28/09/2013

La résolution du Conseil de sécurité sur la Syrie

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La résolution du Conseil de sécurité sur la Syrie et ses armes chimiques

 

 

 

Quelle fin, quel échec ! Mais il faudra bien qu’un jour, les historiens retracent avec une grande précision la chronologie qui a mené à cette fin, à cette résolution, votée à l’unanimité mais qui ressemble à un couteau sans lame, à un simple pommeau qui ne fera jamais reculer Assad. A quel moment la Russie a-t-elle pris l’ascendant sur les USA au point que certains subodorent des complicités dans ce montage, les diplomates US donnant aux Russes l’occasion de les supplanter et de les ridiculiser… avec leur accord ! Mais comment donc les Américains qui, à les en croire, étaient à deux doigts de frapper en Syrie, ont-ils rengainé leurs menaces, alors qu’ils auraient pu porter un coup décisif au régime sanguinaire de la Syrie ? Il n’est pas exclu qu’à la dernière minute ils aient reculé devant les réactions imprévisibles du chaudron syrien.. Le reste serait un machiavélique montage où Russes et Américains se seraient répartis les rôles.

 

 

 

Mais une inconnue demeure : comment la Russie qui n’est plus une grande puissance, comparée aux USA, a t elle pu s’imposer à ce point ? Et surtout comment les USA ont ils consenti à un tel marchandage qui les rabaisse ? La seule réponse qui vient à l’esprit est la suivante : les USA cherchent à se désengager de l’extérieur et notamment du Proche Orient, jugé absolument insoluble.

 

 

 

Regardons bien le contenu de la résolution, elle donne carte blanche à Bachar qui ne craint plus rien et qui peut dormir tranquillement à Damas, aucun missile ne l’atteindra, il pourra mener sa guerre calmement et son représentant à l’ONU s’est même permis de se moquer de l’amateurisme diplomatique de la France !! Si Bachar ne détruit pas son arsenal chimique, il faudra encore des mois de négociations avant de tenter de faire passer une résolution vraiment forte, c’est-à-dire avec une mention du chapitre VII…

 

 

 

Poussant l’action éhontée jusqu’au bout, les puissances en question prévoient de faire une conférence à Genève au mois de novembre. Mais jamais les insurgés n’y viendront. Alors pourquoi se donner les apparences de l’action ?

 

 

 

Si les USA n’ont pas la volonté d’agir alors qu’ils en ont les moyens, la France, elle, n’a pas, hélas, les moyens de sa politique. Les USA l’ont tenu éloignée des négociations. Au fond, c’est du chacun pour soi. Et le président Hollande a bien fait de parler avec son homologue iranien puisque le Pr Obama en a fait autant, quoique par téléphone.

 

 

 

Les Iraniens avancent selon un plan bien précis : on noie les Occidentaux sous un flot de dialectique, on les prend à l’usure jusqu’à ce qu’ils lèvent les sanctions économiques, et après cela on développe le programme nucléaire. Et cela dure depuis au moins dix ans.

 

 

 

C’est désespérant ! C’est Vladimir Poutine qui a raison : l’Europe, dit-il, l’Occident ne croit plus en lui-même, ni en son identité ni même en ses valeurs.

 

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