27/02/2014

Contre le chômage on a tout essayé

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Contre le chômage on a tout esssayé

 

 

 

Voici une phrase prononcée par feu François Mitterrand il y a près de 30 ans. ET sauf le respect des plus hautes autroités de la république française, on en est toujours au même. Aujourd’hui, même l’idée d’inverser la courbe du chômage n’effleure plus personne, surtout après l’imprudence du chef de l’Etat français qui en avait fait son cheval de bataille. C’est qu’au mois de janvier, le nombre de demandeurs d’emploi a augmenté de 8000 personnes.

 

 

 

Il faudra bien un jour ou l’autre, en tout cas avant la fin de la législature, faire un gouvernement d’union nationale qui s’entendrait sur dix objectifs courant sur une durée de 18 mois. Le temps de remettre la France sur la bonne voie et après chacun reprendra sa liberté de mouvement.

 

 

 

Le problème, c’est qu’on n’en prend pas le chemin. La tension est vive au parlement et les tiraillements au sein de la société française de plus en plus inquiétants. Le journal Le Monde peu suspect de tendresse pour les forces de droite titrait avant-hier que plus de 60% des jeunes en ont assez et singent à renverser l’ordre établi.

 

 

 

On peut les comprendre sans partager le désir de tout casser : quand vous devez rester chez vos parents alors que vos études sont achevées parce que vous ne trouvez pas d’emploi, la situation est intenable. Or, face à cela, le gouvernement se soucie des poussées de fièvre des écologistes, tentant de maintenir en vie la gauche plurielle.

 

Ce n’est pas le bon calcul. Il faut administrer un choix à l’opinion, lui prouver qu’à mi mandat on a tiré les leçons de la première partie et qu’on entend réussir la seconde.

 

 

 

Cela ne se fera pas si on reprend les mêmes et qu’on recommence.

 

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26/02/2014

L'actuel Premier Ministre turc et les soupçons de corruption

Le premier ministre turc M. Erdogan et les soupçons de corruption

La fin est elle proche pour l’actuel premier ministre, si réputé pour son emportement rapide, ses algarades et sa manière de brocarder l’opposition ? Depuis quelques heures à tous ces défauts se serait peut-être ajoutée (soyons prudents car l’affaire ne fait que commencer) l’accusation de népotisme et de corruption. Que s’est-il passé ?

Depuis quelques jours, circule sur internet l’enregistrement d’une conversation entre l’actuel Premier Ministre turc et son propre fils, au cours de laquelle le père demande à son fils de faire disparaître la trace de plusieurs dizaines de millions d’Euros, afin d’éviter de tomber sous la coupe des enquêteurs de la police judiciaire. En effet, depuis quelques mois maintenant, l’appareil judiciaire turc a été mis à mal par le pouvoir en raison d’une vaste enquête de corruption visant des proches du pouvoir, voire même du propre fils de M. Erdogan.

Fidèle à ses habitudes, M. Erdogan a réagi en criant au complot international (les USA, la CIA et Israël) et en décapitant l’appareil judiciaire qui cherche à faire éclater la vérité. Mais cette fois ci, en raison de l’approche des élections locales, l’opposition parlementaire exige la démission immédiate du Premier Ministre, ce qui est du jamais vu.

Où est la vérité ? Seul l’avenir nous le dira. Mais d’ores et déjà, on peut noter la vérité de l’adage du grand homme : le pouvoir corrompt et le pouvoir absolu…… M. Erdogan est aux commandes depuis plus de dix ans. Ses adversaires politiques dénoncent son autoritarisme tous les jours que D- fait et l’appellent par dérision : le sultan !

Sa politique étrangère et ses débordements, ses voltefaces, notamment les alliés d’hier devenus ses adversaires d’aujourd’hui (Bachar, Israël, l’Iran, etc) l’ont brouillé avec la moitié de la terre. Ses rêves de domination du monde arabe l’ont mené sur des chemins sans issue, vers des impasses. Il a beau invectiver l’Europe, il n’en continue pas moins de frapper désespérément à l’huis de ce continent qui ne l’accueillera jamais en son sein comme un des états qui la constituent de plein droit. Et comment réagit notre homme ? Il ose faire la leàon à l’Europe et lui donne des cours de démocratie !!

Tout ceci est un véritable gâchis : le peuple turc mérite mieux. La Turquie d’Atatürk est une grande nation , musulmane mais laïque, engagée sur la voie du progrès et de la prospérité. Et voici que ce premier ministre islamiste la fait régresser en voulant réglementer la vente de boissons alcoolisées ! On croit rêver… Le pays n’a t il pas d’autres soucis, notamment la préservation de la valeur de sa monnaie ?

Attendons de voir le développement de cette affaire de corruption. Mais l’homme devrait se méfier de ce qu’on appelle désormais le syndrome égyptien : même épurée et étroitement contrôlée, l’armée est là.

Et il faut compter avec elle.

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25/02/2014

Le boycott d'Israël est d'un autre âge

Le boycott d’Israël est d’un autre âge..

C’est un article du Figaro d’hier, le 24 février, qui attire l’attention car sur toute une page il dresse le bilan des mesures économico-financières prises par divers organismes contre l’Etat d’Israël en raison des mesures prises par l’Etat hébreu en Cisjordanie. On y trouve des fonds souverains hollandais, des banques danoises et suédoises, des entreprises sud africaines ou européennes qui suspendent leur adhésion ou annulent carrément leurs relations avec Israël. Le motif invoqué est l’expansion juive dans des territoires considérés comme situés hors des frontières d’Israël.

Cette attitude appelle plusieurs remarques=

a)     Israël a su surmonter victorieusement des boycotts inspirés par les Arabes depuis sa naissance. L’Etat juif l’a fait au début des années cinquante alors que son économie et son armée étaient encore embryonnaires et ses voisins particulièrement menaçants. Cela n’a mené à rien puisque six décennies plus tard, cet Etat a décuplé sa puissance et sa population. Sans même parler de son armée, devenue la plus puissante de la région puisqu’elle a terrassé toutes celles qui l’ont attaquée.

b)    La question des frontières au Proche Orient est une véritable boîte de Pandore : quiconque prend le risque de l’ouvrir peut être lui-même emporté… Un exemple ou plutôt plusieurs : la Jordanie est un Etat reconnu par l’ONU bien qu’il fût créé de toutes pièces par l’ancienne puissance coloniale, la Grande Bretagne dont la préoccupation majeure fut alors de sauvegarder ses intérêts dans la région.. Or, plus de 80% de sa population est composée de ÷ Palestiniens. Londres avait agi de la même manière avec le royaume d’Arabie. Plus tard, l’un de ses Premiers Ministres, Anthony Eden, s’était illustré dans le domaine des déclarations cyniques en disant : le monde ne repose pas sur la justice, mais sur le pétrole…… Or, du pétrole, l’Arabie en a à profusion ! Il est vrai que les Britanniques avaient la palme dans la compétition des déclarations peu amènes… Un autre ministre britannique avait donné du sionisme la définition peu flatteuse que voici : un sioniste est un juif qui donne de l’argent à un autre juif pour en envoyer un troisième en Terre sainte…  Autre exemple : la France, soucieuse de sauvegarder son influence et ensuite de sauver la minorité maronite du Liban a créé cet Etat, mettant fin au rêve d’une grande Syrie. Les revendications de Damas sur le Liban ne datent pas de la famille El Assad… Dernier exemple, l’Irak ressent depuis la chute de Saddam la secousse tellurique de ce vivre ensemble forcé de plusieurs ethnies ou de communautés religieuses différentes, voire ennemies. Et je ne parle même pas de ce qui se passe en Lybie où les deux blocs constitutifs de ce pays menacent de se séparer..

c)     Qui a décrété que la Cisjordanie était palestinienne ? Et Jérusalem ? Un éminent historien français du XIXe siècle avait dit avec humour que s’il fallait rendre la ville de Jérusalem à quelqu’un, ce serait aux… Jébuséens, auxquels le roi David l’avait ravie…

En règle générale, un boycott des produits israéliens, fabriqués ou non dans telle ou telle région, ne ferait que braquer les autorités de l’Etat juif. Le Premier Ministre Benjamin Netanyahou avait dit juste à la tribune de l’ONU en rappelant opportunément que les juifs construisent des habitations à Jérusalem depuis plus de trois mille ans ! Le boycott n’est donc pas la bonne solution car la guerre économique mène ensuite directement à la guerre tout court……

Le problème qui oppose les Israéliens aux Palestiniens ne date pas d’hier et ne sera réglé, s’il devait l’être un jour, que par des relations culturelles, économiques et artistiques sur le très long terme. Je dis bien : le très long terme.

Israël n’est pas et n’a jamais été comme l’Iran un Etat-voyou, c’est un pays démocratique, le seul de tout le Proche Orient. C’est un pays qui dépasse, à lui tout seul, tous les brevets déposés par tous ses ennemis de par le monde. Et ils sont nombreux.

Il y a quelques années, le monde entier, y compris les USA, reprochait à Israël la neutralisation des terroristes par des drones. Or, personne ne dit rien contre les USA qui ont tué plusieurs milliers de talibans afghans ou pakistanais, sans même parler des yéménites et des somaliens…

Au cours des siècles, le peuple d’Israël a su faire preuve d’une exceptionnelle souplesse et d’une remarquable faculté d’adaptation. Il a su regarder l’avenir dans les yeux, même lorsque l’horizon semblait bouché à tout jamais. De toutes les épreuves traversées, il a su faire une force. Et surtout, il a su puiser au fond de lui-même ces trésors de sagesse et d’ingéniosité qui sont la clef de sa survie. Ce peuple a fait à l’humanité tout entière l’apostolat du messianisme et auparavant il lui a offert la foi en un Dieu unique. Il est le fondateur du monothéisme éthique. Par son Décalogue, il a sacralisé la vie humaine, a réaffirmé les droits de chaque homme tandis que ses prophètes ont consacré l’existence de l’humanité historique puisque, depuis la petite Judée, ces imprécateurs professionnels se sont adressés aux habitants des îles les plus éloignées de chez eux. En une phrase, ils ont publié la charte de l’humanité civilisée.

Et ce sont les descendants de ces gens que vous voulez boycotter ? Je pense qu’ils méritent beaucoup mieux.

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Politique française: les Verts au gouvernement pour longtemps?

Politique française : les verts ont ils encore leur place au gouvernement ?

C’est aujourd’hui la question que tout le monde se pose dans la France voisine. Les événements qui se sont produits durant le week end ont remis au centre des débats la participation du parti écologiste au gouvernement. L’actuelle ministre du logement, fortement contestée par les professionnels mais aussi par les électeurs, a fait preuve d’une regrettable ambiguïté, dénoncée par le Premier Ministre français en personne. Or, durant ce même week end, le centre ville de Nantes a été dévasté, des policiers blessés et des manifestations particulièrement violentes, voire dévastatrices. Ceci est imputable à des bandes de casseurs qui n’avaient rien à voir avec les vrais manifestants.

La ministre du logement, en butte à des contestations internes, a dû se placer du côté des contestataires qui ne veulent pas de l’aéroport souhaité par le premier ministre en personne . Ce dernier a donc demandé à sa ministre de prendre clairement position… On en est là et les  commentaires apportés par d’autres écologistes ne sont pas convaincants. Le cas de figure est exceptionnel car l’actuelle ministre du logement a regretté l’absence d’une ligne gouvernementale claire…  Dans le cadré de la Ve république, une telle attitude d’un membre du gouvernement est inédite. Sous d’autres présidents, il aurait été mis fin à ses fonctions sur le champ.

Quelles réflexions nous inspirent une telle situation ?

a)     Les écologistes n’ont aucune culture de gouvernement, ils ne savent pas faire de la politique et présentent leur incompétence et leur inaptitude comme une vertu de clarté, de transparence et d’innocence. En somme, ils seraient là pour purifier la politique, parler vrai et rendre le pouvoir aux citoyens. En réalité, ils sont simplement attachés à leurs fauteuils ministériels.

b)    Les écologistes n’ont pas compris que l’exercice de fonctions politiques obéit à des lois quasi immuables qu’ils ne peuvent pas changer car elles leur préexistaient et très probablement leur survivraient.

c)     Enfin, ils ont prétendu surmonter les ambitions inhérentes à chaque détenteur d’une parcelle de pouvoir : chacun veut la garder et poursuivre cette situation le plus longtemps possible. Il suffit de voir certains petits sénateurs écologistes qui se réveillent chaque matin que Dieu fait en hurlant : Mais pourquoi donc ne suis je pas moi aussi ministre ?

Il est fort possible que les prochaines élections municipales mettent tout ce petit monde d’accord lorsque le peuple se sera exprimé. Il est à craindre que chacun sera alors réduit à prendre ses propres dimensions.

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23/02/2014

Le départ de Janoukovitch, la défait de Vladimir Poutine

 

La mise à l’écart de Janoukovitch en Ukraine, la défaite de Vladimir Poutine

 

 

 

Incroyable, inimaginable, seulement quelques heures auparavant : les insurgés ukrainiens, révoltés par les crimes du tyran désormais déchu, n’ont pas voulu suivre la voie défaitiste des négociateurs européens, animés par un esprit quasi munichois et ont poussé leur avantage jusqu’au bout. Même le parlement où le dictateur déchu avait, il y a peu, la majorité, changea du tout au tout. Il s’est doté d’un nouveau président, a voté la libération immédiate de la passionaria Joulila Timochenko et a destitué le président-tyran Janoukovitch. Selon des infirmations non vérifiées, l’homme se sent traqué, abandonné de tous et cherche à quitter son pays pour se réfugier en Russie. Sur la place Maidan à Kiev les  libérateurs et les libérés veulent lui loger une balle dans la tête (sic)

 

 

 

On doit tirer de nombreux enseignements de ce qui vient de se passer. La première leçon est de ne jamais négocier avec l’innommable, avec les dictateurs sanguinaires qui veulent gagner du temps et se maintenir au pouvoir par la ruse. Or, comme d’habitude, les Européens sont tombés dans le panneau et ont cru utile de signer un accord avec le tyran déchu. Les manifestants ont compris qu’il s’agissait d’un marché de dupes. Ce n’est pas seulement l’Europe qui est en cause, même les USA se laissent volontiers berner quand cela les arrange. Voyez l’exemple syrien. L’attitude des puissances occidentales est assez honteuse mais l’Europe a depuis longtemps baissé les bras devant V. Poutine.

 

 

 

Le second enseignement est que rien ne peut arrêter tout un peuple qui ne supporte plus de vivre sous la tyrannie. Et c’est probablement le plus grave échec de Poutine et du système qu’il incarne. Car le cas ukrainien fera sûrement des émules en Russie. Le peuple, écœuré par le gouvernement actuel et le système politique (tout est entre les mains d’un seul homme qui dicte sa loi à tous) finira par se soulever. Car, à ses portes, un autre peuple vient de contraindre un tyran à la fuite.

 

 

 

Ce qui vient de se passer signe donc une grave défaite pour Poutine qui se voit infliger un énorme camouflet pour un pays voisin qu’il entendait asservir et gouverner à sa façon. Certes, le maître du Kremlin dispose encore de quelques cartes en sa main. Mais les Ukrainiens aussi. Ils peuvent dénoncer les accords concernant les bases militaires russes chez eux. Et surtout, ils ne sont plus seuls, l’Europe, le monde entier (sauf Poutine) est avec eux.

 

 

 

Poutine doit ruiner son amertume, lui qui comptait sur les jeux olympique de Sotchi pour refaire son image. Et voici que la révolution ukrainienne a tout occulté, voire même fait rater les cérémonies de clôture..

 

 

 

J’ai presque envie de dire qu’il y a un Dieu ou simplement une justice immanente au monde. Les bourreaux meurent aussi, pas seulement leurs victimes. V. Poutine se croyait le maître, surtout après son rétablissement spectaculaire en Syrie où il avait réussi, par la ruse et le cynisme, à coiffer les USA sur le poteau. Aujourd’hui, il se retrouve seul face à lui-même. Il a totalement disparu des écrans de télévision depuis une semaine. Que va t il faire, que peut il faire ?

 

 

 

 

 

Avec le cynisme qu’on lui connaît, il ne va plus miser sur le tyran déchu mais il va user d’autres moyens plus sournois, comme d’un chantage économico-financier car l’Ukraine est ruinée. Et l’UE ne peut malheureusement pas voler à son secours de manière significative. Seuls les Allemands le peuvent  et j’espère qu’ils agiront. Les liens entre les deux pays, pas toujours recommandable (e.g. la guerre et le rôle joué par les gardes Ukrainiens dans les camps de la mort), sont anciens..

 

 

 

Et Poutine peut aussi encourager une sorte de sécession comme il le fit il y a peu en Géorgie où l’Abkhazie a fait sécession. Gageons que cette fois ci l’UE et les USA réagiront.

 

 

 

C’est le commencement de la fin ou la fin du commencement comme disait W. Churchill ? On va voir. Mais franchement l’avenir n’est écrit nulle part. Ou bien, comme le dit une vieille tradition orientale : le salut de Dieu ne prend guère plus de temps un battement de cils…

 

 

 

Comme je le notais dans l’article paru pas plus tard qu’hier : les tyrans n’auront pas le dernier mot et ils ne l’emporteront pas au paradis..

 

 

 

Et si M. Poutine veut poursuivre dans sa voie, libre à lui.. Mais on lui conseille la prudence. Ce qui s’est passé à ses portes, en Ukraine, n’est guère anodin.

 

 

 

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22/02/2014

François Hollande va t il pratiquer l'ouvreture politique?

 

François Hollande va t il pratiquer l’ouverture politique ?

 

 

 

Que veut dire exactement le président Hollande lorsqu’il entend promouvoir le dialogue politique en Ukraine ? Est ce une manière indirecte de dire que le président a compris que la situation du pays, de la France, était telle qu’il ne pouvait le redresser qu’avoir le soutien et le concours de tous ? Certes, la phrase s’appliquait à l’Ukraine mais quand on connaît la virtuosité politique de l’actuel président, on peut légitimement se demander s’il n’avait pas autre chose en tête.

 

 

 

En France, les élections municipales approchent et elles menacent d’être ravageuses, dévastatrices pour le pouvoir en place : aucun sondage, je dis bien aucun sondage, ne prédit, non pas une victoire mais un simple maintien des positions du PS dans les villes les plus importantes. Certes, les vainqueurs et les vaincus auront beau dire que des matchs locaux n’ont pas la même valeur que l’élection présidentielle, il demeure que l’impopularité du président Hollande ne laisse pas d’être inquiétante. Que ce soit au lendemain des municipales ou après les européennes, il lui faudra donner une impulsion nouvelle.

 

 

 

Le problème est qu’il temporise alors qu’il faudrait administrer un électrochoc au pays qui ne se sent pas vraiment gouverné. 2014 ne renouera pas avec la croissance et ce n’est pas 0,4 ni O,5 % qui y changeront quelque chose. Des experts indépendants, n’ayant aucune orientation politique connue ou avouée, prédisent tous qu’il faudrait une croissance d’au moins 2% pendant de nombreuses années si l’on veut inverser la courbe du chômage…… Es pas un simple changement cosmétique.

 

 

 

Le président Hollande semble l’avoir compris, si l’on en juge par les initiatives qu’il prend et l’ouverture qu’il pratique à l’endroit des investisseurs étrangers, nonobstant quelques déclarations irréfléchies sur la finance internationale et sur ceux qui gagnent 4000 € par mois ! A tout péché miséricorde…

 

 

 

Le président a aussi compris que s’il ne changeait pas de rythme ni de cap sa réélection en 2017 serait irrémédiablement compromise. Or, ses discours le prouvent, il y pense tous les matins et pas seulement en se rasant..

 

 

 

Un gouvernement d’union nationale de 18 mois, établi sur un programme précis, serait indiqué. Mais la mentalité des Français et de la classe politique s’y opposent.

 

 

 

Ce n’est pas la première fois et ce ne sera pas la dernière…

 

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Vive la résistance héroïque du peuple ukrainien

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Vive la résistance héroïque du peuple ukrainien

 

Depuis que les dictateurs et les tyrans sont apparus sur cette terre, deux traits de caractère les définissent au mieux : la cruauté et l’entêtement. Ceci s’applique aussi au cas qui nous occupe, l’Ukraine. Si Janoukovitch avait eu l’intelligence politique de libérer sa rivale, malade et injustement condamnée à 7 ans de détention, je suis sûr et certain que cela aurait dégonflé les voiles de la contestation. Le fou d’Ukraine avait tout refusé : la proposition de l’UE, l’offre de Madame Merkel de soigner Jouila Timoshenko chez elle, bref faire baisser la tension. Ne percevant nullement son intérêt bien compris , le tyran de Kiev a persisté dans son aveuglement, causant plus d’une centaine de morts et scellant ainsi entre ses ennemis une alliance de sel, c’est-à-dire imputrescible que rien ne viendra affaiblir. Et aujourd’hui, cette centaine de victimes ne doit pas mourir pour rien, ce qui explique la défiance des manifestants et leur refus d’avaliser l’accord conclu entre le tyran et l’UE .

 

On se demande aussi quelle est la responsabilité morale de M Poutine qui, par ses observateurs interposés, suit l’affaire de près. Et il y a fort à parier que la perspective de la clôture des jeux de Sotchi a indirectement sauvé des milliers de vies car M. Poutine aurait sûrement ordonné à son vassal ukrainien la plus grande fermeté, s’il n’avait pas craint les retombées négatives d’un tel bain de sang sur ses jeux olympiques.

 

Les choses vont très vite : la constitution a été modifiée et l’on est revneu à celle qui avait été adoptée du temps de la révolution orange. Janoukovitch est prêt à tout pour se cramponner à son fauteuil ; mais pour lui c’est le chant du cygne et il le sait. Bientôt, ce sera à lui de rendre des comptes devant la justice de son pays ou celle des Nations Unies : avoir fait tirer sur des manifestants désarmés, au vu et au su du monde est un crime inoubliable et impardonnable. Peut-être devra t il se réfugier chez son protecteur russe…

 


Mais par-delà le drame ukrainien se pose un problème bien plus préoccupant : les relations de l’UE avec la Russie, en gros la place qui revient à cet empire déchu qui ne se laissera pas fossiliser sans exercer sa grande capacité de nuisance. On a évité le pire avec la Géorgie, il faut maintenant sauver l’Ukraine de la partition et du chaos.

 

 

 

La Russie de M. Poutine a quelques craintes. Elle se sent encerclée. Une grande partie de ses anciens satellites ont rejoint l’OTAN. Un pays important comme la Pologne craint toujours que l’esprit de la défunte URSS ne guide la politique étrangère de nouveau Tsar. Enfin, dans le reste du monde, la Russie a été expulsée de tous les théâtres d’opération, à l’exception du Moyen Orient où il lui reste la Syrie de Bachar qu’elle soutient à bout de bras et qui lui doit sa survie. Mais à quel prix !! On va vers les 200.000 morts, si rien n’est fait. Et M. Poutine continue de dormir paisiblement alors que la population syrienne…

 

 

 

Pour ce qui est de l’Ukraine, les insurgés ont raison de refuser l’accord, comme d’ailleurs les résistants syriens refusent de pactiser avec Bachar. Aucune dictature, aucune tyrannie n’a vaincu, au bout du compte, elles se sont toutes effondrées. Voyez Hitler, Franco, Saddam, Ben Ali, Kaddafi l’URSS etc…

 

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20/02/2014

La révolution à Kiev, retour de la guerre froide.

La révolution à Kiev, retour de la guerre froide

Nul ne conteste le fait suivant : ce qui se passe à Kiev au moment même où nous écrivons est un prolongement de la confrontation est / ouest, une résurgence de la guerre froide. M. Poutine n’a pas dit son dernier mot et il use de méthodes que les Européens, pusillanimes et timorés, n’ont pas le courage de dénoncer ni de contrer alors que la majorité du peuple d’Ukraine se fait tuer pour les rejoindre, donc s’intégrer à l’Europe.

Pourquoi M Poutine agit il ainsi ? Il n’a pas digéré l’effondrement de l’URSS et rêve de reconstituer, d’une manière ou d’une autre, l’ancien glacis soviétique. Il y a peu d’années, il rêvait d’avaler la Géorgie et il faut reconnaître que l’ancien président pro occidental de Tbilissi lui avait imprudemment facilité la tâche : n’était l’entêtement de N. Sarkozy, le drapeau de Moscou flotterait dans ce pays qui a dû subir une amputation de sa superficie territoriale. Un petit état fantoche s’est installé en Abkhazie, reconnu uniquement par Moscou. C’est dire combien M. Poutine se croit encore au début des années cinquante ou simplement à la fin du XIXe siècle.

Lady Ashton est inexistante, il faudrait la nommer ambassadrice aux Îles Caïman et doter  l’Europe d’exécutif digne de ce nom en matière de politique européenne. L‘ UE  semble l’avoir enfin compris puisque ce n’est pas la Lady qu’on envoie à Kiev mais trois solides ministres, français, allemand et polonais.

Il faudrait bien un jour ou l’autre régler de la manière la plus radicale ce différend que l’Europe a avec M. Poutine. Et je pense que seule Madame Merkel est en mesure de le faire. L’actuel maître du Kremlin ne comprend que les rapports de force. Et rien d’autre. Tant qu’il n’aura pas face à lui des hommes ou des femmes déterminés à s’opposer autrement qu’en paroles, il continuera. Comme il l’a fait pour la Syrie où les Occidentaux ont capitulé en rase campagne.

On devrait établir un contrat d’assistance avec l’Ukraine, sans l’admettre d’un coup au sein de l’UE, à part entière. Mais le problème avec la Russie de M. Poutine demeure. Il faudra bien aussi délimiter la zone d’influence de Moscou dans la région. Il est vrai que ce pays se sent encerclé et menacé à ses frontières. Mais ce n’est que justice, la Russie a longtemps fait pression sur ses voisins, les annexant ou les privant de liberté. Il faudra qu’elle se fasse au monde nouveau qui l’entoure. Elle n’est plus une grande puissance. Seuls les USA et l’UE le sont.

Qu’elle en tire les leçons.

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18/02/2014

La dangereux double jeu du Qatar

Le dangereux double jeu du Qatar

La cinquième chaine vient de publier un long et passionnant reportage sur ce petit pays du Golfe aux ambitions aussi démesurées que ses ressources gazières. C’est absolument sidérant, stupéfiant. Comment ce petit pays qui n’en est pas un, mais une petite ville, assis sur tas d’or, grâce aux plus grands gisements sous marins de gaz naturel a –t-il pu jouir d’une si grande influence,, jouer les puissances les unes contre les autres, créer une télévision arabe al-Djazeera, véritable CNN du monde arabe et faire tomber les uns ou soutenir les autres dans toute la zone arabo-musulmane.

Pour une fois, on a pu voir clair dans le jeu sinistre du Qatar qui a su profiter de l’amitié assez irréfléchie de certains leaders occidentaux, au point d’influencer leur politique étrangère et de les contraindre à se lancer dans des opérations militaires assez délicates. Ce qui frappe aussi, c’est l’opposition frontale du petit émirat à l’égard du puissant voisin saoudien, qui était jadis maître du jeu mais que son autoritarisme et son fanatisme wahabites forçaient à tourner le dos au progrès et à l’avenir. On a pu voir que jusqu’à l’arrivée au pouvoir du jeune prince héritier, suite à l’abdication de son père l’émir al-Thani, la politique étrangère de ce petit état était résolument anti-saoudienne mais qu’aujourd’hui tout a changé et le premier voyage officiel du nouvel émir se fit en Arabie Saoudite, reconnue comme étant le puissant voisin.

On a aussi vu avec quelle dextérité l’émir avait délogé l’Arabie de son poste de meilleur allié des ISA dans la région pour obtenir le rapatriement des troupes américaines sur place. En effet, l’ancien émir qui a cédé le pouvoir à son fils, avait été traumatisé par l’agression irakienne au Koweït et se cherchait désespérément un protecteur qu’il finit par trouver en la personne de l’armée US. Bon choix mais choix dans lequel l’émir se réservait une certaine autonomie : c’est ainsi que les Américains ont été furieux de voir que la télévision qatarie se transformait en radio Ben Laden et qu’ils la bombardèrent maintes fois car elle nuisait à leurs intérêts. On apprend aussi que le Qatar abritait le cerveau des attentats du 11 septembre, Cheikh Mohammed et que la CIA comptait l’arrêter.. Mais prévenu par l’émir, le futur terroriste d’Al-Quaida se volatilisa..

Ce n’était pas la première fois ni la dernière que le Qatar jouait un double jeu et ne roulait pour personne d’autre que lui-même. Lorsque l’armée française est intervenue au Mali, deux avions gros porteurs du croissant rouge qatari ont atterri au nord Mali pour exfiltrer des chefs d’al-Quaida locale, serrés de près par les parachutistes tricolores. Quel jeu jouait la Qatar ? Comme d’habitude, à plusieurs bandes, ce qui força François Hollande à envoyer Jean-Yves Le Driant, ministre de la défense de l’hexagone, à porter une lettre à l’émir l’invitant sèchement à clarifier sa position et à cesser de soutenir les ennemis de la France.

En fait, il n’existe pas de cartésiens au Qatar, on peut avoir plusieurs fers au feu et on peut parler au monde entier, jouant ainsi les utilités et servant d’intermédiaires. Voyez deux exemples édifiants ; l’attitude envers la Syrie et la Libye. Au début, le Qatar a joué les intermédiaires avec la Libye pour ensuite armer ses pires ennemis. Pour la Syrie, ce fut l’ émir qui força Nicolas Sarkozy à accueillir à Paris Bachar el Assad avant d’armer à son tour ses pires ennemis… Quel double langage, cet art de la takkiya est sidérant.

Mais tout ceci montre que la félonie et la duplicité ont une fin. Le nouvel émir semble l’avoir compris puisqu’il a donné 48 heures à son oncle, l’ancien homme fort du régime, pour tout laisser et partir à Londres. Mais tout de même ! Quand on pense que ces gens ont acheté les plus beaux joyaux de l’industrie et de la puissance des plus grands pays d’Europe. Et qu’ils ont 5% du capital de Total… Et le PSG. Et qu’à cause d’eux on a eu une émeute à Paris place du Trocadéro, alors que la police avait déconseillé ce site ! Il y eut tant de destructions et de dégâts.. Mais que voulez vous, le Qatar voulait avoir la tour Eiffel dans le cadre. Heureusement, la France n’est pas à vendre.

Il faut espérer que les gouvernements occidentaux seront moins éblouis par les fastes (mal acquis) de l’Orient et ne s’aventurent plus dans des opérations que la morale réprouve.

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16/02/2014

Nous sommes tous des Juifs séférades; la mesure prise pour le gouvernement espagnol et le roi

 

Nous sommes tous des juifs séférades……

 

Au sujet de la mesure prise par le gouvernement espagnol et le roi Juan Carlos

 

 

 

Oui, on reste presque sans voix en apprenant la mesure de réparation prise par le gouvernement et le monarque d’Espagne, le roi Juan Carlos, d’accorder la nationalité espagnole à tous les descendants des juifs d’Espagne qui en feraient la demande, et dont les ancêtres avaient été cruellement expulsés de la péninsule ibérique en 1492. Cette mesure, bien que symbolique, puisqu’aucune réparation financière ni restitution de biens ne sont prévues, n’en est pas moins émouvante pour ceux qu’elle concerne…

 

 

 

Le gouvernement demande évidemment des preuves de cette ascendance mais celles-ci ne sont pas difficiles à rassembler. La Mer méditerranée se dit en hébreu médiéval ha yam ha sefaradi mais aujourd’hui on dit ha yam htikhon. 

 

 

 

Et j’avoue faire partie des descendants des expulsés : ma propre mère (ZaL) s’appelait Gracia Elmosnino et ma grand mère Esther Elmosnino. Mon père (ZaL) s’appelait Isaac Hayoun, le même nom que le dernier grand rabbin de la ville de Lisbonne. Je me souviens très bien du vocabulaire ladino ou judéo-espagnol de ma grand mère qui avait parfois du mal à se faire comprendre des aides ménagères marocaines : elle utilisait des vocables que les ces demoiselles ne comprenaient pas et pour cause : il s’agissait de termes en vieux castillan prononcés selon un mode arabe ! Difficile pour des personnes, jeunes et vraiment dévouées, qui n’avaient pas été scolarisées dans ce sens.

 

 

 

Cette mesure du gouvernement espagnol a des relents quasi-messianiques : que le pays qui a sauvagement converti ses juifs, les a chassés et projetés sur tout le pourtour du bassin méditerranéen, spoliés, appauvris, déchus sans la moindre raison valable et rendus apatrides du jour au lendemain,  oui que ce pays se penche avec lucidité et équité sur son ignoble passé, non pour justifier l’injustifiable, mais pour tendre fraternellement la main aux exilés et aux bannis d’hier, d’avant-hier, voire de plus d’un demi millénaire, voilà une chose qui, comme dirait le Psalmiste, relève du miracle : cette chose vient de D-, c’est une merveille à nos yeux (Mé-ét ha-Shem hayta zot, hi niflat be-‘énéynou)

 

 

 

Déjà en 1992, pour commémorer le demi millénaire de l’expulsion des juifs d’Espagne, le monarque Juan Carlos avait dans la grande synagogue de Madrid demandé pardon au peule juif pour cette mesure infâme ordonnée par sa très lointaine devancière sur le trône, Isabelle dite la catholique qui croyait rendre service à son royaume et à sa religion en agissant de la sorte, c’est-à-dire en prêtant l’oreille aux ecclésiastiques obscurantistes qui ne voyaient pas d’autre manière d’assurer pour longtemps l’unité religieuse du riyaume, menacée, selon eux, par la trop grande ascension sociale des fils d’Israël sur place. Dans leur iniquité, ils n’avaient pas entièrement tort et il suffit de lire certaines pages du célébre historien judéo-allemand Fritz Isaak Baer, Die Juden im christlichen Spanien en deux volumes d’une érudition écrasante, pour s’en convaincre. Il y montre l’enchevêtrement si intime entre le royaume d’Espagne de l’époque et ses juifs…

 

 

 

C’est pourtant à ces juifs dont elle expulsera les descedants quelques siècles plus tard que l’Espagne doit son âge d’or et aussi sa richesse économique. On se souvient du sultan Bajazet qui se gaussera de son alter ego castillan qui en chassant les juifs a vidé ses caisses tout en remplissant les siennes, celles du Grand Turc.. Mais la religion a des raisons que la Raison ignore.

 

 

 

En tant que spécialiste de la philosophie judéo-arabe et donc judéo-espagnole du Moyen Âge, je ne puis m’empêcher de penser à la mémoire de tous ceux qui se sont illustrés en publiant des œuvres philosophiques et théologiques, encore étudiées à nos jours. Il me faudrait pratiquement reprendre tous les auteurs que j’ai étudiés et qui, sans être directement touchés par la mesure d’expulsion, le furent indirectement en ce qui concerne leurs descedants.

 

 

 

Comment ne pas mentionner Salomon Ibn Gabirol, Juda-Ha-Lévi, Abraham et Moshé ibn Ezra, et bien avant ; Bhayé ibn Pakuda, Maimonide lui-même, natif de Cordoue et victime, lui, d’une autre fanatisme religieux, certes différent mais tout aussi bête, sinon plus encore, Ibn Falakera, Shemtov ben Schemtov ibn Schemtob, Moïse de Narbonne, Isaac Albalag, toute la lignée des Tibbonides : tou ceux dont la sépulture reste inconnue ou simplement profanée doivent, du lieu où ils se trouvent, chanter la gloire du Dieu de justice et d’équité, qui a permis qu’on leur rende enfin justice : il était temps !

 

 

 

Et je n’oublie pas les grands kabbalistes, notamment Moïse de Léon et ses amis, membres de son cénacle mystique, véritable creuset du Zohar, car c’est non loin d’Avila qu’est née l’œuvre mystique la plus sacrée du judaïsme, donc en Espagne ! Les lexicographes, les philosophes, les mystiques, les auteurs de récits de voyage (Benjamin de Tudèle), l’école de traducteurs de la ville de Tolède, Soria où le grand commentateur juif d’Averroès (Moïse de Narbonne) a fini ses jours, sur chaque mètre carré de cette terre d’Espagne où les juifs ont posé le pied, le vent de l’esprit a soufflé. Et il a soufflé puissamment.

 

 

 

Alors que va t il se passer aujourd’hui ? Est ce que les 3 millions d’Israéliens qui se disent avec raison originaires d’Espagne par leur ancêtres, vont revendiquer la nationalité espagnole ? Vais-je moi-même le faire ?

 

 

 

Pour les Israéliens, je ne doute pas qu’un cerain nombre demandera un tel passeport, quand ce ne serait que pour éviter l’ostracisme de certains pays hostiles à l’Etat hébreu. En ce qui me concerne personnellement, déà titulaire d’un passeport de l’UE, je vais peut-être demander le sésame espagnol pour me dire que justice a été rendue, que la réparation morale a été obtenue et que l’iniquité a été réparée. Je le conserverai dans un coffre en pensant à mes ancêtres qui se voient rétablis dans leurs droits.

 

 

 

Certes, comme d’habitude, des commentateurs émettent des doutes sur la nature absolument désintéressée de cette mesure, rappelons le, hautement symbolique, mais dans ce domaine ce sont les symboles qui comptent. Espère-t-on des retombées économiques ? Une manière de redorer le blason d’une Espagne se relevant tout juste d’une crise économique ravageuse ? La nature humaine étant ce qu’elle est, il convient, cependant, de se garder de lui prêter de noires arrière-pensées qu’elle n’a pas.

 

 

 

Pour ma part, j’y vois une victoire morale à titre posthume pour tous ceux et toutes celles de nos ancêtres qui durent quitter les rivages ensoleillées des villes qui les avaient vus naître. Cette arrachement a dû être insupportable et je me permets de renvoyer à notre Que sais-je sur L’historiographie juive (MRH & Alain Boyer) où je cite les chroniqueurs de l’époque relatant leur calvaire.  Dans leurs sépulcres ils perçoivent désormais, selon un mode occulte, l’appel du prophète en ces termes : Réveillez vous, et entonnez des cantiques, O vous les gisants dans la poussière…

 

 

 

Quand on pense que dans l’abîme de cette cuisante douleur, des rabbins contemporains de l’expulsion, ou vivant immédiatement après , ont mis le ban sur l’Espagne en tant que telle : un véritable hérém (c’est la même racine qui a donné haram en arabe) interdisant à tout bon juif de remettre les pieds dans un royaume aussi inique et immoral.

 

 

 

Je dois reconnaître que j’ai ressenti des sentiments mêlés en séjournant il y a deux ans à Madrid et à Cordoue, moi qui ne sais pas l’espagnol et qui ai, dès mon  plus jeune âge opté définitivement pour la langue de Goethe.

 


Mais aujourd’hui, dans la mesure où de simples mortels peuvent faire des paris sur l’avenir, une telle mesure d‘interdiction de sjéour (hérem
) devrait être levée. C’est aussi la réalisation d’un autre verset biblique aux accents quasi-messianiques : La vérité germera de la terre tandis que l’équité nous contemplera du ciel……

 

 

 

Mais n’oublions pas les Morisques car la justice, l’quité n’accepte pas les demi mesures.

 

 

 

C’est alors que tous crierons sans réserve aucune : Vive l’Espagne

 

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