03/01/2014

Ariel Sharon et sa trace dans l'Histoire

Ariel Sharon et sa trace dans l’Histoire Hier soir, sur une chaîne française, j’ai entendu un journaliste parler d’Ariel Sharon en des termes déplacés, allant jusqu’à lui reprocher les massacres de Sabra et de Chatila, qui furent, comme chacun sait perpétrés par des milices chrétiennes libanaises, désireuses de se venger des Palestiniens, responsables, selon elles, des désordres graves et de la guerre civile ravageant alors le pays du Cèdre.. Il y eut aussi l’assassinat du président Béchir Gemayel, commis par les Syriens et leurs féaux libanais. Il est indéniable que Menahem Begin et Ariel Sharon voulaient trouver une solution définitive aux agressions contre Israël à partir du Liban, ce qui contraignit Tsahal à aller à Beyrouth afin d’en chasser Arafat et ses miliciens. Ce qui fut fait. Lorsque les Israéliens parvinrent dans la capitale libanaise et ses environs, leurs alliés chrétiens leur faussèrent compagnie pour s’en prendre gravement aux réfugiés palestiniens : il est donc inexact d’affirmer que cela fut fait avec la complicité délibérée de Sharon et des unités de Tsahal qui encerclaient ces camps par mesure de sécurité. Lorsque l’enquête parlementaire eut lieu en Israël, aucune preuve ne fut apportée impliquant Ariel Sharon. Et si tel avait été le cas, cela aurait stoppé sa carrière politique tout simplement et une fois pour toutes. Les adversaires d’Ariel Sharon en Israël et dans le monde sous estiment la valeur de sa décision stratégique et gravement impopulaire de quitter la bande de Gaza. S’il avait été le centurion sanguinaire et sans scrupules, aurait-il offert ainsi, presque sur un plateau d’argent tout ce territoire à ses ennemis ? C’est peu probable. En revanche, il est fort possible qu’un dessein politique moins généreux et même plutôt intéressé ait sous-tendu cette évacuation : enfoncer un coin entre les factions palestiniennes et en faire des frères ennemis irréconciliables. On peut dire que cet objectif a été atteint. Mais aujourd’hui, alors que Ariel Sharon est immobilisé depuis huit années, que se passe t il en Palestine et que se passe t il au Liban ? Qui pourrait imputer à une main invisible les attentats à répétition qui ensanglantent la capitale libanaise ? Les factions libanaises se livrent une guerre de l’ombre sans merci. Le pays lui-même n’a pas de gouvernement depuis plus de huit mois. Et le Hezbollah s’est engagé militairement en Syrie aux côtés de Bachar, permettant au conflit de déborder au Liban. Tout esprit doté de saines facultés se dirait qu’il est temps aujourd’hui de parler de paix au lieu de s’entretuer. C’est hélas mal connaître le Moyen Orient : Le secrétaire d’Etat John Kerry en sait quelque chose, lui qui entame des navettes entre son pays et la zone depuis si longtemps, au point de faire penser au fameux diplomate suédois Gunnar Jarring

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