09/02/2014

La Suisse et l'immigration

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La Suisse et l’immigration

 

Tout en ne faisant pas partie formellement de l’Union Européenne, la Confédération helvétique  entretient avec elle de multiples relations de tous ordres. Cela est dû à l’Histoire du continent mais aussi à l’essence de cette confédération. Il y a le trilinguisme, le français à Genève et en Suisse romande, l’allemand à Berne, Bâle et dans toute la Suisse alémanique et enfin l’italien au Tessin et ailleurs. Ces trois langues parlées sur place relient plus ou moins organiquement la Suisse à trois pays membres de l’UE.

 

 

 

Aujourd’hui, les Suisses vont voter pour voir s’il est possible de limiter l’entrée dans la Confédération d’immigrés européens qui choisissent de s’établir sur place. On estime à environ 80 000 le nombre d’Européens qui viennent sur les bords du lac Léman. Et cela semble contrarier des citoyens au premier desquels se trouve l’UDC.

 

 

 

Sans se mêler directement du bien-fondé ou non de cette initiative populaire, il faut faire quelques remarques montrant que la problématique qui nous fait face n’est pas identique à celle qui se trouve en France ou en Allemagne où le problème est constitué par une immigration non européenne et non judéo-chrétienne. Les gens qui s’établissent en Suisse, mis à part les Roumains, le Roms et les Bulgares (sans aucune animosité à l’endroit de ces ressortissants européens un peu particuliers) ne sont pas démunis et disposent même, dans leur écrasante majorité, de très gros moyens.  Ils veulent un autre mode de vie, ils apprécient la convivialité suisse, la propreté suisse, l’ordre suisse et le calme suisse.

 

 

 

On peut en témoigner personnellement : parfois, à Genève, à l’heure du repas, à midi ou à vingt heures, il arrive que vous soyez out seul dans une rue ou un boulevard de la vieille ville. Quant aux grands magasins ( je ne les pratique pas tous, mais H & M, Manor, le Bon génie, etc…) ils représentent pour les Français un autre monde, tant les vendeuses et les caissières semblent issues d’une autre planète que leurs collègues parisiennes. La même remarque vaut des trains…

 

 

 

Si vous allez à Gstaadt au beau milieu de la haute saison, si vous êtes assez chanceux pour trouver des places au festival Yehudi Menouhim, en sortant  de la représentation, vous arrivez à l’hôtel pour dîner. Les maîtres d’hôtel vous mettent à l’aise en disant qu’ils ne sont pas pressés, que vous pouvez déguster votre menu gastronomique, etc… alors qu’il déjà minuit !! Je n’ose vous livrer certaines expériences vécues en Normandie, même en été où des restaurants étoilés refusent une réservation au seul motif que vous risquez d’arriver trop tard.. et que le personnel ne veut pas travailler au-delà d’une certaine heure…

 

 

 

Même si vous devez, par nécessité, changer de pneumatiques, on vous fait comprendre, un samedi en milieu d’après-midi, que ce n’est pas le bon moment, comme si on pouvait choisir..

 

 

 

Je ne dis pas que la Suisse est le paradis sur terre, mais c’est un autre monde. Et c’est probablement pour ne pas changer que certains citoyens vont répondre positivement à l’initiative populaire…

 

 

 

Est ce la bonne réponse ? Je l’ignore, mais je souligne que ce n’est pas la même attitude par rapport à la France ou l’Allemagne, préoccupées par une immigration d’une tout autre nature, au point que la chancelière allemande a rejeté le multiculturalisme et que l’ancien président français avait même créé un ministère de l’identité nationale..

 

 

 

Mais l’identité nationale suisse est déjà, dès l’origine, riche d’une diversité tri nationale et les fondements restent les mêmes. C’est cette «mêmeté» qui fait toute la différence..

 

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