07/11/2013

Comment faire confiance à l'Iran?

Faut-il faire confiance à l’Iran des Mollahs ?

Tout le monde connaît cette image : quand on dîne avec le diable, on prévoit une longue cuillère ! En fait, l’Iran est étranglé par les sanctions qui ne lui laissent plus aucune marge et d’autre part, le Congrès des USA se prépare à voter une autre série de sanctions qui vont neutraliser le peu d’allant qui reste dans l’économie de ce pays. On voit le ministre des affaires étrangères d’Iran plaider  désespérément pour un accord alors que des années durant, son pays a fait marcher els Occidentaux refusant les inspections, multipliant les signaux et les messages contradictoires. Et surtout faire tourner à plein régime les centrifugeuses pour enrichir l’uranium.

Contrairement à leurs habitudes d’atermoiements et de reculades, les Occidentaux ont compris et multiplient les messages de prudence et de réserve. C’est encore ce que disait ce matin même le porte-parole de l’Union Européenne qui rappelait que si les Iraniens voulaient un accord, il devraient traiter enfin des questions de fond et cesser de louvoyer et de pratiquer la politique de l’esquive.

Les Occidentaux disposent enfin d’une arme fatale pour se débarrasser de ce régime qui ose menacer la paix mondiale et s’en prend sur les ondes et les voies de la presse à un pays avec lequel il n’a aucun conflit. En effet, on ne comprend toujours pas pourquoi l’Iran veut la destruction d’Israël et pourquoi il cherche à acquérir l’arme nucléaire. Les Arabes, sunnites pour la plupart redoutent ce turbulent et dangereux voisin et verraient d’un très bon œil l’élimination par la force ses velléités nucléaires. Imaginez ce que serait un Iran nucléarisé, ce qui ne manquera pas d’arriver, si on laissait faire : jamais l’Arabie saoudite, l’Egypte, les Emirats Arabes Unis et toutes les monarchies pétrolières de la région ne se sentiraient en sécurité. Pour la fixation du prix du baril de brut, pour le stationnement de troupes US dans cette région, tout ceci et bien d’autres choses deviendraient impossibles.

Enfin, il y a le peuple iranien qui souffre sous cette dictature des Mollahs : s’entendre avec eux sans qu’ils donnent des gages sérieux et vérifiables serait un crime moral contre des millions d’hommes et de femmes qui souhaitent vivre libres et heureux. On feint souvent de l’oublier, mais vivre heureux, c’est d’abord vivre libre. Certes, cette élection de M. Rouhani, montre que les Iraniens n’ont pas été, une nouvelle fois, victimes du bourrage des urnes, mais cela ne suffit pas. L’actuel président est probablement moins fou que le précédent qui tenait des discours à la limite de la démence, mais il reste un Mollah, acquis aux fondements d’une société fondée sur la coercition religieuse.

En conclusion, si l’on veut la normalisation avec l’Iran, il faut renforcer les sanctions, forcer ce pays à renoncer à ses capacités nucléaires et c’est seulement ensuite qu’il faudra l’intégrer à une vie normale. Et je ne parle même pas de son action en Syrie où ce sont ses troupes qui maintiennent la tête de Bachar hors de l’eau.

Au terme des tristement célèbres accords de Munich, on disait que l’on avait face à Hitler, évité la guerre et le déshonneur. La suite a montré que l’ monde libre, par lâcheté, a eu et la guerre et le déshonneur. De grâce ne refaisons pas la même erreur gravissime

 

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