12/02/2014

34% des Française se disent proches du Front National……

La France est elle sur la bonne voie ? 34% des Français se disent proches des idées du Front National

C’est la nouvelle qui a mis tout le monde en émoi : le corps électoral français se droitise et le gouvernement semble impuissant face à ce phénomène de plus en plus inquiétant. On n’a même plus besoin de chercher des explications à cette évolution. Par ailleurs, la décision de la Confédération de stopper l’immigration massive, même de provenance européenne,, occupe les esprits et les plumes sur les bords de la Seine et pas seulement sur les bords du lac Léman.

En France, le phénomène est global et l’immigration n’est plus acceptée par personne, seule une petite minorité de gauche, héritière de l’internationalisme d’un autre âge, continue de se revendiquer de l’union des travailleurs du monde et de l’accueil des étrangers. C’est généreux, mais est ce réaliste ? Le pays, nous dit-on, n’a plus les moyens d’assurer la pérennité du modèle social français, l’assurance maladie, l’assurance chômage, les retraites à taux plein, les avantages en nature abusivement consentis aux salariés de la SNCF, de l’EDF-GDF, d’Air France-KLM, etc… Comment voulez vous que l’on continue sur cette voie alors que les caisses sont vides et que l’Etat poursuit son matraquage fiscal des ménages ? Les gens ont déjà reçu leur fiche d’impôt pour le tiers provisionnel et ils ruminent leur colère : ils ont la ferme conviction que l’actuel président leur a menti… A ce ressentiment s’ajoute l’impression, probablement fausse ou exagérée, qu’il y a trop d’éléments allogènes, non intégrables et qui abusent des minima sociaux, au détriment du corps traditionnel français.. En outre, cette droitisation de l’électorat le conduit à ne plus accepter la moindre critique de ce pays. Nous allons vivre ce que les USA ont connu du temps de Richard Nixon : America, love it or leave it. Ici, cela donnera, La France, soit vous l’aimez, soit vous la quittez……

En fait, les gens n’osent pas dire une chose qui explique tout le reste : ils sentent que leur identité nationale, religieuse et humaine, est menacée, voire irrémédiablement remise en cause. Et ils ne comprennent que des éléments venus de l’étranger leur imposent leurs lois et leurs mœurs, voire même leur religion. Et comme il y a une certaine autocensure, les gens ne s’expriment pas clairement et ne se dévoilent  que dans le secret de l’isoloir.

Certains, parmi les plus instruits et les mieux éduqués, rêvent pour la France d’un Théo Sarazin qui romprait le silence et écrirait un livre intitulé La France se fiche en l’air là où l’auteur allemand parlait dans un best seller, de Deutschland schafft sich ab. On peut dire qu’Alain Finkielkraut a entrepris ce travail avec son dernier ouvrage, L’identité malheureuse. Je l’ai vu hier, par hasard sur I-Télé débattant avec la ministre de la réussite scolaire. Evidemment, le déséquilibre était frappant, l’avantage allant, les yeux fermés, au philosophe qui reproche à l’idéologie dominante d’aujourd’hui d’être autiste et de pratiquer une haine de soi qui ne dit pas son nom, une sorte de malaise de notre civilisationnel qui s’adresse inexplicablement à soi même les pires reproches.

Le philosophe a magistralement fait le procès de la discrimination positive, et même le journaliste M. Galzi, a bien souligné qu’un concours était un concours et qu’il ne fallait pas fausser les règles. La dame a dit avec une bonne volonté touchante que les immigrés ou la diversité n’avaient pas encore les codes culturels, jadis l’apanage d’une aristocratie élitiste (sic), etc… Mon Dieu, si ce n’était que cela ! On permettra aux professeurs de dire que l’on peut aider ceux qui sont peu favorisés sans avoir à baisser le niveau. Si vous placez à l’école polytechnique ou à l’Ecole Normale Supérieure de la rue d ‘Ulm des gens qui n’ont pas le niveau, cela ne mènera à rien. Vous pourrez leur donner tous les diplômes les plus prestigieux de la terre, cele n’y changera rien.

Je me souviens que dans les années 70, la faculté de médecine de la ville de Bologne avait considérablement assoupli les conditions d’accès aux études médicales… Le résultat ne s’est pas attendre : tous les médecins promus par cette instance universitaire furent disqualifiés et discrédités en Italie !

Il est urgent de remettre les choses à leur juste place. Sinon, le FN n’aura même plus besoin de faire campagne, les choses lui tomberont dans le gosier par elles mêmes…

Comment faire ? Constitutionnellement, rien ne s’oppose à un arrêt net de l’immigration afin d’intégrer les gens qui sont déjà sur place. Il faut faire très attention, la société européenne, adepte d’une mélange harmonieux entre le Décalogue judéo-chrétien et l’esprit des Lumières, n’est pas prête à renoncer à ses valeurs qui font sa dignité et sa force.

Aujourd’hui, on a atteint 34% et les élections municipales ne sont qu’à quatre semaines. Que se passera t il le jour des élections si le gouvernement reste sur ses positions ?

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