12/04/2014

Des cimetières en Israël: réflexions sur la diversité du peuple d'Israël

Des cimetières en Israël

Si vous voulez bien saisir la diversité d'un pays, les différentes origines des hommes qui constituent sa population, visitez les lieux où reoosent ses défunts. A chaque vosyage en Israël où nos parents ou ceux de tant d'autres gens sont enetrrés, nous nous rendons dans ces lieux, comme le font les Israéliens eux même à la veille des f^tes ( en l'occurrence la fête de Pessah) ou avant certains chabbats. Pendant que les autres se recueillent et après avoir récité les prères statutaires pour le repos de l'âme des défunts, je promène mon regard sur ce qui m'entoure et suis constamment frappé par deux choses: l'énorme différence entre la provencnace des nom ashénazes et sefarades, d'une part, et l'originalité de certaines stèles d'autre part. Et la palme revient, en ce qui concerne ces dernières, aux juifs russes qui ont une prédilection voyante pour le marbre noir avec des inscriptions en caractères hébraïques et cyrilliques.

J'avoue que cela m'a toujours étonné et même interrogé sur le lien unifocateur qui tient ensemble toutes ces tribus d'Israël qui, tout en étant différentes, semblent avoir présezrvé une origine commune remontant à des temps quasi immémoriaux Je ne trouve pas d'autre terme pour qualifier ce ciment unificateur, ce principe architectonique que la tradition juive. C'est-à-dire tout ce qui fut extrait de la tradition écrite, les vingt-quatre livres de la Tora par la tradition orale, la halacha, le talmud et le midrash.

Prenez l'exemple du fameux plateau du sder de Pessah qui aura les honneurs de la grand table lundi soir dans le monde entier: dans les pays méditerranéens nos ancêtrees trouvaient aisément des dattes, des pommes, des légumes verts, etc.. des grains de sésame; mais où vouliez vous que nos coreligionnaires de Russie, d'Ukraine, de Moldavie aient pu trouver à cette période de l'année les mêmes ingrédients? Relisez certaines nouvelles hassidiques de Martin Buber où le matin même de la fête de soukkot on n'avait toujours pas de cédrat pour accompagner la liturgie de la fête!

Eh bien il faut rendre un hommage appuyé à la sagesset et à l'ingéniosité juives qui surent élargir le champ d'application, trouver un Ersatz valable, remplacer une chose par quelqe chose d'autre mais d'approchant sinon strictement équivalent, etc.. Et c'est cela qui a sauvé l'unité profonde du peuple d'Israël qui a toujours de son judaïsme une catégorie de l'universel

Il en est de même de la sortie d'Egypte, tous les hommes, chaque jour, sortent de leur Egypte, une Egypte faite de défaus, de mauvaises qualités, de passions, de craints, d'appréhensions, de phobies, de désirs, etc.. Cette sortie d'Egypte qui se répète chaque année est à l'image de l'humain qui se recnstruit et se perfectionne chaque jour que Dieu fait.

Cette Egypte imaginaire est aussi importante que l'Egypte que quittèrent nosancêtre un nuit de printemps il y a environ 3300 ans, si l'on situe l'Exode vers 1200 avant lère usuelle.

C'est la première fois de ma vie que je quitte PAris ou Genève pour célébrerr ici la fête de Pessah, singulièrement avec ma soeur Dina dans son Moshav

Pessah saméah we-casher

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Commentaires

Cher Maurice, Hag Pessah Samé'ah

J'ai toujours beaucoup de plaisir de lire tes commentaires sur Maïmonide dont tu es un grand spécialiste.
Cette sortie d'Egypte fut et est la délivrance de nos habitudes et le souhait de changer de vie. L'histoire toujours recommencée des Enfants d'Israël, nous invite aujourd'hui à se poser les vrais questions pour se connaître soi-même !
D'un même mouvement, tes billets reflètent le cours de l'histoire et ton évolution religieuse.

Amicalement.

Écrit par : abraham | 13/04/2014

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