31/12/2013

Bonne année 2014

Chers Amis internautes et blogueurs

 

Comme on dit à Genève, en traduisant la formule allemande Alles Gute, je vous souhaite tout le bon.

Je vous remercie du fond du cœur d'avoir rendu visite à mon site sur  la Tribune de Genève.

Je fais de mon mieux pour préserver ce lien avec vous tous, quotidiennement, sauf quand les circonstances m'en empêchent.

L'année qui s'annonce sera difficile pour l'Europe et même pour le monde. Des révisions déchirantes, des changements parfois brutaux pointent à l'horizon et chacun sait combien les difficultés économiques vont impacter la vie de chacun. Que faire? On se le demande car la politique n'a guère prise sur l'économie. Je crois que c'est l'enseignement majeur de cette décennie. Souvenez vous de ce que disait un défunt président de la république française: contre le chômage on a tout essayé.. Et il est toujours là.

Les écologistes nous ont déçus, eux aussi, par leur réflexes semblables aux carriéristes politiques classiques. Vers qui se tourner, sinon vers soi-même? Ce serait laors le retour d'un individualisme forcené qui serait peu profitable à la collectivité.

Mais ne nous laissons pas décourager et avançons vers l'année nouvelles avec sérénité et joie.

12:29 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

30/12/2013

les attentats de volvograd et M. Poutine

Version:1.0 StartHTML:0000000105 EndHTML:0000007166 StartFragment:0000002408 EndFragment:0000007130

Le terrorisme en Russie

 

C’est absolument terrifiant. Deux sanglants attentats coup sur coup dans la ville de Volgograd, commis très certainement par des activistes islamistes dont le chef s’est juré de tout faire pour troubler le bon déroulement des Jeux Olympiques de Sotchi Cet îlot terroriste qui menace d’ébranler la Russie dans son ensemble se trouve au Daguestan. La féroce répression qui s’était abattue sur la Tchétchénie avait durant un temps calmé les velléités des islamistes qui relancent de plus belle leurs actes terroristes. Bilan : au moins trente morts et de très nombreux blessés. Les condamnations sont unanimes et quelles les que soient les réserves que les gens peuvent nourrir à l’égard de Vladimir Poutine, il faut condamner de tels actes barbares et afficher une solidarité profonde avec le peuple russe et les familles des victimes.

 

 

 

Cette vague d’attentats permet dans un certain sens de mieux comprendre, sans l’approuver, l’engagement de Poutine aux côtés de Bachar qui allègue combattre le terrorisme islamique en Syrie. Bien sûr, cela va bien au-delà de cette simple répression.

 

 

 

Il y a déjà au moins trois décennies, Hélène Carrère d’Encausse avait prévu dans l’un de ses livres que l’homo islamicus poserait de sérieux problèmes à l’URSS. Aujourd’hui, cette Union soviétique n’existe plus mais le problème demeure pour la fédération de Russie qui ne parvient pas à juguler cette véritable révolte.

 

 

 

Le tempérament de V. Poutine ne va pas l’aider à trouver une solution en accord avec le droit des gens et les exigences sécuritaires de la population. Il devrait faire attention : il a mal négocié le virage des grâces accordées à contre cœur et surtout tardivement aux Pussy riot et à Mikhaïl Khodorkowsky et dispose aujourd’hui de dangereux adversaires en liberté, à l’intérieur et à l’extérieur du pays. Personne au monde ne croit que les Pussy Riot, de jeunes mamans ayant des enfants en bas âge, ont commis un crime en chantant dans un église de Moscou un chant contre Poutine. Ce fut un crime de lèse-majesté. A Genève ou à Paris, c’eût été un simple persiflage qui aurait mobilisé quelques journalistes et quelques policiers. Dans la Russie de M. Poutine, cela vous coûterait quelques années de camp au fin fond de la Sibérie..

 

 

 

Même chose pour l’ancien oligarque judéo-russe : nul ne croit que  la fraude fiscale a été le moteur du démantèlement de Joukos et du prélèvement de 27 milliards de dollars sur ses comptes. Les visées de cette opération sont claires : M. Poutine ne supporte pas l’idée qu’on puisse s’opposer à lui. Ce jeu de chaises musicales qu’il a mis au point avec son ami M. Medvedev serait inconcevable dans toute démocratie. Mais voilà, le nouveau Tsar ne connaît que les oukases. On se demande ce que fera la Russie lorsque les juridictions internationales feront droit aux demandes des actionnaires de Joukos qui réclament une indemnisation s’élevant à 100. 000 000 000 $

 

 

 

Souhaitons lui, tout de même  à l’aube de cette nouvelle année, une meilleure approche des problèmes et que le peuple russe soit enfin épargné par de tels attentats.

 

10:29 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

29/12/2013

Faut il vraiment aller voir Le loup de Wall Street?

 

Faut-il vraiment aller voir Le loup de Wall street ?

 

 

 

C’est bien ce que j’ai fait hier soir dans un grand cinéma de la côte normande, mais je ne suis pas sûr d’avoir opéré le bon choix.. En effet, le nom du metteur en scène et de l’acteur principal (prestigieux et assez féerique  je dois dire) incitaient à faire ce choix et à braver la température glaciale.

 

 

 

On se demande ce que visait Scorceese, dévaloriser la bourse américaine, symbolisée par Wall street ou se livrer à une revue dévastatrice de ce qui fait la réussite en ce monde contemporain : le sexe, l’alcool, l’argent et la drogue ?

 

 

 

On connaît l’histoire : un jeune américain de la classe moyenne, et même moins, décide de tenter sa chance et de boursicoter. Il passe, grâce à son savoir-faire génial de simple courtier dans une boîte miteuse à un empire qui ne repose sur rien, sinon sur son know how et son bagout. Il forme des dizaines de jeunes gens et de jeunes femmes qu’il aide parfois comme un véritable philanthrope. Une collaboratrice, mère célibataire, ayant cinq mois de retard de paiement de loyer, et donc menacée d’être à la rue avec son enfant, se voit avancer un chèque de 25000 $, alors qu’elle n’en demandait que 5000$ ! Donc, Scorceese ne nie pas pas la thèse centrale de son héros : l’argent peut changer votre vie, il peut vous ouvrir des horizo,ns absolument insoupçonnés. Exemple : l’échange entre le richissime courtier qui reçoit sur son yacht luxueux deux agents du FBI. Cet échange est un véritable morceau d’anthologie : mine de rien, avec l’air de ne pas y toucher, de Caprillo explique à un agent du FBI, mal mis, mal coiffé, mal dans sa peau, ce qu’il pourrait gagner s’il changeait de métier.. l’entretien se termine très mal lorsque l’homme, piqué à vif, demande à son interlocuteur de répéter mot pour mot ce u’il vient de lui dire… afin, évidemment, de l’enregistrer et de l’inculper pour tentative de corruption d’un agent fédéral, une accusation avec laquelle les Américains ne plaisantent pas…De Caprillo comprend et chasse les deux intrus en les injuriant copieusement.

 

 

 

Mais Scorceese a trop montré les addictions de ces golden boys à l’alcool, à la drogue et au sexe. Les scènes d’accouplement sont d’une obscénité rare. Les fellations innombrables. Tout est prétexte à orgie et à fête païenne où les convives roulent littéralement sous la table. Et cela fait même des émules dans le personnel : le couple de millionnaires revient un jour trop tôt et découvre que son luxueux appartement a été transformé en lupanar… Le metteur en scène a voulu montrer l’effet contagieux des maîtres dévoyés sur leurs commis, leur personnel…

 

Mais ce n’est pas tout : il y a les leçons que le héros donne à ses disciples. Il parle même d’enseignement, c’est dire. Là-dessous perce une critique féroce de Scorceese contre le système, un système devenu fou puisque l’argent n’a plus aucun sens tant il est abondant et se gagne sans effort. Lorsque les deux agents du FBI quittent le yacht sous les quolibets du magnat de la bourse, ce dernier déverse sur eux une pluie de dollars littéralement tout en les abreuvant d’injures. Le symbole est clair : les agents, les représentants de la loi, sont moqués, pauvres, sous développés et guère admirables. La critique de l’échelle sociale est féroce. Même le personnel du ministère de la justice est pitoyable : costumes gris, entièrement passés, des chemises blanches dont on se demande si elles ne sont grises tant elles sont délavées, des femmes qui n’ont pas de coiffeuse attitrée, etc…

 

 

 

Il y a le rôle de la drogue, étroitement liée à une sexualité débridée. Un débile mental commence par indiquer que sans ces deux béquilles, il ne pourrait pas effectuer son travail quotidien normalement, tant il a besoin de stimulants puissants..

 

 

 

Mais il y aussi une chose qui risque de ne pas plaire sur les bords du lac Léman : c’est le prétendu rôle prêté aux banquiers suisses d’aider les fraudeurs américains à narguer le fisc et la justice de leur pays. Le rôle du banquier véreux, joué par un célèbre acteur français, est assez éloquent . Je me demande si les habitants de Genève vont apprécier un film où leurs institutions bancaires sont brocardées à ce point.

 

 

 

Mais omme il faut une morale, eh bien, tout ce château de cartes finit par s’effondrer et de Capillo perd tout, sa famille, son argent et son honneur. Il est condamné à une peine de prison dans un pénitencier reculé de nulle part. Dans toutes ces scènes, l’acteur se montre souverain et dominant son art à la perfection. Et une fois sa peine purgée, on le retrouve à l’autre bout du monde, où il remet çà… Il se souvient alors des conseils éclairés de son père : un jour, il te faudra payer tous les pots cassés…

 

 

 

Mais il me semble qu’il faut revenir sur la toute dernière image du film : le même agent du FBI apparaît à l’écran, dans un métro sale et mal entretenu, le front creusé de rides que la fatigue d’une journée de travail éreintant et mal rémunéré accentue, il rentre chez lui, à la nuit tombée, le teint have, l’imperméable fatigué, le regard posé sur de pauvres hères, les laissés pour compte de l’économie boursière.

 

 

 

Alors ? Que choisir ? Probablement de ne pas aller voir ce film où les femmes sont considérées du bétail ou de la chair à plaisir. Et lire un bon livre. Un roman, par exemple.

 

11:05 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

28/12/2013

L'attentat d'avant hier à Beyrouth

 

 

 

L’attentat d’hier à Beyrouth contre un membre de l’opposition

 

 

 

Pourquoi donc le Liban ne sera t il jamais épargné ? On disait depuis quelque temps déjà que la déflagration syrienne ne manquera pas de s’étendre au Liban. Et c’est désormais le cas. Il y a les réfugiés syriens qui viennent chercher aide et assistance dans le pays du Cèdre. Il y eut aussi, hélas, les troubles qui ont secoué la ville de Tripoli. Aujourd’hui c’est Beyrouth qui est à nouveau frappée…

 

 

 

Les auteurs de ce terrible attentat qui a coûté la vie à un important conseiller de Saad Hariri sp,y facilement identifiables. Tout le monde les connaît et pourtant ils jouissent d’une impunité totale. Ils sont condamnés à agir car ils luttent pour leur survie. Et ils savent que le chaudron libanais ne se calmera pas de sitôt.

 

 

 

Qui gouverne aujourd’hui ce pays ? On se le demande. Pourquoi n y a t il pas des élections ? On se le demande aussi. Mais on sait très bien qui se livre à de l’obstruction.

 

 

 

En fait, le Liban doit reconquérir sa souveraineté nationale. De l’intérieur. La question qui se pose est : comment ? La structure même confessionnelle de ce pays est un obstacle. On se souvient que durant la guerre civile, l’armée s’était disloquée, les chrétiens allant vers les leurs et les musulmans en firent autant de leur côté. Ce n’est plus un pays, une nation, mais une mosaïque de groupes et d’ethnies.

 

 

 

Depuis quelques années, c’est une puissance étrangère qui ranime le chaudron libanais et échappe à tout contrôle car allié local dispose des complicités au plus haut nouveau. Quiconque représente un danger est immanquablement neutralisé.

 

 

 

C’est bienc e qui s’est passé il y a deux jours. Et c’est triste

 

11:36 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

27/12/2013

Parler des Pusy Riot ou de l'inversion de la courbe du chômage

 

Parler des Pusy Riot ou de la courbe du chômage ?

 

On ne saura probablement jamais qui a poussé le président français à user d’une formule qui a fait florès sans qu’on sache vraiment ce que le chef de l’Etat a voulu dire : inverser la courbe du chômage, et il a eu l’idée, bonne ou mauvaise, d’ajouter= avant la fin de l’année… Au fond, nul ne lui faisait obligation de se poser un défi à lui-même. Et pourtant, il l’a fait.

 

 

 

Le non économiste que je suis est bien contraint d’aller chercher conseil chez les hommes de l’art qui reconnaissent tous, plus ou moins ouvertement, que le pari n’a pas été tenu, voire même qu’il était intenable tout comme le défi que les jeunes femmes russes lancent à Vladimir Poutine, qu’elles entendent avec leur maigres bras et leurs chétifs moyens chasser du pouvoir.. C’est presque aussi irréaliste que de vouloir combattre victorieusement le chômage comme tous les gouvernements français essaient de le faire depuis au moins trois décennies.

 

 

 

Depuis que les chiffres de l’INSEE sont connues, à partir de 18h hier, l’opposition en faits es choux gras tandis que les ministres sont eux aussi montés au créneau/ Les opposants dénoncent le déni, la négation du principe de réalité si chuère à Madame Merkel ; les partisans de M. Hollande donnent, eux, des arguties talmudiques pour expliquer que le chômage recule sans reculer tout en reculant.

 

 

 

Qu’on se rassure, je ne me moque point, je trouve simplement que personne, à ce jour, n’a terrasser cette maladie de l’économie mondiale qu’est le chômage .. On a pris du retard sur les bords de Seine et les Français ont pris l’habitude de vivre au-dessus de leurs moyens, pensant dans leur joyeuse inconscience, que les dettes tiennent chaud quand on en est couverts…

 

Appelés à la rescousse, les économistes neutres nous apprennent que pour faire refluer le cho^mage il faut de la croissance ; pour que celle-ci arrive enfin, il faut des investissements. Or, les chefs d’entreprise et les riches industriels désertent la France et ne veulent plus être tondus comme des brebis, ni être désignés comme des parias, des délinquants. Selon ces mêmes spécialistes, pour inverser réellement la courbe du chômage il faudra plusieurs années consécutive d’une croissance à au moins 2% : un rêve hors de notre portée.

 

 

 

Alors, que faire ? Probablement ce que le gouvernement actuel se refusera à faire ; la compétitivité qui présuppose une baisse du coût du travail. Impossible dans ce France car qui accepterait de voir diminuer son pouvoir d’achat. Qui oserait exiger des ouvriers de France qu’ils baissent leur niveau de vie ? Qu’ils subissent une régression sociale, eux et leurs familles ?

 

 

 

C’est la quadrature du cercle. Les Allemands avaient eu l’intelligence de faire les réformes nécessaires. Ce fut le socialiste Gerhard Schröder qui s’en chargea, mais cela lui coûta les élections. Il faut battu, mais l’Allemagne fut sauvé.

 

 

 

Je ne pense qu’un tel sacrifice soit concevable avec la génération d’aujourd’hui. Mais sans Schröder pas de Merkel.

 

19:20 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

26/12/2013

M. Erdogan, le commencement de la fin?

T. R. Erdogan, le commencement de la fin ?

La colère gronde en Turquie où les manifestants réclament bruyamment la démission de l’actuel premier ministre islamo-conservateur pour cause de corruption. En effet, des proches de trois ministres du gouvernement turc ont été inculpés et incarcérés pour cause de corruption. Et même des proches du Premier Ministre ont été inquiétés, voire incarcérés. Et ceci ne suffit pas,  les Turcs commencent à trouver trop lourde la férule de ce gouvernement qui entend tout contrôler, jusqu’au moindre détail de leur vie quotidienne.

Et que fait le Premier Ministre turc ? Il hurle au complot international. En clair, ces accusations de corruption de blanchiment seraient inventées de toutes pièces afin de nuire à son pays et à son gouvernement. Mais en réalité, ce sont la justice et la police turques qui ont mené les enquêtes ayant abouti à ce véritable tremblement de terre. Et si le sol semble se dérober sous les pieds de M. Erdogan, c’est parce que dix ans de pouvoir quasi monopolistique ont conduit à un népotisme dont on récolte aujourd’hui les effets empoisonnés. C’est aussi parce que M. Erdogan s’est lancé dans une politique étrangère contraire aux intérêts bien compris de son pays, ce même pays qui se voit refuser l’entrée dans l’Union Européenne pour des raisons que chacun sait. Du reste, l’évolution vers un durcissement du refus d’une certaine religion et d’un intégrisme non moins avéré n’arrangera pas les choses : certes, la commission européenne de Bruxelles continue d’examiner les différents chapitres mais cela n’ira pas très loin….

M. Erdogan s’est trompé sur tout ou presque tout. Il s’est trompé sur sa capacité à satelliser le monde arabo-musulman. Il s’est trompé sur les rapports avec l’Iran. Il s’est entièrement mépris sur la nature du régime syrien dont il a été commencé par être l’impénitent thuriféraire avant de déchanter et de se muer en son implacable censeur. Enfin, et c’est le plus grave, il a entièrement indisposé son allié israélien dont l’aide militaire et l’alliance contre le terrorisme manquent cruellement à sa propre armée. Et, pour couronner le tout, en procédant à cette violente rupture avec l’Etat juif. M. Erdogan a gravement perturbé l’équilibre régional. Et je ne parle même pas de l’Europe qui s’éloigne de la Turquie. En conclusion, on peut parler de l’épuisement de l’idée de M. Erdogan de bâtir une nouvelle Turquie en paix avec elle-même et ses voisins.

L’allié américain lui-même attend que le ciel politique en Turquie s’éclaircisse. Mais la grande inconnue resté l’armée. Qui vivra verra.

08:57 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

24/12/2013

Mais à quoi sert le Conseil d'Etat?

Mais à quoi sert le Conseil d’Etat ?

Je parle évidemment de la plus haute juridiction administrative suisse et non pas du gouvernement confédéral suisse. Ce n’est pas du tout la même chose.

De quoi s’agit)il ? Encore et toujours des loupés de l’intégration et de ces personnes qui persistent à se distinguer dans les rues et les lieux publiques en portant des signes religieux ostentatoires. En France il existe depuis fort longtemps la loi sacro-sainte sur la laïcité que des immigrés persistent à ne pas comprendre.

On se souvient de cette puéricultrice qui fut déboutée parce qu’elle réclamait sa réintégration dans une crèche où elle travaillait en portant un voile islamique. Les autorités avaient alors considéré comme cette mise vestimentaire s’apparentait à du prosélytisme ou, à tout le moins, battait en brèche l’obligation de neutralité confessionnelle sur son lieu de travail. La personne licenciée s’est pourvue en cassation. D’autres décisions sont en attente.

Dans le cas litigieux soumis au Conseil d’Etat, le cas est un peu différent tout en s’apparentant par certains aspects au précédent : il s’agit de la sanctuarisation de l’espace scolaire que certains tentent de contourner par des artifices. Des mères d’élèves ont répondu à la demande d’encadrement de sorties scolaires, donc éducatives, en venant voilées. Les chefs d’établissement les ont refusées et l’affaire a fini par être portée devant la plus haute juridiction administrative qui a délivré son oracle… La montagne a accouché d’une souris : le Conseil a adopté la même attitude que jadis. Il n’a pas voulu se prononcer sur le fond, donnant raison à la plaignante tout en lui donnant tort. Les attendus de sa décision me rappellent, avec moins, beaucoup moins de profondeur, la formule de Hégel qui tente de définir l’essence divine : Dieu est, sans être, tout en étant…

Le Conseil note que les mères d’élèves ont le droit de faire ce qu’elles veulent puisqu’elles ne font partie du personnel de l’éducation nationale. Il ajoute aussi que les chefs d’établissement ont toute latitude pour déterminer si une infraction a été commise ou si des limites posées par la loi ont été outrepassées. En somme, le Conseil rend un jugement à la Salomon et évite de se prononcer pour ne pas assumer les critiques des uns et des autres. Il délivre aussi aux politiques le message suivant : vous cherchez à vous défausser sur nous, tranchez donc vous-mêmes, légiférez, nous nous contentons de vous rappeler la législation existante.

Les deux ministres concernés, celui de l’éducation nationale et celui de l’intérieur ont bien précisé que cette décision n’entraînait aucun changement dans le dispositif existant…… Alors à quoi sert cette très haute juridiction administrative rêvent d’intégrer alors qu’elle cherche avant tout à se prémunir contre d’éventuelles critiques ? On va continuer de se poser la question.

Derrière ce vide sidéral se profile ce grand débat national sur l’intégration que certains ont imprudemment nommé l’inclusion ? Même le débat sur l’identité nationale n’a pas été mené à son terme tant il est explosif.

C’est pourtant très simple de rappeler les racines judéo-chrétiennes de la France et de l’ensemble de l’Europe.

Mais ce n’est pas le rôle du Conseil de la dire. Mais peut-être de le rappeler, tout simplement.

08:39 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

23/12/2013

Une pensée pour ceux qui souffrent en Syrie et les Chrétiens persécutés d'Orient

 

 

 

Une pensée pour ceux qui souffrent en Syrie mais aussi aussi pour les chrétiens d’Orient

 

 

 

Qui peut faire encore confiance aux institutions internationales, au premier rang desquelles on place généralement l’ONU ? Qui peut se satisfaire du traitement de la crise syrienne par des moyens classiques ? Ce qu’on constate, c’est que le cynisme de Poutine et l’attentisme d’Obama ont prévalu. Les Etats sont des monstres au sang froid, ils assistent sans réagir à des massacres et n’interviennent que lorsque leurs intérêts sont en jeu. Depuis mars 2011, la Syrie est en feu, Bachar tient toujours les rênes du pouvoir et hier encore il a fait bombarder la ville d’Alep, partiellement occupée par les insurgés, causant plus de cinquante morts. ON a franchi les 120. 000 morts, sans compter les blessés et les disparus. Ni même les déplacés et les réfugiés dans les pays voisins. Et M. Poutine a gagné puisqu’il a opéré un retour en force sur les devants de la scène internationale, paralysant un président US faible et i décis qui ressemble à un couteau sans lame.. On a déjà évoqué la crise de la crédibilité des USA ces derniers temps. Et je pense que les manuels d’histoire feront de ce qui s’est passé un cas d’école, une véritable question de cours : alors que les Occidentaux, les USA en tête, étaient à deux doigts d’agir militairement, ils se sont évanouis et ne parlent même plus d’agir en Syrie. Je doute même que Genève II ait jamais lieu. Et même si formellement il y avait une ou plusieurs séances, à quoi serviraient elles ? Bachar a compris ce qu’il fallait faire et patiemment il reconquiert petit à petit les positions jadis perdues. Les monarchies arabes modérées, alliées traditionnelles des USA et de l’Occident ne cachent plus leur dépit et se cherchent de nouveaux alliés. On assiste même en coulisses à une sorte de connivence entre ces Etats arabes et Israël…

 

 

 

Que faire pour que cela change ? La recette est simple mais elle demeure inapplicable : introduire plus d’éthique dans les relations internationales, faire que l’ONU ne soit pas simplement une organisation politique international mais aussi l’émanation de principes moraux acceptés par tous.

 

 

 

Le Messie, quoi. Autant prendre un somnifère et espérer ne plus jamais se réveiller dans le monde tel qu’il est. Entre-temps, les gens meurent en Syrie sans faire le moindre bruit.

 

09:30 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

22/12/2013

La fête de Noël, détorunée de sa vocation originelle

 

Noël détourne de sa vocation première

 

En respirant un peu, en ce début de vacances scolaires et universitaires, j’écoute, comme tout un chacun, plus la radio et regarde plus la télévision. Même si le phénomène que je vais décrire dure –chaque année- depuis plus de quatre semaines, je dois reconnaître qu’il a pris une ampleur quasi insupportable ces derniers jours où les journaux télévisés s’ouvrent sur des annonces chiffrant à plus d’un milliard d’Euros les sommes que les Français vont dépenser ; ces derniers jours, pour les fêtes de fin d’année, et singulièrement pour Noël… Toutes les cloches carillonnent de la même manière et vont dans la même direction : achetez, consommez, offrez, mangez, buvez, jusqu’à plus soif. Un peu comme si le reste d e l’année on ne mangeait ni foie gras (que je n’aime pas) ni caviar, ni même du simple saumon.

 

 

 

C’est tout de même assez inhabituel et même assez remarquable que ce soit un étranger à cette religion, religion que je respecte du plus profond de moi-même, qui rappelle respectueusement que Noël célèbre la naissance de Jésus, c’est-à-dire le Christ, le Sauveur pour les chrétiens. Si un habitant de mars ou de la lune atterrissait (au sein premier du terme) sur notre planète, il penserait que nous nous vautrons encore en pleine fête païenne, tant on nous conditionne pour consommer, manger et boire. Je jette sur ce qui m’entoure le regard bienveillant mais scrutateur du philosophe et je puis dire que pas une fois je n’ai entendu sur les grands médias le moindre rappel à l’origine de cette fête, la naissance pour les chrétiens de celui en lequel ils voient l’être qui apporte la rédemption au monde, verse son propre sang pour les rédimer et leur accorder la rémission de leurs péchés.

 

 

 

Je pense cependant que la fête ne fait pas de mal surtout en cette saison où, comme on l’expliquais pour Hanoukka, la notion de lumière, la métaphore lumineuse, joue un rôle crucial. Et il en va de même pour le sapin, surtout brillant de mille feux, correctement décrit par la chanson comme le roi des forêts, que j’aime ta verdure……… En effet, alors que l’automne ravage les plantations et fait l’effet d’un monde fané et dévasté, le sapin reste vert et défie l’outrage de cette saison. Mais on devrait se réjouir en sauvant au moins une once de sacré et de sainteté. On n’est pas pour une religion triste, mais je trouve anormal que l’esprit du paganisme idolâtre se soit introduit dans cette belle fête chrétienne au point d’en dénaturer le sens et d’en ternir l’éclat originel.

 

 

 

Pourquoi donc cette église catholique qui a fini par mettre à genoux l’empire romain, a proclamé la supériorité de l’invisible sur le visible ou pour parler comme le célèbre penseur antique (comment la rusticité a-t-elle pu vaincre l’éloquence ?), mais comment n’a t elle pas redressé la barre et rappelé à ses fidèles (près d’un milliard et demi d’âmes) que ce n’est pas là l’essentiel, lequel se trouve ailleurs.

 

Mais peut-être était-ce le tribut que le christianisme, cette église triomphante, a dû payer au paganisme finissant afin de l’absorber, un peu comme certaines religions africaines absorbent la magie et se l’incorporent au point d’en faire leur substance vivante. Chacun sait que dans le christianisme primitif, deux tendances étaient en tension polaire permanente : le judéo-christianisme et le pagano-christianisme, ou l’église de Jérusalem face à celle d’Antioche…… C’est la partie la plus éloignée du judaïsme originel qui a fini par prendre le dessus.

 

 

 

Est ce que le génie originel du christianisme y a trouvé son compte ? Je n’ose me prononcer clairement. Une chose est certaine : il faut retrouver la racine sacrée de cette belle fête chrétienne qu’est Noël.

 

15:10 | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

19/12/2013

Vladimir Pourine, le Tsar de toutes les Russies et ses oukases

Vladimir Poutine ; le Tsar de toutes les Russies et ses oukases

Poutine se sent plus. Après ses succès en Syrie et à présent en Ukraine, le maître du Kremlin en vient à faire des actes de générosité qu’on n’attendait guère. Il fait voter une loi d’amnistie pour les jeunes femmes qui avaient été arrêtées et libère quelques opposants. Et au moment où l’on ne s’y attendait, ; il prend une mesure de grâce individuelle pour Khodorkowky qui moisissait en prison depuis dix ans. Un homme, le plus brillant des oligarques qui avait commis la faute impardonnable de le critiquer, de dénoncer la corruption en Russie et qui finançait ses opposants. En quelques mois l’impudent fut arrêté, condamné et maintenu en prison même si la loi permettait son élargissement.

Ce sont probablement les jeux olympiques qui ont contraint l’ancien agent du KGB à cette mansuétude.. Il tient tant à leur succès et s’est alarmé de l’absence déclarée et militante de certains chefs d’Etat et ministres de l’Occident. Il fallait donc gommer cette image d’un tsariyon immoral et cruel.

Est ce chose fait aujourd’hui ? Ce n’est pas sûr et V. Poutine devrait se méfier des soubresauts de l’Histoire. A ce jour, il a écrasé et humilié ses ennemis, mais qui sait de quoi demain sera fait ?

Des tyrans bien plus méchants que lui ont dû par la suite faire face à leurs juges. Il ferait de ne pas trop s’acharner sur des êtres qu’il a tenté de détruire mais qui existent encore.

 

 

 

22:53 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook