30/09/2013

Travailler le dimanche

 

Travailler le dimanche..

 

La France est la seule nation en Europe et dans le monde civilisé à détenir ce triste record des débats d’un autre âge et d’un autre temps. Tout bouge autour d’elle, tout change, mais elle, et elle seule, se cramponne à de vieilles habitudes qui ne signifient plus rien. A l’époque d’Amazone, des achats sur internet, de vie cybernétique, des tribunaux français, saisis par des syndicats rétrogrades, condamnent des grands magasins à de lourdes amendes et voici que ces mêmes grandes surfaces défient la loi (une loi inepte) et ouvrent malgré tout le dimanche. Et ce triste spectacle aurait pu être évité si l’exécutif avait pris les devants, adaptant la législation à la vie d’aujourd’hui. Enfin, le Premier Ministre français réunit les ministres concernés pour trouver une solution.

 

 

 

Quel danger renferme cette ouverture des magasins le dimanche ? La dislocation du lien familial, notamment les mamans qui ne seraient plus disponibles pour leurs familles et notamment pour leurs enfants. Mais si l’on précise bien que son travail repose sur le volontariat, on devrait éviter les conflits. Toutefois, les syndicats, arcboutés sur leurs certitudes archaïques et ne représentant plus qu’eux-mêmes, se sont permis d’assigner ces grands magasins, au motif que cette pratique, si elle venait à se généraliser, entraînerait des conséquences incalculables. Le souci est louable mais la mentalité est d’un autre âge : les ventes sur internet échappent à tout contrôle.

 

 

 

Est ce que quelqu’un vient vous contrôler si, chez vous, vous travaillez vingt quatre heures sur vingt quatre ?

 

 

 

Par ailleurs, que vient faire la justice dans ce contexte ? C’est une affaire qui se règle entre parties contractantes. Cela montre une nouvelle fois que la France ne vit pas encore pleinement avec son temps.

 

 

 

La protection des salariés, oui, la paralysie de l’économie par des lois d’un autre âge, non.

 

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29/09/2013

White House down, un film à peine divertissant..

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Un film américain à peine divertissant White Hous down

 

 

 

Hier soir , à Deauville,  nous sommes allés voir un film au Morny, White House down. On nous avait du bien mais nous avons été plutôt déçus. Certes, les effets spéciaux sont spectaculaires, l’intrigue assez endiablée mais le résultat est tout juste moyen.-

 

L’Amérique est admirable mais elle a ses propres problèmes, son propre humour et ses propres problèmes.

 

On trouve dans ce film, et de manière omniprésente, ce moralisme US simplificateur : l’Amérique est une Terre promise, élue de Dieu, sa population est droit, bonne, craignant Dieu. Et il y a malheureusement des ennemis, incarnation du mal, qui la menacent de l’intérieur comme de l’extérieur. Alors de bons citoyeens, si possible aidés de leurs tout jeunes enfants, se lancent courageusement dans une croisade contre les forces du mal. C’est dur, on croit la partie perdue mais le bien reprend le dessus. C’est assez manichéen. Mais ce qui frappe dans l’évolution de la mentalité US, c’est que les terroristes ne viennent pas seulement du dehors, ils ont aussi à l’intérieur. Il faut donc les traquer, les démasquer et les mettre hors d’état de nuire.

 

Telle est la trame de ce film que tous les rebondissements qu’il contient ne réussissent pas en faire un bon film. Et c’est bien dommage…

 

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28/09/2013

La résolution du Conseil de sécurité sur la Syrie

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La résolution du Conseil de sécurité sur la Syrie et ses armes chimiques

 

 

 

Quelle fin, quel échec ! Mais il faudra bien qu’un jour, les historiens retracent avec une grande précision la chronologie qui a mené à cette fin, à cette résolution, votée à l’unanimité mais qui ressemble à un couteau sans lame, à un simple pommeau qui ne fera jamais reculer Assad. A quel moment la Russie a-t-elle pris l’ascendant sur les USA au point que certains subodorent des complicités dans ce montage, les diplomates US donnant aux Russes l’occasion de les supplanter et de les ridiculiser… avec leur accord ! Mais comment donc les Américains qui, à les en croire, étaient à deux doigts de frapper en Syrie, ont-ils rengainé leurs menaces, alors qu’ils auraient pu porter un coup décisif au régime sanguinaire de la Syrie ? Il n’est pas exclu qu’à la dernière minute ils aient reculé devant les réactions imprévisibles du chaudron syrien.. Le reste serait un machiavélique montage où Russes et Américains se seraient répartis les rôles.

 

 

 

Mais une inconnue demeure : comment la Russie qui n’est plus une grande puissance, comparée aux USA, a t elle pu s’imposer à ce point ? Et surtout comment les USA ont ils consenti à un tel marchandage qui les rabaisse ? La seule réponse qui vient à l’esprit est la suivante : les USA cherchent à se désengager de l’extérieur et notamment du Proche Orient, jugé absolument insoluble.

 

 

 

Regardons bien le contenu de la résolution, elle donne carte blanche à Bachar qui ne craint plus rien et qui peut dormir tranquillement à Damas, aucun missile ne l’atteindra, il pourra mener sa guerre calmement et son représentant à l’ONU s’est même permis de se moquer de l’amateurisme diplomatique de la France !! Si Bachar ne détruit pas son arsenal chimique, il faudra encore des mois de négociations avant de tenter de faire passer une résolution vraiment forte, c’est-à-dire avec une mention du chapitre VII…

 

 

 

Poussant l’action éhontée jusqu’au bout, les puissances en question prévoient de faire une conférence à Genève au mois de novembre. Mais jamais les insurgés n’y viendront. Alors pourquoi se donner les apparences de l’action ?

 

 

 

Si les USA n’ont pas la volonté d’agir alors qu’ils en ont les moyens, la France, elle, n’a pas, hélas, les moyens de sa politique. Les USA l’ont tenu éloignée des négociations. Au fond, c’est du chacun pour soi. Et le président Hollande a bien fait de parler avec son homologue iranien puisque le Pr Obama en a fait autant, quoique par téléphone.

 

 

 

Les Iraniens avancent selon un plan bien précis : on noie les Occidentaux sous un flot de dialectique, on les prend à l’usure jusqu’à ce qu’ils lèvent les sanctions économiques, et après cela on développe le programme nucléaire. Et cela dure depuis au moins dix ans.

 

 

 

C’est désespérant ! C’est Vladimir Poutine qui a raison : l’Europe, dit-il, l’Occident ne croit plus en lui-même, ni en son identité ni même en ses valeurs.

 

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La résolution du Conseil de sécurité sur la Syrie

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La résolution du Conseil de sécurité sur la Syrie et ses armes chimiques

 

 

 

Quelle fin, quel échec ! Mais il faudra bien qu’un jour, les historiens retracent avec une grande précision la chronologie qui a mené à cette fin, à cette résolution, votée à l’unanimité mais qui ressemble à un couteau sans lame, à un simple pommeau qui ne fera jamais reculer Assad. A quel moment la Russie a-t-elle pris l’ascendant sur les USA au point que certains subodorent des complicités dans ce montage, les diplomates US donnant aux Russes l’occasion de les supplanter et de les ridiculiser… avec leur accord ! Mais comment donc les Américains qui, à les en croire, étaient à deux doigts de frapper en Syrie, ont-ils rengainé leurs menaces, alors qu’ils auraient pu porter un coup décisif au régime sanguinaire de la Syrie ? Il n’est pas exclu qu’à la dernière minute ils aient reculé devant les réactions imprévisibles du chaudron syrien.. Le reste serait un machiavélique montage où Russes et Américains se seraient répartis les rôles.

 

 

 

Mais une inconnue demeure : comment la Russie qui n’est plus une grande puissance, comparée aux USA, a t elle pu s’imposer à ce point ? Et surtout comment les USA ont ils consenti à un tel marchandage qui les rabaisse ? La seule réponse qui vient à l’esprit est la suivante : les USA cherchent à se désengager de l’extérieur et notamment du Proche Orient, jugé absolument insoluble.

 

 

 

Regardons bien le contenu de la résolution, elle donne carte blanche à Bachar qui ne craint plus rien et qui peut dormir tranquillement à Damas, aucun missile ne l’atteindra, il pourra mener sa guerre calmement et son représentant à l’ONU s’est même permis de se moquer de l’amateurisme diplomatique de la France !! Si Bachar ne détruit pas son arsenal chimique, il faudra encore des mois de négociations avant de tenter de faire passer une résolution vraiment forte, c’est-à-dire avec une mention du chapitre VII…

 

 

 

Poussant l’action éhontée jusqu’au bout, les puissances en question prévoient de faire une conférence à Genève au mois de novembre. Mais jamais les insurgés n’y viendront. Alors pourquoi se donner les apparences de l’action ?

 

 

 

Si les USA n’ont pas la volonté d’agir alors qu’ils en ont les moyens, la France, elle, n’a pas, hélas, les moyens de sa politique. Les USA l’ont tenu éloignée des négociations. Au fond, c’est du chacun pour soi. Et le président Hollande a bien fait de parler avec son homologue iranien puisque le Pr Obama en a fait autant, quoique par téléphone.

 

 

 

Les Iraniens avancent selon un plan bien précis : on noie les Occidentaux sous un flot de dialectique, on les prend à l’usure jusqu’à ce qu’ils lèvent les sanctions économiques, et après cela on développe le programme nucléaire. Et cela dure depuis au moins dix ans.

 

 

 

C’est désespérant ! C’est Vladimir Poutine qui a raison : l’Europe, dit-il, l’Occident ne croit plus en lui-même, ni en son identité ni même en ses valeurs.

 

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27/09/2013

De l'Iran à la Syrie

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De la Syrie à l’Iran

 

Peu de journalistes ont relevé la coïncidence mais elle s’impose pourtant à tous les observateurs attentifs : ce sont ces deux pays, l’Iran et la Syrie qui posent problème à la communauté internationale. Et justement, ils font cause commune à la fois contre leurs peuples respectifs qui réclament de la liberté mais aussi tous deux défient la législation internationale. Est ce un hasard ? Certainement pas.

 

 

 

On nous dit ce matin que Russes et Américains ont fini par s’entendre sur une résolution forte devant le Conseil de sécurité, mais est ce vraisemblable ? La Russie de M. Poutine rendra un jour des comptes sur sa participation dans ce crime à l’arme chimique : et M. Poutine devra un jour s’expliquer sur ses affirmations selon lesquelles ce sont les rebelles qui auraient gazé leur propre camp pour provoquer une réaction des Occidentaux. Avec tout le respect dû à la fonction de cet homme, voici un raisonnement digne d’un ancien des services secrets…

 

 

 

Cette affaire livre aussi un autre enseignement : l’Europe reste absente dans ce marché international, et la France, désireuse de jouer un rôle même modeste, est rejetée sur les marges. Laurent Fabius fait vraiment pâle figure dans ces négociations. François Hollande a pensé redorer le blason de l’Hexagone en s’entretenant avec le président iranien et Laurent Fabius avec le premier ministre de ce dernier. Mais ce sont les USA qui dicteront la marche à suivre.

 

 

 

Que va faire l’Iran ? Rien, mais il fera tout pour desserrer le nœud coulant des sanctions qui asphyxient l’économie du pays et compromettent, à terme, la stabilité politique intérieure. Avec une perte de près de 80% de la valeur de la monnaie nationale, plus rien ne fonctionne normalement. Certes, fidèles à leurs habitudes, les mollahs iraniens déploient une dialectique qu’ils croient à toute épreuve mais cette fois ci, cela ne prendra pas. Il faut des gestes concrets et vérifiables.

 

 

 

Et le gouvernement iranien actuel le sait bien. Pour que les choses rentrent dans l’odre, il faut être transparent sur le plan nucléaire, cesser le soutien à la Syrie de Bachar et changer de politique à l’égard d’Israël. Mais voilà, c’est dans l’ADN de ce régime de se conduire aux antipodes d’une telle politique. Changer de politique, c’est changer de régime. Or, les Mollahs ne sont pas fous. Ils ne vont pas provoquer leur propre chute.

 

 

 

On se souvient de tous ces Iraniens démocrates contraints de fuir leur pays et qui regardent d’un œil très inquiet les atermoiements de l’Occident, un Occident qui ne croit même plus en lui-même.

 

 

 

Comment voulez vous que les autres lui fassent confiance ?

 

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26/09/2013

Les dessous de l'attentat du Kenya

Les dessous de l’attentat au Kenya

Est ce que l’Afrique est devenue le maillon faible du monde au point que les islamistes de tout bord y élisent domicile et cherchent à en expulser par la violence tous les chrétiens ? C’est bien ce qui semble se passer dans cette partie du monde dont même le Pr Obama a parlé, en spécifiant qu’il avait en tête l’Afrique du Nord. En effet, tous les prodromes pointent dans la même direction : l’attaque en Algérie, un pays surarmé et riche de ses revenus en hydrocarbures, la Libye ravagée par une véritable guerre civile et plus à l’ouest le Mali où la France est intervenue et enfin, le Kenya, chrétien à 85 ou 90 %. Ce qui est encore plus inquiétant mais ne fait peut-être pas partie de ce vaste plan d’ensemble, c’est la défection de groupes de combattants islamistes qui ne reconnaissent plus l’autorité du général syrien rebelle Selim mais ont fait allégeance à al Quaida, offrant à l’organisation terroriste une implantation inespérée dans la région. L’organisation est déjà bien implantée en Irak, elle va donc menacer le petit royaume de Jordanie, provoquant, en cas de crise, l’embrasement général de la région. Cette affiliation des groupes islamistes anti Bachar à Al Quaida va empêcher les Occidentaux de livrer de véritables armes de guerre, et donc prolonger les souffrances du peuple de Syrie, puisque rien ne bouge.

La question qui se pose aujourd’hui à la lumière des événements du Kenya est la suivante : est ce la France n’a pas mis le doigt dans un engrenage dangereux en intervenant au Mali puisque tous ces pauvres pays d’Afrique, y compris le Nigéria et le Soudan, sont toujours dans l’incapacité d’assurer eux mêmes leur propre sécurité. Il faut dire que leurs armées respectives servent plus à faire des coups d’état qu’à remplir leur mission d’origine. Le ministre français de la défense a symptomatiquement dit, récemment, que la sécurité de l’Afrique devait être assurée par les Africains. Ce n’est pas certain qu’il soit enfin entendu.

Alors que faire ? Nous redoutons la multiplication d’attentats similaires à celui du Kenya qui a duré pas moins de quatre jours, offrant à ses auteurs une couverture médiatique supérieure à celle des premiers d’Armstrong sur la lune !! Et même avec l’aide d’experts israéliens, les autorités locales ont mis quatre jours pour en venir à bout. Comment donc les services spéciaux n’ont ils rien décela ? Comment a t on pu dissimuler dans ce centre commercial autant d’armes, de munitions et d’d’explosifs sans être inquiété ?

Je crains fort que les Occidentaux qui s’apprêtent tout juste à sortir d’Afghanistan ne soit confrontés prochainement à la multiplication d’Afghanistans plus ou moins étendus dans toute l’Afrique.

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25/09/2013

Les attentes des Occidentaux, déçues à l'ONU

Les attentes des Occidentaux, déçues à l’ONU

Enfin, un vrai soupir de soulagement, le Pr Obama a compris qu’il n’avait rien à gagner d’une rencontre avec l’actuel président iranien qui ne cachait pas sa volonté de redorer le blason de son pays en dupant une nouvelle fois les Occidentaux comme il s’en était lui-même vanté en 2006. C’est la judicieuse remarque que vient de faire l’ancien maire de New York, M. Guiliani.

En fait, le nouveau président iranien joue une partition écrite d’avance : il stigmatise publiquement son prédécesseur, ce qui n’engage à rien mais jette de la poudre aux yeux des Occidentaux, toujours friands de ce genre d’exercice. Et surtout la presse occidentale qui souvent tient lieu de conseiller et d’analyste des grands de notre monde,  se charge de trouver au nouvel élu des charmes et des qualités qu’on ne lui aurait jamais soupçonnés. Ainsi va le monde, comme dirait le présentateur de l’émission de LCI.

Mais, au moins, cette fois ci, le Pr Obama n’est pas tombé dans le piège. Il a tenu un discours ferme assurant ses alliés qu’il se porterait à leur secours s’ils étaient attaqués, il a compris qu’il fallait restaurer un peu sa crédibilité mise à mal, et de manière très sérieuse, par ses atermoiements répétés. Pour ne pas dire ses reculades.

M. Guiliani a donné une bonne , une très bonne idée : il faut traiter l’Iran des Mollahs comme on traite la Syrie, qui est son alliée : exiger qu’il mette son arsenal nucléaire sous contrôle de l’ONU. Au fond, s’il n’a rien à cacher, cela ne devrait poser aucun problème.

Les inspecteurs de l’ONU devraient pouvoir faire leur travail tranquillement et comme le pays n’aurait, dit on, rien à cacher, les sanctions seraient levées, l’Ian renouerait avec la prospérité et la stabilité et toute la région en profiterait.. Mais voilà, on est loin, très loin, de ce tableau idyllique… L’Iran ne l’entend pas de cette oreille. Certes, quelques milieux politiques se sont enfin rendus compte que leur pays n’avait pas à se mêler de politique internationale, qu’il devrait réintégrer le concert des nations civilisées et fréquentables et cesser de frayer avec les terroristes… Pourquoi ne pas emprunter cette voie qui arrangerait tout le monde ? La nature même de ce régime iranien le lui interdit.

Et nous en venons à la personnalité de ce M. Rouhani. Un fait que nos diplomates ignorent totalement en raison de leur formation héritée de la vieille école : cet homme est avant tout un théologien, rompu à la dialectique et aux méthodes herméneutiques héritées d’une autre époque, et surtout un théologien persan, formé à l’exégèse des textes religieux. De tout temps, et depuis le Moyen Age, les théologiens iraniens ont exercé leur ingéniosité exégétique –et Dieu sait qu’elle est grande- sur les relations internationales. Ils ont donné naissance à d’interminables lignées de penseurs et d’exégètes qui ont analysé, sous toutes leurs coutures, le moindre mot, le moindre verset… C’est cette méthode exégétique que M. Rouhani met en application dans son approche des relations internationales. Comment voulez vous qu’il en  soit autrement ? C’est la seule formation qu’il a et elle a façonne son atelier mental.

Un fait demeure incontestable : en plus de dix ans de négociations, de menaces et de mises en garde, l’Iran a avancé considérablement dans son arsenal nucléaire tandis que l’Occident n’a rien obtenu de concret. Et aujourd’hui encore, les plus grandes puissances se laissent berner par de bonnes paroles : qu’ a dit de concret M. Rouhani à la tribune de l’assemblée générale de l’ONU ? Rien.

Cela rappelle fâcheusement la manière dont même John Kerry s’est fait berner à Genève par les Russes. Il a lui-même donné à ses adversaires des verges pour le battre car c’est bien lui qui a soufflé cette solution de placement des armes chimiques sous contrôle international… Cerains pensent même à une sorte de machination en vue de tirer les USA de cette mauvaise passe dans laquelle ils se seraient imprudemment engagés… Syriens et Iraniens savent désormais qu’ils n’ont plus rien à craindre des USA

Or, si l’Iran avait en f ace de lui des puissances déterminées, si ces mêmes puissances avaient simplement pris à partie son allié syrien, lle pays des Mollahs se serait dit qu’il était la prochaine cible sur la liste.  Et voici qu’une nouvelle fois il s’en tire à bon compte.

Dans le domaine de la fermeté, M. Hollande a étonné tout le monde. Il a indiqué qu’il attendait des actes. C’est bien et cela montre que sa politique étrangère est indépendante (dans une certaine mesure) et n’est pas à la remarque des USA… Mais malheureusement, c’est toute la formation des diplomates du Quai d’Orsay qu’il faudrait revoir. Vaste programme !

En arabe pour dire des actes et pas des paroles, on utilise une expression qui fournit une allitération qui n’échappe pas aux locuteurs de cette langue. Et les Iraniens dont la langue, le persan, est proche de l’arabe : le savent bien :

af’al la aqwal

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24/09/2013

La fin de l’existence légale des Frères musulmans en Egypte ?

La fin de l’existence légale des Frères musulmans en Egypte ?

Un tribunal égyptien vient de mettre fin à l’existence officielle des frères musulmans sur les bords du Nil, tout en laissant ouverte la possibilité de faire appel de cette décision pour le moins étonnante ! Cependant, quand on voit l’impéritie du gouvernement de Mohammed Morsi rétrospectivement, on se demande comment on peut commettre autant d’erreurs quand on est au pouvoir.

Ce jeune et fringant ministre de la défense qui se faisait passer pour un sympathisant des Frères, effectuant sans faute ses cinq dévotions quotidiennes et s’abstenant de vivre à l’occidentale, a bien caché son jeu. D’ailleurs, le président Moubarak qui lui doit sa libération a dit de lui qu’il était très futé, ce qui est l’avis d’un connaisseur ayant eu la haute main sur toute l’Egypte durant trois décennies.

On revient à la case départ puisque les Frères n’auront plus aucune existence légale en Egypte. Leurs biens ont été saisis, leurs institutions dissoutes et il ne restera plus rien de leurs activités politiques, ce qui signifie que toutes les négociations en vue de dégager une aile modérée de la secte ont échoué. Et, dernier mais non moindre, le général Aboul Fatah al Sissi va sûrement se présenter aux élections présidentielles, sans avoir en face de lui, un candidate islamiste. Le nouveau Hosni Moubarak est né.

J’avais écrit ici même que M. Morsi avait commis une erreur qui lui serait fatale en limogeant sans ménagement le vieux maréchal (al mouchir) al Tantawi qui n’avait pas dit son dernier mot. L’armée n’a pas accepté ce camouflet, elle est intelligente et sait tout ce qui se passe dans le pays dont elle assure la surveillance et la sécurité. Ce qui veut dire que toutes les conversations gouvernementales, notamment celles des chefs islamistes, étaient écoutées, ce que les principaux intéressés firent mine d’ignorer. Après le limogeage de son chef, l’armée a décidé de réagir à l’égyptienne en faisant semblant de se taire et de se réfugier dans ses casernes. Mais en réalité, le clan du président Moubarak, très puissant tant au sein de l’armée que dans la société civile, tissait sa toile.

Les dés étaient jetés. Le sort de Morsi était scellé. Mais l’Egypte a perdu près de deux ans et demi. Beaucoup de choses se sont déréglées, d’autres prendront autant de temps pour se remettre en place. Mais une chose est sûre : l’armée tient les choses bien en main et ne lâchera plus jamais le pouvoir. L’islamiste politique en Egypte ne sera plus qu’une petite, toute petite parenthèse dans l’histoire de l’Egypte moderne.

Au début du coup d’Etat, les USA ont fait mine d’émettre des réserves et de demander la libération des détenus et de leur chef, M. Mors.i En réalité, ils observaient la situation et craignaient qu’elle ne vire à l’iranienne, ce qui constitue à leurs yeux un véritable cauchemar … Cela n’a pas échappé aux généraux égyptiens qui en conçurent une certaine méfiance à l’égard de leurs alliés.

L’armée égyptienne stimulera les investisseurs, elle est adossée aux Saoudiens et aux Emirats arabes unis qui redoutaient l’installation des islamistes au pouvoir. Ils ont même fait savoir aux généraux égyptiens qu’ils leur offriraient dix fois plus d’argent que l’aide américaine. Là aussi, la crédibilité US en a pris un coup, Washington refusant de cautionner un coup d’état pourtant rendu nécessaire par les projets de constitution islamiste des amis de M. Morsi. Souvenez vous de ces barbus installés dans les travées du parlement égyptien ou des avocats des parties civiles vociférant lors du procès du Pr. Hosni Moubarak…

Il existe des pays qui n’ont pas de tradition démocratique enracinée ni même de formation politique sérieuse de leurs citoyens. Or, l’armée égyptienne est la seule institution vraiment organisée du pays. Et depuis Nasser, c’est elle qui dirige le pays. Jetez un coup sur la biographie de Sadate, écrite par Robert Solé, qui vient de paraître aux éditions Perrin.

Certes, les victimes, nombreuses, de ce coup d’Etat sont à déplorer et il y aura certainement de lourdes peines de prison à l’encontre des islamistes et de leurs chefs. Il est presque certain que les généraux n’auront pas trop besoin de manipuler le résultats des élections présidentielles tant le général ministre de la défense fait figure de héros et de sauveur.

Au fond, la religion comme instrument de la gouvernance de la politique, cela ne marche pas. C’est la grande leçon de cette aventure.

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22/09/2013

Que ressent on le jour de son anniversaire?

 

Que ressent on le jour de son anniversaire ?

 

 

 

Question difficile , voire délicate. Certains, surtout les dames, sont inquiètes de voir le temps qui passe et le temps imprimer ses outrages sur leur apparence. D’autres sont fiers d’avoir enfin dix-huit ou vingt et un ans. D’autres, enfin, fêtent leur trentième anniversaire. Mais l’anniversaire le plus dur pour un homme, c’est évidemment la cinquantaine, le reste suit à peu près normalement, comme la soixantaine. Mais à ce moment là, on voit les rangs s’éclaircir autour de soi : en général, les parents sont déjà partis pour un monde réputé meilleur, d’autres tombent gravement malades, d’autres, enfin, se préparent à se retirer dans des contrées où ils pourront bénéficier d’un climat plus clément.

 

 

 

Le jour de son anniversaire, on pense surtout à ses parents lorsqu’ils ne sont plus là. On se demande ce qu’ils auraient ressenti de voir leur fils ou leur fille avancer si bien dans l’existence. Ressentiront-ils une légitime fierté ? Partiront-ils dans l’éternité, enfin apaisés et la satisfaction du service accompli ?

 

 

 

Mais pour celui qui fête avec sa famille ou ses amis son anniversaire ; ce sont les bons vœux par téléphone, par mel, les cadeaux, un dîner dans un excellent restaurant, du champagne de qualité et bien frappé… Et le matin suivant, c’est de se réveiller et de se dire que dans un monde déchiré par la violence la plus aveugle (voir Nairobi ) qu’il est bon d’être vivre et en bonne santé.

 

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21/09/2013

Le dialogue IIran-USA: e,ncore une erreur de M. Obama?

 

Le dialogue Iran USA : encore une erreur de M. Obama ?

 

 

 

On tremble à l’idée que M. Obama fasse une nouvelle fois preuve d’inexpérience en cédant devant le discours mielleux des Iraniens. Ce serait porter un coup fatal à toute sa crédibilité au Proche Orient. Cette fois ci, ce serait plus Israël uniquement qui ferait défection au camp américain, mais tous les états arabes dits modérés.

 

Toute la diplomatie de ces pays du proche Orient vise une chose : exclure les Iraniens du Proche Orient alors qu’ils se sont infiltrés en Irak, au Liban, en Syrie etc… Ils ont même tenté le coup en Egypte et le gouvernement leur a fixé une ligne rouge (khot al-ahmar)

 

Avant de recevoir M. Rouhani, M. Obama devrait exiger une déclaration brève et claire permettant aux inspecteurs internationaux de visiter, sans exception, tous les sites nucléaires iraniens.

 

Les Iraniens ne peuvent pas chnger car ce régime ne peut pas changer. Il ne changera jamais par les élection car c’est lui-même qui les organise. O, l’a vu précédemment puisque le Guide suprême a refusé que M. Rafsandjani se présente.

 

Il faudrait un mouvement de révolte intérieure où les citoyens clameraient leur volonté inébranlable de rejoindre l’Occident et de séparer la religion de la politique. Autant demander la pluie en Arabie en plein mois d’août/ M. Obama a déjà perdu le peu de crédibilité qui lui restait. Il devrait écouter ses conseillers qui lui disent que les Iraniens sont passé maîtres dans l’art de gagner du temps et que la seule chose qui les intéresse est de supprimer les  sanctions qui étranglent leur économie.

 

Attendons et espérons.

 

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