27/12/2013

Parler des Pusy Riot ou de l'inversion de la courbe du chômage

 

Parler des Pusy Riot ou de la courbe du chômage ?

 

On ne saura probablement jamais qui a poussé le président français à user d’une formule qui a fait florès sans qu’on sache vraiment ce que le chef de l’Etat a voulu dire : inverser la courbe du chômage, et il a eu l’idée, bonne ou mauvaise, d’ajouter= avant la fin de l’année… Au fond, nul ne lui faisait obligation de se poser un défi à lui-même. Et pourtant, il l’a fait.

 

 

 

Le non économiste que je suis est bien contraint d’aller chercher conseil chez les hommes de l’art qui reconnaissent tous, plus ou moins ouvertement, que le pari n’a pas été tenu, voire même qu’il était intenable tout comme le défi que les jeunes femmes russes lancent à Vladimir Poutine, qu’elles entendent avec leur maigres bras et leurs chétifs moyens chasser du pouvoir.. C’est presque aussi irréaliste que de vouloir combattre victorieusement le chômage comme tous les gouvernements français essaient de le faire depuis au moins trois décennies.

 

 

 

Depuis que les chiffres de l’INSEE sont connues, à partir de 18h hier, l’opposition en faits es choux gras tandis que les ministres sont eux aussi montés au créneau/ Les opposants dénoncent le déni, la négation du principe de réalité si chuère à Madame Merkel ; les partisans de M. Hollande donnent, eux, des arguties talmudiques pour expliquer que le chômage recule sans reculer tout en reculant.

 

 

 

Qu’on se rassure, je ne me moque point, je trouve simplement que personne, à ce jour, n’a terrasser cette maladie de l’économie mondiale qu’est le chômage .. On a pris du retard sur les bords de Seine et les Français ont pris l’habitude de vivre au-dessus de leurs moyens, pensant dans leur joyeuse inconscience, que les dettes tiennent chaud quand on en est couverts…

 

Appelés à la rescousse, les économistes neutres nous apprennent que pour faire refluer le cho^mage il faut de la croissance ; pour que celle-ci arrive enfin, il faut des investissements. Or, les chefs d’entreprise et les riches industriels désertent la France et ne veulent plus être tondus comme des brebis, ni être désignés comme des parias, des délinquants. Selon ces mêmes spécialistes, pour inverser réellement la courbe du chômage il faudra plusieurs années consécutive d’une croissance à au moins 2% : un rêve hors de notre portée.

 

 

 

Alors, que faire ? Probablement ce que le gouvernement actuel se refusera à faire ; la compétitivité qui présuppose une baisse du coût du travail. Impossible dans ce France car qui accepterait de voir diminuer son pouvoir d’achat. Qui oserait exiger des ouvriers de France qu’ils baissent leur niveau de vie ? Qu’ils subissent une régression sociale, eux et leurs familles ?

 

 

 

C’est la quadrature du cercle. Les Allemands avaient eu l’intelligence de faire les réformes nécessaires. Ce fut le socialiste Gerhard Schröder qui s’en chargea, mais cela lui coûta les élections. Il faut battu, mais l’Allemagne fut sauvé.

 

 

 

Je ne pense qu’un tel sacrifice soit concevable avec la génération d’aujourd’hui. Mais sans Schröder pas de Merkel.

 

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