

Je ne sais pas si vous l’avez remarqué, mais depuis peu de temps, certains responsables de la majorité agitent le spectre de la Grèce…… Voulez vous, plaident ils, que nous ressemblions à la Grèce ?

Inouï, incroyable ! Le problème est que la France n’est plus une grande puissance mais les Français pensent en leur for intérieur qu’elle l’est encore..

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Commentaires

Une conseillère fédérale, fait connu, a déclaré que, jamais, la Suisse sppelée à voter acceptera l'adhésion à l'UE raison pour laquelle la Suisse "on la fera adhérer "de façon biaisée"! à l'UE" ce qui n'est pas sans rendre les pourparlers incessants de Mme Widmer-Schlumpf plus qu'inquiétants car elle finit toujours par céder du terrain. Le parti socialiste qui devrait être la Providence des moins bien nantis ne cesse de les attaquer en, France, notamment, en "gelant" le social de gens un peu moins démunis mais ayant en réalité pas de quoi vivre décemment, juste sous-vivre voire survivre: végéter. Déclin de ce parti socialiste qui ne se vit jamais accorder la sympathie de Borloo du temps de Sarkozy. Mais Borloo, que l'on pouvait imaginer se lancer au secours de la France, et des valeurs réelles dites éternelles avec Bayrou, notamment, Borloo a remis officiellement tous ses mandats. A moins d'un "miracle"! mais sait-on jamais! comment réapparaîtrait-il au moment des prochaines élections présidentielles françaises: appel à Lourdes?!

Vu, dans l'ensemble, le "vécu" des pays membres de l'UE ne faudrait-il pas repartir à la case zéro pour, ensuite, reprendre le meilleur: plus de guerre, en finir avec la COMPETITION DEMENTE de notre époque: nations en COOPERATION (voir A. Jaccard)!Autre répartition des richesses, fin des salaires mirobolants pas seulement concernant les patrons... !

Et quid de ces valeurs dites éternelles allègrement désormais jetées par-dessus bord le "nouveau", même vénal et létal, du moment que c'est d'"aujourd'hui" l'emportant, la "civilisation" d'aujourd'hui en constante régression diminuant comme peau de chagrin.

Écrit par : Alix | 03/05/2014

Chaque parlementaire européen perçoit 4300 eur/mois en 'frais de bureaux'

MONDE | Mis à jour le samedi 3 mai 2014 à 11h42 - par Belga

Le parlement européen dépense chaque année près de 40 millions d'euros en "frais de bureaux" pour les parlementaires européens. La destination de ces fonds n'est cependant pas contrôlée, rapporte samedi le quotidien néerlandais AD. En cinq ans ce sont près de 200 millions d'euros de dépenses qui ont été déclarés.

Les parlementaires européens dépensent 40 millions d'euros par an en frais de bureaux - Belga

Un parlementaire européen reçoit chaque mois près de 4300 euros pour ses frais de bureaux, en plus de son salaire et de ses frais de dédommagement. Les parlementaires européens néerlandais se plaignent du manque de contrôle sur l'emploi de cette indemnité destinée aux "frais de bureaux".

Source : RTBF

Écrit par : Patoucha | 03/05/2014

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