01/01/2014

Les voeux du président Hollande; une tradition bien française

 

Les vœux du président François Hollande aux Français

 

C’est une tradition typiquement française, le président du pays présente ses vœux à ses compatriotes et leur donne une idée de ce qu’il entend faire durant l’année qui commence. Cette fois ci, depuis son accession à la magistrature suprême, les choses se sont compliquées et M. Hollande s’est empressé de le dire d’entrée de jeu : année 2013, difficile et intense, une année que les Français ont ressenti très durement pour au moins deux raisons : le chômage qui ne faiblit pas et les impôts qui furent particulièrement lourds, voire insupportables pour ceux qui ont dû les payer. Le président en a convenu.

 

 

 

Qu’ a-t-il promis au juste ? Là règne une certaine accumulation  qui jouxte un peu la confusion. Le président a tenté de rassurer en disant que les impôts n’augmenteraient plus mais déjà l’opposition crie au scandale et pointe les dénis et les fuites de la réalité.

 

 

 

Mais Fr. Hollande a tout de même innové en proposant aux entreprises un nouveau pacte, et surtout en promettant de réduire les dépenses publiques, ce que l’opposition réclamait à cor et ç cri depuis son élection. Il est même allé plus loin en soulignant que les déficits de la sécurité sociale ne pouvaient pas continuer et qu’il était très au fait de ces dysfonctionnements récurrents… Ce qui veut dire que le dossier sera enfin pris à bras le corps.

 

 

 

Le président a aussi fait une remarque que les commentateurs patentés vont scruter sous toutes ses coutures : il entend suivre en personne les dossiers en question, ce qui laisse planer quelques doutes sur la constitution actuelle du gouvernement.

 

 

 

Tous les experts, à l’exception de ceux qui se veulent des militants avant toute autre chose, donnent le choix entre deux pistes pour redresser les comptes et assainir la situation : augmenter les impôts et / ou réduire les dépenses publiques. Jusqu’à ce jour, le gouvernement a tout misé sur les impôts, causant une très grande exaspération des Français. La colère grondait et Fr Hollande a, semble-t-il, compris, ce qui se passait. Le problème est que la gauche ne peut pas trop réduire les dépenses sociales car celles-ci bénéficient en tout premier lieu à son électorat. Il est vrai qu’aujourd’hui le gouvernement se trouve à la croisée des chemins ; il ne peut plus différer des mesures que tout le monde réclame.

 

 

 

Sera t il enfin entendu ? Réduira t il les dépenses sociales dans des proportions acceptables pour les rien et supportables pour les autres ? C’est un véritable cas de conscience : on se trouve entre le marteau et l’enclume.

 

Gouverner ce pays est un art difficile.

 

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