30/10/2013

Le retour des otages en France et la crise économique du pays

La libération des otages français retenus par AQMI

C’est incontestablement une bonne nouvelle, bonne pour les otages et leurs familles, bonne pour François Hollande et bonne pour la France. Mais cela ne suffira pas hélas à mettre fin à l’incertitude économique et politique qui menace gravement ce pays. Le journal Le Monde qui n’a certes plus la même autorité morale que jadis mais qui reste encore un peu une feuille de référence s’interroge dans sa une sur la capacité de François Hollande à gouverner.

Que l’on se rassure, la France est solidement ancrée dans le camp démocratique et nul ne s’avisera d’exiger je ne sais quel ajustement afin que la majorité sociologique coïncide avec la majorité présente à l’Assemblée Nationale ? Mais cette série de reculades n’augure rien de bon, ni pour le pour le gouvernement ni pour la France.

Les gens s’interrogent sur la capacité de François Hollande à gouverner et relèvent que l’on ne dirige pas un tel pays comme on dirige un parti politique, le PS en l’occurrence. Or, c’est qui se semble se dérouler sous nos yeux encore incrédules. Il y a ceux qui critiquent la composition du gouvernement actuel et en dénoncent l’impéritie et l’inexpérience. Et il y a ceux, enfin, qui jugent inacceptable la politique même de ce gouvernement. D’où une triple inadéquation entre le pays et le pouvoir actuel.

Mais ce qui caractérise selon certains la vraie paralysie de ce gouvernement, c’est l’incohérence au sein même de l’équipe gouvernementale : comment faire cohabiter dans le même groupe le ministre de l’intérieur et celui de la justice ? Commet accorder le ministre du redressement productif (quel nom !) avec celui des l’économie et des finances ? ON a la fâcheuse impression qu’il s’agit de la quadrature du cercle.

Comment faire ? Je ne sais. Mais une chose est certaine, cela ne peut pas durer indéfiniment. Un seul homme, seul dans tout le pays, croit à l’inversion de la courbe du chômage avant la fin de l’année. Un seul homme dans tout le pays croit que la défaite aux prochaines élections, européennes et municipales, n’affecterait pas sa gouvernance… C’est assez risqué, surtout quand voit la partie recette du budget de 2014.  Un grave problème risque de se poser avec une acuité dont les Bretons nous ont offert un avant-goût : le non consentement des Français à l’impôt…

Il faut redoubler d’attention : avez vous remarqué la couleur du bonnet des manifestants bretons ?

Le retour des otages est bienvenu et il faut féliciter chaleureusement tous ceux qui y ont pris part, mais quid de la situation socio-économique du pays ?

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