30/04/2014

Le Premier Ministre Manuel Valls et le PS

 

 

Le premier ministre Manuel Valls et le PS

Il est difficile de nier le caractère un peu contrasté de la situation politique en France. Visiblement, le Premier Ministre actuel n’est pas unanimement accepté par les députés PS, c’est-à-dire par la gauche de la gauche. Que 67 députés de la majorité actuelle aient choisi de s’abstenir lors du vote alors que le Premier Ministre se plie en quatre depuis plusieurs jours pour les convaincre de le suivre, ne peut laisser indifférent et augure plutôt mal de la suite. Qu’ont fait ces députés du PS ? Ils sont simplement montré au chef du gouvernement que leur soutien serait désormais contingent et non plus automatique, ni absolu. En claire, cela signifie que chaque grande loi, chaque nouvelle orientation du gouvernement sera examinée au microscope et que le groupe au parlement est désormais traversé par des courants bien plus centrifuges que centripètes.

Pourquoi donc les députes du PS ont –ils durci leur position ? A l’évidence, c’est le sort de leurs camarades, les maires PS, éliminés lors des élections municipales, qui leur ont fait craindre de subir prochainement le même sort. Ils sont aussi constaté que la politique du chef de l’Etat visait d’abord à le préserver lui-même et à lui garantir des chances pour sa réélection en 2017. L’instinct de survie ou la volonté de la continuité a fait le reste : ils savent que les élections européennes seront perdues car aucun sondage, pas un seul, ne laisse la moindre chance au PS qui est à la traîne derrière le FN et l’UMP… A l’automne, le Sénat passera automatiquement à droite, par un simple effet de balancier : le résultat des municipales ne laisse aucun doute là-dessus .. Si l’on y ajoute les régionales, cela finit par faire beaucoup et l’on comprend mieux la réaction brutale des députés PS : ils ne veulent plus suivre aveuglément le président qui, au bout de deux ans, se résigne à changer de politique et à reconnaître enfin que ce sont les entreprises qui créent des emplois et non un dirigisme économique..

Tout ceci est bien compliqué. La France ne se redressera vraiment que s’il y a un gouvernement d’union nationale. D’ailleurs, les 50 milliards d’économie ne suffiront pas. Il faudra faire un nouveau plan. Que les classes moyennes n’accepteront pas. On va donc vers des difficultés réelles…

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