18/03/2014

L'Europe et les sanctions anti-Poutine, suite à l'annexion de la Crimée

L’Europe et les sanctions anti-Poutine, à la suite de l’annexion de la Crimée

C’est un fait et M. Poutine ne reculera pas car il joue sa véritable survie politique : chassé d’Ukraine par les révolutionnaires, grugé par un pseudo-accord avec l’Europe que cette dernière  n’a pas respecté car elle fut dépassée par la rue qui ne voulait plus entendre parler des Russes et de la Russie, M. Poutine ne peut plus reculer car trop de choses de choses sont en jeu : le débouché sur les mers chaudes et le fait qu’un gros tiers de la marine de guerre russe soit basé à Sébastopol, l’encerclement croissant de son pays par l’OTAN et le rétrécissement de son influence (e.g. le Proche Orient où le seul pays qui lui reste est la Syrie), tous ces éléments coupent toute retraite à M. Poutine.

Mais ne nous leurrons pas : la vraie motivation de M. Poutine lui est fournie par la lâcheté des Occidentaux qui déjà à l’époque ne voulurent pas mourir pour Dantzig et qui aujourd’hui refusent de verser leur sang pour la Crimée. Il aurait fallu montrer les dents, faire des préparatifs de guerre, la Russie aurait reculé car elle n’est pas en situation d’affronter les USA et l’UE réunis.

Toutefois, les Occidentaux semblent avoir franchi un nouvelle étape depuis que Laurent Fabius menace de bloquer la livraison des navires porte hélicoptères de type mistral, ceux là mêmes qui permettent la projection de forces d’invasion. S’il ne s’agit pas d’une opération de communication et si cela s’avère, alors on peut espérer. Mais Fabius lie cette mesure à une autre qui devrait être prise par la Grande Bretagne dont on sait que les places financières abritent les avoirs des grands oligarques russes. Si cela se produisait, la Russie serait à genoux en moins de six mois. Mais David Cameron le fera t il ? Avec de telles mesures, l’Europe remet la Russie de M. Poutine à sa vraie place et lui montre que les lignes rouges sont réellement infranchissables. C’est le seul langage compris par le maître du Kremlin ; de plus, une sérieuse mesure de rétorsion économique chasserait, à terme, M. Poutine du pouvoir car cet homme s’est définitivement déconsidéré par deux points en matière de politique étrangère :

a)     s’être fait l’allié inconditionnel du boucher de Damas qui aura bientôt à son passif près de 200 000 morts ou disparus

b)     le viol des frontières de l’Ukraine et l’annexion de la Crimée.

En fait, il y va de la crédibilité de l’Europe et de l’Occident en général. Souvenons nous de la déception de la Pologne, liée à la France par un pacte de défense et qui se vit envahir par les Nazis alors que la France restait l’arme au pied.

En fait, dans ce bas monde où ne règnent que les rapports de force, seul un petit pays du Proche Orient sait se faire respecter : il ne passe sur rien. Chaque fois qu’il est attaqué, il rend coup par coup. S’il ne le faisait pas, il aurait disparu depuis longtemps. Heureusement qu’il ne compte pas sur l’ONU pour le défendre…

Rendez vous compte ! Ban Ki Moun a dit son inquiétude. Vous comprenez ? Son inquiétude !!!

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