29/11/2013

Le chômage en France, une baisse sensible de ce fléau?

Le chômage en France : Une baisse sensible de ce fléau ?

Il est quasi impossible d’éviter ce thème ce matin. Depuis hier et le couace présidentiel, toute la presse ne parle que de cela. Et comme le veut une tradition bien établie, la France est coupée en deux, même au niveau de la presse : les uns (mais ils sont fort peu nombreux) disent que la fameuse prophétie du président Hollande est en train de se réaliser, tandis que les autres critiquent vertement la parole présidentielle et parlent d’une mise en scène laborieuse et peu crédible.

De quoi s’agit il au juste ? Tout d’abord d’une imprudente affirmation du président Hollande qui, dans une formule alambiquée dont il a le secret, contrairement aux autres, adit qu’avant la fin de l’année la courbe du chômage s’inverserait. En fait, il est pratiquement le seul à penser ainsi, même ses ministres, les plus engagés, ont fait preuve de prudence sur ce point, sans réussir à dissimuler leur scepticisme. On se souvient du discours présidentiel du mois d’août où une défaillance du système de SFR avait gravement induit le gouvernement en erreur. Et que peut faire le président qui lutte désespérément contre ce fléau social qu’est le chômage, sinon parler d’un avenir meilleur et dire qu’on voit le bout du tunnel : tous les gouvernements, de droite comme de gauche, ont recouru à ces formules incantatoires, à ces prophéties non vérifiées, car, comme disait Lénine, l’information est un combat..

Mais revenons à la réalité : si ce petit recul qui demande à être confirmé est là, il ne touche qu’un tout petit secteur de la masse des chômeurs et coute très cher car il s’agit presque exclusivement d’emplois aidés, d’avenir ou de génération. Les faillites d’entreprises n’ont jamais été aussi nombreuses, certes, elles ne sauraient être imputées au pouvoir actuel mais celui-ci avait imprudemment donné l’assurance qu’il saurait juguler le chômage et refaire démarrer la croissance.

Nous en sommes fort loin et c’est très regrettable. Mais encore une fois, l’actuel gouvernement n’est pas responsable de tout. Il ne peut pas faire face, c’est la seule chose qu’on puisse lui reproche. La recette des emplois subventionnés coûte très cher aux finaces publiques et ne crée pas d’emplois marchands pérennes que seuls des entreprises peuvent produire. Et le gouvernement ne peut pas agir autrement sans se déjuger quant à sa vocation socialiste.

Rn fait, il doit naviguer entre deux écueils également dangereux : laisser filer les déficits ou s’en prendre aux intérêts de sa base électorale. Devant un tel blocage, un journal comme  Le Figaro parle d’un gouvernement d’union nationale, comme chez notre puissant voisin. Mais la mentalité française axée sur l’affrontement bi partisan interdit pareille démarche. Et surtout l’UMP ne veut pas tendre une perche à un gouvernement dont elle dénonce l’incompétence. Alors que faire ? Nul ne le sait.

J’ignore s’il faut faire foi aux sondages mais à 15 ou 20 % d’opinions favorables, on se demande si le président peut poursuivre sa politique et si les institutions vont tenir le choc. On attend une impulsion nouvelle qui tarde à venir. Certains milieux informés disent qu’il ne se passera rien avant les élections, ce qui signifie qu’il faudra attendre au moins quatre mois.

Quatre mois de perdus……

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28/11/2013

La fête de hanoukka, hag ourim saméah

La fête de hanoukka, la fête des lumières

 

En effet, aujourd’hui pour dire bonne fête de hanoukka, on dit hag ourim saméah. Chacun connaît l’arrière-plan historique de cette célébration qui dure huit jours au cours desquels on ajoute à chaque nouvelle soirée un nouvelle bougie. Et à la fin de la cérémonie, on voit briller dans la pénombre les belles lueurs de hanoukka.

Il y eut vers 165 avent l’ère chrétienne un roi  Antiochus-Epiphane qui avait fait une tentative aussi stupide qu’incroyable : battre en brèche le monothéisme juif et helléniser de force le peuple d’Israël. Le temple fut profané mais on découvrit une petite fiole d’huile consacrée qui ne devait servir qu’une seule nuit et qui, par miracle, dura une huitaine de jours.

Ce miracle de hanoukka qui signifie en hébreu l’inauguration, celle du temple purifié et nettoyé, a donné lieu à cette fête, instituée par les rabbins, et qui dure huit jours.

Il est évident que l’association de l’huile, de la lumière et de la menorah du temple, le fameux chandelier ( qui a ici huit et non plus sept) est mise à profit pour redonner courage et espoir au cœur de l’hiver à un peuple qui souffre de la brièveté des jours et de l’ensoleillement. C’est une manière de rallonger le temps de lumière diurne à une saison où la nuit tombe tôt.

In n’est pas hardi de rapprocher cette fête de celle de Noël dont le contenu religieux est évidemment à des années lumière (sans jeu de mots).

Toute commémoration, toute célébration a nécessairement un fondement qui fait partie de la vie des gens. Hanoukka a aussi la particularité de donner l’occasion d’offrir des cadeaux aux enfants. Encore un rapprochement avec Noël ?

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27/11/2013

La France, gendarme de l'Afrique?

La France, gendarme de l’Afrique noire ?

C’est ce que nous sommes en train de vivre. La France envoie un millier d’hommes en Centrafrique où la situation est pré génocidaire, selon le ministre français des affaires étrangères. Mais que va chercher l’Hexagone dans un continent qui n’arrive pas à décoller après plus d’un demi siècle d’indépendance ? Quel besoin a ca pays d’aller se mêler d’affaires qui ne le concernent nullement ? Et aussi, mais à quoi donc sert l’ONU ?

Chacun se souvient de ce discours de Dakar prononcé par Nicolas Sarkozy et qui soulevé une tempête d’indignation. Pourtant, les grandes lignes de cette allocution étaient plus que fondées. Tous les maux qui affectent  le continent noir ne viennent pas du dehors mais sont bien installés au sein même de ces nations africaines qui sont morcelées en petits états concurrent, et à peine viables.

Il est inconcevable qu’un pays plus vaste que la France comme la Centrafrique n’ait plus d’état, plus de gouvernement, plus d’ordre public et soit ainsi livré aux exactions de bandes de voyous armées qui rançonnent et tourmentent des populations civiles sans défense. L’ONU, comme à son habitude, prend son temps alors que des milliers d’innocents se font tuer et que les ONG n’ont plus la capacité d’aller au secours des habitants qui manquent de tout..

Rendez vous compte : chaque fois que l’ONU missionne les Africains pour constituer une force de maintien de l’ordre ou d’interposition, ces soldats n’arrivent jamais. Et quand il s’agit de les faire venir sur les théâtres d’opérations, ils n’ont pas d’avions ni de camions qui roulent. Et sur place, leur équipement est nul : il faut les habiller de pied en c ape et les armer..

Mais alors à quoi cela sert il d’être devenus indépendants ?

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26/11/2013

L'inexpérience d'Obama en matière de politique étrangère

L’inexpérience d’Obama en matière de politique étrangère

La fronde contre la politique étrangère de Barack Obama prend des proportions inquiétantes. Le Congrès et le Sénat lui reprochent son inexpérience et l’esprit conciliant dont il fait preuve à l’égard de l’Iran des Mollahs. Trois points inquiètent les élus US :

a)     les Mollahs vont installer leur régime autoritaire et anti démocratique pour longtemps. Un tel régime tire sa force de son essence malfaisante et ne pourra jamais s’amender.

b)    L’Iran actuel bloque la paix au Proche Orient et menace la stabilité dans la région en armant le Hezbollah libanais qui bafoue la souveraineté du pays du Cèdre.

c)     L’Iran soutient Bachar qui soutient lui-même le terrorisme et est responsable, directement ou indirectement, de la mort de près de 120.000 personnes dont plusieurs milliers d’enfants.

On a pris connaissance du dernier discours d’Obama où il prend la défense de cet arrangement avec l’Iran, arrangement abusivement qualifié d’accord. Et surtout les Français et quelques autres se sont rendus compte que les Américains s’étaient moqués d’eux depuis le début, menant de sérieuses négociations avec les Iraniens en toute discrétion et ayant finalisé le fameux «accord» bien avant  la mise en scène de Genève… Il suffit de regarder la une du Monde d’hier pour s’en convaincre.

La seule idée qui git au fondement de cette politique étrangère américaine, typiquement démocrate, est la suivante : le désengagement. Sur tous les fronts. Même Israël a du souci à se faire. Les commentateurs ont ort de se focaliser sur le Premier Ministre Netanyahou, croyant déceler un fossé entre ce dirigeant politique et l’opinion publique israélienne. Une grand majorité d’Israël l’approuve dans son attitude sans concessions à l’égard de l’Iran. Un constat de bon sens s’impose : comment faire confiance à un pays qui, il y a tout juste une semaine ou deux, parlait de rayer Israël de la carte ? Comment oublier ce que les Iraniens ont fait depuis 33 ans ? Comment oublier les exécutions des généraux du Chah sans procès, les pendaisons publiques d’opposants, l’assaut mené contre l’ambassade US etc… ?

M. Obama allègue, pour sa défense, sa volonté de régler les problèmes par la diplomatie. M/ais alors pourquoi ne pas demander aux Iraniens de se replier sur leurs intérêts nationaux, de cesser d’agir en Syrie et au Liban et de s’abstenir de semer la discorde en Irak où chaque semaine voit la mort de violente de dizaine de civils ?

A moins que tout ne trompe, les élus US ne suivront pas Obama et voteront probablement de nouvelles sanctions contre l’Iran. On entend partout dans le monde les vives protestations d’exilés iraniens qui font preuve de tant de scepticisme..

Barack Obama est passé d’un poste de sénateur de l’Illinois à des responsabilités planétaires auxquelles il n’a pas été préparé..

C’est unquiétant pour l’Amérique, c’est inquiétant pour le monde.

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25/11/2013

L'Iran et le nucléaire, retour sur un accord

L’Iran et le nucléaire : retour sur un accord

Des pourparlers de Genève au sujet du nucléaire iranien, on peut tirer deux enseignements majeurs : comment les USA défendent avant tout leurs intérêts propres et comment ils traitent leurs alliés. Au fond, cet accord vaut ce qu’il vaut, il est comme tous les accords conclu avec des partenaires qui n’ont aucune fiabilité ni aune éthique, il durera ce qu’il durera mais ce n’est pas l’essentiel.

L’essentiel, c’est ce qu’il révèle des deux côtés, des deux contractants. Si les USA avaient accepté de prolonger les discussions, s’ils avaient mis la barre plus haut, le monde libre aurait obtenu beaucoup plus. Or, là, en dépit des dénégations de Barack Obama qui ne laissera sûrement pas le souvenir d’un grand dirigeant dans l’Histoire, l’Iran a sauvé l’essentiel ; il n’est pas contraint de démanteler ses usines, spécialement conçues pour le nucléaire militaire. Or si ce pays se défende d’avoir de telles intentions militaires, à quoi bon conserver ces usines en l’état ? Que faire de ces centrifugeuses puisqu’elles sont à l’arrêt et ne devront plus être utilisées à leur pleine capacité ? Il subsiste encore trop de zones d’ombre.

Mais revenons aux USA. Tous ceux qui nous lisent savent que je ne suis guère suspect du moindre américanisme, que je partage les valeurs de cette grande nation, mais je garde tout de même la capacité d’analyse et mon sens critique. Même John Kerry a compris à la fin, après coup, qu’il avait conclu un marché de dupes puisqu’il a jugé bon d’ajouter à la télévision que l’accord ne concédait pas aux Mollahs le droit d’enrichir de l’uranium. Or, c’est exactement ce que le Pr Rouhani a mis en avant, c’est-à-dire qu’il y a déjà des interprétations opposées alors que l’encre de l’accord n’est pas encore sèche.

Les Iraniens étaient au bout du rouleau, la population n’en peut plus de toutes ces sanctions et l’inflation est galopante (plus de 40%) alors que la monnaie nationale a perdu près de 75% de sa valeur. Pourquoi cette précipitation américaine ? Probablement en raison d’autres négociations secrètes menées au sultanat d’Oman ou ailleurs, sans se soucier des intérêts des autres.

Je ne nie pas que la direction iranienne actuelle veut sortir de l’impasse dans laquelle le précédent dirigeant l’avait enfermée. Mais ce qui est en jeu, c’est l’affermissement du régime mollah qui a tiré sur ses citoyens, a bourré les urnes lors de la réélection d’Ahmaninedjad et menace ses voisins dans une région qui est déjà un véritable de poudre. Il y a quelque temps Obama demandait le départ de Bachar et voici qu’aujourd’hui il pactise avec son soutien le plus solide. Israël, l’Egypte, la Jordanie, l’Arabie Saoudite et les Emirats arabes unis espéraient que la région connaîtrait enfin la paix, débarrassée de l’Iran et de ses suppôts, La Syrie de Bachar et le Hezbollah libanais. Et voici que l’inverse se produit. Que doit penser à ce jour l’opposition syrienne qui a courageusement affronté les avions et les chars d’un tyran ? En une phrase comment faire confiance à l’Amérique ?

Cela Netanyahou l’a compris avant tous les autres, comme tous ses prédécesseurs : il faut assurer soi même sa propre sécurité. Je n’ai pas une sympathie particulière pour ces régimes arabes rétrogrades et souvent fanatiques, mais tout de même sans eux nous n’aurions jamais eu de stabilité dans cette partie du monde. Enfin, cela ne servirait à rien de se lamenter.

Mais voyons un peu ce qui va se passer, ne prophétisons pas mais faisons un peu de prospective : que va t il se passer en Iran ? De fortes dissensions internes sont à prévoir, l’aile dure du régime se sentant écartée, dépossédée de son pouvoir, va réagir… Je rappelle qu’il y a quelques semaines on annonçait la mort violente, en plein Téhéran, du vice ministre de l’industrie. Lorsque les Iraniens voudront retrouver une place normale dans le concert des nations, ils devront donner encore plus de gages s’ils veulent vraiment la levée des sanctions qui sont, je le rappelle, des lois promulguées par les parlements nationaux. Et même Obama aura quelques difficultés dans un avenir proche ; il peut, certes, restituer par décret quelques milliards de dollars à l’Iran, sans passer par le Congrès mais le Sénat prépare déjà d’autres sanctions.

Soyons aussi réalistes, il faudra d’intenses négociations pour aboutir à la levée de toutes les sanctions. L’Iran n’est qu’au début d’un long chemin semé d’embûches et il n’est pas certain que des puissances étrangères laissent subsister cet accord qui n’en est pas un..

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24/11/2013

L'accord de Genève: un renversement des alliances des USA au Proche Orient

L’accord intermdédiaire de Genève sur le nucléaire iranien : un renversement des alliances des USA au Proche Orient

C’est assez triste à dire, mais les USA et surtout leur président démocrate vient de rompre une ligne diplomatique qui avait cours depuis plusieurs décennies : soutenir Israël et les régimes arabes modérés dans la région. Mais ce renversement, qui n’en est qu’à ses débuts, consacre le rôle de l’Iran au détriment de son grand rival, l’Arabie Saoudite, et lui assure une main mise dans la zone, notamment en Syrie, au Liban et même en Irak et en Afghanistan.

Pourquoi Barack Obama agit il ainsi ? C’est évidemment une analyse aussi froide qu’égoïste des intérêts américains qui l’a guidé dans cette direction qui se révélera être un leurre lorsque les Iraniens, ayant patiemment reconquis leur pouvoir économique, rejetteront les accords qu’ils  n’ont pas assurément aucunement l’intention de respecter.

Quels sont les intérêts géostratégiques des Américains dans cette affaire et pourquoi ont ils méconnu à ce point les intérêts vitaux d’Israël et de leurs autres alliés dans la région ? Depuis des semaines, ils négociaient secrètement avec les Iraniens pour sauvegarder au mieux leurs intérêts et introniser le pays des mollahs comme un leader régional. Or, une telle attitude ne peut que heurter leurs alliés traditionnels, à commencer par Israël et l(Arabie Saoudite dont l’existence et la sécurité sont une ardent obligation depuis des décennies.

Que s’est il donc passé pour que de telles alliances soient renversées ? Les USA veulent se désengager de la région. Ils ont fait une analyse froide et sans sentiments de la situation : l’Iran des Mollahs compte près de 78 millions d’habitants, c’est une vieille civilisation, c’est un pays qui a du gaz et du pétrole, et c’est un grand marché qui absorbera tous les produits des économies occidentales dont les USA sont l’avant-garde. Par ailleurs, l’affaiblissement de l’Amérique ne lui permet plus d’être présente aux quatre coins du monde, elle veut se concentrer sur l’Asie où la Chine, sa rivale de demain, fait des progrès sensibles. Or, c’est ce continent qui demain concentrera les plus grandes richesses et les plus grands marchés.

Certes, l’Iran n’a pas gagné même si ses dirigeants, si doués pour la propagande, vont présenter cet accord qui n’est qu’intérimaire et valable seulement six mois, comme un immense succès, la reconnaissance du droit de l’Iran à développer ses capacités nucléaires prétendument pacifiques, l’arrêt des sanctions, alors qu’en réalité, les facilités concédées et les sommes débloquées sont presque dérisoires.. En fait, c’est une goutte d’eau alors que l’économie iranienne est un immense champ de ruines et il faudra des décennies pour tout reconstruire. Il n’y a pas péril en la demeure.

Le plus grave, je le répète, c’est le signal envoyé, c’est l’amorce d’un renversement des alliances et les USA qui désormais donnent une chance à l’Iran et aux Mollahs pour réintégrer le giron des nations civilisées et démocratiques. C’est un pari risqué qui va coûter cher aux USA et ruiner leur crédibilité. On se souvient de la pantalonnade en Syrie, l’exigence du retrait de Bachar et aujourd’hui les installent comme puissance régionale un pays qui le soutient, arme le Hezbollah contre Israël, menace le Liban, fait de l’Irak un véritable protectorat et mine les fondements mêmes de l’Arabie Saoudite.

Il est évident que cette volte face américaine ne restera pas sans conséquences. Les émirats arabes et les Saoudiens, si riches et si influents, ne vont pas ester inertes et l’on comprend que l’inquiétude soit grande tant à Jérusalem qu’à Ryad. Il y a aussi un facteur religieux qui entre en jeu : l’arc chi’ite qui va de Téhéran à Bagdad est devenu un allié potentiel pour les USA qui voient en al quaida, la seule vraie menace pesant sur eux. C’est peut-être un mauvais calcul. Certes, al-quaida est un groupe terroriste très dangereux mais les Chi’ites le sont tout autant. Et l’Iran n’a pas, que je sache, renoncé au terrorisme ni au soutien apporté à Bachar. Or, commet prétendre apporter la paix et la sécurité dans la région lorsque vous négociez avec une puissance qui menace justement la quiétude dans cette même région ?

Saoudiens, Israéliens et tant d’autres doivent en ce moment même méditer amèrement que l’égoïsme des USA qui n’en sont pas à leur premier lâchage. Souvenez vous  de leur piteuse fuite de Saigon et de l’abandon du sud Vietnam aux Viêt-Cong. Regardez ce qui se passe en Afghanistan∞…

Au fond, il ne faut compter que sur soi-même. Israël a bien raison de ne jamais confier ses intérêts vitaux et sa défense à sa propre armée. Mais je reviens tout de même sur le discours faussement virulent de Khamenei devant des dizaines de milliers de Pasdarans disant qu’Israël a vocation à disparaître. Le vieil homme avait déjà son accord aux négociateurs et d’une certaine manière ils délivraient à ses affidés le message suivant : ne vous inquiétez pas, l’Histoire et la nature accompliront leur œuvre, même si nous, nous retirons provisoirement de la course. C’était une façon de préparer l’opinion à des changements. Mais l’intention demeure.

Dommage que Barack Obama ne comprend rien aux relations internationales. Vivement le retour de la raison à la Maison Blanche

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23/11/2013

Le nucléaire iranien: des nouvelles rassurantes de Genève?

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Le nucléaire iranien, des nouvelles rassurantes de Genève ?

 

 

 

Rien n’est moins sûr. Mais cela prouve que les Iraniens se débattent désespérément avec un Occident enfin éveillé qui leur a imposé des sanctions qui leur rendent la vie impossible, au point même de menacer la stabilité du régime en place.

 

 

 

C’est toujours la même question qui revient : si les Iraniens n’ont rien à cacher pourquoi toutes ces simagrées, ces simulacres et ce jeu à cache-cache avec l’ONU ? Tous les pays occidentaux ont compris que ce régime avait besoin de l’arme nucléaire pour assurer sa pérennité et maintenir sous sa coupe des dizaines de millions d’Iraniens qui aimeraient vivre à l’occidentale, s’amuser, prendre du plaisir et mener une existence en dehors de toute coercition de nature religieuse.

 

 

 

Certains Occidentaux, avec à leur tête les Américains, sont pressés de conclure et d’avoir avec l’Iran de meilleures relations car l’évacuation de l’Afghanistan se précise et même si les USA concluent avec le président Karzai un bon accord, leur but premier est de se désengager et de se redéployer sur le continent asiatique, nouveau centre du monde dans les prochaines décennies.

 

 

 

Israël n’est pas le seul concerné par cet abandon confiant à l’Iran. Par contre, il est le seul à décourager les Iraniens en raison de la vaillance de son armée et de ses capacités militaires, conventionnelles et non conventionnelles.. Les autres ne les ont pas, à commencer par l’Arabie Saoudite, royaume gouverné par des vieillards surannés et qui haïssent du fond du cœur les Iraniens, au point de soutenir ouverture les milices anti Assad. Or, ces émirats pétroliers ont fini par comprendre que les USA poursuivent, avant tout, leurs intérêts propres et qu’il faudra attendre le retour des Républicains à la Maison Blanche pour avoir une autre politique étrangère.

 

 

 

Que es Occidentaux, et surtout la France, se méfient, les Iraniens ne suivront pas à la lettre les engagements pris à Genève, ils argueront d’une autre interprétation des accords signés. En revanche, il semble que le dernier discours de Khamanei préparait l’aile dure du régime à des changements en assurant que l’objectif nétait que repoussé et pas du tout abandonné. En l’occurrence, la destruction d’Israël..

 

 

 

Le régime des Mollahs devrait faire preuve de plus de prudence. Et méditer la soudaineté du soulèvement syrien.. Nul n’est à l’abri de surprises…

 

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22/11/2013

John Fritzgerald Kennedy, un mythe vieux d'un demi siècle

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John Fritzgerald Kennedy, un mythe vieux d’un demi siecle

 

 

 

S’en prendre à des mythes, surtout lorsqu’il s’agit personnalité disparue tragiquement et ayant exercé à un si jeune âge de si hautes responsabilités n’est pas chose aisée et comporte toujours des risques d’indisposer nombre de lecteurs, heureux de se raccrocher, de se réchauffer, pour ainsi dire, à proximité d’un beau conte de fées, si rassurant, si réconfortant.

 

 

 

Que l’on ne se fasse pas de soucis, il n’est pas question d’assassiner cet homme une seconde fois, mais simplement d’éclairer quelque peu les masses, exploitées médiatiquement et auxquelles on a servi un très beau mythe avec un très beau emballage cadeau.

 

 

 

Je m’empresse de préciser que la nouvelle de cet assassinat m’a considérablement peine, alors que je revenais de l’école avec mes camarades. Je me souviens de la phrase d’un copain Christian D’armagnac qui faisait sans cesse allusion à mes origines juives en m’appelant Jacob et qui m’avait dit : ça y est, ils l’ont tué ! A ce moment là tout les présents crurent qu’il s’agissait de  … De Gaulle ! Il s’agissait de Kennedy.

 

 

 

Quels sont les ingrédients qui ont si efficacement contribué à créer ce mythe qui a la vie dure puisque tant de gens croient encore, si naÏvement, que Kennedy était un président, vertueux, ; ouvert, juste, amoureux de son épouse, très attaché à sa famille, un grand leader du monde libre, bref un type bien.

 

 

 

Certes, il n’était pas dépourvu de talents, et il était même plutôt en avance sur son temps, notamment en ce qui concerne le recours aux médias et l’instrumentalisation de la télévision. Mais son ambition effrénée avait anesthésié en lui le moindre sens des valeurs morales. Vous me direz qu’il avait de qui tenir, que toute sa vie il s’était préparé à cela : atteindre le sommet, et je trouve même que c’était bien, ce sont les moyens utilisés et surtout le piétinement des valeurs éthiques qui sont ici en cause.

 

 

 

Au fond, nul ne songerait à reprocher à Kennedy d’avoir conquis le pouvoir de cette façon, tous les politiques le font et ce, dans tous les pays du monde. Ce qui irrite le lecteur exigeant, c’est la manière dont on a travesti la vérité, on nous présente une famille unie, un petit garçon jouant sous le bureau des on présidentiel papa dans le bureau oval, une famille unie prenant ensemble ses repas, une épouse radieuse, etc… alors qu’elle était, dit-on, copieusement trompée ; voire parfois même sur place.

 

 

 

Chacun mène la vie qu’il veut, Kennedy était libre de se commettre avec les plus belles actrices du moment, mais dans ce cas il ne fallait pas confectionner un mythe si contraire à la réalité. Certes, tous les peuples, toutes les nations ont besoin d’un mythe fondateur pour singulariser leur existence e faire de leur essence une réalité , une entité politique en soi et à nulle autre pareille. Et en général, cela tient, bien que les historiens finissent toujours par mettre bon ordre dans ces affaires..

 

 

 

Kennedy a eu de grands mérites, il s’est révélé un important chef du monde libre, il a su tenir tête à l’URSS et la contraindre à retirer ses missiles de Cuba, mais pour le reste, c’est-à-dire l’homme en soi, il y aurait tant à redire. Mais soyons bien clairs : en aucun cas je ne considère que sa mort tragique était méritée, loin, loin de là. Cette disparition tragique a même renforcé le mythe, notamment quand on pense à la vie menée par a veuve après l’attentat de Dallas ..

 

 

 

Il y a de cela quelques années, je n’ai pas manqué d’être choqué en apprenant les relations de cette dame, devenue veuve, avec l’un de ses beaux frères. C’est inimaginable.

 

 

 

Mais comme nous parlons de personnes défuntes, il n’est pas question d’aller plus loin. En revanche, on peut dire que cette famille, les Kennedy au sens large, a les allures d’une famille maudite. Regardez cette cascade, cette avalanche de décès tragiques, on a l’impression qu’une justice immanente s’est chargée de faire payer –et de quelle manière- tous les péchés commis et soigneusement dissimulés durant tout ce temps.

 

 

 

Mais saurons nous un jour la vérité sur cet homme, JFK et sur sa fin tragique ? Une chose est sûre, rares sont ceux qui croient en cette abele qu’est la version officielle. Alors qui ? Je l’ignore.

 

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21/11/2013

Young Perez champion, du Dr André Nahum

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YOUNG PEREZ CHAMPION, PAR ANDRÉ NAHUM ; ÉDITION TÉLÉMAQUE.

 

 

 

J’aimerais que vous découvriez avec la réédition du livre passionnant du Dr André Nahum, mon éminent collègue sur une radio libre parisienne, livre consacré à la réactivation de la mémoire d’un boxeur juif, natif de Tunisie, qui connut une gloire aussi éphémère qu’éclatante. Il s’appelait Parez et habitait avec sa famille dans la hara (quartier juif) de Tunis où, avec son frère et ses copains, il avait coutume de faire les quatre cents coups. Pugiliste dès son très jeune âge, aguerri au combat grâce aux confrontations de sa bande avec celle de leurs concitoyens arabes, Perez était vraiment doué pour les rixes en tout genre.

 

 

 

Outre le destin semi tragique de cet enfant de la hara de Tunis, rentré en France d’où il sera déporté vers Auschwitz, c’est l’histoire du déracinement qui m’a le plus ému, un destin que ce jeune boxeur, champion du monde des boxe de poids mouche en 1931, a partagé avec des centaines de milliers de ses coreligionnaires, contraints d’abandonner, par la suite, leur Tunisie natale si chérie. J’avoue ne pas toujours comprendre comment ces gens peuvent vivre un tel attachement avec une terre, certes natale, mais devenue largement hostile et les ayant, pour finir, rejetés, au simple motif qu’ils sont juifs et partisans d’Israël.

 

 

 

Mais du temps de Young Perez champion, ce n’était pas encore le cas, même si l’entente n’a jamais été parfaite. Le Dr André Nahum raconte d’une plume alerte et néanmoins émue l’histoire fort attachante de ce jeune homme, promis à une brillante carrière mais dont les projets ont fait naufrage, après l’avoir placé sous les projecteurs de l’actualité. On sent derrière le héros un narrateur qui s’identifie  un peu à la vie qu’il relate, laquelle peut évoquer, par certaines ressemblances les aléas ayant traversé l’existence de Tunisiens expatriés. Je laisse les lecteurs découvrir la primeur de cette vie si mouvementée.

 

 

 

 L’auteur a voulu tirer son héros d’un oubli immérité, d’une sorte de désuétude qui devient le lot de tout héros qui n’a eu qu’un petit quart d’heure de gloire mais qui a eu une vie, avec des espoirs, de l’amour, des rêves et une brutale désillusion ; un retour non moins dur à la réalité.

 

 

 

Mais grâce au Dr André Nahum, son biographe, renaît à une nouvelle vie. C’est en tre tant d’autres choses, le mérite majeur de ce sympathique petit livre qui se lit si facilement.

 

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Les déclarations du Guide iranien sur Israël

 

              

 

Les déclarations du guide suprême iranien, Ali Khamenei

 

 

 

Israël est voué à la disparition, c’est ce que vient de déclarer le Guide suprême iranien Ali Khamenei devant plus de cinquante mille miliciens à Téhéran. Il a ajouté qu’aucune entité imposée par le force ne peut persévérer dans l’existence.. Avec de telles déclarations incendiaires, il a littéralement asphyxié les chances de succès de sa délégation à Genève, laquelle négocie justement la levée de certaines sanctions contre une réduction du programme nucléaire iranien.

 

 

 

Personne, à commencer par François Hollande et Benjamin Netanyahou, n’a cru en la sincérité d’un régime, déchiré par d’intenses contradictions internes et dont le but avoué est de desserrer l’étau qui étrangle l’économie iranienne, au point de ne plus lui laisser la moindre marge de manœuvre. Le régime des mollahs doit éviter deux écueils aussi redoutables l’un que l’autre= d’abor, il ne faut sembler capituler devant l’Occident car cela provoquerait la débandade des forces qui soutiennent le régime et qui pourraient, du coup, se retourner contre lui puisqu’elles ont amassé avantages et privilèges : enfin, il faut éviter un soulèvement des masses désargentées et désœuvrées iraniennes qui, en défilant par millions dans les rues, n’auraient aucun mal à provoquer la chute du régime…

 

 

 

Des voix se sont récemment élevées en Iran pour contester la ligne du président Rouhani et pour se garder de toute critique personnelle, ce fameux Guide suprême retire le tapis sous les pieds du nouveau leader espérant ainsi rassurer sa bse à peu de frais, tout en laissant son équipe de négociateurs parlementer avec des Occidentaux naïfs et crédules.. On peut s’étonner de cette ambigüité mais pour les Iraniens qui sont les descendants des Perses, il n’y a pas les principes de l’identité et de la contradiction, hérités d’Aristote et repris aussi dans les Evangiles : Que votre oui soit un oui, et votre non un non…

 

 

 

Pour les Ayatollahs, on peut dire oui et non en même, suivant nos intérêts et les opportunités du moment. Pour un esprit occidental bien né, on ne peut envoyer une délégation négocier à Genève et au même moment lui couper ‘herbe sous les pieds en révélant la vraie nature du régime qui, parallèlement aux pourparlers, spécule à long terme sur la disparition d’Israël.. Ou alors, ce qui accroît d’autant notre perplexité, le Guide serait plus fin qu’on ne le croire, il aurait donné des gages aux deux parties : ne vous faites pas de soucis, dit il aux Pasdarans, même si nous réduisons ou abandonnons nos projets de nucléaire militaire, à la longue, l’Etat juif s’effondrera, miné par ses propres contradictions… Et en même temps, après avoir dit cela, il laisse les négociateurs parlementer et conclure un accord qui n’apparaîtrait pas comme une reculade ou pire une capitulation.

 

 

 

Il ne faut pas oublier que le même président Rouhani, jadis chef de la délégation iranienne pour le nucléaire, s’était en ce temps là vanté d’avoir floué les Occidentaux…

 

 

 

Comment faire confiance à ces gens ?

 

 

 

Tant Benjamin Netanyahou que Fr Hollande et quelques autres ont raison d’adopter une attitude ferme face à ce pays qui se conduit comme un voyou sur la scène internationale. Certains de mes lecteurs m’ont récemment fait remarquer qu’Israël n’était pas le seul état de la région à se soucier de l’Iran, il y a aussi tous les émirats du  Golfe avec à leur tête l’Arabie Saoudite… De quels poids pèseraient ils face à un Iran nucléarisé et de surcroît chi’ite, donc en opposition aux Sunnites ? Selon d’autres sources, les liens entre la France et ces pays expliqueraient parfaitement l’attitude de fermeté de la France qui commence à être plus aimée et respectée dans la région en raison des atermoiements de Barack Obama dont la fin du mandat est attendue avec impatience au Proche Orient. En Israël, on a peu apprécié les déclarations de John Kerry, quant à sa tournée dans les capitales arabes du Proche Orient (Ryad) elle n’eut pas les effets escomptés.

 

 

 

En fait, sans le dire vraiment, les USA se désengagent du Proche Orient tout en gardant un œil sur lui. A long terme, la Chine les inquiète car ils savent qu’elle recherche la parité avec eux. Ce qui aurait pour conséquence de gêner les USA dans toutes leurs actions dans tout le continent asiatique. En outre, la découverte de nouvelles sources d’énergie aux Etats Unis même rend l’approvisionnement en Orient moins indispensable.

 

 

 

Mais que les Iraniens ne se réjouissent pas trop vite : l’Etat d’Israël a beaucoup plus de chance de survivre et de perdurer que le régime des Mollahs…

 

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