31/10/2013

Anouar el Sadate, le retardataire qui avait rendez vous avec l'Histoire

Anouar El Sadate, le retardaire qui avait rendez vous avec l’Histoire

Quand on pose ce beau livre de Robert Solé, ancien journaliste au Monde, on se demande comment un homme à la peau si noire, aux origines si modestes, à l’intelligence prétendument limitée, a pu imprimer sa marque à l’histoire de son pays, faire la paix avec Israël (ce qui lui coutera la vie), braver le fanatisme des autres Etats arabes et renverser l’alliance de son pays avec l’URSS pour l’amarrer durablement aux USA, une politique que poursuivra son successeur le vice-président Hosni Moubarak.

Robert Solé relate cette vie dans un style élégant et clair, corrigeant souvent certains  traits hagiographiques de l’autobiographie officielle de son auteur. Né dans un petit village loin du Caire, dans une famille des plus modestes, le jeune Anouar suit ses parents qui s’installent dans la capitale. Un mariage qui ne durera pas mais lui donnera plusieurs filles est contracté avec une jeune femme qui ne supporte pas la comparaison avec le futur amour de toute sa vie, la célèbre Jihane dont les origines anglaises sont connues.

Au cours de la seconde guerre mondiale, cet homme devenu soldat et ensuite officier alors qu’il voulait ardemment monter sur les planches (Solé fait état de pièces de théâtres ou de romans écrits), flirte quelque peu avec les puissances de l’axe dans l’intention de chasser l’occupant britannique du sol égyptien. Au terme de péripéties qu’il serait trop long de résumer ici, il est jeté en prison, parvient à s’enfuir, finit par obtenir sa grâce et sa réintégration dans l’armée.

En ce temps là, le roi Farouk régnait sur l’Egypte et les jeunes officiers libres complotent pour le renverser. Sadate est mis dans la confidence mais le jour dit, il arrive en retard. Ce laisser aller, cette imprécision ne laissent pas Gamal Abd el Nasser indifférent qui, après le coup d’état militaire du 25 juillet 1952, cantonne son compagnon d’armes à des rôles subalternes. Sadate transitera par des postes de second plan avant de parvenir aux premières places : il lui faudra patienter 12 ans avant d’accéder à la vice-présidence de la République, poste largement honorifique du vivant de Nasser mais précieux emplacement à la mort de celui-ci. Sadate parviendra à la magistrature suprême alors que le clan des Nassériens était d’avis qu’il serait tout juste un bon président de transition.

Ce ne sera pas le cas ; patiemment mais systématiquement le nouveau raïs se débarrassera de ses concurrents et de ses ennemis. Solé relate qu’après avoir donné ses instructions au chef de la sûreté publique, il ajoute d’un ton égal : et voici la liste de ceux qu’il vous faut arrêter ; coffrez les  moi (lamm houm).

Sadate régna comme le pharaon d’Egypte de 1970, date de la mort de Nasser à 1981, le 6 octobre, date de son assassinat. Le fait le plus marquant fut la signature d’un traité de paix avec Israël et auparavant sa visite surprise à Jérusalem qui provoqua la stupeur du monde arabe, et même bien au-delà. Et puis ce furent les longues négociations de Camp David sous l’égide du président Carter . Au sujet de ces longues négociations, voici une anecdote assez incroyable : la délégation israélienne comprenait, entre autres, le ministre de la défense, Ezer Weizmann, qui trouvait Sadate éminemment sympathique. Un jour, alors qu’il faisait du vélo dans Camp David, Weizmann tombe sur Sadate qui se promène avec ses collaborateurs. Le ministre israélien de la défense descend de vélo et va embrasser Sadate qui en éprouve une grande fierté. Une fois que Ezer s’est éloigné, Sadate se tourne vers ses proches et leur dit ceci : Weizmann n’est pas un juif, il est mon frère…

Intéressant, non ?

Maurice Ruben in Tribune de Genève du 31 octobre 2013

Robert Solé, Sadate, Perrin. 2013

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Les otages français du Niger: les dessous d'une étonnante libération...

Les otages français et le Niger : les dessous d’une libération étonnante…

Nous n’avions encore jamais vécu une joie de si courte durée ! On se demande vraiment s’il n’existe pas une sorte de malédiction pesant sur l’action du gouvernement actuel. Les Arabes diraient qu’il n’a pas la baraka, ce qui signifie la bénédiction divine qui accompagnerait les actes de l’homme et leur assureraient un certain succès…

Et en effet, les anciens otages viennent tout juste de passer leur première nuit de liberté dans leur pays que déjà la rumeur enfle sur les conditions réelles d’une telle libération. Mais le pire, c’est probablement le refus des otages de parler, voire tout simplement de faire bonne figure devant le chef de l’Etat. On a même appris qu’ils auraient poliment décliné une invitation à déjeuner au palais de l’Elysée..

Pourquoi une telle déconvenue, pourquoi une telle crise, pourquoi une telle suspicion ? Nul ne connaît vraiment les dessous de l’affaire, mais il y a au moins un détail sur lequel on saura gré au chef de l’Etat : cette fois ci, il est venu tout seul et il a bien fait.. Restent les circonstances de cette libération dont le service après vente, en quelque sorte, n’a pas été bien préparé.

Reprenons certains points parmi les plus curieux et que le pouvoir aurait dû mieux expliquer : il est inconcevable que des geôliers, des trafiquants, des bandits sans foi ni loi, libèrent soudain des otages détenus chez eux depuis plus de trois ans sans obtenir la moindre contrepartie, un peu comme s’ils avaient été touchés par la Grâce ou influencés par une opération du Saint-Esprit… Avec ces gens là il n y a pas de miracle. Partant, une contre partie a bien existé et le tout est de savoir laquelle..

Chacun a pris connaissance de l’article du journal Le Monde, et il semble que tous les cercles du pouvoir, je veux dire les milieux du renseignement, n’ont pas été d’accord avec la décision de laisser l’entourage du président nigérien négocier et verser une contre partie aux ravisseurs. Ces mêmes milieux s’interrogent sérieusement sur le désintéressement des parties engagées dans la négociation. De plus en plus, l’équipe nigériane et notamment son homme fort, tombent dans le creuset de la critique. Sans rien pouvoir prouver ni chercher à mettre en cause l’honnêteté d’un honnête courtier (pour reprendre l’expression de Bismarck : ehrlicher Makler) la décision de payer fut prise sous la pression de quelques intermédiaires qui eurent sûrement une part dans les actifs de la négociation. Mais il faut reconnaître que tout gouvernement démocratique doit naviguer adroitement entre différents écueils .

Mais on ne comprend pas bien comment une puissance comme la France disposant de redoutables moyens militaires n’ait pas tenté un coup de force et tirer les otages de leur lieu de détention. On s’interroge aussi beaucoup sur la personnalité et les motivations de l’homme qui, dans l’entourage du chef de l’Etat nigérien a joué un rôle clef dans la libération des otages.. Evidemment, il y a l’arrière-plan économique avec Areva qui est un peu la France comme General Motors était jadis les USA… Or, les Nigériens voulaient aussi, et depuis un certain temps déjà, renégocier les contrats portant sur l’exploitation de l’uranium sur place..

Comme le gouvernement a choisi de s’en tenir à une explication plutôt courte, la presse se déchaîne et ce matin, tous les journaux, je dis bien tous les journaux français, s’interrogent… Au lieu de se réjouir du retour des détenus… Ce n’est pas juste, même si chacun est ici dans son rôle..

Moi aussi je me demande ce qui se passe ! Alors qu’en d’autres temps, toute la nation aurait salué unanimement cet événement, les gens, depuis hier, demandent des comptes..

Je ne crois pas aux maléfices ni aux malédictions qu’une implacable hiérarchie de forces démoniaques auraient ourdi ou fulminé contre le pouvoir actuel qui traverse une incroyable zone de turbulence. Je le répète : il y encore peu d’années, une telle libération aurait fait bondir d’une dizaine de points la côte de popularité du chef de l’Etat, quel qu’il fût… Mais aujourd’hui…

Vous savez, dans la prière juive du matin, il y a des bénédictions ou des béatitudes qui servent de préliminaire à l’oraison principale et statutaire, et on y trouve notamment une qui s’énonce ainsi : Béni sois tu Eternel, notre Dieu, maître de l’univers, toi qui désentraves les entravés. C’est-à-dire qui libère les prisonniers.

Dans un tel charivari, où plus personne ne fait confiance à ni ne croit personne, une simple prière s’impose.

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30/10/2013

Le retour des otages en France et la crise économique du pays

La libération des otages français retenus par AQMI

C’est incontestablement une bonne nouvelle, bonne pour les otages et leurs familles, bonne pour François Hollande et bonne pour la France. Mais cela ne suffira pas hélas à mettre fin à l’incertitude économique et politique qui menace gravement ce pays. Le journal Le Monde qui n’a certes plus la même autorité morale que jadis mais qui reste encore un peu une feuille de référence s’interroge dans sa une sur la capacité de François Hollande à gouverner.

Que l’on se rassure, la France est solidement ancrée dans le camp démocratique et nul ne s’avisera d’exiger je ne sais quel ajustement afin que la majorité sociologique coïncide avec la majorité présente à l’Assemblée Nationale ? Mais cette série de reculades n’augure rien de bon, ni pour le pour le gouvernement ni pour la France.

Les gens s’interrogent sur la capacité de François Hollande à gouverner et relèvent que l’on ne dirige pas un tel pays comme on dirige un parti politique, le PS en l’occurrence. Or, c’est qui se semble se dérouler sous nos yeux encore incrédules. Il y a ceux qui critiquent la composition du gouvernement actuel et en dénoncent l’impéritie et l’inexpérience. Et il y a ceux, enfin, qui jugent inacceptable la politique même de ce gouvernement. D’où une triple inadéquation entre le pays et le pouvoir actuel.

Mais ce qui caractérise selon certains la vraie paralysie de ce gouvernement, c’est l’incohérence au sein même de l’équipe gouvernementale : comment faire cohabiter dans le même groupe le ministre de l’intérieur et celui de la justice ? Commet accorder le ministre du redressement productif (quel nom !) avec celui des l’économie et des finances ? ON a la fâcheuse impression qu’il s’agit de la quadrature du cercle.

Comment faire ? Je ne sais. Mais une chose est certaine, cela ne peut pas durer indéfiniment. Un seul homme, seul dans tout le pays, croit à l’inversion de la courbe du chômage avant la fin de l’année. Un seul homme dans tout le pays croit que la défaite aux prochaines élections, européennes et municipales, n’affecterait pas sa gouvernance… C’est assez risqué, surtout quand voit la partie recette du budget de 2014.  Un grave problème risque de se poser avec une acuité dont les Bretons nous ont offert un avant-goût : le non consentement des Français à l’impôt…

Il faut redoubler d’attention : avez vous remarqué la couleur du bonnet des manifestants bretons ?

Le retour des otages est bienvenu et il faut féliciter chaleureusement tous ceux qui y ont pris part, mais quid de la situation socio-économique du pays ?

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28/10/2013

Qui est vraiment François Hollande?

Qui est vraiment François Hollande? Nous ne sommes variment pas les seuks à nous poser la question. Même la presse de gauche, et on ne parle pas ici de l'extrême gauche de Jean Luc Mélenchon, s'interroge avec une inquiétude non dissimulée. Les questions qui reviennent le plussouvent sont celles ci: le président de la République accorde assez d'importance à la visibilité de sa politique? Est il bien entouré? POurqui cette valse hésitation qui pousse à annuler des lois venant d'pêtre votées? Après tout, gouverner, c'est prévoir.

L'opposition dont le rôele est de talonner le pouvoir, n'a pas tardé à s'engouffrer dans la brèche: Hier ce fut Ce fut l'ancien ministre Xavier Bertrand qui s'interrogeait sir les capacité du chef de l'Etat à exercer ses fonctions, aujourd'hui dans Le Figaro c'esst alain Juppé qui enfonce le clou en déonçant l'imépritie et le manque de savoir faire du gouvernement. Quant au journal Le PArisien, il fait sa une en toute simplcité sur: ça ne va pas...

Les sttratèges proches du piuvoir, voire même qui le conseillent, présentent le plan suivant: 2013 et tout 2014 seront horribles au plan social et au niveau de la fiscalité. En 2015 environ, les mesures d'asutérité auront, espère t on, produit leurs effets salvifiues.. EN 2016, c'estl'embellei, à moins que tout ne trompe et l'année suivante, le président se fait réélir..

Est ce scénario est réaliste? En tout cas il s'appuie trop sur des hypothèses qui snt loiins d'être réalistes.

Il reste une autre possibilité sue je ne souhaite pas car elle impliquerait trop d'instabilité politique dans le pays: ce serait une dissolution soudaine de l'assemblée nationale afin que la majorité politique soit proche de la majorité sociologique, c'est à dire en termes plus clairs, que le réel mécontentement du pays puisse s'exprimer au gouvernement. Evidemment ce sont d'autres élus qui émergeraient. Et Monsieur Hollade vivrait une cihabitation...

Est ce qui va se passer? Seul l'avenir nous le dira..

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26/10/2013

Un scénario à la tunisienne?

Le scénario à la tunisienne: un exemple pour les autres pays arabes?

 

Il semble que la petite Tunisie soit en train de sortir graduellement de la crise qui la paralyse depuis le début de sa révolution. Et ce qui se dessine est assez surprenant puisque le partic qui s'était fait plébisciter lors des élections sera rejeté dans les poubelles de l'histoire. Ce ne sont pas des forces extérieures à la Tunisie qui en ont décidé ainsi mais les Tunisiens eux même qui renoueront ainsi avec leur vraie tradition de carthaginois: tolérence, solidarité avec tous les autres peuples et rejete de l'exclusivisme religieux.

Le parti qui s'était imposé est rejeté de toutes parts et il ne fait aucun doute qu'il ne sera ainsi par la suite.

Il est évident que les enseignements à tirer de cette expérience tunisienne sont nombreuses et historiquement importantes.
D'abord, ce pays prend ses vraies dimensions, petites, réduites et ne pouvant pas développer une politique agressive à l'égard de quoi que ce soit. L'économie repose sur les olives et le tourisme. L'artisanat vitn peu mais ne saurait concurrencer les grands sites marocains ou iraniens.

Il est dommage que ce petit pays nsoleillé et clame soit ombé entre les maisn des islamistes. Par delà les frontières de ce petit pays, on peut voir que l'islamisme ne marche pas. Tout au contraire.

Tout ce temps perdu, c'est bien dommage. Quant à la constitution, il faut se garder de tous les écueils qui mettraient la Tunsieie au ban des nations civilisées. Serons  nous entendus? L'avenir nous le dira.

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24/10/2013

La crise tunisienne

La crise tunisienne

Elle n'en finit pas de durer et durera probablement encore un peu car les islamistes n'abandonneront pas le pouvoir si facilement. Il faut analyser les choses calmement: ces islamistes, les mieux organisés après la chute de Ben Ali, ont séduit les électeurs qui leur ont apporté leurs suffrages. Mais voila ils ont confisqué la vie publique, n'ont pas fait revivre l'économie car les touristes se sont repliés sur des pays non arabes de la Méditerranée et en gros, ont déçu les attentes placéese n eux.

Ils sont aussi essayé de mettre de l'iédologie dans l'assiette vide des gens alors que ceux ci demandent du travail. La consluion est que en politique, l'islamisme, cela ne marche pas. C'est partout apreil, comme en Egypte où le président déchu est arrivé au pouvoir légalement mais à la suite d'un emabballement du corps électoral qui en avait assez de trente ans de régime autoritaire, même si le Pr Moubarak estloin de n'avoir fait que du mal à son pays.

Ce petit pays reuiné qu'est la Tunisie doit comprendre qu'il faut oublier les postures idéologiques et s'acharner à faire refleurir l'économie commeles Israéliens ont fait refleurir le désert.

La renaissance de ce pays est à ce prix. Malheureusement, tout le monde ne l'a pas encore bien compris

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23/10/2013

lES IMMIGR2S EN fRANCE

les immigrés en France

Cela devait arriver, cela a fini par arriver. Les partis français, notamment de droite, ne pouvaient pas rester inertes face aux progrès majeurs réalisés par le FN sur la question si disputée des immigrés en France. Cetes, les partis en question ne veulent pas identifier les gens dont ils veulent restreindre la venue ou le séjour en France. Mais tout indique dans quelle direction ils visent. Il s'agit de m'immigration non européenne, non chrétienne, dont l'assimilation, surtout en ces temps de crise, s'avère difficile, voire presqueimmobile.

Il devenait de plus en plus évident que l'afflux d'immigrés ne resterait pas sans réaction, surtout en cette période de crise, de perte d'emploi et de déclassement social. Certes, il serait faux et injuste de prétendre que les immigrés sont responsables de tous nos maux. Mais l'argumentaire du FN a fait mouche et les gens ne veulent plus d'immigrés ni de gens qui ne veulent plus s'assimiler et qui cherchent entre autres, à  dit on, islmaiser la France.

Des jours sombres s'annoncent. Les gouvernements, de droite comme de gauche,doicvent s'y faire. Il faut stopper l'immigration, les naturalisations et aplliquer les lois de la laïcité. Comment eput on aller contre le peuple? En d'autres temps, on aurait agi autrement. Et retarder les mesures, c'est simplement aggarver le mal.

Qui aurait pu prévoir que même l'UMP se porterait sur ce terrain? Il faut savoir que dans le département de Seine Saint Denis, le fameux 9-3, certains jugent la vie impossible avec de tels voisinages. Que faire pour changer cette situation? Comment faire pour que les gens n'aient plus cette réaction cutanée qui consiste à rejeter l'autre? Certes, certains immigrés comment des actes interdits, mais la France a toujours été une terre d'accueil, elle a reçu des Italiens, des Polnais, des Juifs, des Arméniens etc... Mais aujourd'hui ce type d'immigtaion a cessé et ce sont d'autres qui arrivent.

Laissez moi vousdonner un exemple que j'ai vécu moi-même récemment: Je sortais d'une boulangerie rue de Passy et un mendiant Rom m'a demandé une pièce que je lui ai aussitôt donnée. Derrière une dame jeune, bien mise, me dit sèchement: c'est cela, Monsieur, encouragez les et il y en aura dix derrière... Je suis resté interdité, comme clou sur place.

Comment faire? Et alors j'ai pensé à ce que dit Marine Le Pen des pompes aspirantes, des aides, des subventions et de ce qu'elle présente comme un gâchis: c'est la fameux slogan: La France aux Français, eh bien aujourd'hui plus d'un Français sur 5 pense ainsi..

Il fautréagir sainement et correctement.

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21/10/2013

un dieu tentateur ?

 

 

Un Dieu tentateur? A propos de la traduction du Paer Noster

Depuis la parution d’un petit article de Stéphanie Le Bars paru dans Le Monde du 17 octobre page 21, les gens, surtout les non spécialistes (en théologie et en hébreu biblique) se posent des questions. En effet, dans le Pater noster (Notre Père), prière centrale du crédo chrétien, les fidèles récitent une prière, une véritable supplique dans laquelle ils implorent Dieu ainsi :  Ne nous soumets pas à la tentation . Dans cette formulation précise, on pourrait penser que c’est Dieu en personne qui chercherait à induire sa propre créature en tentation, ce qui entraînerait, par voie de conséquence, un châtiment de cette âme pécheresse, qui, au fond, ne serait pas responsable de la commission d’une telle faute puisque cet acte condamnable, ce péché, aurait été ordonné par la volonté divine depuis les commencements de l’humanité. Les théologiens catholiques, suivis par les représentants des autres confessions chrétiennes, ont donc choisi une autre formulation, ne nous laisse pas entrer en tentation.

Il est vrai que le diable vit dans les détails, lui auquel il faudrait, en saine théologie et en bonne logique, imputer cette fonction fâcheuse consistant à pousser vers la faute, la tentation la nature pécheresse de l’homme. C’est d’ailleurs le rôle joué par Satan dans cet ouvrage si énigmatique qu’est le livre de Job où un homme subit les pires punitions sans avoir été reconnu coupable de quelque méfait que ce soit…

Pour les non spécialistes, les incroyants et les indifférents à la chose religieuse, c’est un débat un peu byzantin qui s’apparente à la recherche sur le sexe des anges. Pourtant, il n’en est rien car c’est sur  cette problématique que philosophie et théologie se rejoignent, soit pour s’invectiver mutuellement, soit pour faire un bout de chemin ensemble.

Commençons par le commencement. Ce point, la position à tenir sur le rôle joué par Dieu dans le péché de l’homme,  met en lumière l’indéniable lien de filiation entre le christianisme et sa matrice le judaïsme, entre l’église et la synagogue. Cette prière chrétienne, le Pater Noster, ressemble tellement au kaddish des juifs et Jésus lui-même a dû la prononcer un certain nombre de fois dans sa vie.Lorsque les sages se réunissaient en session d’académie pour étudier les saintes Ecritures, ils devaient conclure leur travail par cette même prière… Tous les apôtres parlaient l’araméen ou l’hébreu, deux langues sœurs qui dérivent d’un tronc sémitique commun. Le passage de ces deux langues sœurs qui rendent les mêmes concepts de la même manière sans rien perdre en cours de route ne s’est pas effectué sans perdition lorsqu’il s’est agi d’aller vers le grec et vers le latin pour aboutir à nos langues européennes actuelles.

Et c’est de ce là que s’originent les difficultés, notamment celle d’imputer improprement à Dieu lui-même l’incontournable nature pécheresse de l’homme.Mais si l’on veut être juste, il faut aussi reconnaître que l’ambiguïté au sujet d’un Dieu tentateur se trouve déjà dans la formule hébraïque passée dans les Evangiles… Comment était ce possible ? Les liturgistes ne sont pas nécessairement des philosophes ni des logiciens.

Si on veut traiter la question dans toute son ampleur, il faut élargir  le débat, et poser ce problème théologico-philosophique de la manière suivante : il y a Dieu, censé être le créateur de tout l’univers et de ce qu’il contient, mais quid du mal, du péché et surtout de l’homme ? Si l’homme est appelé à rendre compte de ses actes, encore faut il qu’il en soit responsable. Or, la responsabilité présuppose la liberté, le libre arbitre humain. Donc, il est incompréhensible que l’on ait pu, des siècles durant, réciter une telle formulation: Ne nous soumets pas à la tentation… comme si c’était  Dieu qui poussait l’homme à la faute, ce qui serait non sens théologique !

Un mot sur cette notion de tentation, ou de mise à l’épreuve, car la formulation est différente mais l’idée ou le résultat est le même : comment l’homme doit il s’y pendre pour ne pas pécher ? Comment doit il surmonter cette nature pécheresse qui le poursuit depuis que l’église catholique a suivi Saint Paul qui enracine au cour de sa doctrine l’idée du péché originel tel qu’il a pensé le découvrir dans un verset du Psaume LI que certaine Bibles n’hésitent pas à traduire de la manière suivante (en sollicitant un peu le texte hébraïque): pécheur ma mère m’a conçu…

La conscience religieuse, surtout contemporaine, ne saurait s’accommoder d’une telle théologie qui contredit ses convictions les plus intimes. Mais alors comment en sommes nous arrivés là ? C’est très simple, il s’agit d’un problème de traduction. En puisant dans mes souvenirs d’enfant, je me suis souvenu des prières préliminaires du matin où avant de réciter les textes statutaires, l’orant implore Dieu de faire en sorte ( c’est la seule expression française que j’ai pu trouver) à nous habituer à ta Tora, à nous faire adhérer à tes préceptes et  ne nous conduis pas à la mise à l’épreuve (we al tevi énou lidé het, welo lidé nissayon)  Voici l’expression idiomatique hébraïque qui est responsable de ce  contresens théologique qui a heurté la conscience des croyants ; le havi lidé, mot à mot : ne nous mets pas, ne nous conduis pas entre les mains du péché… Mieux peut-être : ne nous mets pas en situation de..

Théologiquement, ce point de vue est éminemment discutable car lorsque Dieu créa l’homme il lui adressa des recommandations, partant l’être humain était donc doté d’un intellect et d’un libre arbitre, sinon on ne lui donnerait pas d’ordre ni de préceptes à respecter ; sinon l’homme serait soit un animal soit un robot programmé par avance…Nous n’en sommes pas là.

Alors en attendant que l’église catholique rectifie la formule, comment croire en Dieu et en quel Dieu ? En un Dieu résurrecteur des ùorts, peut-être, rédempteur sûrement.

Maurice-Ruben HAYOUN

 

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17/10/2013

La France et le cas Léonarda

La France et le cas Léonarda

La France dans son ensemble, ou une certaine presse, est en train d’exhiber à la face de toute l’Europe, une de ses inconséquences les plus criantes : un électeur sur cinq au moins, nous dit-on, souhaite que l’immigration cesse, qu’il y ait moins d’étrangers en situation irrégulière en France et voici qu’une expulsion comme il en survient des centaines par semaine met la jeunesse et toute la gauche, ou presque, en émoi.

Que se passe-t-il ? La population découvrirait elle soudain de quoi chaque matin que nous vivons est fait ? Ignore t elle que chaque jour, environ cent ou cent vingt personnes sont reconduites à la frontière, et que cela dure sans discontinuer depuis des années et des années ? Il est temps que tout en éprouvant des sentiments de commisération et de solidarité humaine, nous mettons un frein à l’émotivité pour analyser froidement ce qui se passe.

Moi aussi je suis ému de voir qu’une jeune fille a dû partir, quitter notre pays dont elle sait la langue et aime la socio-culture pour rejoindre son pays natal que ses parents avaient quitté pour vivre sous des cieux plus cléments. Donc, premier élément, il s’agit d’une adolescente. Deuxièmement, l’intervention des forces de l’ordre s’est passée dans un cadre parascolaire, ce dont se servent certains collectifs pour dénoncer ce qu’ils présentent comme une violation de l’univers de l’école et de l’enfance.

Or, ce qu’on oublie de dire, c’est qu’il y a des lois et que la situation actuelle crée un contexte bien particulier. Si l’on se met à remplacer la loi par des réactions émotionnelles chaque fois qu’une certaine presse lance une campagne pour paralyser le gouvernement, où allons nous ? Déjà d’autres lycées se mobilisent pour exiger le retour dans l’Hexagone d’un jeune Arménien expulsé… Mais où allons nous ? Si c’est le cœur et l’émotion qui dictent à la loi ce qu’elle doit être, alors installons les lycéens à l’Assemblée Nationale…

En f ait, je ne suis pas insensible à ce qui se passe ; ce n’est pas un cas d’école, c’est un cas qui a un nom, un regard, une voix et toutes ces caractéristiques nous interpellent. Et si on en parle tant, c’est parce que la presse, en gésine de nouvelles sensationnelles, s’en est emparée. Sinon, cele serait passé inaperçu.

Je m’étonne que l’on ne parle pas tant de bons Français, expulsés de chez eux car ils sont dans l’incapacité de payer leurs loyers ou de rembourser leurs dettes. J’ai entendu des huissiers de justice dire qu’ils cessaient leur activité car ils ne supportaient plus de saisir des objets et des meubles dans des chambres d’enfants dont les parents venaient d’être expulsés… Ces faits se reproduisent dans notre pays tous les jours… Il suffit de regarder autour de soi et de voir le nombre de SDF dormant dans l’embrasure extérieure des magasins des beaux quartiers. Et tous ces gens qui font la quête devant les boulangeries et les bureaux de poste.

Devons nous annuler les dettes, accorder à chacun un abandon de créances, mais alors l’Etat devrait donner l’exemple en suspendant les poursuites et les saisies de ceux qui n’ont pas pu s’acquitter à temps du dernier tiers de l’impôt sur le revenu…

Il faut savoir raison garder, contrôler son émotivité ( on n’est pas dans la reality show) tout en cherchant à combattre les  injustices et à alléger les souffrances d’autrui. C’est cela l’humanité civilisée, la solidarité avec ceux qui souffrent. Que ferait on s’il y a dix mille Africains, Syriens, ou Libyens qui venaient frapper à nos portes ? Mais repensez à Lampedusa…

Un mot sur la relation entre la loi, froide et nue, et les valeurs qui tissent des liens invisibles mais forts entre les êtres.

Une ancienne pomme de discorde entre le judaïsme rabbinique et l’église primitive, jadis encore intégralement juive, opposait la loi à la grâce, d’après le terme hébraïque de HESED, rendu par le terme latin gratia… Ex mera gratia, en français par pure grâce. Cela a toujours été ainsi- il y a une tension polaire entre la grâce dispensatrice de bienfaits et la rigueur implacable du jugement. Et dans le cas qui nous occupe, il s’agit, par dessus le marché, d’une enfant. Ce qui ne nous laisse pas de marbre. Mais un pays, une politique ne se conduit pas par des coups de cœur. Je le rappelle : faut-il admettre tout le monde ? Faut-il soigner tout le monde ? Faut il faire grâce à tous le monde ? Alors commençons par les détenus qui sont logés dans des conditions inhuamines qui ont provoqué la condamnation de notre pays par les instances internationales.

Il y a dans la littérature talmudique une anecdote qui résume bien le débat qui nous occupe : un viticulteur embauche des ouvriers qui mettent son vin dans des futs. Lors du transport du champ à l’entrepôt, des ouvriers brisent plusieurs futs. Et le propriétaire refuse de leur verser leurs gages. Ils vont se plaindre devant les juges qui exigent qu’ils soient payés malgré les dégâts qu’ils ont causés. Le propriétaire s’insurge et rappelle au juge la loi qui prévoit exactement le contraire. Le juge répond : nous ne jugeons pas les hommes d’après une loi d’airain, gravée dans le marbre, mais la grâce, le HESED, que Dieu nous commande d’appliquer lorsque nous jugeons. Ces hommes ne vivent que de leur salaire, si vous ne les payez pas, leurs familles pourraient mourir de faim… Je doute, cependant, que cette décision ait pu faire jurisprudence…

L’anecdote est émouvante, elle nous tire des larmes, mais est-elle transposable dans la situation actuelle ?

Au fond chacun est dans son rôle : la jeune fille qui veut revenir en France, les jeunes qui n’écoutent que leur cœur (c’est bien et c’est de leur âge), les associations qui défendent les demandeurs d’asile et Manuel Valls qui fait exécuter les décisions de justice. Mais il y a l’ordre public : si vous cédez sur un point, vous perdez toute crédibilité et ceux qui s’enthousiasment pour ce cas précis aujourd’hui vous reprocheront demain d’avoir cédé : quand on a des convictions, on se mobilise pour le défendre.

A commencer par l’Etat qui a les rênes en main. Alors qu’il les tienne fermement.

On n’entre pas dans la vie le cœur chancelant. Dura lex, sed lex.

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16/10/2013

Faut-il faire confiance aux Iraniens?

Faut-il faire confiance aux Iraniens ?

La question est claire, la réponse devrait être aussi nette : NON.

De multiples indices montrent que les Iraniens n’ont qu’un objectif en tête : annuler les sanctions de l’ONU qui asphyxient leur économie, ruinent le niveau de vie de leurs concitoyens et menacent à terme la survie du régime des Mollahs. Ce n’est pas le régime qui a changé, c’est simplement la stratégie qui a évolué. Comme els Occidentaux ont enfin compris que les Iraniens les promenaient depuis plus de dix ans, ils ont renforcé les sanctions et les Iraniens se sont trouvés pris au piège. Il y eut aussi les menaces d’intervention militaire qui, si elles se réalisaient, susciteraient des troubles au sein de l’Iran et mettraient à bas le régime. Tout ceci a conduit le régime à se choisir un autre président qui serait aux antipodes du précédent qui tenait des discours enflammés et bravait fièrement les interdits alors que le pays était déjà au bord du gouffre On ne peut pas continuer à fanfaronner alors qu’il y a péril en la demeure. C’est là tout le pari de la politique iranienne.

Mais aujourd’hui, les masques sont tombés et plus personne ne fait confiance à ce pays qui viole la légalité internationale et menace de destruction un autre pays, situé à 4000 Km de ses frontières. L’Iran des Mollahs soutient un régime sanguinaire en Syrie et un mouvement terroriste au Liban. Enfin, si ce pays n’avait rien à cacher, pourquoi donc n’accepte-t-il pas des inspections surprises dans tous ses sites ? Si vous n’avez rien à vous reprocher, alors que craignez vous ? A cela les Iraniens donnent une réponse d’Orientaux : notre fierté nationale, notre indépendance, notre souveraineté, bref des réponses vides de sens. Et voici qu’hier à Genève ils font une proposition qu’ils tiennent secrète, comme s’il s’agissait d’un jeu de petits enfants dans la cour de récréation…

Le régime des Mollahs a peut être la chance de réintégrer le concert des nations et d’occuper une place honorable, s’il la mérite. Mais il est clair qu’avec la politique menée par la république islamique depuis sa création, cela ne sera pas facile. Il suffit de voir comment l’Iran a réagi aux troubles qui avaient éclaté en Egypte et leurs appels à les rejoindre. On connaît la réaction de l’armée égyptienne à ces appels à la révolution islamique.

Il y a aussi la guerre de l’ombre, les cyber attaques qui continuent, même si l’on en parle moins. Ce serait tellement mieux de tout mettre sur la table et de vivre pacifiquement. Pour le moment on en est loin. Et il y a l’opposition intérieure iranienne qui se sentirait lâchée par des Occidentaux pressés de négocier. Ce serait ruiner le peu de confiance que les peuples opprimés placent en l’Occident. Souvenez de l’Irak lors de la première guerre du Golfe, et plus proche de nous, de la Syrie…

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